- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Recherches contemplatives [PV Rigel]

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Gowan O'Neil
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MessageSujet: Recherches contemplatives [PV Rigel]   Lun 9 Avr 2012 - 20:42

- Dis, tu es sûr que tu ne restes pas ? C'est bête, ça va être chouette cette après-midi. Et puis il y aura... tu sais, cette fille. Susan.

Ernie, qui accompagnait toujours ses phrases par de grands gestes, s'arrêta là dessus, regardant son ami avec un sourire qui devait se vouloir énigmatique. Gowan haussa les sourcils, amusé. Ernie lui inventait toujours des tas d'histoire avec des filles de son âge, ce qui lui avait d'ailleurs causé des ennuis plus d'une fois par le passé, et il croyait pouvoir le convaincre en brandissant la présence de Susan cette fois là. Il n'y avait qu'Ernie pour croire à ses propres propos. Gowan haussa les épaules d'un air faussement désinvolte, et rétorqua :

- Bah oui tu sais, quand on veut devenir Minsitre de la Magie ou Dictateur du Monde Libre, il faut s'en donner les moyens. Passage à la bibliothèque oblige, donc. Et puis, bon, de toutes façons, je pense que Susan est beaucoup plus intéressée par toi, c'est ce que m'a raconté Hannah. Ton amie à bottes, quoi. Allez, tu la salueras pour moi.

Ernie, semblant perdre toute répartie, marmonna un truc du genre "Abbot, pas à-bottes. Faut que t'arrêtes avec cette vanne". Gowan reconnut de bon coeur que celle-ci n'était pas de très bon goût, et il prit la direction de la Bibliothèque. Il lança des regards moroses à ceux qui, eux, descendaient les escaliers, pour se rendre dans le parc, probablement. Poudlard s'illuminait de beau temps ces derniers jours, et la coupure avec l'hiver était marquante. Tout le monde profitait de cette après-midi de libre pour retrouver la splendeur du lac sous les rayons de lumière, la fraîcheur ombreuse du parc, la présence intrigante de la forêt. Le jaune et noir y serait même volontiers allé, quitte à supporter les regards douteux d'un Ernie le poussant à se rapprocher avec cette Susan, mais il avait décidé de réviser son cours de métamorphose, dans lequel il n'avait pas compris grand chose, sous la menace d'un contrôle imminent, que la vieille MacGonnagal avait fait planer lors de leur dernier cours. Il voyait encore sa silhouette sèche passer dans les rangs, et l'entendre dire à mi-voix, lèvres pincées, alors que les élèves fuyaient le plus vite possible sa salle de cours : "Vous devriez réviser un peu, au lieu de vous amuser. Les ASPIC ne sont en rien comparables aux BUSEs. Et il se pourrait que des recherches sur les principes, enjeux et conséquences de la métamorphose humaine vous soient utiles". Autrement dit : Monsieur O'Neil, votre moyenne va avoisiner le T si vous continuez comme ça. Dernière mise en garde. Soit. Le Poufsouffle arriva dans la gigantesque salle aux nombreuses allées, et il commença à chercher le rayon sur la métamorphose. Cela devait bien faire un mois qu'il n'était pas venu ici.

Déambulant quelques minutes plus tard avec plusieurs épais grimoires, le jaune et noir chercha des yeux une place de libre pour faire ses recherches. Il y avait une table vide, là, au coin de la salle, vers la fenêtre, et une autre, un peu plus sombre, un peu plus à l'écart. Il n'y avait pas de passage autour, et cela semblait, à première vue, être un bon plan pour travailler sans être distrait pas la splendeur du parc ou la présence d'une connaissance. Mais, il y avait déjà quelqu'un. Gowan fronça les sourcils, plissant les yeux pour voir de qui il s'agissait. Ah oui, cette fille de Serdaigle, nouvelle à l'AD. Il ne connaissait toujours ni son nom, ni son prénom, et n'avait pas particulièrement engagé de conversation avec elle. S'il voulait travailler, cela ne le gênerait pas trop, entre autres. Le jeune écossais s'avança donc, et posa les livres sur la table déjà partiellement couverte de livres et de parchemins, en faisant attention de ne pas la secouer. La Serdaigle leva brièvement les yeux avant de replonger dans son travail. Il s'installa, sortit des rouleaux de parchemins, un pot d'encre noire et sa plume toute neuve. Ses yeux dérivèrent lentement vers les feuilles éparpillées sur la table. L'écriture était fine, minutieuse, précise. Pas une rature, pas une tâche d'encre. La fille, quant à elle, semblait parfaitement organisée dans son travail. Il n'avait jamais réussi à faire quoi que ce soit d'organisé, et ce n'était pas faute de volonté. Il fallait croire que tout le monde ne naissait pas avec les mêmes atouts. Il soupira, s'arrêta avant d'avoir fini en réalisant l'air agacé de la fille devant lui, voulut soupirer à nouveau devant ce constat, se retint, et saisit le premier livre à sa portée. "Nuances de métamorphose et courants de pensée". Mouais. Il l'ouvrit, chercha la table des matières, ne la trouva pas et commença à le feuilleter à la recherche de brides utiles. S'arrêtant brusquement sur une page traitant de la métamorphose des rochers en vaches (en Inde), page illustrée par un joli schéma tout en couleurs, il se pencha pour noter les références du paragraphe. Il aurait de quoi rire un peu avec Ernie, avec un peu de chance. La métamorphose humaine. Ah oui. Ce que MacGonnagal pouvait être conformiste dans son enseignement ! Il devait y avoir des centaines de sujets plus marrants et concrets à traiter que les "principes, enjeux et conséquences de la métamorphose humaine", quand même !

Pendant la demi-heure qui suivit, il travailla en silence, notant consciencieusement tout ce qui pouvait lui être utile ou l'aider à comprendre son cours, qui, il fallait dire, était largement incomplet. Il se demanda ce qui l'avait poussé à garder la métamorphose aux ASPIC, ayant tout de même réalisé l'exploit de l'avoir à son BUSE. Il s'était peut-être dit que cela ferait meilleur effet quand il chercherait un travail plus tard que d'avoir ses ASPIC de métamorphose. Encore fallait il les avoir. Équation incomplète, résultat faussé. Gowan referma le livre, le posa sur un coin de la table, s'empara du second. Il leva les yeux vers sa voisine, toujours absorbée par son travail. Il y avait une coccinelle jaune sur une de ses feuilles. Sans même y penser, le jeune homme tendit la main, voulut effleurer l'insecte du bout de doigts, la regarder monter sur sa main, la laisser s'envoler, partir, quitter ce monde rigide, fixe, de lettres, chiffres et symboles, ce pays où les personnes éprouvaient plus d'intérêt pour de vieux livres que pour une jolie bestiole comme ça. Quelque chose lui barra la route à mi-chemin. Essaya. Tomba sur la table. En un rien de temps, le pot d'encre s'était renversé sur les feuilles soignées de la Serdaigle. Gowan se leva précipitamment, blême, marmonna "Recuro" d'une voix fébrile. L'encre "s'évapora". Presque. Le liquide n'était plus, mais il avait déjà fait quelques ravages sur le travail de la demoiselle. Bredouille, le jaune et noir baissa les yeux, s’apprêtant à subir une tempête de jurons tous plus imaginatifs les uns que les autres.


- Je suis désolé ! Je ne voulais pas ! Pas fait... exprès. Il y avait... une coccinelle. Jaune.
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Rigel A.Black
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MessageSujet: Re: Recherches contemplatives [PV Rigel]   Jeu 26 Avr 2012 - 18:15

La maison de Serdaigle s'illustrait par deux caractéristiques bien distinctes. La première était le goût pour le travail, le deuxième, une certaine inclination pour l'originalité et la loufoquerie. Rigel, assise à la bibliothèque, illustrait assez bien les deux. Elle s'était installée dans une table reculée, concentrée sur des recherches personnelles, assise en tailleurs sur sa chaise, Samy sur les genoux, ses cheveux attachés en chignon qui ne tenaient que grâce aux pinceaux qu'elle y avait glissé. Déjà par trois fois la bibliothécaire était venue lui dire de s’asseoir convenablement, bien évidement, elle reprenait sa posture naturelle dès que la femme avait le dos tourné. Selon elle, elle réfléchissait mieux ainsi. Par ailleurs, où son chat irait-il se loger sinon ?

Elle mettait toujours plus de motivation et de rigueur dans ce qu'elle avait choisi, plus que pour les cours. Cela faisait déjà quelques jours qu'elle travaillait sur un livre sur les techniques médicales, le genre de choses bien ciblés qui n'était pas étudié en cours mais qui lui serait bien utile pour l'avenir. En réalité, il n'y avait que quand elle avait un projet en particulier qu'elle se sentait bien. Depuis des mois elle se sentait angoissée en permanence, s'occuper l'esprit avec un volume aussi complexe lui permettait d’accéder à une sérénité et une satisfaction qui l’apaisait.

Elle survola rapidement ses notes de sa plume, amusée de constater à quel point elle avait fait les choses proprement, elle qui écrivait presque en pattes de mouche quand c'était pour un devoir scolaire. Elle se plongeait dans un chapitre dédié à l'anatomie des os du bras quand quelqu'un vint s'installer devant elle. Par réflexe plus que par intérêt, elle leva le regard et reconnu un élève de Poufsouffle qu'elle avait déjà croiser à l'AD. Allons bon, ces illettrés de Poufsouffle fréquentaient la bibliothèque maintenant ? Elle ramena son regard sur ses recherches et relu pour la quatrième fois la même ligne sur les ligaments du radius. Elle soupira et plaça sa règle sous la ligne en question pour forcer sa concentration. Sans jamais avoir eu aucun cours de science, c'était assez dur pour elle de tout comprendre. Elle se promit de faire passer en fraude des livres scolaires moldu aussitôt les vacances débutées. Quand elle pensait que des moldu de son age étudiaient la biologie alors qu'elle, elle devait acquérir ces connaissances toute seule, ça l’exaspérait.

Un nouveau soupire lui échappa et elle entendit le Poufsouffle faire de même. Elle jeta un rapide coup d’œil et esquissa une légère grimace en constatant qu'il s'agissait de métamorphose. Une matière qu'elle ne portait pas vraiment dans son cœur et dont elle ne devait son E aux buses qu'à son travail acharné. Elle avait bien mériter la mention Effort Exceptionnel compte-tenu les désastres qu'elle avait déjà fait dans le passé en pratique.

Enfin, au bout d'une vingtaine de minutes, elle avait enfin saisit les grandes lignes du chapitre et attrapa un autre parchemin pour commencer à refaire un schéma des os du bras pour s'approprier toutes ces notions. Une dizaine de minutes de dessin plus tard, elle était arrivée à une esquisse assez convaincante. Elle mordillait un bout de son crayon quand une main passa dans son champ de vision. Haussant un sourcil, elle constata que le Poufsouffle était au bout de la main en question, que diable faisait-il sur ses feuilles ?

Ça, elle n'eut pas le temps de le savoir. La main aussi maladroite que son propriétaire venait de heurter la bouteille d'encre, rependant le liquide sur des heures de travail et de recherches.

-Heeeeeeeeeey ! S'écria-elle, attrapant les feuilles pour tenter d'en sauver certaines.

Mais la feuille sur laquelle était la bouteille d'encre, elle, était foutue. Confus, l'auteur de cet accident essaya tant bien que mal de réparer avec un sort de nettoyage, sous le regard assez peu confiant de la jeune fille qui avait eu preuve de son manque d'adresse. Seules les phrases qui n'avaient pas été arrosés d'encre avaient survécu, Rigel souleva la feuille en soupirant.

-Inutile de t'acharner. Commenta-elle d'un ton étonnamment posé.

En réalité, elle n'était pas plus en colère que ça. Contrariée, oui, mais finalement prendre des notes n'étaient rien d'autre qu'une façon de retenir ce qu'elle lisait. Ce qu'elle avait écrit sur ce parchemin s’inscrivait aussi dans son esprit, ce n'était pas si grave que ça. Ce n'était jamais qu'un parchemin sur une dizaine. Elle l'écouta s'excuser, rejetant la faute sur une coccinelle, tendit qu'elle mettait à l’abri le reste de son travail dans son sac et nettoyait l'encre qui avait coulé sur le bois du bureau.

-Du calme, ce n'est que des prises de notes. Par contre tu auras à t'excuser à Pince si jamais il reste encore une goutte d'encre sur ses précieux bureau et je doute qu'elle soit aussi calme que moi. Aides-moi un peu avant qu'elle ne le voit.



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