- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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  Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.

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Remus J. Lupin
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Localisation : Londres... Ou ailleurs.

Identité du Sorcier
Baguette magique: Ventricule de Dragon, bois d'Hêtre, 26.75 cm.
Ascendance: Sang-mêlé
Camp: Le Bien.

MessageSujet: Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.   Sam 22 Oct 2011 - 22:07


*Informations basiques:

-Nom: Lupin
-Prénom: Remus (John)
-Âge, date et lieu de naissance: 10 Mars 1960.
-Activité: [Votre métier - vous pouvez être sans emploi -] Petits boulots par-ci par-là et membre de l'Ordre à temps plein.
-Votre ancienne maison à Poudlard: Gryffondor
-Particularité: [Pour les dons, n'oubliez pas qu'il faut demander à un Admin] Loup-garou
-Baguette: Ventricule de Dragon, bois d'Hêtre, 26.75 cm. (J'ai hésité avec le Cyprès =P)


*Notes aux BUSE et aux ASPIC:

BUSEs :

Astronomie : E
Sortilèges : O
Défense contre les forces du Mal : O
Etude des moldus : E
Botanique : O
Histoire de la magie : A
Potions : E
Soins aux créatures magiques : O
Métamorphose : E

ASPICs :

Sortilèges : O
Défense contre les forces du Mal : O
Etude des Runes : O
Arithmancie : A
Potions : A
Soins aux créatures magiques : O
Métamorphose : O

*Description physique et caractère:


    -Description du physique:


Rémus a des apparences miséreuses à n'en pas douter, mais ce n'est pas les apparences qui font l'homme. Chez lui, cette phrase est plus vraie que vraie.

Il porte des habits rapiécés en divers endroits, n'ayant que peu de moyens car il ne parvient jamais très longtemps à garder un emploi. Le plus long qu'il ait eut fut lors de la troisième année de Harry où il enseignât les défenses contre les forces du Mal. Il resta à Poudlard un an mais préféra quitter l'école avant que la nouvelle de sa lycanthropie - répandue par Severus Rogue - ne s'étende davantage parmi les élèves ; il craignait que Dumbledore ait des ennuis de la part des parents qui ne seraient pas très enchantés sans doute d'apprendre qu'un loup-garou avait enseigné durant presque un an à leurs enfants. Quoiqu'il en soit, Remus est habitué à telle attitude...

Son visage est lasse, malade et prématurément vieilli, tandis que ses cheveux châtains sont parsemés de mèches blanches qui sans nul le montre plus vieux qu'il ne l'est. Quelques mèches rebelles lui tombent souvent sur le front. Sa peau est claire et ses yeux sont de couleur brun pâle. Ses yeux couleur miel sont le reflet d'une bienveillance même. Si l'on observe bien, il y a également une certaine sorte de souffrance à l'intérieur commis par beaucoup trop d'années de rejet de la part des gens, même si... Il y apparaît une lueur d'une détermination presque désespérée indiquant son ardeur dans cette guerre... Il sourit rarement mais quand il le fait, ce n’est qu’un sourire discret, presque triste. Sous ses yeux restent toujours des cernes qui ne semblent pas vouloir disparaître. Sans compter que chaque fois qu'il est en la présence de ses amis, il semble quand même un peu plus heureux.

S'il s'est toujours montré vaincu tout au long de ses années, il refuse de l'être de nouveau aujourd'hui pour le souvenir de tous ceux qui y ont laissé leur vie. Et également pour ceux qui sont encore à se battre avec lui. Rémus est plutôt mince, et assez grand ; environ 1m79. Tout dépend de l'argent qu'il arrive à réunir par ses petits boulots, il lui arrive parfois de ne pas manger à sa faim (d'ailleurs Molly s'en inquiète souvent, aussi insiste t-elle toujours pour qu'il reste manger aux repas après les réunions).
    -Description du caractère:


Remus ne ferait jamais quelque chose dont les conséquences seraient néfastes à quelqu'un... Il préférerait se faire souffrir lui-même que de faire souffrir les autres. Il se bâts avec acharnement contre le cercle du seigneur des Ténèbres car il veut aider, se rendre utile dans la mesure du possible... Au fond, ce qu'il craint le plus est de ne pas se rendre suffisamment utile... Il aimerait toujours faire plus. D'ailleurs, il faut bien souvent que ses amis lui répètent qu'il ne dérange pas car sinon, il n'oserait certainement pas imposer sa présence... Il est en effet quelqu'un de très effacé qui n'imposera jamais sa personne inutilement.

Si une chose est certaine sur lui c'est qu'il n'est pas très doué pour les conversation et les relations humaines en tous genres, aussi a t-il toujours été une personne très réservée et effacée en comparaison de ses amis particulièrement turbulents... D'ailleurs il n'a jamais eu assez d'autorité pour savoir se faire respecter et obéir de ses amis, James et Sirius... même lorsqu'il aurait fallu leur 'tirer les oreilles' pour les remettre à l'ordre un peu, même lorsqu'il n'était pas d'accord avec certaines choses qu'ils faisaient... Mais il adore ses amis ; sans doute consistent-ils en sa plus grande force pour surmonter les épreuves les plus dures. Tellement heureux est-il déjà d'avoir des amis, qu'il sera bien trop tolérant envers eux et leur pardonnera peut-être trop facilement. Il aurait pu faire un parfait Serdaigle, sans doute est-ce grâce au courage dont il a toujours fait preuve pour faire face à son 'handicap' qu'il a rejoint la force des Lions de Gryffondor.

Quoiqu'il vous en dise cependant, c'est quelqu'un de très courageux qui fera passer ses amis avant toutes choses ; ses amis étant la seule chose qu'il possède vraiment, leur amitié est le seul soutien et aussi le plus fort sur lequel il peut compter. Dès lors qu'il fut mordu par Greyback, il vit en reclu des autres enfants. Il n'est cependant pas quelqu'un qui attire l'attention. Il se fondrait plutôt dans la masse pour ne pas qu'on le voit. Il n'est pas très bavard mais possède énormément de connaissances et aiment les faire partager aux autres. Le poste de professeur lui serait tout dédié si les choses en était toutes autres mais du fait de sa condition de lycanthrope, il aurait beaucoup trop peur qu'un accident ne survienne... Non, mieux vaut ne pas le mettre dans un lieu fréquenté par les élèves. Il ne s'en remettrait jamais. C'est également un sorcier très puissant. Il maîtrise les sortilèges informulés et sait se servir de la magie sans baguettes.

Ses sentiments ? Il les tait bien souvent, les étouffent en lui-même. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'évidemment il a peur d'être rejeté. Il se satisfait de ce qu'il a, de ce qu'il peut avoir et en cela, l'Amitié qu'il peut avoir est sans nul doute la meilleure chose qu'il puisse espérer, même si la peur du rejet est ancrée en lui depuis longtemps et semble s'attacher à ses pas sans lui laisser de répit.

Il n'a donc jamais été amoureux à l'école ... pas vraiment, enfin ça c'est ce qu'il vous dira. Parce qu'il doit avouer avoir eu un petit penchant pour Lily Evans au tout début lorsqu'elle a été la première à venir vers lui. Sinon, l'amour... ce n'est pas quelque chose pour lui. Lorsque ses amis eurent leurs premiers petits rendez-vous amoureux, Rémus restait à bouquiner, à faire ses devoirs dans la salle commune ou dans les dortoirs sous les couvertures. Non, il n'a jamais eu de petites amies... Il n'est pas habile pour exprimer ses sentiments d'un, et de deux il pense qu'il ne mérite et qu'il ne doit que se suffire à lui-même. Ce ne sont pas des choses pour lui.

Il est quelqu'un de très calme, patient, généreux, raisonné et posé, dont l'esprit est depuis presque toujours torturé, ce qui fait de lui quelqu'un de très renfermé sur lui-même et hermétique aux autres. A ce jour seuls ses amis ont pu percer le 'mystère' Remus. C'est une protection que depuis tout petit il s'est construit dans l'espoir de moins souffrir. S'attacher aux gens est beaucoup trop douloureux. Il essaiera toujours de trouver les mots justes pour réconforter les gens cependant, et pour être là pour les personnes en cas de besoin. Cependant, sous ce côté sage, il sait parler avec justesse, mesurer ses mots avec soin. Il peut évidemment se mettre en colère, soit pour une opinion qui lui tient à coeur ou pour soutenir des amis. (Ne réveillons pas le loup qui dort !).

Il est certes calme, mais il sait également faire preuve d'humour à certaines occasions. On n'est pas Maraudeurs pour rien et ses amis ont peut-être un peu déteint sur lui, qui sait, durant ces années passées ensembles alors que toute idée de guerre était encore bien loin...

    -Famille et amitié:


Mes parents : ça n'a pas été facile pour eux, mais je leur suis reconnaissant de ne pas m'avoir rejeté pour autant. Toi, maman qui a voulu me protéger des regards des enfants - ou des adultes - chaque fois qu'ils n'osaient venir m'approcher et quand ils me regardaient étrangement. Ou juste quand j'avais peur. Tu étais toujours là pour me rassurer. Tu t'es battu pendant de longues années pour ne pas que le poids de cet "handicap' soit trop lourd à porter pour moi. Je ne l'oublierai jamais.
Toi, papa, je ne t'en veux pas non plus, d'être partit... De ne pas avoir supporté ce que Greyback m'a fait à cause de "toi" en quelques sortes parce que tu l'avais défié. Si je pouvais te revoir un jour, je te dirai que je ne t'en veux pas. Je ne sais même pas si tu es encore en vie, mais si tu l'es, alors j'espère qu'un jour l'on se reverra. Même si je doute que tu sois en vie... Dans ma pensée tu as certainement voulu retrouver Greyback... et j'avoue que quand j'étais enfant je ne pouvais m'empêcher de craindre qu'il t'eut tué...

Les Maraudeurs, et en particulier James Potter et Sirius Black.
Peter, toi, ah... J'ai sans doute été le seul à vraiment essayer de t'accepter dans le cercle et à être le plus patient et gentil avec toi ; jamais un mot de moquerie. Au fond, on se ressemblait un peu tous les deux. On était les deux plus calmes de la bande tandis que James et Sirius faisaient les guignols ! Je n'ai pas compris ce qui n'a pas réussi avec toi et pourquoi tu as changé après Poudlard... Je ne l'aurai jamais soupçonné.
James, Sirius... Vous mes chers amis. Vous m'avez accepté tel que j'étais. Si dans la peur de vous perdre au début j'ai crains que vous deviniez ce que j'étais, très vite il s'est avéré que vous étiez bien différents des autres. Pour m'avoir accepté près de vous, je vous serai à jamais reconnaissant et surtout vous savez que je serai évidemment toujours là pour vous.
Enfin, quelle déchirure lorsque James est mort... Et Lily... Lily, cette chère Lily, celle qui a été la première fille à venir me parler, à m'accepter et à m'aider. Je ne l'oublierai jamais elle aussi. Je dois avouer, je la trouvais très jolie... Je crois que j'en étais un peu amoureux. Au début ! Mais il va de soi que quand James a commencé à déposer son dévolu sur elle, alors j'ai enfoui au plus profond de moi ces sentiments et n'en ai jamais parlé à personne. L'avoir en amie me suffisait amplement, comme vous avoir en amis vous deux ; enfin vous trois, car oui à cette époque-là, il fallait compter Peter.

Albus Dumbledore : Mon mentor. Comment ne pas le mentionner ? Comment le pourrais-je, lui qui m'a donné une chance d'être normal, de pouvoir aller à Poudlard malgré ce que j'étais ? Lui qui m'a permis d'apprendre la magie, comme les autres. Je me suis sentit normal pour la première fois de ma vie. Poudlard restera ma période la plus heureuse. Jamais je n'oublierais ce qu'il a fait pour moi. Sans cela, que serais-je devenu ? Je n'ose imaginer la possibilité d'être devenu comme Greyback ; je n'ose imaginer seulement que j'aurai laissé la même haine des sorciers m'envahir et... Non, stop. Je n'ose tout simplement y songer. Alors merci, merci du fond du coeur.

Nymphadora Tonks : La petite nouvelle, et l'une des plus jeunes, recrue de l'Ordre ! La cousine de Sirius aussi ! Elle est métamorphomage et je l'avoue, très amusante. Je ne la connais pas vraiment à vrai dire encore, mais elle m'est très sympathique et a l'air digne de confiance. Enfin, si elle ne l'était pas, on ne l'aurait pas permis de rentrer dans l'Ordre. Elle ramène une bouffée de jeunesse à l'Ordre! et son sourire est très communicatif ! ... Je ne suis pas le seul à penser cela n'est-ce pas ? Je crains que si Sirius m'entendait dire ça, il se ferait encore des idées -_-'

-Célébrité de l'avatar: David Thewlis. ♥

*Histoire:

Il aurait pu être un enfant normal avec une enfance normale, des parents aimants, pleins d'amis autour de lui ; d'ailleurs, beaucoup de jeunes gens de son âge l'aimaient énormément. Étant petit, dès lors qu'il eut cinq ans et que ses parents le mirent à la garderie avec les autres pendant que ses parents allaient travailler. Tout le monde aimait passer du temps avec lui à jouer, ou faire autre chose. Il était d'un caractère – et est encore – tout à fait avenant, doux, compréhensif. Déjà il essayait d'aider les autres et faisait tout son possible pour leur être agréable. Il semblait qu'il y avait autour de lui une sorte d'aura de bienveillance qui émanait de lui. Rémus était un enfant paisible, tranquille, qui ennuyait rarement ses parents. Il n'était pas capricieux. Oh oui il aimait bien le contact des autres ; communiquer c'était important. C'est ainsi que l'on peut mieux comprendre les autres, ce qui ne va pas avec eux, et se comprendre mieux en retour également.

Le jour où, cependant, il sut qu'il n'était pas totalement pareil que ces enfants, fut un jour sans nul doute exceptionnel pour le jeune Rémus – au même titre que tous les enfants lorsqu'ils découvrent qu'ils ont des pouvoirs. Ce n'est pas comme si, pourtant, Rémus ne savait rien de la magie. Ses parents étaient sorciers, bien que son père soi d'ascendance moldue ; il entendait par conséquent parler souvent de la magie. Mais il est évident que lorsque c'est en nous que ses manifestations se créent et d'un coup émergent, c'est différent.

« MAMAAAAAAAAAAAAAAN ! PAPAAAAAAAAAAA ! »

Et d'un seul coup, le petit garçon fit volte face pour courir à l'intérieur de la maison à la recherche de ses parents. Ils n'étaient pas dans le salon ; ils n'étaient pas en bas tout simplement. Il courut alors à l'étage, grimpant l'escalier quatre à quatre avec l'impression d'avoir les poumons en feu mais il ne s'arrêta pas avant qu'il ait trouvé sa mère dans sa chambre en train de s'adonner à une tâche ménagère tout à fait normale : le repassage. Seul signe distinctif des moldus : le fer bougeait grâce à la magie pendant qu'elle pliait le linge. Aussitôt elle se retourna alors que son fils lui sautait dans les bras en lui déballant à allure accélérée ce qui lui était arrivé.

« Tu devineras jamais ! Je... J'étais assis derrière, dans le jardin, et je regardais une fleur et d'un coup, elle a changé de couleur !!! Elle est devenue voilette ! Je t'assure je n'invente pas, j'ai été surpris puis... »

Mais déjà, sa mère n'écoutait plus. Son regard avait changé ; une lumière de fierté s'était allumée dans ce dernier et elle l'observait avec un tel bonheur que Rémus s'en sentit réchauffé de l'intérieur. Cela suffit à le rendre encore plus heureux. Calmement ensuite, il écouta ses explications, toutes ses explications ; il commença alors à en apprendre encore plus sur la magie rien qu'en l'écoutant parler. Devant elle encore à de nombreuses reprises, il s'amusait à refaire le même tour qui lui était arrivé. Mais cette fois, de manière voulue. Il se concentrait fortement sur ce que sa mère lui tendait comme objet. Souvent, cela ne marchait pas. Il ne contrôlait évidemment pas son pouvoir. A chaque fois il était encouragé par le regard de sa mère. Cette dernière le récompensait en le serrant fort dans ses bras et en l'embrassant sur le front, réellement fière. La même chose se répéta lorsque son père rentra du travail, le soir.

Il aurait voulu partager ceci avec ses camarades... Mais lorsque ses parents lui dirent qu'il ne pouvait pas, qu'il devait le garder pour lui car sans doute que beaucoup d'entre eux l'envierait ou qu'ils seraient effrayés, il ne comprit pas pourquoi. C'était dommage de ne pouvoir partager avec les autres ce dont il était capable... Déjà, à son âge – il avait cinq ans – il avait envie de partager avec autrui tout ce qu'il savait... L’envie de donner et également d'en apprendre toujours plus. L'on pourrait se demander si le Choixpeau magique, lors de sa répartition, n'aurait pas hésité un instant entre Gryffondor et Serdaigle car, assurément, il possède beaucoup de qualités de cette dernière. Mais s'il avait été à Serdaigle, il n'aurait peut-être jamais rencontré James et Sirius et ils n'auraient sans doute pas formé les Maraudeurs.

***

« John...? »

La voix de la femme était effrayée. Elle tenait un enfant dans ses bras, environ six ans. Elle lui tenait la tête dans son épaule comme si cela suffisait à ce qu'il n'entende pas ce qu'elle disait à son mari, comme s'il ne pouvait saisir la peur dans sa voix... Mais Rémus écoutait quand même. Il savait que ses parents avaient peur ; il aurait aimé faire quelque chose pour les aider mais que pouvait faire un enfant de six ans ? Il serra sa mère dans ses petits bras, espérant la réconforter au mieux. Son père s'agenouilla aux côtés de sa mère et de son fils et déposa un baiser sur chacun des deux fronts.

« Je vous promets que personne ne vous touchera jamais. »

Rémus ne savait pas ce que c'était mais le danger était réel. Il avait entendu, un jour, son père se disputer avec quelqu'un ; ce quelqu'un l'avait menacé, lui avait dit qu'il reviendrait, qu'il allait passer le message à une autre personne qui ne serait guère enchantée de la tournure des évènements. Son père l'avait courageusement mis à la porte. Il l'avait offensé il le savait... Il espérait simplement qu'il ne mette pas ses menaces en action sinon le pire était à prévoir. Si son père avait pu le cacher à sa famille, il l'aurait fait mais c'était trop important pour pouvoir le dissimuler. Même lui était inquiet, cela se voyait.

***

Rémus dormait paisiblement. Il dormait ce soir-là lorsqu'il se réveilla en sursaut en croyant entendre des bruits farouches au-dehors, dans le jardin. Il crut que c'était son père qui était à l'extérieur. Il avait l'habitude de faire des rondes dehors ou encore de simples promenade la nuit pour prendre l'air lorsqu'il ne parvenait à trouver le sommeil. Rémus crut que c'était la même chose... Et puis, ces bruits l'inquiétait. Il descendit courageusement dans la cuisine. Tout était désert... L'air froid le figea un instant sur le pas de la porte dans son petit pyjama mais il avança courageusement tout en appelant son père... Personne ne lui répondit. Il commençait à se dire qu'il avait dû rêver mais il resta convaincu qu'il y avait quelqu'un... Quelqu'un dans les alentours, quelqu'un qui espionnait... Et rien que cette idée lui créa la chair de poule sur les bras. Il commençait à regretter d'être sortit. Il avala sa salive, lentement. Lorsque cette impression se fit plus pressante et insoutenable, il décida de rebrousser chemin. Sans doute s'était-il trompé. Sans doute que son père n'était pas dehors...

C'est à ce moment-là que la « bête » décida d'attaquer... Rémus hurla, presque aussitôt un déclenchement de douleur démarra dans tout son corps alors que quelque chose lui tombait dessus. Son cri avait évidemment réveillé ses parents à l'intérieur ; ses parents qui s'étaient aussitôt précipités dehors et là...

Le cri de stupeur de sa mère retentit dans la nuit alors qu'elle mettait ses mains devant la bouche, les yeux agrandis de frayeur tandis que son père se précipitait et expulsait le « monstre » d'un coup de baguette. Pris de surprise, le loup garou retomba en arrière. Il se releva, esquissa une sorte de sourire. Il ne comptait pas rester de toute façon, oh non, il avait eu ce qu'il voulait, il avait sa vengeance... Il venait de leur procurer la plus terrible douleur sans doute qu'ils puissent imaginer. S'ils n'avaient cru à ses menaces, et bien maintenant ils savaient qu'ils ne faisaient aucunes paroles en l'air. Fenrir Greyback disparut dans la nuit avant même que Mr et Mme Lupin ne réagissent. Ils s'étaient précipités vers leur fils, se laissant tomber à genoux près de lui.

En attendant, Rémus, au sol, ressentait de tels élancements de douleurs qu'il sentait sa gorge lui brûler. Tout son corps le brûlait comme si on avait allumé un véritable incendie en lui-même. La douleur en était si intense qu'il finit par perdre conscience. La dernière chose qu'il entendit fut le hurlement de douleur que sa mère laissa échapper dans la nuit ; le cri d'une mère à qui l'on venait d'enlever ce qu'elle avait de plus cher...

A partir de ce moment, rien ne serait plus jamais pareil.

Et Rémus craignait ce que son père pourrait faire... Les jours qui suivirent, puis les semaines, son père fut de plus en plus obnubilé par cette idée de vengeance contre Greyback... Son épouse en était consciente et elle craignait qu'il ne finisse par faire une bêtise...

***

Dans un coin de sa chambre, un petit garçon se trouvait, les genoux repliés contre sa poitrine et avec l'air de quelqu'un qui était vraiment malade. Il était livide, comme s'il avait mal au cœur mais en pire et son regard brillait d'une peur inconnue... Il n'y avait rien dans la maison, pas un bruit, hormis les battements de son cœur que l'on aurait pu entendre à condition de tendre l'oreille. Ses parents l'avaient prévenu que ce serait peut-être dur... Pourtant, il était loin d'imaginer encore à quel point. La pleine lune était dans une semaine et il se sentait déjà d'humeur malade... Il comptait les heures, les minutes, n'avait pas voulu sortir cette semaine de peur qu'on lui fasse des remarques... Les voisins se laissaient facilement aller à rechercher le moindre potin et voir ainsi le jeune Rémus, qui avait été auparavant un enfant plein d'entrain... sans nul doute qu'ils trouveraient étrange de le voir ainsi. Ils ne manqueraient pas de raconter quelques maladies dont il serait atteint, et ils se mettraient à parler... Sans compter que la marque visible qu'il conserverait toujours sur son visage, indiquait clairement qu'une « bête » l'avait attaqué... Griffé du moins. L'imagination serait ainsi entretenue.

A la fin de la semaine, la veille de la pleine lune, son père devait l'emmener à la campagne, là où se trouvait une maison abandonnée mais autour de laquelle avait été placés tout un tas d'enchantements. Rémus passera la nuit entière là-bas en réclusion complète, loin de tout le monde... Ses parents lui avaient dit que c'était pour son bien, mais il se disait lui que c'était pour le propre bien des gens... Parfois, il lui semblait sentir gronder en lui quelque chose qui cherchait à prendre le contrôle de lui-même... Comme si quelque chose grattait progressivement mais irrémédiablement afin de trouver la meilleure place pour lui permettre de le contrôler entièrement. Parfois, il la sentait si fort qu'il se sentait totalement étranger à lui-même... Mais ce n'était rien comparé à ce qui l'attendait et bien que ses parents faisaient tout pour le rassurer, Rémus ne pouvait s'empêcher de penser que le pire n'était pas encore arrivé...

***

Et une douleur fulgurante lui transperça la poitrine alors que « la bête » se réveillait soudainement ; c'était son heure, c'était son heure de gloire. Alors qu'elle s'immisçait dans chacune des fibres du corps de Rémus, il ne put s'empêcher de hurler après la douleur qu'il ressentait soudain. Il tomba à genoux sur le parquet de la vieille maison. La respiration haletante, des gouttes de sueur perlant sur son front alors qu'il tentait de tous ses efforts de repousser ce qui était irrémédiable, le petit garçon laissa la bête rugir en lui, incapable de pouvoir se battre contre ce qui était bien plus fort que lui, bien plus puissant... C'était comme si quelqu'un d'autre faisait couler dans son sang un venin qui le contaminait peu à peu et dont la simple présence suffisait à lui arracher les pires souffrances. Sa cage thoracique le brûlait comme si quelqu'un avait allumé un feu à l'intérieur de lui-même.

Pendant que, seul, Rémus était confronté à cela, dans cette petite maison à la campagne où aucunes habitations ne se trouvaient dans un périmètre de vingt kilomètres alentours, ses parents attendaient, en-dehors des protections magiques mises sur le territoire qu'ils avaient sécurisé. Ils étaient dans leur voiture, n'échangeant aucun mots, les yeux fixes sur un point au-delà du pare-brise. Sa mère ne se retenait pas de pleurer. Son père restait de marbre, sans bouger, mais son visage était des plus livides... Il approcha une main de l'épaule de sa femme et le serra un peu, avant de finir par la prendre dans ses bras et d'essayer de la consoler comme il le pouvait.
Son regard était déterminé, noir... Il venait de prendre une décision.

... Il ne put tout simplement supporter davantage. Sans doute allez-vous trouver cela lâche mais, du jour au lendemain il disparut tout simplement, laissant sa femme et son fils se débrouiller seuls. Ils ne surent, tous deux, rien de ce qui s'était passé ni où il était partit. Ils n'en eurent en tous cas plus aucunes nouvelles. Était-il partit, incapable d'en soutenir davantage de ce qu'il avait indirectement fait à son fils ? Était-il partit sur les traces de Greyback afin de le retrouver pour se venger ?... Était-il encore en vie ?

Quoiqu'il en soit, en ce temps-là, Rémus ne comprenait pas encore tout et d'office si son père était partit, il en accusa la faute. La culpabilité de son père n'avait cessé de croître sans nul doute et il n'avait pu juste rester à ne rien faire à simplement observer son fils souffrir autant... Il était de plus en plus morose ; sans doute ne se remettrait-il jamais d'avoir un jour osé défier Greyback. Sans doute qu'il ne pourrait jamais supporter que ce monstre s'en prenne à ce qu'il avait de plus cher au monde, à ce qui était de sa chair et de son sang... A cause de lui, il était devenu « un monstre » et même s'il savait que son cœur était foncièrement bon, son fils souffrirait sans nul doute de cela toute sa vie.

A cause de lui.

***

Il était loin le temps de l'innocence, le temps de l'enfance. Rémus ne voulait d'ailleurs pas repenser à son enfance qui était emplie de bien trop de moments de déchirure... Les larmes de sa mère qu'il n'avait jamais pu calmer. Au contraire chaque fois que Rémus se rapprochait d'elle, celle-ci se remettait à pleurer de plus belle. Il pensait que c'était de sa faute, qu'il avait fait quelque chose de mal... Il venait alors s'excuser et la prendre dans ses bras. Il était triste de la voir ainsi, il n'aimait pas la voir pleurer. Encore des larmes. Beaucoup de larmes. Rémus supportait tout cela ; il s'efforçait d'être fort pour pouvoir soutenir sa mère. Il ne fallait pas être deux à craquer en même temps. Il n'en avait pas le droit, non. Alors, il ne pleurait pas. Il avait cependant la gorge nouée ; il tenait la main dans la sienne, la serrait fort, espérant effacer sa peine. Il aurait souhaité trouver un moyen pour pouvoir la rendre heureuse de nouveau, comme avant... Comme avant ce jour où il était devenu différent, où il avait senti en lui ce véritable incendie se déchainer en lui-même. Depuis ce jour, sa mère l'avait gardé à la maison, elle ne l'avait plus emmené à l'école primaire moldue à laquelle il allait. Cela ne lui manquait pas. Sa mère lui faisait cours à la maison.

A cette époque là, il était encore hermétique au jugement des autres, à l'avis néfaste que la société portait sur les gens de son « espèce ». Le mépris, le rejet... Sa mère fit tout leur possible pour lui éviter de connaître tout cela trop tôt.

Mais la période la plus riche en bons souvenirs et qui lui restera toujours en mémoire fut l'époque où il entra à Poudlard pour suivre des études normales. Le professeur Dumbledore était venu rendre visite à sa mère après qu'elle lui eut renvoyé une lettre en lui annonçant que son fils, bien qu'il soit sorcier, ne pouvait malheureusement pas suivre des études normales. Le directeur lui répondit aussitôt que ce serait injuste de lui interdire d'étudier quand il n'avait rien demandé de ce qu'il lui arrivait. Il lui offrit quand même de venir à Poudlard en lui assurant que toutes les précautions seraient prises pour empêcher qu'aucun accident n'arrive lors du cycle de la lune une fois par mois. Déjà, Rémus eut une éternelle reconnaissance envers le vieil homme et un infini respect.

***

Il y rencontra là-bas ses meilleurs amis. Il y trouva l'amitié, la vraie amitié. Et c'est sans nul doute grâce à lui vraiment que se souda réellement le groupe des 4 qui prit pour nom ensuite les Maraudeurs. Au moins, la malédiction dont il était victime depuis l'âge de six ans eut au moins un avantage à travers toute sa vie : celle de pouvoir les unir et former leur équipe d'amis. Ils devinrent Lunard, Quedever, Patmol et Cornedrue. De vrais amis qui n'avaient pas hésité à prendre des risques pour l'accompagner dans le pire moment de sa vie lorsqu'il devait s'exiler dans la cabane hurlante le soir de la pleine lune et ce, malgré ses incessantes protestations. Cette époque lui a réchauffé le cœur et l'a en quelques sortes aidé à remonter le pente alors qu'il pensait que toute sa vie ne serait que désolation et misère. Cette époque lui a apprit la valeur de l'amitié et la certitude que c'était là la meilleure richesse sur laquelle l'on pouvait compter.

Élève studieux et intelligent, il termina ses études avec succès et obtint ses examens avec d'excellentes notes. Il excellait particulièrement dans le domaine des défenses contre les forces du mal mais même en histoire de la magie, ses camarades étaient impressionnés qu'il ait obtenu un Acceptable alors que la majorité avait des notes très basses... Il aimait apprendre tout ce qui est possible et imaginable tout comme il aimera apprendre aux autres plus tard.

~ Parce que toutes les batailles valent la peine de se battre... ~

Quelques années ont passées... On consolide des liens, on forme des groupes, on se bâts aux côtés des siens pour des justes causes, pour faire reculer le Mal. Le Mal, souvent, gagne du terrain, bien que plus le Bien en prend lui-même. Mais s'il a apprit une chose dans sa vie, c'est de ne jamais abandonner. Aux noms seuls de tous ceux qui sont déjà tombés, Remus continuera de se battre ; foi de maraudeur, il ne baissera pas les armes avant d'avoir les certitudes que cela ne sert plus à rien ; il continuera sur la voie de tous ceux qui ne sont plus, il continuera jusqu'à ce que son dernier souffle soit épuisé.

1994. Lorsqu'en troisième année, il enseigne à Poudlard et qu'il fait la rencontre de Harry, il semble faire un véritable bond dans le temps... Un bond de vingt années en arrière. Bien qu'il se contrôle et ne montre jamais rien de ce qu'il peut ressentir, il n'en demeure pas moins que sa rencontre avec le fils de James et Lily le chamboule littéralement... Il ressemble tellement à James... Sauf les yeux, qui sont ceux de Lily ; Lily, celle qui a su tellement le comprendre lorsqu'ils n'étaient qu'étudiants... Celle qui avait le talent de voir au fond de chacun ce qu'il y avait de meilleur, expressément lorsqu'on était incapable de le voir nous-mêmes. Cette année passée à Poudlard est sans doute la meilleure qu'il n'a eu depuis bien longtemps et passer quelques soirs à apprendre à Harry à se défendre contre les Détraqueurs fut vraiment quelque chose qu'il ne pouvait qu'apprécier... L'impression de retrouver un petit bout de passé ; mais... Non, ce n'est pas James, c'est Harry ; il faut garder ce détail à l'esprit. Il ne se formalisa pas de ce que certains élèves - même Peeves - pouvaient lui dire ou faire comme remarques, il faisait juste son métier. Même Peeves avec son "Turlupin Zinzin" ne lui ont fait perdre son calme ; et puis de toutes façons, que peut-on faire contre Peeves ? Sans même hausser la voix, lorsque Peeves s'amusait à boucher le trouve de la serrure en chantant devant lui, il règlait le problème en un coup de baguette magique et hop, voilà que Peeves s'enfuiyait en vitesse...

La fin de l'année a vu le retour d'un ami et la fuite d'un autre. Les retrouvailles entre Maraudeurs n'ont pas été de tous repos, et c'est grâce à Harry que Peter réchappe du sort que leur réservait les deux Maraudeurs. A n'en pas douter, s'il était encore là pour en juger, James serait très fier de Harry.
Pourtant ce soir-là, Remus a oublié de prendre sa Potion Tue-Loup, et c'est en retournant vers Poudlard qu'il en prit conscience. L'effroi se lit dans les yeux pendant une infime seconde avant que la lune, clair et ronde, se dévoile sur le ciel obscur tout là-haut...

Dès le lendemain évidemment, la nouvelle malencontreusement révélée par Severus Rogue a fait le tour et pour éviter que des parents n'envoient des lettres furieuses au directeur, réclamant le renvoi immédiat du professeur de défenses contre les forces du mal, Remus choisit de quitter son poste de lui-même. Il était habitué d'agir ainsi ; c'était devenu une routine. Dumbledore a suffisamment prit de risques comme cela avec lui en l'autorisant à enseigner à Poudlard, il ne devait pas abuser de sa confiance. Il lui avait donné sa chance, mais il ne voulait pas qu'il ait plus de problèmes que déjà. Il retourna ainsi dans une vie précaire, faite de misères et d'incertitudes... Dans le même temps, il fit son possible pour aider Sirius qui lui, avait réussi à s'évader grâce à Harry et Hermione. Par ailleurs il était actuellement toujours recherché comme meurtrier par l'ensemble de la communauté magique.

De Juillet 1994 à mi-1995, se trouve une période où Remus vit misérablement dans un appartement avec un loyer modeste. Il traînait souvent au Chaudron Baveur où Tom lui prêtait parfois une chambre et il vit - de nouveau - de petits boulots par-ci par-là. L'année 1996 voit le retour de Voldemort et la reformation de l'Ordre du Phenix. Il retrouve alors le climat chaleureux de ce petit groupe de rebelles contre le pouvoir de Voldemort, bien qu'il manque à présent deux de ses amis les plus chers. Et le vide est là, il se fait sentir.

Il y a également de nouvelles recrues, dont une certaine Nymphadora Tonks, cousine de Sirius qui n'aime pas d'ailleurs qu'on l'appelle Nymphadora... Il n'arrive pas s'y faire. Cela fait vraiment trop impersonnel de nommer les gens par leur nom de famille.


Juin 1996 : Harry, Ron et Hermione dans le coma. ce n'est pas possible. Pas possible ! Remus, lorsqu'il a appris la nouvelle, a reçu comme le choc de sa vie. James et Lily morts, et maintenant leur fils dans le coma... Il ne peut tout simplement pas imaginer le pire. Son inquiétude est réelle. Ils vont se réveiller ! Mais pour le moment, ils ne peuvent faire qu'attendre. Attendre ne lui a jamais paru aussi long. Il essaie de se convaincre. Ils vont finir par se réveiller... Chaque jour qui n'annonce pas leur mort est une victoire.
Il espère juste que les mangemorts n'aient pas la brillante idée d'aller "finir" Harry Potter alors qu'il est à Ste Mangouste entre la vie et la mort... Ils ne peuvent pas même se défendre, ce serait idéal.
Tout ce qu'ils peuvent faire, eux, c'est de veiller le plus souvent possible à ce qu'ils ne puissent accéder à Ste Mangouste quitte à faire le guet devant le bâtiment ou même devant la porte de la chambre. Mais les autorités de l'hôpital les laisseraient-ils faire ?
En tous les cas, Remus passe très souvent au chevet des trois jeunes. Il ne peut s'en empêcher comme si cela entretenait son espoir...

Ils vont se réveiller. Ils le doivent.

*Test RP:

Raté. En fait, la licorne qu'il lui avait semblé apercevoir plus loin là-bas venait juste d'être prise. Remus se retrouva alors comme immobile au milieu du manège, en jetant un coup d'oeil alentours à la recherche d'une autre. Il s'accrocha à une barre verticale et resta ainsi. Au pire, il resterait bien ainsi tout le long du tour. Il avait comme d'étranges tourbillonnement dans son estomac, et ce n'était pas dû au manège qui se mettait à tourner de plus en plus mais pas encore de façon à ce qu'il ne parvienne pas à tenir debout. Après tout il n'était pas un enfant. Un enfant serait déjà sans nul doute tombé alors que le manège s'était mis en marche. Non, c'était un adulte et son centre d'équilibre était assurément plus assuré que celui des enfants.

Le lycan amorça un mouvement – très rapide, à peine perceptible – lorsqu'il aperçut Tonks trébucher à moitié avant de s'agripper fermement à une barre et de se hisser sur le cheval, enfin sur la licorne mauve. Bon, tant mieux d'un côté, elle n'avait pas eu besoin de son aide. Le bras de Remus resta donc le long de son corps inerte, et il resta lui-même sans bouger alors qu'il faisait toujours tout pour éviter de poser les yeux sur la licorne où il ne voulait absolument pas monter. Il ne réagit même pas à la réplique qu'il entendit sortir de sa bouche – ou plutôt, il fit semblant de ne pas l'avoir entendu. Et puis d'ailleurs elle ne s'adressait pas réellement à lui puisqu'elle s'était davantage parlée à elle-même. Ses épaules semblèrent s'affaisser. Lâcheur, effectivement, il l'avouait. Enfin non, il ne l'avouerait pas justement, mais tout comme puisqu'il ne répliqua rien. Il n'avait jamais eu la prétention de toutes façons de s'affubler de l'adjectif « courageux ». Le Choixpeau l'avait mis à Gryffondor, certes, sans doute à cause des dures épreuves qu'il traversait avec courage depuis qu'il était tout petit - il en fallait du courage... - mais c'était tout ; il ne se considérait pas du tout comme ayant la témérité d'un Gryffondor.

… Il était bien décidé à ne pas se rapprocher davantage, à garder une distance raisonnable entre lui et Tonks. Ce qui signifiait donc : Ne pas aller s'asseoir sur la MEME licorne. Il vous dirait que c'était uniquement pour Tonks qu'il faisait cela. En réalité, c'était plus pour lui-même. Pourquoi ? Parce qu'il ne s'en sentait pas capable. Mais ça, jamais il n'irait le dire ou l'avouer...
C'était à la fois pour ne pas se mettre mal à l'aise et ne pas la mettre mal à l'aise elle-même. Il comprenait aussi parfaitement qu'elle puisse être en colère contre lui ; c'était ce qu'il avait cherché non en même temps ? Tout à fait... Alors il ne comprenait décidément pas pourquoi cela semblait le rendre d'autant plus misérable à présent qu'il avait mis les choses au point. En réalité, il n'avait même pas eu l'impression d'éclaircir la situation mais bon...
Le manège allait de plus en plus vite ! Il dut toutefois cependant s'agripper au premier animal qui se trouva le plus près, évitant toujours de regarder vers Tonks et faisant semblant de chercher du regard une licorne ou un animal quelconque de libre – sauf celle sur laquelle se trouvait Tonks évidemment - S'il était têtu ? Evidemment, quand il s'y mettait... Mais vous me direz, il n'était pas le seul dans l'histoire.
Il n'avait même pas fait attention à la musique qui avait commencé alors que le manège s'était mise à tourner. Il était tellement concentré sur sa tâche d'éviter de poser les yeux sur la licorne mauve. Ce ne fut que lorsqu'il entendit Julianne faire mention de la musique qu'il s'en rendit lui aussi compte. Le lycan ne put empêcher d'afficher un léger sourire.
Il aurait aimé pouvoir se cacher derrière une barre qui se soulevait et se rabaissait alors que les licornes montaient et descendaient. S'il l'avait pu, il aurait fait ; il serait même rentré à l'intérieur du plancher du manège. Tout était bon pour échapper au regard un, de Tonks, deux, de Julianne. D'ailleurs, il adressa un léger sourire à Julianne pour lui assurer que tout allait bien de son côté ; il leva même le pouce en l'air en signe que tout allait bien.

Sauf que... Non mais elle était folle ! Que faisait-elle là ?! C'était lui ou alors elle était en train d'essayer de passer une jambe par-dessus sa licorne pour en descendre. Il retint un hoquet de surprise en s'écriant alors qu'il passait de licorne en licorne pour se frayer un chemin jusqu'à sa propre licorne.

« Julianne, ne bouge pas, c'est toi qui risque de tomber ! Je ne vais pas tomber, regarde je suis stable! Je sais tenir sur mes jambes ! » Il leva les bras de chaque côté de lui pour bien lui montrer qu'il était fort, tonton Remus ! « Regarde » ajouta t-il avec un petit sourire. Et en effet, il ne bougeait pas. Il avait d'ailleurs placé ses jambes et ses pieds de façon à égaliser le poids de son corps sur chaque jambe et ainsi, à ne pas tomber.

Sauf qu'évidemment, il y eut une secousse à un moment donné et le manège remua un peu trop, le faisant perdre équilibre quelques secondes. Il se sentit partir en arrière et trébucha. Il tendit un bras et se rattrapa à la première chose qui lui tomba sous la main. Il ne comprit exactement que lorsqu'il releva les yeux et qu'il rencontrait les yeux de la Métamorphomage... Sa main lâcha immédiatement prise alors qu'il essayait de se remettre tout seul d'aplomb.

« Désolé... » marmonna t-il, confus, et tentant de réguler comme il le pouvait les battements désordonnés de son cœur.


*Et vous ?*

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Dernière édition par Remus J. Lupin le Dim 23 Oct 2011 - 20:17, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.   Dim 23 Oct 2011 - 8:05

Bienvenue ! *-* cheers
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MessageSujet: Re: Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.   Dim 23 Oct 2011 - 10:59

Bon, bon, bon Smile

J'ai encore remarqué quelques mots oubliés mais c'est pas grave (des "à", "une", choses comme ça, rien de très grave).

J'attends le paragraphe sur 1996 et ce sera bon je pense Smile
J'adore vraiment ton histoire sinon =o

Juste, quand tu feras des RPs, pense à te relire, c'est vraiment important !








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Remus J. Lupin
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MessageSujet: Re: Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.   Dim 23 Oct 2011 - 22:10

J'ai corrigé certains fautes.
Par contre, je n'ai vu aucun "a" qui manquait désolée... ><

Et j'ai rajouté le paragraphe sur 1996...



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MessageSujet: Re: Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.   

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Remus J. Lupin ♣ Parfois, même si la vie est injuste, il faut la prendre ainsi.

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