- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]

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Terry Boot
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MessageSujet: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mar 10 Avr 2012 - 21:15

Poudlard avait organisé une petite sortie à Pré-au-Lard, pour les élèves de Troisième Année et plus. Nombreux avaient été les élèves qui voulaient se rendre dans le charmant village, malgré le temps pluvieux et froid. Terry faisait partie de ces élèves. Toujours seul, il marchait, mis à l'écart. Perdu dans ses pensées, il marchait doucement. Prudent, il ne voulait pas salir sa robe de sorcier, en s'étalant sur le sol boueux et glissant. Derrière la longue file d'élèves, encadrée par les professeurs McGonagall et Flitwick, Terry observait les adolescents. Il analysait leurs réactions et leurs moindres mouvements. Devant lui, une fille de Poufsouffle, apparemment un peu folle, riait aux éclats toutes les trente secondes. Après cinq minutes de marche, Terry trouvait que son rire strident et quasi constant commençait légèrement à l'énerver. Projetant de lancer un Sortilège de Mutisme sur la Poufsouffle, Terry fut interrompu par le professeur McGonagall, qui cria, à la jeune élève : "Miss Je-rie-pour-tout, pourriez-vous épargner votre cascade de cris insignifiants ?". Amusé, Terry se retint de rire, pensant qu'il aurait été déplacé de rire devant cette situation assez humiliante. La horde, désormais silencieuse, s'avançait vers le village. La pluie battait plus fort, ralentissant ostensiblement l'excursion. Terry crut avoir marché pendant une heure lorsque les élèves arrivèrent à Pré-au-Lard. Arrivé à la barrière métallique, délimitant l'entrée du village, les élèves les plus espiègles se mirent à courir, entrant en trombe dans les différentes boutiques. Parmi les élèves n'ayant pas couru, Terry s'arrêta dans la rue, comme pour réfléchir où il allait se rendre en premier. Après une dizaine de secondes de réflexion, Terry se dirigea finalement vers le pub du village, les Trois Balais. Sous une pluie toujours intense, il poussa le panneau en bois, et entra dans le pub.

Une sonnette retentit. C'était l'une des première fois qu'il était allé dans ce bar. Il en avait, cependant, déjà entendu parler. Il connaissait Rosmerta, que de nombreux élèves avaient décrite, lorsqu'ils narraient à leurs amis les différentes boutiques qu'on trouvait dans le village. Il reconnut le barman, imposant et farouche, tout comme le cadre essentiellement en bois, qui donnait le charisme attrayant de l'office. Debout, sur le pallier, Terry leva ses yeux noisettes sur la salle bruyante, où de nombreux élèves étaient déjà assis et commandaient leurs boissons. Une seule et unique table était libre. Terry en profita, et alla s'assoir sur le banc en hêtre, retirant sa veste humide. Il se gratta discrètement le menton, et fit un signe à l'attention de Madame Rosmerta, qui s'approcha, secouant au passage ses courbes généreuses. Une fois la serveuse arrivée, Terry commanda :

"Bonjour. Vous pourriez m'apporter une Bièraubeurre, s'il vous plaît. Avec du gingembre, aussi. Merci."

Il dut patienter deux minutes, et eut enfin la boisson tiède entre ses mains. Buvant, il constata qu'il était terriblement mal à l'aise, tant par ses habits humides, que par sa solitude. Il était seul, assis à une table où aurait pu se trouver un groupe de quatre à huit amis. Certaines personnes interrompaient leurs conversations, se tournaient vers l'adolescent, et se tournaient au moment où Terry relevait ses yeux, qu'il avait plongés dans le liquide doré, doux et tiède. Incroyablement mal à l'aise, il inspira profondément. Il pensait :

"Je sens que je vais rentrer. Le temps que je finisse ma Bièraubeurre, et je remonte à Poudlard."

Il entendit la sonnette de la porte. Quelqu'un était entré.


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Norihiko Yokoya
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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mer 11 Avr 2012 - 12:12

    Ah... Pré-Au-Lard. Si il y avait bien quelque chose qui m'avait lassé à Poudlard, c'était les quelques sorties dans ce petit village proche de l'école. Il n'y avait que quelques magasins inutiles et en plus il y faisait le plus souvent boueux à cause du temps gris et pluvieux de l'Écosse. D'habitude, je boycottais ce genre d'activités. J'avais mieux à faire de ma journée. En l’occurrence, me prélasser seul dans la salle commune. Mais mes « amis » en avaient décidés autrement. Ils m'avaient demandé de venir avec eux. Ils insistèrent toute la semaine. Et le vendredi soir, je finis par abdiquer. Chose que je regrettai dés le lendemain matin. En effet, me dirigeant vers la grande salle, histoire de manger quelque chose avant de partir, je vis la grisaille dans le ciel et la pluie tomber avec force sur les vitres du château. Je soupirai en m'asseyant à table, tandis que les élèves autour de moi discutaient gaiement, attendant avec impatience de pouvoir enfin commencer leur petite excursion. Quant à moi, je mâchais frénétiquement une tartine garnie de confiture de citrouille, tout en ayant un air légèrement blasé. Je n'avais vraiment pas envie de sortir. Cependant, on ne savait jamais ce qui pouvait nous attendre. De ce fait, j'avais changé la couleur de mes cheveux en un blanc neige et portai une robe de la même teinte. Quant à mes yeux, je les avait fait vairons. Bref, j'étais habillé comme à chaque fois que je désirais me faire remarquer. Bien que cette sortie ne me plaisait guère, on était jamais assez prudent. Peut-être allais-je faire une rencontre importante. Il fallait donc que je sois le plus impressionnant possible. C'était bien simple : pour moi, le charisme était essentiel, car il permettait plus facilement de manipuler les gens. J'en avais déjà eu maintes et maintes fois la preuve, par le passé.

    Finalement, 10h arriva et tous les élèves sortirent de l'école, accompagnés par quelques enseignants, suivant le chemin boueux menant vers les grilles du château. Les « amis » qui avaient tant insisté pour que je vienne avec eux commencèrent alors à râler à cause du temps et de la terre mouillée sous leurs pas. Je ne pus m'empêcher de leur lancer un sourire narquois voulant dire « Vous voyez, je vous l'avais bien dit, bande d'imbéciles ! ». Mais cela ne fit que rester dans ma tête. J'avais été bien élevé par mes parents et leur stricte culture nippone. Jamais je n'avais donc proféré d'injures haut et fort en public. Soudain, toujours sur le chemin, je vis un élève seul. Tiens tiens... Une proie facile. Il était toujours plus simple de tendre ses filets autour de quelqu'un de solitaire. Et ce jeune garçon n'était entouré de personne. Certes, il y avait des gens devant lui -dont une sale gamine Poufsouffle qui riait comme une hyène, c'était excessivement agaçant- mais ces personnes n'avaient pas l'air d'être ses amis. Les signes d'ennui s'évanouirent de mon visage. J'étais très intéressé par ce jeune garçon. Malheureusement, je ne le voyais que de dos. Je ne savais pas de quelle maison il était et encore moins en quelle année. Bon, au vue de sa démarche, ce n'était pas un Poufsouffle et encore moins un Serpentard. Étrange. Nous arrivâmes enfin au centre de Pré-Au-Lard. Mes collègues proposèrent d'aller chez Zonko ou bien Honeydukes. Cela ne m'intéressait absolument pas. Je vis alors le solitaire entrer au « Trois balais ». Après quelques minutes pendant lesquelles les autres débâtèrent encore, je pris la parole.

    « Allez où vous voulez, je vous attendrai au Trois balais. »

    Ils partirent donc sous la pluie pour un quelconque magasin. Emmitouflé dans ma cape blanche, je pris alors la direction du pub et y rentrai la tête haute. Dans le fond de la salle, il y avait le jeune homme seul, à une table pourtant prévue pour au moins six personnes. De face, je pus enfin lui donner un âge. Il devait être à peine plus jeune que moi. Sûrement était-il en cinquième ou sixième année. Quant à sa maison, il était maintenant certain qu'il n'était pas à Poufsouffle. Et encore moins à Serpentard -je l'aurais reconnu. Je misai donc à tout hasard sur Gryffondor. C'était toujours bien d'avoir des alliés de cette maison. De ma démarche assurée, je vins jusqu'à sa table et m'installai sans demander mon reste devant lui.

    « Bonjour. C'est triste d'être seul à ce genre de sortie. Tu n'as pas d'amis ? »

    Oh, que j'aimais poser ce genre de questions embarrassantes. Mais il ne put me répondre tout de suite, car Madame Rosmerta -ou quelque chose du genre- prit ma commande. Je demandai une bièraubeurre, comme à peu près tout le monde ici. J'avais une certaine préférence pour le Whisky Pur-Feu, mais c'était une mauvaise idée d'en prendre alors que j'étais toujours dans le cadre scolaire. La femme s'en alla, laissant ses courbes généreuses danser. Je n'aimais pas cela, je trouvais ça vulgaire. Finalement, je reposai mon attention sur l'adolescent solitaire tout en m'installant plus confortablement sur mon banc.



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mer 11 Avr 2012 - 20:06

Terry avait levé ses yeux sur le jeune individu qui était rentré dans le bar. Vêtu d'une robe de sorcier blanc, Terry semblait voir un ange. Ses cheveux blancs, attrayants et frappants, le rendaient différent. Le Serdaigle remarqua directement qu'il était d'origine nippone. Terry en avait jamais connu. "Sont-ils comme les autres ?", pensait Terry.
Néanmoins, il semblait aussi seul. Ses yeux vairons balayaient la salle, où les nombreux élèves sirotaient chacun leurs boissons. Il arrêta ses yeux sur Terry. Aussitôt, ce dernier comprit qu'il allait s'assoir à sa table. Mais, il ne le connaissait pas ! Il ne l'avait jamais vu, d'ailleurs. Et, en plus, il a été envoyé à Serpentard. Et, pour peu dire, Terry ne les a jamais vraiment appréciés. Une réaction bien normale, quand vous subissez les pièges idiots des roublards, leurs moqueries blessantes et leurs maléfices qu'ils lancent dans les couloirs ! Seulement, Terry avait appris qu'il pouvait y avoir des exceptions. Pourrait-il en être une ? Terry l'ignorait ...

Le Serpentard s'était avancé, et assis à la table de Terry sans même lui demander. Une fois assis, il commanda lui aussi une Bièraubeurre. Veillant à s'assoir confortablement, il demanda, sans même se présenter :

« Bonjour. C'est triste d'être seul à ce genre de sortie. Tu n'as pas d'amis ? ».


Terry, étonné, réfléchissait à vive allure. "Dois-je dire la simple vérité, ou bien mentir ? Beaucoup d'élèves ont des pré-dispositions en légilimancie. Or, si l'inconnu arrivait à se servir de ce don, je ne pourrais pas le contrer, ne maîtrisant absolument pas l'occlumancie". Déterminé, prenant contrôle de ses émotions, Terry répondit :

"Tu as l'air bien curieux, tu sais. Mais bon, si je t'intéresse tant, sache que j'attends des amis. Ils avaient absolument tenu à se rendre chez Zonko. Personnellement, je ne m'y suis pas rendu. Ce genre de boutiques m'écœure."

Terry ne semblait pas vraiment crédible. Outre le bégaiement, Terry avait terriblement rougi. Sentant la vague de chaleur torride se répandre sur ses joues, il se grattait frénétiquement les mains, où des plaques eczémateuses étaient apparues. Terry se sentait effroyablement ringard. On pouvait sentir à plein nez le mensonge. Il replongea désespérément ses yeux dans la Bièraubeurre.


[HRP : Excuse moi pour le temps ... J'avais match, et je ne l'ai appris qu'au dernier moment.]


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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Jeu 12 Avr 2012 - 12:59

    Il paraissait étonné que je m'installe près de lui. En m'avançant, il m'avait regardé presque avec admiration. J'étais content : mon physique faisait toujours autant d'effet sur tout le monde. Il n'y avait que ce petit abruti de Malefoy pour me prendre de haut et tenter de me soumettre à lui. C'était d'ailleurs amusant de voir comment il ne lâchait pas l'affaire. Mais bref, je n'en étais pas à Malfouine, mais bien à ce petit inconnu dont le nom et la maison m'était toujours étrangère. Je lui avais posé une question. Il lui fallu une seconde pour répondre. Et Merlin sait ce qu'il se passe dans une tête pendant ce laps de temps : des tas de choses. Sûrement réfléchissait-il à si oui ou non il allait répliquer. Ou si il allait inventer quelque chose ou pas. Enfin, il finit par ouvrir la bouche pour me dire que j'avais l'air bien connu. Oh, il flattait mon ego. Je commençais déjà à l'apprécier. Les gens qui me traitaient à ma juste valeur étaient nombreux, mais il y avait toujours des personnes pour en douter, au premier abord. Or, ça n'avait pas l'air d'être vraiment son cas. Le solitaire continua en « m'avouant » qu'il attendait des amis qui s'étaient rendus chez Zonko. Malheureusement, il n'aimait pas trop ce magasin et n'avait donc pas voulu s'y rendre. Intéressant. Moi-même, je n'aimais guère les magasins de farces et attrapes. Je trouvais cela inutile de perdre son argent dans ce genre de choses. En fait, je n'aimais pas trop dépenser mon argent en quoi que ce soit. Sauf en vêtements. Je privilégiais l'achat d'habits en tissu de qualité. Ce qui était donc très cher. Mais bon, ma famille gagnait assez de gallions pour m'offrir cela.

    Suite à la réponse de mon interlocuteur, je me mis à le fixer longuement de mes yeux vairons. Il ne fallait pas s'y connaître grandement en psychologie, ni être cruellement intelligent pour comprendre qu'il me mentait. En effet, il avait bégayé légèrement et qui plus est, il venait de passer au rouge tomate. Bref, il était loin d'être crédible. Un léger sourire se dessina sur mon visage. C'était... intéressant. Je continuai de le fixer puis, repris la parole.

    « Oui... Zonko... Un magasin rempli de petits blagueurs. Je trouve ce genre d'endroit fort inutile. Cependant, ils doivent faire un sacré chiffre d'affaire, vu toutes les personnes qui vident leur porte-monnaie là dedans. Tu es intelligent de ne pas y aller. »

    Je continuai de le fixer. Tout d'un coup, la serveuse vint m'apporter ma bièraubeurre. Je lui payai ma commande et elle reparti, faisant toujours balancer ses courbes. Tss. Je reportai mon attention sur l'adolescent. Je ne connaissais toujours pas son nom ni sa maison. Mais finalement, je commençai à douter. Peut-être était-il de Poufsouffle, vu la façon si médiocre de mentir... Quoique, ce genre d'individus se déplaçait toujours en groupe, comme les Gryffondor : Loyaux. Rah. Je n'avais plus qu'une solution, c'était de lui demander clairement.

    « Au fait, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Norihiko Yokoya, de la maison de Serpentard. Et toi ? »

    Je lui tendis la main, attendant qu'il la serre. J'allais enfin être fixé. Finalement, je remisai plutôt sur Gryffondor ou alors la maison des blaireaux. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas énormément de contacts dans ces deux maisons. En fait, je n'en avais même pas du tout chez les Poufsouffle. Et pour ce qui était des lions, je n'avais que MacKenzy. Je bus quelques gorgées de ma bièraubeurre tout en attendant sa réponse. En fait, j'espérais sincèrement qu'un de ses parents -ou autre membre de sa famille- aie un poste important dans le monde des sorciers. C'était toujours utile, pour l'avenir. Une chose était sûre, si cet adolescent solitaire à la maison inconnue venait à faire partie de mon cercle « d'amis », il faudrait que je lui apprenne à mentir. Car pour l'instant, il avait un bien piètre niveau.

    [NB: Pas de soucis ! Je n'aurais pas pu répondre plus tôt, de toute manière Razz]



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Ven 13 Avr 2012 - 20:11

Il observait Terry avec ses yeux vairons. On aurait dit qu'il le passait aux rayons X. Le jeune Serdaigle se sentait imprégné d'une sensation bizarre. "Il a tout décelé", se disait Terry. Il avait vu, par les nombreux indices qu'il montrait, que Terry mentait, tout simplement. Après le sourire malicieux qui s'étirait sur le visage nippon, le Serpentard avoua :


« Oui... Zonko... Un magasin rempli de petits blagueurs. Je trouve ce genre d'endroit fort inutile. Cependant, ils doivent faire un sacré chiffre d'affaire, vu toutes les personnes qui vident leur porte-monnaie là dedans. Tu es intelligent de ne pas y aller. »

Terry ne savait quoi répondre. Un long silence, lourd et insupportable, fut brisé par Madame Rosmerta, qui apporta une Bièraubeurre au Serpentard. Terry n'osait même pas lever les yeux sur l'inconnu, tant il était intimidant. Aussi, il fallait préciser qu'il ne l'était pas physiquement. Seule sa présence semblait impérieuse, tant par ses yeux impénétrable que par son style décalé et frappant. Sa façon de parler et d'aborder les autres personnes était, elle aussi, complètement différente. Était-elle le fruit de la culture nippone ?
Outre les nombreux questionnements qui tourmentaient Terry, il avait été flatté par le compliment du japonais. Il le trouvait intelligent, sage. Après tout, il n'avait pas été envoyé à Serdaigle pour rien !

Et puis, soudainement, il se présenta :

« Au fait, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Norihiko Yokoya, de la maison de Serpentard. Et toi ? »

Terry en était sûr : il était bien un Serpentard. Il ne voulait pas le blesser, mais, en son for intérieur, Terry trouvait qu'il était quelque peu outrecuidant et riche. Terry ne supportait pas trop les gens qui se comportaient comme lui. En effet, il ne voyait pas la raison d'être hautain parce qu'on possède un peu plus d'argent que les autres élèves. Sirotant toujours son verre de bière, gardant le silence, Terry était perdu dans ses pensées.

« Nori-quoi ? J'ai l'impression qu'un élève, nigaud et prétentieux, m'a soumis au Sortilège Assurdiato. Je n'ai vraiment rien compris. Mais bon, je ne vais pas lui demander de se représenter, ce serait idiot et un peu humiliant ».

Terry se sentait obligé de se présenter lui aussi. Qu'aurait fait le Serpentard, si Terry s'était enfui, sortant en trombe des Trois-Balais, pour revenir, en courant, à Poudlard ? A son avis, il aurait juste ri. Et puis, ne voulait-il pas, tout simplement, s'approprier la table, où Terry s'était assis ?

« Enchanté, Nori ... Moi, c'est Terry. Terry Boot. De la maison Serdaigle. Merci, pour le compliment ».


Il étira un petit sourire crispé, presque hypocrite. Après tout, il fallait bien faire bonne impression, non ?

« Au fait, pourquoi tu t'es assis à ma table ? »


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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Dim 15 Avr 2012 - 13:41

    Les silences étaient lourds. Et très certainement insupportables pour lui. Le pauvre. Après m'être présenté, il resta encore quelques temps silencieux. Puis, il fit de même. Il s'appelait « Terry Boot » et était à Serdaigle. Argh. Dire que je pensais qu'il était à Poufsouffle. Enfin, il y avait des exceptions dans toutes les maisons. Mais comparé à Miss Black, il était totalement différent. Enfin, il était peut-être du genre à être un rat de bibliothèque. Finalement, il avait plutôt le genre : timide, renfermé sur lui-même et sans amis. Ou peut-être en avait-il, en fait. Mais en tout cas, ils n'étaient pas avec lui, et il était seul... Une chose était sûre, je ne connaissais aucune Boot en dehors de l'école. Il n'y en avait aucun travaillant au Ministère de la Magie. Ou du moins, aucun n'avait une place importante. Boarf, c'était toujours utile de l'avoir dans mes contacts. Pour plus tard. On ne savait jamais, peut-être allait-il avoir un poste digne de ce nom, une fois sorti de Poudlard.

    Il me remercia aussi de mon compliment. Certes, je lui avais dit qu'il était intelligent. De toute manière, je pensais toujours ce que je disais. Je lui lançai mon sourire en coin, comme j'en avais si bien l'habitude. Je bus encore une gorgée de ma bièraubeurre. Elle avait un goût meilleur que d'habitude. C'était comme le goût de la victoire. Pourtant, je n'avais encore rien gagné. Il ne fallait pas mettre les hyppogriffes avant le chariot.

    « Boot ? Enchanté. Je ne connais personne portant ce nom. Tes parents sont moldus ? »

    Je devais être au courant. Après tout, je n'avais rien contre les né-moldus. J'étais même un des seuls Serpentard dans le cas. Généralement, ces derniers les appelaient « Sang-de-Bourbe ». Je trouvais cela tellement insultant et stupides. Nous étions tous sorciers. C'était aussi pour cela que je n'aimais pas ce Lord Voldemort : parce qu'il avait une réelle aversion envers les moldus.

    Puis, je me rendis compte qu'il m'avait juste appelé « Nori ». Je ris doucement. Beaucoup de personnes se trompaient dans mon nom. Il fallait dire que le japonais n'était pas une langue facile, et les noms et mots n'étaient pas enfantin à retenir ainsi qu'à restituer. Boot me lança un petit sourire crispé. S'en était presque hypocrite. Il essayait sûrement de se mettre à l'aise. Sans vraiment bien y arriver, en tout cas... Il me demanda alors pourquoi je l'avais abordé. Ah, enfin il me posait cette question. Les autres personnes que j'avais accostées par le passé me questionnaient directement sur ce sujet. À nouveau, je bus une gorgée de ma boisson, laissant une fois de plus le silence s'installer entre nous.

    « Eh bien, j'aime rencontrer les gens. Surtout quand ils ont l'air intéressant. Et tu en avais l'air. Pardon : tu l'es. Par contre, il faudra que je t'apprenne à mentir. Tu n'es pas très doué en ce domaine. »

    Je vis alors mes compagnons entrer dans le pub. Alors qu'ils allaient s'approcher de moi, je leur fis signe d'attendre. Ils s'assirent alors à une autre table tout en ordonnant à Madame Rosmerta de prendre de suite leur commande. Vraiment... J'allais leur faire des remontrance, une fois que je les aurais rejoint. Je reportai alors mon attention sur le jeune Serdaigle.

    « Mes compagnons sont fort impolis. Je n'aime pas ça. Pas ça du tout. Dire qu'ils ont dix-sept ans. Je trouve cela malheureux. Pas toi ? »

    Cette fois, je lui lançai un sourire encourageant. Je voulais qu'il soit réellement à l'aise. Ce n'était qu'en ces moments que les gens s'ouvraient pour de bon. Et je voulais le connaître. Bien le connaître.



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Dim 15 Avr 2012 - 15:39

On ne pouvait pas dire que le Serdaigle était à l'aise, en la compagnie du Serpentard japonais. Encore maintenant, il essayait, mobilisant au maximum sa mémoire, de se remémorer son prénom. "Nori ... Nori-quelque chose ! Je n'arriverai jamais à retenir son nom ! Et s'il ne supportait pas le surnom que je lui ai donné ?", pensait Terry. Il se tourmentait profondément. Pourtant, il n'avait rien fait de grave ! Mais, si on connait bien Terry, on apprend assez vite qu'il est indécis, et angoissé par l'échec. C'est d'ailleurs pour ça qu'il évitait de se plonger dans une relation amicale. Échouer dans une telle relation aurait été pour lui un vrai drame, déjà qu'il frôle la dépression après une note sous la moyenne ... Terry se faisait de nombreux films, dans lesquels il subissait les colères du Serpentard. Plongé dans une série d'images, il vit un Maléfice de Bloque-Jambe jeté sur lui-même, puis un pot de peinture projeté sur Terry avec un Sortilège de Lévitation ou encore un séjour à l'infirmerie, suite à un Dentesaugmento. Terry semblait affolé avec ces visions. Il n'avait jamais eu de dons particuliers pour prédire l'avenir, mais il craignait ces visions parfois prémonitoires. Et puis, Terry avait souvent été manipulé et mutilé par des étrangers. Lorsqu'ils possédaient des pouvoirs, ils étaient pour la plupart de Serpentard. Cette coïncidence accentuait encore la peur de Terry. "Reste calme, Terry, reste calme".

« Boot ? Enchanté. Je ne connais personne portant ce nom. Tes parents sont moldus ? »

Les questions devenaient de plus en plus embarrassantes. On passait à présent à l'ascendance. Terry n'avait jamais compris pourquoi les personnes apportaient tant d'importance au "sang" qui coule dans nos veines ? Qu'a de plus un Sang Pur qu'un Né-Moldu ou un Sang-Mêlé ? Terry n'avait jamais compris la logique. Peut-être ne pouvait-il pas, seulement parce qu'il était Né-Moldu. Et, en y pensant, comment allait-il le voir, une fois qu'il saura qu'il est Né-Moldu. Il l'insultera de "Sang-de-Bourbe", humiliera Terry devant tout le monde, et en profitera, à chaque fois qu'il le croisera dans les couloirs de Poudlard, il l'abaissera encore plus. Terry avait vécu ces épreuves difficiles pendant toute son enfance. Jamais plus il n'avait envie de souffrir comme il a souffert. Ne sachant que répondre, Terry garda le silence.

« Eh bien, j'aime rencontrer les gens. Surtout quand ils ont l'air intéressant. Et tu en avais l'air. Pardon : tu l'es. Par contre, il faudra que je t'apprenne à mentir. Tu n'es pas très doué en ce domaine. »

Le voilà qui plaisantait. Était-ce le début de l'humiliation ? Terry commençait à sentir sa colère bouillonner en lui. Il crispa les poings, et serra les dents, contractant sa mâchoire fine et discrète.

Tandis que Terry se calmait, il entendit à nouveau la sonnerie retentir. Un groupe de Serpentards entra, et s'avança vers la table où était assis. Nori fit, à leur adresse, un petit signe, comme s'il eût voulu rester seul avec Terry. Il ajouta, finalement :

« Mes compagnons sont fort impolis. Je n'aime pas ça. Pas ça du tout. Dire qu'ils ont dix-sept ans. Je trouve cela malheureux. Pas toi ? »


Terry allait exploser. Il répondit très vite :

« Normal que tu n'aies pas entendu ce nom plus souvent. Je suis Né-Moldu. Oh, mais comme tu dois être heureux ! Tu vas pouvoir me dénoncer au Ministère ! »

Terry avait prononcer toutes ces paroles précipitamment. Essoufflé, il comprit qu'il avait eu tort. Aussitôt, il reprit :

« Excuse-moi, je n'aurais pas dû. Je sais bien que tu ne pourrais pas faire ça. Ça se voit dans tes yeux.
Tu me trouves réellement intéressant ? Tu m'étonnes. Tu verras bien vite que je ne le suis pas. Quant à toi, tu m'intrigues. Ton genre, entièrement décalé, me trouble presque.
Quant à tes amis, ils sont comme les autres. Ils se croient tout permis. Faut croire qu'après avoir appris qu'on possède des pouvoirs, on se sent pousser des ailes. Tous sont comme ça. Enfin, seuls les abrutis, si je ne veux pas être grossier. »


En son for intérieur, Terry commençait à prendre ses marques. Il commençait à apprécier le Serpentard.


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Norihiko Yokoya
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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Lun 16 Avr 2012 - 19:01

    Je le voyais concentré -et toujours mal à l'aise- en entendant mes paroles. Ah ! J'avais l'impression d'être une sorte de chef qu'on écoutait comme si il s'agissait d'un nouveau Merlin. J'aimais cruellement cela. Certains disaient même que c'était mon seul point faible. Mais c'était totalement faux. En effet, même dans ces cas-là, j'exerçais mon pouvoir : je fixais intensément mon -ou mes- interlocuteur pour observer leurs moindres faits et gestes. Et en même temps, je les noyais de belles paroles -parfois vraies, parfois fausses. Cependant, je devais bien l'avouer : je disais la vérité. Cet adolescent, « Boot », était intéressant. Il avait un petit quelque chose qui faisait de lui une personne digne d'intérêt.

    Je l'observais, donc. Quand je lui demandai si ses parents étaient d'origine moldue, je le vis changer. Sa mâchoire se crispa quelque peu. Légèrement. Et j'en aurais mis ma tête à couper que ses mains étaient maintenant fermées en deux poings prêt à frapper la table -ou mon visage- si l'occasion devait se présenter. Typique. Ses parents étaient donc moldus. Peut-être pas les deux, certes. En tout cas, il les aimait beaucoup. Je continuai, après que mes amis se soient assis à une table, disant qu'ils étaient fort impolis, et que je n'aimais pas ça. Soudain, Boot répondit très vite que oui, il était d'origines moldues. Il supposa -mal- que j'allais être heureux ; je pouvais dorénavant le crier au monde entier.

    Durant une fraction de seconde, je le fixai. Il avait dû subir diverses moqueries de la part d'autres membres de ma maison. Nous en avions parlé avec Miss Black : le niveau avait cruellement baissé chez les serpents. Certes, Salazar Serpentard n'aurait jamais accepté un né-moldu dans sa maison. Mais ce n'était pas pour cela que nous étions tous des anti-nés-moldus. Malheureusement, une majorité des verts et argents faisait partie de cette branche. Alors que j'allais reprendre la parole, le comportement du Serdaigle changea : il s'excusa, disant que je n'étais pas le genre à me moquer des nés-moldus. Ah ! Il redevenait sensé. Ensuite, il me demanda si réellement, je le trouvais intéressant. D'après lui, il ne l'était pas. Rah, encore quelqu'un qui se sous-estimait. C'était rare pourtant, chez les Serdaigle. En règle générale, ils savaient qu'ils étaient doués. Il avoua aussi que je l'intriguais. Je ne pus empêcher un sourire de se dessiner, suite à cette révélation. Boot termina alors à propos des Serpentard. Il les trouvaient stupide et se croyant tout permis. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

    « Oui, ils se croient tout permis. J'en parlais d'ailleurs avec une de tes collègues Serdaigle, il n'y a pas longtemps. Ce sont pour la plupart des Sang-Purs qui possèdent beaucoup d'argent. Donc, ils pensent être au dessus des autres. Enfin, il y a quelques exceptions... »

    Je bus une nouvelle gorgée de bièraubeurre. Au loin, je vis Lodwick, « la fille de Cracmol » comme certains l'appelaient, attendre. Celle-là aussi, il fallait que je mette un jour la main sur elle. Puis, je me tournai à nouveau vers mon Serdaigle.

    « Je fais partie de ceux qui possèdent beaucoup d'argent et un sang pur depuis des générations et des générations coule dans mes veines. Néanmoins... je n'ai que faire du statut de sang. Ni de la maison. Toute personne peut être intéressante, quelle qu'elle soit. Et donc pour te répondre : oui, je te trouve réellement intéressant. Tu as du caractère et tu es fier de tes origines. Surtout, reste comme tu es. »

    Oh non, il ne fallait pas qu'il change. Il ferait un très bon « compagnon » plus tard. Je me rendis alors compte que je n'avais plus de boisson. Je lançai un regard vers la serveuse et, tandis qu'elle s'avançait vers nous, je me retournai vers Terry Boot.

    « Tu en veux une autre ? »

    Je fis un geste pour désigner sa bièraubeurre.



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Sam 28 Avr 2012 - 13:05

Terry n'arrivait toujours pas à se calmer. Il était tant embarrassé devant Nori ! Il avait tout pour dominer, superviser et être serein. Ses gestes étaient tous maîtrisés, sa voix sûre et calme et son apparence, décalée certes, mais propice à la rencontre. Terry semblait tellement bas, tellement nul à côté du Serpentard qu'il se demandait parfois, dans son extrême naïveté puérile, si Nori ne lui jouait pas un mauvais tour. Terry se rassurait rapidement, pensant qu'il était bon et sincère, bien qu'il eût été envoyé à Serpentard. Tout le monde n'était pas si mauvais ! Et puis, il pouvait bien être l'exception à la règle, non ? Le Serdaigle, devait, en effet, se détacher des stéréotypes du genre "Les méchants vont à Serpentard, les gentils à Gryffondor". Il avait déjà essayé à oublier cette pensée infondée à maintes reprises, mais n'y était jamais arrivé. Après tout, les comportements, souvent espiègles des Serpents, ne faisaient que véhiculer et entretenir ce genre d'idées. Et puis, tout le monde le savait, la plupart des mages noirs proviennent de cette maison ! Et si Nori en était un ? Pour Terry, il était impossible que le jeune nippon soit destiné à devenir un parfait acolyte de Vous-Savez-Qui. Non, il est trop indépendant pour tomber dans la magie noire, et les alliances et ententes qui lient les différents ordres. Non, Nori ne sera jamais un mage mort.

Perdu dans ses pensées, Terry revint à la réalité au moment où le Serpentard expliquait sa vision des autres élèves de Serpentard.

« Oui, ils se croient tout permis. J'en parlais d'ailleurs avec une de tes collègues Serdaigle, il n'y a pas longtemps. Ce sont pour la plupart des Sang-Purs qui possèdent beaucoup d'argent. Donc, ils pensent être au dessus des autres. Enfin, il y a quelques exceptions... »


En écoutant attentivement Nori, Terry se rendit compte que la personne avec qui il parlait ressemblait étrangement avec la description achevée par le Serpent. "Agit-il de la même sorte ? Est-il, lui aussi, un orgueilleux sorcier qui s'approprie les droits les plus hauts ?"

Intrigué, Terry écouta la suite du discours de Nori.

« Je fais partie de ceux qui possèdent beaucoup d'argent et un sang pur depuis des générations et des générations coule dans mes veines. Néanmoins... je n'ai que faire du statut de sang. Ni de la maison. Toute personne peut être intéressante, quelle qu'elle soit. Et donc pour te répondre : oui, je te trouve réellement intéressant. Tu as du caractère et tu es fier de tes origines. Surtout, reste comme tu es. »

Terry était transpercé par une peur foudroyante et atroce. Il était prêt à croire qu'il avait lu dans ses pensées. En effet, ayant senti le doute grandissant dans le cerveau de Terry, il aurait pu le manipuler, et lui expliquer qu'il n'était pas de ce genre là. Terry se ressaisit alors, se rassurant. Il savait que les legilimen étaient très rares, et que rencontrer l'un d'eux dans un bar avait une proportionnalité quasi nulle. Il n'avait donc pas de soucis à se faire.

Nori but ensuite la dernière gorgée de sa Bièraubeurre. Il fixa Terry quelques fractions de seconde, puis demanda :

« Tu en veux une autre ? »


Il montrait le verre de Bièraubeurre, vide, posé devant Terry.

Terry ne savait quoi répondre. Il n'appréciait pas beaucoup de devoir quelque chose à quelqu'un. Même si une Bièraubeurre ne coûtait qu'une Mornille (1 Mornille 2 Noises si on veut du gingembre en plus), Terry n'appréciait guère de se faire payer un verre. Seulement, Nori l'intéressait, et refuser un offre venant de lui aurait pu le vexer. Il consentit donc.

"Je n'ai pas pour habitude de profiter de quelqu'un d'autre. En fait, je n'apprécie pas de devoir une somme, si petite soit-elle, à un ami. Mais bon, te trouvant très intéressant, j'accepte. Il y a longtemps que je n'ai pas eu une discussion aussi palpitante avec quelqu'un !"


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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Dim 29 Avr 2012 - 7:33

    Je voyais le serdaigle -toujours assez peu détendu- me fixer avec attention, tandis que je parlais. Il était réellement absorbé par mes dires. C'était tellement gratifiant de voir cela. Je le voyais réfléchir. Sûrement se posait-il des questions sur moi. Il était vrai que je n'étais pas un serpentard comme les autres. J'étais par exemple l'un des seuls à tenir tête à ce petit effronté de Malefouine. Or, les autres s'amusaient à le suivre comme un petit chien. Même ma bande « d'amis » le respectait. C'était tellement absurde !

    Arrivé à la fin de mon petit monologue, Boot sembla toujours assez sceptique. Me mettait-il encore dans le même panier ? Ou attendait-il que je fasse mes preuves ? Ce garçon était vraiment un défi de taille. Histoire de lui prouver mon « amitié », et surtout de le mettre plus à l'aise, je lui proposai une nouvelle bièraubeurre. Il parut hésiter un instant. Puis finalement, il prit la parole, me disant qu'il n'aimait pas avoir une dette envers quelqu'un. Ah ! Parce qu'en plus, il avait de la morale. C'était donc quelqu'un de bien, en plus d'être intéressant. Cependant, il accepta, m'avouant que cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu une conversation aussi palpitante avec quelqu'un. De ce fait, j'appelai la serveuse qui se dirigea vers nous, et commandai deux nouvelles bières. Mon ego en avait pris un sacré coup -dans le bon sens du terme. C'était tellement réconfortant de recevoir de tels compliments lors d'une première discussion. Certes, ça arrivait souvent, mais tout de même. En fait, les gens avaient deux réactions : soit ils était de mon côté et me lançaient des fleurs, soit ils étaient estomaquer de tant d'assurance, me trouvaient agaçant et partaient. Une fois, une fille m'avait même donné une merveilleuse baffe avant de s'enfuir. Je souris à ce souvenir, avant de reprendre la parole.

    « Tu n'aimes pas avoir une dette envers quelqu'un ? Non seulement tu es intéressant, mais en plus tu es quelqu'un de bien. J'en connais qui ne se seraient pas priés pour accepter. C'est rare de nos jours, les gens comme toi. »

    Madame Rosmerta nous apporta alors nos bières, les déposant sur la table. Je payai alors ma commande et elle repartit. Je pris mon verre en main et l'élevai légèrement, permettant ainsi à Boot de trinquer avec moi.

    « A nous, et à notre rencontre. »

    Je bus ensuite une nouvelle gorgée et repris la parole. Mon but n'était pas de le mettre mal à l'aise, mais on fond de moi, je savais qu'il n'allait pas être ravi de cette question. Enfin, j'étais certain qu'il lui faudrait du temps, mais qu'au bout d'un moment, il serait totalement à l'aise en ma présence. Il y avait des personnes, comme ça.

    « C'est très gentil de ta part de m'avoir dit que notre conversation était palpitante. En fait, ça me réchauffe même le cœur mais... d'après toi, pourquoi est-elle si palpitante ? »

    A ce moment, un de mes « amis » serpentard vint à notre rencontre, me demandant combien de temps j'allais encore passer avec ce « stupide petit serdaigle ». Je lui lançai un regard mauvais, et lui répondis d'un ton agressif :

    « Ce « stupide petit serdaigle », comme tu dis, est un de mes amis. Et sache qu'il vaut bien mieux que toi, qui ne sait rien faire de ta vie. »

    Mon collègue blêmit et repartit alors à sa table, sous les rires moqueurs de ses compatriotes. Je soupirai et replongeai mes yeux dans ceux de mon nouveau compagnon, tellement bien mieux comparé aux autres idiots.

    « Tu vois, je te l'avais dit : ils se croient tout permis et au dessus des autres. C'en devient ridicule... »



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Jeu 17 Mai 2012 - 8:23

Au fur et à mesure que Nori parlait avec Terry, le jeune serdaigle se disait qu'après tout, le serpentard ne pouvait pas lui faire grand mal. Il s'était presque confié à lui, et avec tant d'enthousiasme ressenti à l'idée de faire la connaissance d'une nouvelle personne. Seulement, le risque du mensonge et de manipulation n'était pas écarté. Néanmoins, Terry avait oublié cette issue là, ne croyant absolument pas que le jeune japonais pourrait faire tant de mal à un inconnu. La méchanceté était peut-être gratuite, mais il n'y avait pas tant personne qui la distribuent. Enfin bon, s'il s'était trompé sur le serpent, il aurait au moins retenu de cette relation qu'il faut être plus prévoyant sur les relations sociales. En effet, comme le disait le bon sens populaire, "Expérience est le nom que donne l'Homme à ses erreurs".

Il ne vit même pas que Mme Rosmerta avait apporté deux chopes de Bièraubeurre, dont le liquide doré et moussant, encore tiède, dégageait de fines vapeurs. Terry plongea ses yeux dans la boisson, et se laissa envahir par les nombreux souvenirs du passé, bercé dans la nostalgie. Il se remémora la première fois où il but la boisson répandue dans le monde magique. Il avait décidé, l'été précédant sa cinquième année, une semaine avant sa rentrée, de partir au Chemine de Traverse, et d'aller faire les emplettes pour sa nouvelle année d'étude. Seulement, ses parents étaient partis pour que Mr Boot puisse participer à une conférence réunissant les plus grands ornithologues de l'Europe de l'Est et du Nord. Il avait alors loué, avec l'accord de ses parents, une chambre au Chaudron Baveur et s'était fait laisser tenter par l'alcool doux et peu fort. Il se rappelait encore des circonstances. il avait longuement réfléchi, et avait décidé finalement de tremper ses lèvres dans la mousse délicate. La sensation de chaleur qui avait coulé dans sa gorge, puis dans son œsophage, l'avait bouleversé au point qu'il ressentait toujours la vague tiède dans son jugulaire. Rien que ce sentiment lui apportait en lui le calme et le courage dont il manquait cruellement ...

Il releva ses yeux de la chope, les posèrent sur Nori, qui prononça :

"-Tu n'aimes pas avoir une dette envers quelqu'un ? Non seulement tu es intéressant, mais en plus tu es quelqu'un de bien. J'en connais qui ne se seraient pas priés pour accepter. C'est rare de nos jours, les gens comme toi.

-Je n'ai jamais devoir quelque chose à quelqu'un. Pour moi, être créditeur, c'est presque un abus de confiance. Et celui qui a emprunté, c'est lui manipule et qui profite. Ce n'est pas réellement mon genre. Après, évidemment que je prêterai, mais seulement à ceux en qui j'ai réellement confiance. Évidement, des spécialistes de l'économie peuvent alors t'aider. Bref, je crois que je m'égare, non ?"

Terry rougit légèrement. Il avait à nouveau adopté son teint plus naturel, mais ses nerfs étaient toujours à rude épreuve. Évidemment, il s'était calmé, ayant moins chaud et calmant sa respiration. Il paraissait beaucoup plus serein, plus posé.

Il leva en l'air son bock, et dit simplement :

-"A nous, et à notre rencontre.
-A toi, Nori", répondis-je.

Terry but alors à sa santé. Il était éminemment gentil, tout de même. Il aurait très bien pu passer sans rien dire, ou en se moquant du pauvre serdaigle.

Ensuite, il demanda à Terry pourquoi il avait trouvé la conversation si palpitante. Tout se compliquait pour le Serdaigle. Que pouvait-il répondre ?

"Pourquoi ... Pourquoi je la trouve intéressante ? Parce que tu l'es tout simplement ! ..."

Il ne put achever sa phrase. Un jeune Serpentard et avait demandé à Nori, d'un accent débile et d'un air niais s'il ne voulait pas laisse le pauvre petit serdaigle, autrement dit Terry, Nori répondit froidement à son confrère, comme pour le recaser :

"Ce « stupide petit serdaigle », comme tu dis, est un de mes amis. Et sache qu'il vaut bien mieux que toi, qui ne sait rien faire de ta vie".


Terry sourit discrètement. Il avait même presque envie de pleurer. C'était la première fois qu'on on prenait sa défense. Avant, personne ne s'attardait sur sa personne. Il était rejeté, souffrant d'une différence qu'il ne pouvait identifier.

Il rajouta ensuite :

- "Tu vois, je te l'avais dit : ils se croient tout permis et au dessus des autres. C'en devient ridicule...
-Je voudrais te remercier pour ce que tu viens de faire. Prendre ma défense est, je pense, la plus belle preuve d'amitié. Je crois que je viens de me faire mon premier ami ..."

Puis, Terry rajouta, après avoir regardé le Serpentard qui avait dérangé leur conversation :

"Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Sinon, il ne resterait plus grand monde sur Terre".




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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mar 5 Juin 2012 - 21:09

    Boot sembla légèrement plongé dans ses pensées. Il remarqua à peine la serveuse, nous apportant nos nouvelles bières. Il allait être un très bon pion dans mon échiquier. Peut-être même un soldat plus important qu'un pion. Puis quand bien même, je parlais de mon futur comme d'une partie d'échec, mais cela allait être bien plus complexe. Et surtout, j'allais traiter mes « soldats » comme de véritables personnes. J'allais les écouter, les conseiller, leur apprendre des choses. Certes, il y en aurait des moins importants que d'autres, mais je savais déjà -si ces personnes me suivaient- qui allait avoir un haut rang. Bref. Suite à cette histoire de dettes, qu'il n'aimait pas. Pour lui, être créditeur était presque un abus de confiance. Alors, nous en étions déjà à ce stade ? Vraiment, il était quelqu'un de bien. Mais peut-être un peu trop naïf de faire confiance à quelqu'un aussi vite. J'allais devoir lui apprendre à faire preuve de prudence.

    « Sage façon de penser. Très sage. Et ne t'inquiète pas, les égarements dans une discussion font la conversation. »

    Une chose était sûre : il semblait bien plus calme, à présent. Et ça, c'était très bon signe. Nous trinquâmes alors à nous -et inconsciemment à notre rencontre. Après avoir bu de longues gorgées de notre bièraubeurre, je lui posai la question déstabilisante : pourquoi notre conversation était-elle palpitante, pour lui ? Il sembla réfléchir quelques instants. Puis, il me répondit que si il la trouvait palpitante et intéressante, c'était tout simplement parce que je l'étais moi-même. J'en fus flatté ! Même si on me le disait fréquemment, ce genre de compliment était rare, venant de personnes aussi sages que lui. Il ne put cependant pas terminer sa phrase : un de mes compagnons vint m'enquiquiner à propos de mon nouveau complice. Je le remis vite à sa place, et il s'empressa de rejoindre son petit groupe, tandis que je voyais Boot sourire légèrement. Suite à ma remarque sur les membres de ma maison, il me répondit tout d'abord en me remerciant. D'après lui, c'était la première fois que quelqu'un prenait sa défense, et c'était la plus belle preuve d'amitié qu'on pouvait lui faire. Il m'avoua aussi que j'étais maintenant son premier ami. Eh bien ! Je fus étonné d'un tel aveu. Il continua ensuite sur une petite plaisanterie. Heureusement que le ridicule ne tuait pas, sinon il n'y aurait plus personne sur terre. À mon tour, je souris et je repris.

    « Oui en effet, il ne resterait plus que des personnes bien trop sérieuses, ce ne serait plus amusant. Enfin, un sérieux extrême est presque cocasse. »

    Je bus une nouvelle gorgée de bièraubeurre puis repris doucement, toujours aussi sincère. De toute façon, bien que je sois manipulateur, je disais toujours la vérité. Je brossais juste les gens dans le sens du poil en leur parlant de leurs qualités. Ou en tentant de les perfectionner, tel un bon samaritain. Mais j'étais toujours franc.

    « C'est moi qui te remercie de ce que tu viens de dire. Je pense que tu es le premier ami doté d'intelligence que j'ai. Ou du moins, l'un des premiers. Les gens réfléchis se font des plus en plus rare. »

    Ce qui n'était pas faux : après tout, il n'y avait que le petit Mathias, Daphné, ainsi que Rigel, qui faisaient partie de mon cercle d'amis intelligents. Quant aux autres... finalement, ils faisaient presque seulement office de figuration. Un peu comme des plantes vertes que l'on arrose. C'était triste de voir la déchéance des membres de la maison de Serpentard. Le pauvre homme, il devait certainement se retourner dans sa tombe, en voyant ce que les élèves de sa maison étaient devenus.



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mer 13 Juin 2012 - 17:54

Nori ne semblait aucunement dérangé par les égarements, nombreux fallait-il préciser, de Terry. Le jeune Serdaigle semblait, à certains moments, submergé par des sentiments qu'il ne maîtrisait absolument pas, laissant trop facilement transparaître ses humeurs, à son goût. En effet, la surprise, la timidité ou la déception étaient impérieuses, et ébranlaient rapidement la carapace faciale que Terry tentait de construire. Pour Terry, laisser transparaître ses émotions n'était pas une honte, pour Terry. Mais bon, Nori avait peut-être sympathisé avec le Serdaigle, mais ce n'était pas pour autant qu'il devait entièrement se confier au Serpentard. Un peu de mystère, de doute et de questionnement dans une relation pouvait pimenter l'affaire, rendre la liaison plus palpitante ou encore découvrir réellement qui était l'autre partenaire. Boot n'était pas angoissé à l'idée d'entamer une amitié avec Nori. Au fond, il semblait vraiment sincère et amical. Et puis, les futurs Mangemorts ne couraient pas les rues. Ils n'étaient pas si nombreux, d'après les plusieurs membres de l'Armée de Dumbledore. Et puis, ils n'étaient pas tous dans la maison de Serpentard ! Terry, bien qu'il en avait l'air, ne se sentait pas particulièrement à l'aise. Relevant des yeux, quelque peu excités, sourit poliment à Nori. Il fallait être prudent ...

En ayant énuméré les plusieurs émotions que Terry ne pouvait dissimuler, il est certain que l'un d'entre eux est un intrus. Oui, pourquoi la déception ? Pourquoi cette émotion que l'on ressent après avoir obtenu une note plus mauvaise que dans nos songes, la sensation observée devant un comportement d'un ami que l'on juge indigne ou encore la chute de la pression artérielle que l'on subit lorsqu'on découvre qui on est vraiment. Non, Terry ne voulait pas ressentir la déception, si petite soit-elle, avec Nori, son nouvel ami. Elle était dévastatrice, et pouvait mettre fin, à long terme, à leur relation. Et puis, Terry n'était pas prêt pour un échec en amitié. De ce côté, le jeune Serdaigle était fragile et pouvait rapidement se faire dépiter par son entourage. Espérons seulement que cela n'allait jamais arrivé ...

Aussi, Terry fut sensible au compliment formulé par Nori. D'après le Serpentard, il était sage. En fin de compte, il n'avait pas tort. Mais bon, loin d'être outrecuidant et arrogant, Terry était gêné par les compliments. Néanmoins, il y avait souvent été confronté, devant ses anciens professeurs moldus. En effet, avant qu'il apprenne qu'il était un sorcier, Terry participait activement en classe, étant souvent surnommé "l'intello" ou bien "le fayot". Son comportement changea soudainement le jour où il apprit qu'il était doué de pouvoirs magiques. Ce jour-là, il s'était résolu de rester dans les normes à l'oral, et exceptionnel à l'écrit.

Nori ajouta aussi une touche amusante, on visant implicitement ses camarades de Serpentard. En effet, il n'y avait rien à dire : ils étaient idiots, presque attardés à son goût, arrogants et vaniteux. Mais bon, Nori semblait bien différent de ses camarades, tant il paraissait sincère devant le jeune Serdaigle.
Enfin, il acheva ses compliments en remerciant Terry, profitant par la même occasion en prétendant qu'il était intelligent. Terry en était profondément touché. Jamais, auparavant, on ne lui avait dit ça. C'était bine la preuve que Nori était différent des autres. Et, d'ailleurs, c'était ce qui lui donnait son charme, et poussait Terry à le connaître plus encore.

Terry ne s'en était pas encore rendu compte, mais le village était à présent éclairé, au-dehors. La nuit était tombé. Il lui était désormais impossible de savoir s'il pleuvait encore, ou bien si de grosses gouttes avaient cessé de tomber sur Pré-au-Lard. Il était bientôt temps de rentre à Poudlard. Seulement, Terry ne voulait pas brusquer les choses, et aurait préféré rester là plus longtemps, en compagnie de Nori. Cessant de regarder par la vitre qui se trouvait juste derrière le Serpentard, le jeune Serdaigle sentit son ventre gargouiller. Il avait faim ... Pensant que son ami souffrait lui aussi des pénibles gargouillements, il proposa, avec sa voix amicale et douce :

"Je parie que tu as faim. Si oui, je t'achète une part de cheesecake. Personnellement, j'ai rudement faim. Et au moins, on sera quittes".


Il étira un sourire sincère vers Nori. "Mon Dieu, faites qu'il dise oui ! J'ai vraiment faim !", pensa-t-il


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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mer 20 Juin 2012 - 15:49

    Je pouvais voir diverses émotions sur le visage de Boot. C'était vraiment amusant à voir. Je le voyais aussi longuement réfléchir. Nous continuâmes notre conversation. J'étais toujours aussi à l'aise. En fait, quoi qu'il pouvait arriver, j'étais certain de l'avoir dorénavant dans mes filets. Soudain, mon petit serdaigle paria que j'avais faim. Il me proposa alors de m'offrir une part de cheesecake. D'après lui, nous serions quittes. Je souris doucement. Il était vrai que j'avais faim. Mais toute bonne chose a une fin. Il se faisait tard -il suffisait de lancer un regard dehors pour le savoir- et je ne devais pas passer trop de temps avec quelqu'un, au début. Il valait mieux faire une chose à la fois. Je repris donc d'un ton légèrement désolé.

    « J'espère que tu me pardonneras, mais je ne peux accepter. Il se fait tard, et je dois malheureusement rentrer. Mes amis ne sont rien sans moi... qui plus est, j'ai encore énormément de travail qui m'attend... Ah, les ASPICs... enfin, c'est obligatoire si je veux un jour sortir de Poudlard »

    Je ris et fis ensuite une légère pause puis, repris d'un ton un peu plus enjoué.

    « Voyons le bon côté des choses : nous devrons nous revoir pour que tu puisses m'offrir cette part de cheesecake. »

    Je me levai doucement et laissai quelques gallions sur la table, histoire de payer nos bièraubeurres. Je finis par lui dire au revoir et par prendre congé. Mes amis m'attendaient toujours. Ils se levèrent tandis que j'arrivais à leur hauteur. Ils me suivirent comme des petits chiens, heureux d'avoir retrouvés leur maître. Ils commencèrent à me bourrer de questions. À savoir qui c'était, quel était son statut de sang, etc. Je restai silencieux. Ce qui s'était échangé derrière ces bières resterait secret. Qui plus est, je n'allais pas vendre mon nouvel ami à des serpentard sans cervelle. Finalement, je restai muet tout le long du retour. Même durant la plupart du repas. Et je passai la soirée à étudier dans un coin de la salle commune.

    Oui, Terry Boot était devenu mon ami. Et il serait bientôt un des hommes présents auprès du Renard Blanc.



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MessageSujet: Re: "Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]   Mer 20 Juin 2012 - 16:23

Terry avait trop espéré. Il se faisait tard, et il était immature de ne pas retourner avec la nuit tombée au château. A Pré-au-Lard, de mauvais personnes
rôdaient parfois, avec de mauvaises résolutions. Ces malfrats, souvent d'ex-Mangemorts, ne se dégonfleraient pas, même devant un adolescent prometteur, disposant déjà d'un avenir déjà tout tracé dans la Médicomagie. Il se peut même que devant un nourrisson, âgé de moins de quelques semaines, ils ne renonceraient pas à une mission dictée par Vous-Savez-Qui.

A son grand regret, il vit sa proposition déclinée. Nori ne voulait plus prendre une part de cheesecake. Il expliqua :

"J'espère que tu me pardonneras, mais je ne peux accepter. Il se fait tard, et je dois malheureusement rentrer. Mes amis ne sont rien sans moi... qui plus est, j'ai encore énormément de travail qui m'attend... Ah, les ASPICs... enfin, c'est obligatoire si je veux un jour sortir de Poudlard".

Il s'était parfaitement justifié. Il avait des examens, après tout. Et, il ne devait pas les négliger, aussi. Terry se serait senti beaucoup trop coupable, à ce moment-là. Personnellement, s'il avait été dans la même situation, Terry aurait présenté les mêmes arguments. De ce fait, il ne se sentait absolument pas frustré. Et, puis ils allaient se revoir, non ?

"Voyons le bon côté des choses : nous devrons nous revoir pour que tu puisses m'offrir cette part de cheesecake."

C'est vrai ! Il fallait voir le verre à moitié plein ! Ils allaient se revoir, forcément. Et puis, il étaient devenus amis !

Saluant une dernière fois Nori, Terry attendit quelques instants. Une fois sa Bièraubeurre finie, il remonta, seul, comme d'habitude vers le château. Même s'il s'était fait un nouvel ami, son quotidien n'avait pas miraculeusement changé. Malheureusement ...


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"Je ne t'ai pas déjà vu, toi ?" [PV : Norihiko Yokoya]

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