- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]

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Luna J. Lodwick
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MessageSujet: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Lun 16 Avr 2012 - 15:16

    Suite de Entre plaisir et caramel...

    Je regardai le jeune inconnu descendre les escaliers de Honeydukes. L'espace d'un instant, je l'avais vu tout aussi déconnecté que moi. C'était amusant. Amusant et étrange -on aurait même pu dire inquiétant. Soudain, je revins littéralement à la réalité. L'odeur sucrée de l'air ambiant était maintenant presque insupportable, la lumière brûlait mes yeux et le brouhaha des élèves autour de moi m'arrachait les tympans. Bon sang, que m'arrivait-il ?! Les gens me regardaient bizarrement. Je devais vraiment avoir l'air stupide. Je me tournai alors vers la raison de ma venue : le caramel beurré salé. Avant que le Poufsouffle ne me rentre dedans, j'étais en train d'hésiter entre les petits pots à tartiner et les morceaux durs. Finalement, je pris deux petits pots, payai et partis telle une voleuse du magasin -chose stupide vu que j'avais payé mes achats.

    Une fois dehors, le vent, la pluie et le froid me remirent les idées en place. Je resserrai ma cape contre moi, tandis qu'une bourrasque faisait voler mes cheveux et ma jupe dans tous les sens. Je me sentais tout de suite un peu mieux. Je me demandais vraiment ce que j'avais, en ce moment. Boarf, ça passerait sûrement, une fois que je serais devenue l'amie du Poufsouffle. C'était sûrement quelque chose de normal, quand on rencontrait certaines personnes. Mais quand même, je n'avais de toute ma vie jamais ressentit ce genre de choses. Enfin, au moins je n'étais pas la seule dans le cas. Lui aussi semblait tout aussi déboussolé que moi. Tout d'un coup, je me rendis compte que j'étais au milieu de la rue boueuse de Pré-au-Lard. Je lançai un regard furtif autour de moi. Heureusement, personne ne regardait dans ma direction. Je mis alors le sac reçu chez Honeydukes, contenant mes deux petits pots de caramel beurré salé, dans mon sac en bandoulière puis pris la direction du pub « Les Trois Balais ».

    Une fois arrivée à destination, je poussai la porte face à moi, et un son de cloche se fit entendre. Je lançai un regard dans la salle, cherchant une place où me mettre. Malheureusement, ce n'était pas chose facile, étant donné que le pub était bondé de monde. Fatalement, il faisait mauvais, donc les gens ne parcouraient pas les rues. Après maintes recherches, je finis par trouver une petite table dans un coin, ou seuls deux chaises étaient placées face à face. Ça faisait très... à l'écart. Je me m'installai donc côté mur et attendis. Pendant ce temps, Madame Rosmerta vint prendre ma commande. Je lui dis d'une petite voix que j'attendais « mon ami » avant de prendre quoi que ce soit. La femme s'en allant en me lançant un sourire qui semblait... complice. Vraiment... Très étrange, tout ceci.

    En attendant le Poufsouffle, je me mis à arpenter la salle du regard. Au loin, assis à une table normalement prévue pour plusieurs personnes, il y avait un serpentard de septième année ainsi que Boot. Je me méfiais de ce Serpentard et m'inquiétai un peu pour mon collègue Serdaigle. Mais bon, il avait l'air assez intelligent pour ne pas tomber dans les filets de son interlocuteur. Du moins, je l'espérais. Soudain, la clochette sonna. Mes yeux se posèrent alors vivement sur la porte d'entrée. Mais ce ne fut qu'un couple de Gryffondor qui s'installa à la table d'à côté. Presque immédiatement, ils se mirent à s'embrasser comme si leur vie en dépendait. Bon sang... j'enfouis mon visage dans la paume de ma main droite, attendant toujours mon ami.

    Il fallait que je me rappelle de son nom, aussi. Après tout, lui devait se souvenir de moi. Quoique, personne ne se rappelait le nom de « la fille à Cracmol ». Mais lui était différent. Bref, je me mis à réfléchir à son prénom. N'était-ce pas quelque chose comme Owan ? Woan ? Wan ? Je ne me rappelais décidément plus. Une chose était sûre : il y avait un « W » dans son prénom. Aaaaah, la belle affaire ! Son nom de famille aurait dû être plus simple à retrouver : généralement, nous nous appelions comme cela, sauf si nous étions très proche. Qui plus est, les professeurs aussi nous distinguaient par nos nom de famille et non nos prénom. Mais là, rien à faire, je ne trouvais pas. Et puis, il était difficile de se concentrer avec un tel bruit autour de moi -dont les « smouack » incessant du couple de lions. Ils auraient tout de même pu aller au salon de thé de Madame Pieddodu, c'était -du moins d'après ce qu'on m'avait dit- l'endroit idéal pour les couples.

    Je lançai alors un regard à ma montre. Cela faisait 10 minutes que le Wkekchoz devait m'avoir rejoint. Mais il n'était toujours pas là. Peut-être avait-il eu un empêchement. Ou alors -et cette pensée m'effraya- il m'avait tout simplement menti. Ça m'était déjà arrivé, par le passé. Alors que j'étais en quatrième, un garçon que j'avais rencontré à la bibliothèque m'avait proposé un rendez-vous lors de notre sortie à Pré-au-Lard. Finalement, il n'était jamais venu, et j'avais attrapé le rhume de ma vie.

    Quelques minutes plus tard, alors que j'étais maintenant accoudée sur la table, tout en regardant dans le vide, la clochette retentit une nouvelle fois. Je relevai sans grands espoirs la tête et là, mon visage s'illumina : il venait d'entrer, trempé.





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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mar 17 Avr 2012 - 20:39

Depuis quand pleuvait il des cordes comme ça, à Pré-Au-Lard ? Le petit village, d'ordinaire si chaleureux, jovial et accueillant, se retrouvait plongé dans les bourrasques et les averses de pluie. Les rares élèves assez aventureux pour braver la tempête couraient à en perdre haleine dans la rue dégoulinante, à la recherche d'un abri solide, sec, et si possible, chaud. Tous, sauf Gowan bien sûr, l'intrépide, le sans peur, le héros ! L'unique ! L'unique élève à être capable de perdre sa baguette dans la rue en se rendant en avance à un lieu de rendez-vous. Le seul à être capable de perdre sa baguette tout court, en fait. Luciole était tombée, elle avait du glisser de sa poche, tentative suicidaire d'échapper à sa catastrophe ambulante de maître.

Il était perdu. Si Luciole disparaissait, il se retrouverait seul, amputé de son bien le plus cher, d'une partie de sa magie. Il serait tel un Moldu, et savait au fond de lui même qu'aucune autre baguette ne pourrait lui convenir aussi bien un jour. Non, Luciole était partie, il fallait la retrouver. L'eau ruisselait tout autour de lui, s'infiltrait lentement en lui, sueur glacée, imprégnait ses vêtements, l'empêchait de respirer. Il ne voyait plus rien, suffoquait. Luciole. Sans sa lumière, il était aveugle. Sans sa lumière, il n'était plus rien. Et le voilà donc, à tâtonner la boue, tel un abrutit dans la rue déserte et glacée. Un peu plus loin, des éclats de voix étouffés. Il relève la tête, aperçoit la lueur chaleureuse des trois-balais un peu plus loin. Quelqu'un a du casser un verre. La lumière se reflète dans l'eau, c'est beau. S'il devait garder une image de ce monde, un paysage, une photo, ce serait sans conteste le reflet des enseignes lumineuses moldues dans les rues humides, la nuit. Luciole, où est elle ? Que fait elle ? Est elle déjà bien au chaud, dans la poche d'un sorcier ? Un maître plus talentueux, plus attentionné. Gowan s'assit, releva la tête vers le ciel. Il ne voyait plus. La brume semblait n'être plus là pourtant. Elle avait du s’engouffrer dans son cerveau. Machinalement, la main du jaune et noir glissa vers son jean, tata les poches qu'il était sûr d'avoir déjà regardé. Quelque chose lui fit obstacle. Un bout de bois. Non, pas n'importe quel bois. Du poirier.

La porte coulissa lentement et le jeune homme entra dans la salle. Il était trempé, il le savait, pas plus si boueux que ça, en fait, la pluie avait aidé. La chaleur lui fit rosir les joues immédiatement, et, embarrassé, le jeune homme se mit à chercher des yeux si la Serdaigle était là. Il était probable qu'elle ne soit pas venue, ou qu'elle soit repartie. Il ne savait pas combien de temps s'était passé depuis leur rencontre, à plusieurs sens de ce terme, à Honeyduckes, mais certainement d'avantage qu'une demie-heure. Il la repéra enfin dans une table isolée, à juste derrière une table prise par un couple de Gryffondors. Il arriva rapidement à sa hauteur, se mordant les lèvres de honte à plusieurs reprises. Elle était là, assise, seule, et l'attendait toujours visiblement.

- Je suis vraiment désolé, j'ai eu des soucis avec Lu... euh... ma baguette, dit il avant de s'asseoir sur la chaise libre. Tu as attendu longtemps ?

Il s'en voulait de l'avoir à moitié planté comme ça, ce n'était pas franchement quelque chose qui donnait une bonne image à la base. Mais le taux d'humidité de ses vêtements laissait voir qu'il ne s'était pas simplement prélassé au chaud ailleurs et avait oublié le rendez-vous. C'était déjà une... consolation. Il posa le regard sur la jeune fille. Elle avait une présence étonnante. On ne remarquait qu'elle dans la salle, ce qui était étrange, compte tenu de son allure discrète. Réalisant le silence de plusieurs secondes qui était en train de s'installer, Gowan se gratta la gorge.

- Je ne connais toujours pas ton nom, en fait. Moi c'est Gowan, O'Neil pour les intimes, dit il d'un ton moqueur, et, comme tu peux le voir, j'ai 17 ans. Vu que c'est très très très important quand on rencontre quelqu'un la première fois, je me devais de te le dire.

Il marqua une petite pause avant de remarquer.

- L'avantage, quand on est majeur, c'est qu'on peut commander ce qu'on veut ici. Tu veux quelque chose ?
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mar 17 Avr 2012 - 21:31

    Il entra donc trempé. Mon visage illuminé se transforma immédiatement en étonné. Mes yeux devaient être écarquillés comme jamais. Il s'avança alors vers moi, l'air assez pitoyable et honteux, se mordant frénétiquement la lèvre. Le pauvre. Il s'excusa platement, m'avouant qu'il avait eu des problèmes avec... sa baguette magique. Le Poufsouffle me demanda ensuite si j'avais attendu longtemps. J'arquai un sourcil. Tout d'abord parce qu'il n'avait pas « vraiment » commencé par « baguette magique » mais bien par « Lu ». Lu ? C'était le surnom que mon père me donnait. Étrange. Enfin, je ne posai pas réellement de question. Il s'assit alors face à moi. Je ne pus m'empêcher de lui faire un petit sourire en coin, une fois ma surprise passée.

    « Un souci ? Quel genre de souci ? Sinon... bon honnêtement, j'ai tout de même attendu longtemps, je suis venue ici directement après être sortie de chez Honeydukes. Mais ce n'est pas grave. Tu permets ? »

    J'avais pris ma propre baguette magique et la pointai sur lui. Je lançai alors une formule et un énorme coup de vent sortit de l'extrémité de mon bout de bois. Mon ami était maintenant sec comme si rien ne lui était arrivé.

    « Désolée... tu allais attraper froid, sinon. »

    C'était une sale habitude de m'excuser toujours pour un oui ou pour un non. Mais on n'allait pas me changer comme cela. Bref. Le silence revint alors entre nous. Je remarquai qu'il me détaillait. Quant à moi, je lui lançai toujours des regards furtifs, tandis que mes mains étaient elles aussi devenues un soudain centre d'intérêt pour moi. Je le vis alors se gratter la gorge. C'était vraiment bizarre cette sensation d'embarras qu'il y avait entre nous. Mais ça allait finir par s'en aller. J'en étais certaine. Bon, d'accord, en réalité, je l'espérais, tout simplement. Ce n'était pas le genre de relation que je souhaitais. Tout ce que je désirais, c'est que nous nous entendions bien et que nous devenions amis, riant de bon cœur autour d'une bonne bièraubeurre. Or, ce n'était pas le cas. Nous étions mal à l'aise et en plus, il n'y avait aucune boisson entre nous. Soudain, il reprit la parole. Il se présentait. Gowan O'Neil. AH ! J'étais sûre et certaine qu'il y avait bien un « W » dans son prénom ! Au moins une bonne chose. Il avait dix-sept ans et trouvait que c'était important de le dire. Il avait raison. Totalement raison. Après tout, je ne me rappelais pas de ces informations -je n'étais même pas sûre de les avoir connues un jour. Je relevai alors les yeux et les plongeai dans les siens, tandis qu'il faisait gentiment remarquer que l'avantage d'être majeur était qu'on pouvait commander ce que l'on voulait. Il me proposa donc quelque chose à boire.

    « Pour ma part, je m'appelle Luna Lodwick. Et j'ai seize ans. Donc, je peux t'appeler Gowan, vu que je ne suis pas une intime ? En tout cas, je suis d'accord avec toi, c'est important de savoir ce genre de choses. Rien que pour se contacter... on ne va pas écrire 'Cher personne-dont-je-ne-me-rappelle-pas-le-nom, comment vas-tu ?' ce n'est pas très... normal, comme relation. »

    Parce que la relation que nous avions là était normale peut-être ?! Non, ce n'était pas normal d'être intimidé comme ça. De plus, qu'entendait-il par « commander ce que l'on voulait » ? Parlait-il de Whisky Pur-Feu ou autre alcool du genre ? Peut-être bien. J'en avais déjà bu une fois avec mon père, peu après l'enterrement de ma grand-mère. Et il fallait bien avouer que cela m'avait bien remis les idées en place. Mieux, ça m'avait même redonné un peu de courage. Mais là, nous étions toujours dans le cadre scolaire. Et quand bien même, je ne voulais pas passer pour une alcoolique. Enfin c'était tellement... Rooooh ça m'énervait ! Je me serais tapée la tête contre la table tellement je jouais moi-même avec mes nerfs. Je vis alors Madame Rosmerta s'approcher de nous. Il fallait que je dise quelque chose avant qu'elle ne prenne notre commande. Et ce qui sortit de ma bouche m'échappa clairement.

    « Oui, c'est vrai. C'est une chance que je n'ai pas encore. Enfin, je prendrai la même chose que toi. Je te fais confiance pour ce qui est des goûts. »

    Mais finalement, ce n'était pas si stupide, ce que je venais de dire. Comme ça, quoi qu'il commande, je n'allais pas passer soit pour une petite Serdaigle bien sage soit pour une vieille alcoolique. Enfin, je priai tout de même Merlin pour qu'il ne nous demande pas de l'alcool de Crapaud. Ma grand-mère adorait cela -avec le xèrès bon marché- et, pour en avoir senti et déjà goûté par le passé, rien que l'odeur me donnait envie de vomir. En fait, même dans les bouquins, on disait que c'était le pire alcool du monde sorcier. Surtout quand on y rajoutait du sang de veracrasse. Là, c'était juste le summum de l'immonde.





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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mer 18 Avr 2012 - 18:25

La fille sembla le prendre en pitié, et elle agita sa baguette pour faire sécher ses vêtements trempés. Il la laissa faire et lui adressa un sourire pour la remercier. Dans son état, il n'était vraiment pas sûr d'avoir pu faire un tel sortilège sans faire voler quoi que ce soit d'autre dans la salle, et il préférait éviter. Madame Rosemerta ne serait sûrement pas très contente de voir ses clients s'envoler dans son propre bar.

« Désolée... tu allais attraper froid, sinon. »

Il nota que cela faisait deux fois qu'elle s'excusait depuis leur accident, et qu'elle ne devait pas être une fille très sûre d'elle. Il ne releva cependant pas, se disant qu'il faudrait peut être mieux garder cette remarque pour plus tard, si plus tard il y avait. Il décida de se présenter plutôt, ce qui était raisonnablement bien plus adapté. Elle sembla un peu moins gênée et releva les yeux vers lui avant de dire :

« Pour ma part, je m'appelle Luna Lodwick. Et j'ai seize ans. Donc, je peux t'appeler Gowan, vu que je ne suis pas une intime ? En tout cas, je suis d'accord avec toi, c'est important de savoir ce genre de choses. Rien que pour se contacter... on ne va pas écrire 'Cher personne-dont-je-ne-me-rappelle-pas-le-nom, comment vas-tu ?' ce n'est pas très... normal, comme relation. »

Luna Lodwick. Oui, il avait déjà entendu ce nom. Où et pourquoi, dans quel contexte, c'était une autre question. Gowan sourit lorsqu'elle parla de relation normale. Il ne put s'empêcher de relever.

- Parce que tu trouves que nous sommes dans une relation "normale" ? Non, d'ordinaire, les gens "normaux" ne vont pas prendre un verre après s'être rentrés dedans, je crois. Enfin, c'est pas si grave, je le vis bien moi.

Il n'avait aucune envie d'être normal, de toutes façons, comme tout le monde. Il ne l'avait jamais été. ce n'était pas par un désir de sortir du lot et de se mettre en avant, non, juste qu'il ne se sentait et ne pensait pas comme tout le monde. Il le vivait plutôt bien. De là à s'adresser à quelqu'un par "personne-dont-je-ne-me-rappelle-pas-le-nom", il y avait de la marge. Là, ce n'était plus ne pas être normal, c'était être carrément à coté de toute vie sociale courante. Il profita tout de même de cet élan de conversation pour lui proposer à boire, en sous entendant que sa majorité avait bien des points positifs. Luna sembla hésiter un moment, jusqu'à ce que Madame Rosemerta, toujours rayonnante, arrive à leur hauteur.

« Oui, c'est vrai. C'est une chance que je n'ai pas encore. Enfin, je prendrai la même chose que toi. Je te fais confiance pour ce qui est des goûts. »

Oh, c'était trop facile comme position. Ne pas trop se mouiller en étant sûre de ne pas se donner telle ou telle image. Gowan hésita un instant sur la marche à suivre. Il pouvait commander pour les deux, mais commander quoi ? Autrement, il avait la possibilité de narguer un peu la Serdaigle en commandant pour lui et en lui redemandant ce qu'elle voudrait. Mmmh. Choix difficile.

- Je... eh bien, comme a dit la jeune fille alors, dit il moqueur.

Devant l'air incrédule de madame Rosemerta, et peut être de Luna, il ne la regardait pas à ce moment là, Gowan se sentit obligé de répondre un peu plus sérieusement.

- Bon, eh bah euh... On va prendre... Deux Bièraubeures. Et une bouteille de whisky-pur-feu, avec deux verres s'il vous plait.

Elle ne voulait pas choisir ? Il ne choisirait pas pour elle, c'était hors de question. De cette façon, Luna prendrait ce dont elle avait envie. Bon, ils risquaient d'avoir beaucoup pour deux. Mais il ramènerait la bouteille dans son sac à Poudlard s'il le fallait, ce ne serait pas perdu. Gowan reporta son attention sur Luna, et chercha une conversation. Ne pas trop réfléchir, ne pas laisser un blanc. Elle s’appelait Luna. Luna Lodwick. Elle était à Serdaigle. En 6ème année. Luna. Luna Lodwick.

- Dis moi... On raconte qu'il faut être cultivé et vif d'esprit pour rentrer dans votre salle commune. C'est vrai ? Et admettons qu'un élève soit envoyé là bas parce que le Choixpeau s'est trompé, il avait trop bu, on lui pardonne. Tu ne crois pas que ça pourrait être vachement dangereux ? L'élève en question ne pourrait plus rentrer dans votre salle commune, et il finirait comme ça, suppliant, mort de manque de sommeil à cause d'un truc qui ne le laisse pas rentrer parce qu'il est trop bête. Faudrait en parler à Dumbledore.

Non, ça n'avait absolument aucun sens. Mais au moins, il avait la possibilité de se moquer un peu des Serdaigle le temps que la commande n'arrive et qu'ils puissent disposer de leurs verres. Technique étrange, mais efficace. Madame Rosemerta déposa les verres et la bouteille sur la table avant de se retirer derrière son comptoir, tout en faisant mine de ne pas remarquer les nombreux regards intéressés de la gente masculine. Gowan prit son verre de Bièraubeure et but une longue gorgée avant de reprendre la parole.

- Tu viens d'où Luna ?

La question typique pour commencer à connaître quelqu'un, ou juste engager une conversation. Mais posée ainsi, elle était peut être un peu abrupte. Le Poufsouffle but une autre gorgée de Bièraubeure et ajoute, à titre de précision :

- Je demande juste pour me faire une idée. On a tous une histoire d'avant Poudlard, et c'est ce qui nous a construit, au fond.
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mer 18 Avr 2012 - 21:27

    L'ambiance était beaucoup moins tendue, tout d'un coup. Peut-être était-ce dû au fait que je l'avais séché d'un coup de baguette magique. Suite à mon blabla sur le fait qu'envoyer une lettre en commençant par « Chère personne-dont-je-ne-me-rappelle-pas-le-nom », il rebondit là-dessus, me demandant si je trouvais que nous avions une relation normale, car après tout, la plupart des gens qui se bousculaient ne finissaient pas à papoter ensemble autour d'un verre. Je devais avouer qu'il marquait un sacré point. Je souris doucement, tout en baissant légèrement la tête. Il termina alors en disant qu'il le vivait bien. Qu'est-ce qu'il vivait bien ? Le fait de ne pas être normal, ou bien que nous soyons devenus amis ? Bizarrement, je redevins tendue. Il fallait que je réponde quelque chose. Après quelques secondes, je pris à mon tour la parole. Mais ma voix semblait étrange. Comme un peu plus... un peu plus... Aiguë, peut-être ?

    « En effet, je ne connais aucunes personnes s'étant liées d'amitié de cette façon. C'est pour le moins original. Enfin, je ne le vis pas plus mal non plus. »

    Voilà qui était juste parfait. De toute manière, je vivais très bien mon « anormalité » ainsi que le fait que nous soyons en train de boire un verre -ou plutôt de l'attendre. Donc, quoi qu'il arrivait, j'étais d'accord avec lui. C'était plus que jamais étrange, étant donné qu'avec les autres, je n'étais pas aussi... calculatrice ? Non, ce n'était pas le bon mot. Après quelques instants de réflexion, je finis par mettre le doigt sur le bon terme : prudente. Et encore, ce n'était pas de la prudence comme celle que j'avais envers les Serpentard et autres élèves douteux. Non, c'était plutôt être prudente pour ne pas faire de stupidités. J'étais réellement angoissée à l'idée de faire un pas de travers.

    Finalement, Madame Rosmerta vint près de nous. Gowan demanda alors la « même chose que moi ». Je lui lançai un regard étonné, presque choqué. Mais enfin ! Je lui avais pourtant dit de... Alors que j'allais lui lancer mon mécontentement, il reprit, balbutiant légèrement sa commande. Il demanda deux bièraubeurres ainsi qu'une bouteille de Whisky Pur-Feu. Madame Rosmerta me dévisagea. Puis elle soupira et s'en alla, murmurant que mon oncle faisait pareil quand il était à Poudlard. Je levai vivement la tête vers elle, alors qu'elle se dirigeait vers le bar. Comment. Comment savait-elle que mon oncle faisait pareil ? Et puis surtout, comment savait-elle que j'avais -eu- un oncle ? L'espace d'un instant, je me rappelai les mots de Rigel : « Tu lui ressembles ». Alors c'était vrai ? C'était pour ça ? Soudain, je me rendis compte que le Poufsouffle me parlait à nouveau. Il fallait que je me concentre. J'avais autre chose à penser que les problèmes que j'avais tenté de fuir.

    Il parlait de la salle commune des Serdaigle. Heureusement, j'avais tout entendu de ce qu'il m'avait dit. Ah ! La chance de pouvoir se concentrer, même à moitié, sur deux choses ! Je ris de bon coeur, tentant de faire comme si rien ne venait de se passer.

    « Oui, il faut être cultivé pour entrer dans notre sale commune. Elle est accessible à tous. Seulement, une question nous est posée pour pouvoir entrer. Si on ne sait pas y répondre, tant pis, il faut attendre que quelqu'un d'autre arrive pour aider. Il ne m'est arrivée qu'une fois de rester devant porte close. C'était en première. Nous étions bien une dizaine à chercher. Finalement, c'est un septième année qui a réussi à trouver la solution. Donc, contrairement à ce que tu penses, il y a toujours la possibilité de rentrer. Encore aucun élève n'a eu à passer la nuit dans les couloirs. Du moins je crois. Puis la culture est quelque chose qui s'entretient : donc, même si le choixpeau avait un peu trop bu et se serait trompé dans la répartition d'un élève, il y a toujours moyen qu'il apprenne. Donc, je ne pense pas que Dumbledore fasse attention à cela. Mais si tu y tiens tant, tu peux faire circuler une pétition. Mais je doute que tu reçoives beaucoup de signatures, Gowan. »

    J'avais évidemment terminé par un ton amusé. Je n'allais pas non plus le casser dans ses tentatives de faire la conversation. Au contraire, cela m'aidait à me sentir mieux. Je me sentais même de mieux en mieux -si on omettait le fait que la pensée de mon oncle se soit encore insurgée dans mon esprit. Bref. Gowan me demanda ensuite d'où je venais. Il se justifia en disant que c'était pour « se faire une idée », car nous avions tous une histoire, avant Poudlard. Il avait raison.

    « Je viens de Holy Island. C'est un très grand village situé en bordure de mère, dans le Pays de Galle. J'y ai longtemps vécu dans une maison avec mon père, près de celle de ma grand-mère. Jusqu'à cet été, nous avons emménagé chez elle. »

    Inutile de dire que c'était parce qu'elle était décédée. Hum. De toute manière, il allait le demander. Quoique, peut-être pas. Enfin. Je n'allais pas lui en dire trop. Je ne voulais pas le barber avec mes histoires de famille. Et surtout, je ne voulais pas qu'il aie pitié de moi. D'accord, ma mère était morte à ma naissance. Et d'accord, ma grand-mère avait été, tout au long de ma vie, la seule figure maternelle que j'avais eu. Mais j'avais fait mon deuil, même si parfois, mon cœur se pinçait à l'idée que je ne la reverrais plus jamais. Mais je ne voulais surtout pas qu'on aie pitié de moi. Bref, si il voulait en savoir plus, il n'avait qu'à me poser les questions adéquates. Peut-être même que je lui avouerais la vérité à propos de mon père et du fait qu'il est cracmol.

    « Holy Island est tout simplement magnifique. J'ai hâte d'y retourner pour Noël. Et toi, d'où viens-tu Gowan ? C'est vrai que c'est intéressant de connaître l'histoire des gens. Ça nous aide à mieux les comprendre. »

    Je repensai alors à mon petit village natal. Je ne mentais pas en disant qu'il était magnifique. L'eau de la mer était d'un bleu merveilleux. Les habitations -peu nombreuses vers l'extérieur- étaient coquettes comme tout. Je me rappelais avoir gravi plus d'une fois les chemins de terre à la recherche de pierres « magiques », alors que j'étais enfant. C'est ce que ma grand-mère me disait de faire, quand je devenais trop infernale. Du coup, j'examinais les cailloux un par un, dans l'espoir de trouver celui qui était bel et bien magique. Je ris doucement puis, finis par faire part de mon souvenir à mon ami. Ça n'avait rien de bien intéressant, certes. Mais bizarrement, je devais lui dire. Je devais partager ce souvenir avec lui. Étrange. Dire que je ne parlais jamais de moi à personne -sauf Rigel.

    « Toi aussi tu cherchais des cailloux quand tu étais enfant ? » demandai-je en riant.





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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Jeu 19 Avr 2012 - 20:42

Luna lui expliqua qu'aucun élève de Serdaigle n'avait du passer une nuit dehors à sa connaissance. Il haussa les épaules. Qu'est ce qu'elle en savait ? Bon, d'accord, sûrement plus que lui là dessus. Mais quand même ! Bon, heureusement qu'elle proposa l'idée d'une pétition, ce qui le fit sourire. En voilà une bonne idée ! Il allait commencer par aller voir Dumbledore, puis peut être le Choixpeau. ce serait classe, une signature du Choixpeau pour une telle pétition. Et puis, il pouvait faire signer les Elfes de Maison, dans les cuisines. Ils n'avaient rien à faire la-dedans, mais n'étaient pas du genre à refuser de rendre service. Tant et si bien que le Poufsouffle était certain de pouvoir récolter quelques signatures tout de même. Mais bon, cela méritait un peu de réflexion quand même, et Gowan préféra partir sur un autre sujet, tentative qui sembla être appréciée par la Serdaigle.

« Je viens de Holy Island. C'est un très grand village situé en bordure de mère, dans le Pays de Galle. J'y ai longtemps vécu dans une maison avec mon père, près de celle de ma grand-mère. Jusqu'à cet été, nous avons emménagé chez elle. »

Gowan essaya de comprendre la fin de la phrase. Il en avait bien saisi le sens, mais ne savait pas trop s'il était forcément avisé de demander un peu plus de précisions. Peut être pas, à en croire la petite lueur de tristesse dans ces yeux. Mais il avait peut être moyen d'amener le sujet de manière moins dure, et d'essayer d'en savoir un peu plus par la même occasion. Choisissant bien ses mots, de peur d'un dérapage verbal qu'il ne souhaitait vraiment pas, le jaune et noir articula :

- Tu as grandi avec ton père donc. C'était un sorcier ou un Moldu ? Tu as grandi en connaissant la magie, ou en l'ignorant jusqu'à ton arrivée ici ? Chez moi, c'était assez étrange, j'étais constamment entre les deux mondes. Alors j'ai toujours eu du mal à distinguer ce qui était magique et ce qui ne l'était pas. Maintenant ça va un peu mieux.

Luna semblait perdue dans ses pensées, et elle continua sur ses souvenirs d'enfance. Gowan aimait vraiment beaucoup en apprendre plus sur les autres, essayer de les comprendre, de voir ce qui comptait pour eux, ce qu'ils aimaient, ce dont ils avaient peur. C'était peut être pour ce gout là que le Choixpeau l'avait envoyé là où il était. A moins qu'il n'ai été bourré ce jour là. Pas impossible non plus.

« Holy Island est tout simplement magnifique. J'ai hâte d'y retourner pour Noël. Et toi, d'où viens-tu Gowan ? C'est vrai que c'est intéressant de connaître l'histoire des gens. Ça nous aide à mieux les comprendre. »

Le jeune homme sourit et but à nouveau un peu de Bièraubeure. Il l'écouta évoquer ses souvenirs d'enfant, ses escapades dans la nature et sa relation avec les cailloux. Ce passage le fit d'ailleurs rire avec elle. Il voyait tout à fait le genre de rapport dont elle parlait, et cela faisait du bien.

« Toi aussi tu cherchais des cailloux quand tu étais enfant ? »

Il haussa les épaules, sourire aux lèvres. Étrangement, la réponse vint d'elle même, sans qu'il n'ai particulièrement besoin de réfléchir. Juste des mots, francs et spontanés, tantôt enrobés de nostalgie, tantôt nimbés de joie et de tendresse.

- Moi je viens du petit village de Blackburn, en Ecosse. C'est vraiment petit, mais assez joli comme endroit. Mes parents sont deux sorciers, issus de familles a tendance moldue, et j'ai toujours grandi comme un sorcier, dans un monde moldu. Mes parents ne veulent pas que j'oublie d'où je viens, et que ceux qui n'ont pas de pouvoir ne sont pas si différents de nous, en fait. On allait voir la mer, des fois. Mais je ne cherchais pas de cailloux. Moi, ce que je préférais plus que tout, c'était m'asseoir sur une falaise et regarder les vagues s'écraser en dessous de moi, avec l'écume qui s'envolait de partout. Et le vent salé sur mon visage radieux. Alors oui, des fois ça me manque, et je rentre à Noël, mais je ne le fais pas souvent. Je ne m'entends pas très bien avec ma grande soeur, et je préfère voir mes parents quand elle n'est pas là.

Il se tut, posa sa pinte de Bièraubeure sur le coté, et se servit un verre de Whisky-pur-feu. Le liquide ambré était beau, comme ça, à la lumière étouffée du jour. Il en but une gorgée avant de reprendre.

- C'est drôle, j'ai plein de souvenirs comme ça. Je ne sais pas pourquoi ceux là, pourquoi ils m'ont marqué, mais ils sont poutant là, bel et bien là. Par exemple, je me souviens du jour de la répartition. Au fond de moi, j'étais terrorisé, je croyais que l'on allait devoir passer une épreuve alors que je ne savais pas lancer le moindre sort, mais je me disais que les héros n'avaient pas peur, eux, et que si je voulais être un héros, il fallait que je sois courageux. Et MacGonnagal est arrivée. Très intimidante. Elle me fait toujours vachement peur, d'ailleurs. ET au final, je ne suis pas plus courageux. Mais voilà, ma baguette s'appelle Luciole, parce que toute bonne arme moldue doit avoir un nom, alors ma baguette devait avoir le sien, elle aussi. J'ai l'impression que c'est l'assemblement minutieux de tout ça, tous ces petits détails, qui font qu'on est là, comme nous sommes, en train de nous parler, ici et maintenant.
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Ven 20 Avr 2012 - 21:19

    Il eut l'air sceptique quand je lui appris qu'aucun élève de Serdaigle ne s'était retrouvé à devoir roupiller dans les couloirs, parce que l'entrée était restée close. Bon, je n'en étais pas tout à fait sûre. Après tout, c'était ce que le préfet-en-chef nous avait dit, alors que je venais de rentrer à Poudlard. Peut-être avait-il menti, en fait. À l'époque, j'étais très naïve. Bon au moins, j'avais réussi à le faire rire avec mon histoire de pétition. J'avais pourtant l'impression qu'au fond de lui, il ne trouvait pas cette idée aussi ridicule. Mais comme je lui avais si gentiment fait remarqué, je doutais qu'il reçoive énormément de signatures. Enfin, mon petit doigt me disait qu'avec lui, rien n'était impossible. De plus, il avait l'air d'avoir énormément d'humour.

    Il m'avait demandé d'où je venais. Suite à ma réponse, il me posa la question sensible. À savoir, si mon père était un moldu ou un sorcier. Alors, il ne savait pas que mon père était un Cracmol. La rumeur n'avait pas encore atteint certaines personnes. C'était tant mieux, dans un sens. Mais dans l'autre, j'allais devoir lui dire moi-même. J'aurais pu mentir, oui. Mais je trouvais cela déplacé et inutile. De toute façon, la vérité allait un jour finir par ressortir. Donc, autant lui avouer tout de suite. Je bus une gorgée de ma propre bièraubeurre, tandis qu'il m'avouait qu'il avait toujours vécu entre le monde magique et moldu. De ce fait, il ne distinguait pas toujours ce qui était surnaturel ou non, bien qu'il m'affirma que ça allait maintenant beaucoup mieux. Il m'apprit par après que c'était parce que ses parents étaient des sorciers d'origine moldue. Il venait d'un petit village, lui aussi -bon ok, le mien était grand mais soit. Il me parla aussi de ses souvenirs. Il ne chassait pas les cailloux, contrairement à moi, mais préférait regarder les vagues s'écraser sur le bas des falaises, sur lesquelles il était haut perché. Je ne pus m'empêcher de sourire tout en l'imaginant s'émerveiller devant l'écume des vagues sauvages. Il termina en me disant que oui, il rentrait de temps en temps à Noël, car tout celui lui manquait. Mais il le faisait quant il était certain que sa soeur n'était pas là, car il ne s'entendait guère avec elle. Alors lui aussi, avait quelques « soucis familiaux » ? Cet aveu me rassurait. Enfin, je n'avais pas vraiment de quoi me plaindre. C'était surtout que j'avais une situation quelque peu particulière. Où plutôt mon père. J'avais toujours été fière de lui, de ce qu'il était devenu. Et je n'en avais pas honte. Mais je détestais qu'on se moque de moi sous prétexte que mon père était cracmol. Pourtant, c'était légitime. Qui pourrait croire qu'un homme « raté » aie une fille aussi « brillante » ? C'était assez cocasse, comme situation.

    Il se servit un verre de whisky Pur-Feu puis reprit son récit. J'aimais l'écouter. Je me sentais loin de mes problèmes et je n'avais plus ces pensées qui me rongeaient l'esprit à longueur de temps. Il continua de me parler de ses souvenirs ineffaçables. Il me parla entre autre de la cérémonie de répartition. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire quand il m'apprit qu'il s'attendait à une épreuve pratique, genre lancement de sort. Puis il y avait MacGonnagall, l'intimidante. Je souris. Puis, il m'avoua qu'il avait baptisé sa baguette magique « Luciole », pour faire comme les moldus donnant un nom à leur arme. Alors c'était ça ! Mon visage s'illumina, ayant compris pourquoi, quelques instants auparavant, il avait commencé par « Lu » avant de reprendre en disant « baguette magique ». Tout d'un coup, tout était plus clair. Je ne pus d'ailleurs pas m'empêcher de murmurer un « Oh ! » de compréhension.

    « Je vois ! J'ai lu beaucoup de récits moldus, étant petite. Je continue d'ailleurs. C'est amusant de voir comment ils voient le monde magique. En tout cas, c'est original de donner un nom à sa baguette magique. Elle doit être heureuse d'avoir un Maître comme toi. Sinon... moi aussi, j'ai trouvé le Professeur MacGonnagall très impressionnante, la première fois que je l'ai vue. Mais maintenant, ça va beaucoup mieux. Enfin, ma grand-mère ne m'avait rien dit à propos de la répartition... j'étais assez stressée aussi. J'avais peur de me retrouver dans une maison qui ne m'aurait pas du tout convenu. Mais je suis heureuse que le choixpeau m'aie envoyé à Serdaigle. En tout cas, l'impression que tu as, sur le fait que c'est l'assemblement de toutes ces petites choses qui fait ce que nous sommes, n'est pas qu'une impression. C'est notre passé qui nous forme. Notre passé, notre éducation... oui ben comme tu dis en fait : ces petits détails. »

    Je ris doucement, regardant ma bouteille. J'en bus une nouvelle gorgée puis, plongeai à nouveau mon regard dans le sien. Les yeux de Gowan étaient clairs et remplis de malice. Un peu comme moi, par moments. C'était amusant de voir que nous avions certains points communs, comme ça. Soudain, je me rendis compte que je le fixai -encore une fois- un peu trop longtemps. Et c'était gênant : j'avais lu quelque part que si on regardait quelqu'un dans les yeux plus de six secondes, cela voulait dire que soit on avait envie de le tuer, soit... envie de lui tout court. Or, ce n'était pas DU TOUT le cas. Je n'avais ni envie de le tuer ni de... roh ! Cette pensée me fit monter le rouge aux joues et je bus une nouvelle gorgée. Je repris alors, faisant semblant de rien.

    « La mer m'a toujours fascinée, aussi. Même si j'ai un peu peur de l'eau quand même. Je n'ai pas le courage -ou la folie- des Gryffondor. Enfin... je te comprends si ça ne t'enchante guère de rentrer tout le temps. À vrai dire, même si j'ai hâte de revenir à Holy Island, je suis un peu... réticente à cette idée. »

    Il était maintenant temps que je lui avoue tout. Même si il ne me l'avait pas clairement demandé, il m'avait fait comprendre qu'il voulait en savoir plus, dans ses questions. J'allais donc lui dire la vérité. Tant pis si il me riait au nez et partait tout en se moquant de moi. Si c'était le cas, ça voulait simplement dire qu'il n'était pas fait pour être mon ami. Rigel, elle, ne s'était jamais moquée de mes origines -malgré le fait qu'elle soit du côté de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Certes, j'aurais été triste qu'il réagisse ainsi, mais il s'agissait là des aléas de la vie. Tant pis aussi si il me prenait en pitié et se lamentait sur mon sort. Au moins, ça voulait dire qu'il avait du cœur. En fait, ce qui me dérangeait le plus était quand on s'apitoyait un peu trop. Bref. Je pris alors mon verre et le remplis de Whisky Pur-Feu. Ça m'avait donné du courage après l'enterrement de ma grand-mère, ça allait bien m'en donner maintenant. J'en bus une gorgée, que je sentis glisser le long de mon œsophage et atterrir dans mon estomac. J'avais la sensation qu'un dragon s'était emparé de moi. Je me sentais forte, prête à pouvoir faire n'importe quoi -c'était peut-être ça, la folie d'un Gryffondor. J'allais pouvoir tout lui dire et même rire avec lui du fait que mon père était un cracmol ! Mais en fait, une fois que je repris la parole, je me rendis compte que, même avec un dragon dans l'estomac, la mélancolie de la mort de ma grand-mère était toujours présente, bien que j'aie fait mon deuil. Une lueur de tristesse passa dans mon regard et s'entendit même au son de ma voix.

    « En fait, j'ai toujours vécu avec mon père, oui. Mais ma grand-mère l'a toujours aidé à m'élever. Quand il partait travailler, j'allais chez elle. Vu que je viens d'une famille de sang-pur depuis de longues générations, j'ai donc grandi avec la magie. Mais j'ai toujours été étonnée de ce qu'elle pouvait faire avec sa baguette. Même à Poudlard, elle continuait à m'étonner. Malheureusement, elle ne le fera plus. Elle est décédée cet été. C'est pour ça que nous avons déménagé chez elle, avec mon père. »

    Je soupirai, et un lourd silence s'empara de nous. Je me pinçai les lèvres. Je n'aurais pas dû lui dire ça. Mais au le Whisky me poussa à continuer. C'était assez dérangeant. Mais je m'y sentais obligée. De toute manière, j'avais commencé, il fallait bien terminer.

    « Tout comme toi, j'ai un peu vécu entre les deux mondes. Mon père me ramenait des bouquins moldus et il devait tout faire avec ses deux mains : la cuisine, le repassage, le nettoyage, etc. Donc j'ai aussi appris à tout faire sans l'aide de la magie. Mais je t'avoue que je préfère utiliser les sortilèges que ma grand-mère m'a appris, pour ce genre de choses, même si d'après mon père, ça ne me fait pas de tord de savoir comment les moldus font. »

    Depuis le début de mes explications, je ne l'avais pas regardé une seule fois dans les yeux. Je regardais mon verre, que je n'arrêtais pas de bouger dans tous les sens. Je continuais aussi à me mordiller la lèvre. Puis, je levai lentement les yeux, le regard monotone.

    « En fait, c'est parce qu'il est un cracmol. »

    Voilà, c'était dit. Pas une seule once de honte n'aurait pu se lire sur mon visage. Car je n'avais jamais été honteuse de mon père. Pour moi, c'était un homme admirable qui avait réussi non seulement sa vie, mais aussi à m'éduquer -en partie seul. Bref, il avait de quoi être fier. Je ne lui avais pas parlé de ma mère. Tout simplement parce que je ne voulais pas qu'il pense que je me plaignais de tout. Et d'ailleurs, je ne me plaignais de rien. J'assumais parfaitement ma vie et mon contexte familial quelque peu spécial. J'attendis alors la réaction de Gowan, stressée. Comment allait-il réagir en apprenant que la fille avec qui il parlait était la fille d'un « raté » ? Certes, les Poufsouffles étaient réputés pour leur amabilité. Mais jusqu'à quel point ?





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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Lun 23 Avr 2012 - 20:10

Gowan resta attentif à la Serdaigle au fur et à mesure qu’il parlait, et il constata, amusé, que cette dernière semblait partager certaines choses avec lui, et que sa mine concentrée et étonnée traduisait une écoute comme il n’en avait que rarement bénéficié. Aussi ne perdit il pas le fil de la conversation, choisissant de s’ouvrir entièrement, sans peur de jugement, pour une fois. Oui, sa baguette avait un nom, mais elle l’avait eue à 11 ans, et il bénéficiait de circonstances atténuantes. Oui, la sévère MacGonagall continuait de l’intimider, même à 17 ans. Et oui, il rêvait de rentrer à Gryffondor, la seule Maison valable pour lui à ce moment-là. Il l’assumait, après tout. Il faut dire que son verre ambré devait faciliter la tâche.

Luna lui dit qu’elle avait beaucoup lu sur les Moldus, et que leur vision du monde était amusante. Le jeune homme fit une moue amusée tirant sur le sceptique. Non, la vision du monde qui était amusante, c’était plutôt celle des sorciers. Ils étaient en décalage total avec la modernité du monde Moldu, et cela donnait de nombreuses scènes cocasses quand les sorciers devaient se rendre chez les Moldus. Ils ne savaient pas s’habiller de manière à ne pas être fiché comme fou furieux au premier regard. Ils ne savaient pas comment fonctionnait la grande majorité des objets indispensables pour les Moldus, tels que le téléphone, la voiture, les chaînes hi-fi… Non, vraiment, s’il y avait un décalage, et il y en avait un, c’était forcément du côté des sorciers. Les seuls à connaître la présence de l’autre groupe d’individus, de toutes manières. Ensuite, Luna mentionna Luciole, et le jaune et noir ne sut dire si elle parlait sérieusement ou avec une pointe d’ironie, car une lueur amusée flottait à ce moment-là dans ses yeux. A moins que cela n’en soit pas une. D’ailleurs, elle continua sur quelque chose de plus sérieux, évoquant son stress à son arrivée à Poudlard et son sa peur de ne pas être envoyée dans la bonne Maison. Gowan se permit alors de glisser une remarque un tantinet moqueuse.


- Le Choixpeau pouvait difficilement t’envoyer ailleurs qu’à Serdaigle, non ? Je te vois mal en Gryffondor ou en Serpentard, alors que je te connais à peine, et tu n’es pas assez commune pour aller à Poufsouffle. Même s’il avait bu deux litres de Whisky-Pur-Feu, le Choixpeau ne se serait pas trompé.

Luna rit silencieusement, mais le jeune homme ne sut pas si elle riait de ces souvenirs ou de sa remarque, qui n’était pas non plus hilarante. Ouais, elle riait sûrement de ses souvenirs. Il y avait quelque chose dans son rire, son attitude, qui le fascinait. A moins que cela ne soit pas que son attitude. Ses yeux croisèrent ceux d’azur de la Serdaigle, et il s’y plongea sans rechigner, contemplatif éperdu. Il y avait quelque chose d’étrange avec certains regards. De ces regards qui vous frôlent plus sûrement qu’une main, qui font trembler de surprise, qui ébranlent la conscience. Un quelque chose comme ça, oui, ça existait, les deux océans de douceur, là, juste devant lui, en témoignaient amplement. Luna baissa soudainement les yeux pour fixer sa chope à moitié vide, ramenant aussitôt Gowan à la réalité. Celui-ci baissa aussitôt les yeux, comme s’il s’était pris une gifle. Il ne comprenait pas. Ce n’était peut-être pas le moment ou le lieu pour y réfléchir. Un silence s’installa, rapidement brisé par la Serdaigle, qui reprenait la parole. Gowan n’osait pas recroiser le regard bleuté de sa voisine, aussi opta il pour un regard vague, pondéré par une contemplation prolongée de son verre. Mais il ne voulait pas la vexer, aussi faisait-il de son possible pour lui indiquer qu’il était à l’écoute tout de même. La scène devait être assez ridicule, d’un point de vue extérieur. Elle lui dit que la mer la fascinait aussi (si elle savait à quel point la mer qu’il venait de voir le fascinait), et qu’elle comprenait ses réticences à retourner chez lui à Noël. Gowan voulu relever les yeux, regarder clairement Luna en attendant la suite, qu’il attendait réellement, mais ses muscles refusèrent de lui obéir. Pour se donner une contenance, il but une nouvelle gorgée d’alcool. Elle n’eut, quant à elle, aucun mal à descendre, semblant lui intimer une autre conduite. Il releva la tête, adressa un sourire maladroit à Luna tout en prenant soin de ne pas recroiser ses yeux, alors même qu’il en mourrait d’envie. Heureusement, elle ne se vexa pas et continua à dérouler le fil de sa pensée. Son père lui avait appris les manières moldues, le travail sans baguette magique. Pourtant, elle ne semblait pas connaître les moldus d’un point de vue intérieur, et il lui semblait qu’elle venait d’une famille de sorciers. Il y avait donc deux grandes explications à cela. Son père était peut-être un sorcier passionné des Moldus, qui s’appliquait à essayer de mieux les comprendre en essayant d’imiter le plus fidèlement leur mode de vie. Ou alors…

« En fait, c'est parce qu'il est un cracmol. »


Gowan releva les yeux et regarda Luna. Il croisa son regard, mais à cet instant, ce n’était pas ce qui importait. Son visage était calme et déterminé, légèrement pensif. Très peu d’élèves à Poudlard avaient pour parents, ou ancêtres des Cracmols, considérés comme impropres à leur sang, sorciers rabaissés au niveau des simples Moldus. C’était une vision très répandue, en tout cas. Quelle estime avoir d’une telle personne ? Il était même l’inverse des Nés-Moldus, en pire, donc. Luna devait donc avoir pesé ses mots avant de lui annoncer ça, bien qu’elle n’en retire, visiblement, aucun embarras particulier. Le Poufsouffle haussa les épaules et finit sa Bièraubeure avant de prendre la parole.

- Il a réussi à s’intégrer quelque part ? Ça ne doit pas être facile.

Voilà. Pourquoi en dire plus ? Cela ne valait pas la peine. Quoi que, c’était peut-être dans ce but qu’elle lui avait dit ça. Qu’il lui donne son avis. C’était triste d’en arriver là.

- Tu sais, je viens bien d’une famille moldue, et d’une autre famille semi-moldue, dit-il très tranquillement. Jamais eu de Cracmol dans ma famille, pas que je sache. Oui, il est Cracmol. En est-il mauvais pour autant ? Est-il un mauvais père, de par son incapacité à lancer le moindre sort ? Il est moldu et sorcier à la fois, un sorcier aux pouvoirs de moldus. Ton père est ce qu’il est, et en te voyant, je n’ai pas de doute quant au fait qu’il doit être un bon père. On ne devrait pas classer les gens en fonction de leur sang ou de leurs pouvoirs. Un sorcier, un moldu, un Cracmol… des humains, tout ça, ni plus ni moins.

Gowan fit glisser sa chope vide sur le côté. Il sortit Luciole, sembla hésiter un instant, puis commença à lancer un sort sur ladite chope. Cette dernière sembla perdre toutes ses formes, s’agiter dans tous les sens, se recroqueviller, se déplier. Un instant plus tard, elle bondissait déjà contre la fenêtre en poussant de petits cris aigus. Le jeune homme agita à nouveau sa baguette et attira à lui le petit écureuil roux qui ne comprenait pas du tout ce qui se passait et semblait affolé.

- N’empêche, on peut faire des trucs cools avec une baguette. Pourquoi s’amuser à détruire quand on peut faire ça ?

Malheureusement, la joie de Gowan, qui adorait cet animal, et qui était passablement fier d’avoir réussi ce sortilège cette fois-ci, une silhouette féminine fonça rapidement à leur table. Surpris, le Poufsouffle releva les yeux du petit pelage roux qui palpitait dans ses mains pour découvrir madame Rosemerta, visiblement passablement agacée. Pris au dépourvu, Gowan lança un regard à Luna, et marmonna avant que Rosemerta ne s’énerve vraiment :

- Euh… j’suis désolé, j’ai pas fait tout à fait exprès. Une erreur de parcours. Je… je vous l’achète ? demanda-t-il d’une toute petite voix.
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mar 24 Avr 2012 - 21:19

    Gowan était vraiment un garçon charmant. Il m'écoutait comme peu de gens l'avaient déjà fait par le passé. Il y avait Rigel, mon père, ma grand-mère. Et maintenant lui. Certes, il y avait aussi les Professeurs. Mais eux, c'était dans leur travail d'écouter leurs élèves. Et de toute manière, je ne leur parlais jamais que des cours. C'était totalement différent. Je voyais bien qu'il s'intéressait à ce que je disais. Il ne m'écoutait pas pour « me faire plaisir » ou par politesse. Au fond, je savais qu'il s'agissait de quelqu'un de bien. Néanmoins, j'avais toujours cette boule au ventre, en pensant à comment il allait réagir, une fois qu'il saurait que mon père était un Cracmol. C'était bizarre, car cela ne faisait qu'une grosse heure que nous nous connaissions, et pourtant je n'avais absolument pas envie de le perdre. Car notre relation commençait à devenir ce que j'espérais : des rires, de la discussion, de l'écoute.

    Quand je lui avouai que moi-même, j'avais peur de me retrouver dans la « mauvaise maison », il m'avoua que même si le Choixpeau avait pu deux litres de whisky pur-feu, il ne m'aurait pas envoyé ailleurs. Je ris doucement de sa remarque. J'étais flattée. Vraiment flattée. Il me disait pas assez commune pour aller à Poufsouffle. Même si dans son ton, il y avait une légère pointe de moquerie, je ne le pris pas mal.

    « C'est gentil de ta part. J'ai toujours voulu aller à Serdaigle. Depuis toute petite, en fait. Je pense que ma grand-mère a pleuré de joie quand je lui ai dit que j'étais dans cette maison. Enfin... tu n'es pas commun non plus, pourtant tu es à Poufsouffle. »

    Puis, il y eut ce lourd silence, ou nous nous regardâmes dans les yeux. Durant ces quelques secondes, j'eus l'impression d'être dans un autre monde. J'étais bien, j'étais zen. J'étais plongée dans ses iris d'un vert clair. On aurait dit deux belles émeraudes. C'était magique. Tout comme l'ambiance qu'il construisait entre nous. Gowan était un magicien, un vrai. Certes, il savait lancer des sorts avec sa baguette magique, comme tout sorcier qui se respecte, mais il avait aussi réussi à me faire oublier mes soucis du moment. Et ça, sans sortilèges. Ou alors si c'était le cas, il fallait qu'il me dise comment il avait fait. Mais toutes bonnes choses avaient une fin. Il fallait que je lui dise pour mon père et pour ma grand-mère. Après tout, c'était aussi montrer que j'étais en confiance. Et puis je ne voulais pas qu'il pense quoi que ce soit d'indécent sur la raison de ma fixation. Je baissai donc les yeux et repris. J'étais triste de revenir à la réalité. Mais c'était aussi faire preuve de sagesse. Tandis que je parlais, je cherchais à tout prix à retrouver son regard, si encourageant. Mais il semblait ne plus vouloir me regarder dans les yeux. De ce fait, je restai concentrée sur ma bièraubeurre. Et même plus que jamais quand je lui avouai pour mon père.

    « En fait, c'est parce qu'il est cracmol. »

    Un silence qui me sembla durer des heures s'installa alors. Ma phrase se répercuta en écho dans mon cerveau. Je l'avais dit. C'était la deuxième personne à qui le l'avait dit. Je relevai le visage, prête à subir ses sarcasmes. Lui aussi, il avait relevé le regard, me fixant droit dans les yeux. Je faisais face. Depuis la première, j'entendais de temps en temps les rumeurs courir à ce sujet, comme un vent léger murmurant sur son passage. Peut-être avais-je fait une erreur de lui dire. Peut-être que cette brise de rumeurs allait se changer en ouragan. Mais tant pis, j'assumerais. Comme toujours.

    Et là, Gowan réagit. Il haussa les épaules, termina sa chope de bière et me demanda s'il avait réussi à s'intégrer. Mes yeux s'agrandirent comme quand j'avais aperçu mon compagnon entrant dans le pub, trempé comme une soupe. Il continua alors, me demandant si cela faisait de lui quelqu'un de foncièrement mauvais. Non, bien sûr que non. Je n'avais jamais douté de cela. Pour Gowan, ça ne changeait rien. Il avait réussi à m'élever et d'après lui, mon père était un « sorcier aux pouvoirs moldus ». Nous étions tous égaux. C'était une magnifique pensée. Et il était le premier à me dire ça. Quand je l'avais dit à Rigel, un lourd silence s'était installé entre nous. Pire que celui qui était survenu, quelques instants auparavant. Et puis, elle m'avait dit que cela n'avait aucune importance pour notre amitié. Mais Gowan avait une façon de penser tellement... fascinante et sortant de l'ordinaire ! Même moi, je n'avais pas été aussi loin dans ma réflexion sur mon père. Mes mains s'étaient mises à trembler. En fait, mon corps entier tremblait. J'étais touchée à un point que mon corps voulait le faire savoir. J'ouvris la bouche, tout en écrasant les deux perles salées qui menaçaient de s'échapper de mes yeux, et repris la parole avec douceur.

    « Merci. Merci beaucoup. C'est beau ce que tu dis. Mon père a toujours... été le meilleur père que j'aurais pu avoir. Il m'a appris beaucoup. Et comme tu le dis, nous sommes pareils. Le statut importe peu. Enfin pour te répondre, oui.  »

    Que dire de plus ? Je ne savais pas. Il n'y avait rien d'autre à dire, car il l'avait déjà fait. Mes yeux étaient toujours plongés dans les siens. Ses paroles avaient été sincères. Il n'était pas celui qui allait crier sous tous les toits que mon père était un Cracmol. J'eus l'envie folle de me jeter sur lui et de le serrer dans mes bras. Et étrangement, de ne jamais les quitter. C'était sûrement le contre-coup de ce qu'il m'avait dit. Oui, certainement. En tout cas, je me sentais plus que jamais bien en sa présence. J'avais l'impression de pouvoir affronter une armée de géants. Bon, peut-être pas quand même. Un sourire stupide -du moins pour moi il l'était- s'étala sur mon visage, tandis que Gowan prenait Luciole en main, après avoir fait glisser sa chope légèrement sur le côté. Pendant ce temps, je terminai la mienne à longues gorgées, me demandant ce qu'il préparait. Soudain, il lança un sort sur sa chope vide et, après une lente transformation, la chope avait fait place à un magnifique petit écureuil roux. Ce dernier, stressé, tenta de s'échapper. Mais mon ami fut bien plus rapide et lui relança un sortilège pour l'amener à lui. Tout cela sous mon regard émerveillé. Tandis que le petit animal semblait être au bord de la crise cardiaque, Gowan me demanda pourquoi certains s'efforçaient à vouloir tout détruire avec la Magie, alors que nous pouvions faire des choses aussi cool. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

    « C'est vrai mais... j'ai un doute quant au fait que ce soit cool pour ce pauvre écureuil ! »

    Soudain, Madame Rosmerta fonça sur nous, telle une harpie enragée, lançant un regard noir à Gowan. Ce dernier leva les yeux vers moi, puis les dirigea vers la serveuse. Il marmonna qu'il était désolé. « Erreur de parcours ». Clairement qu'elle allait le croire ! Puis, d'une petite voix, il demanda si il pouvait l'acheter. À nouveau, je ris de bon cœur tandis que Madame Rosmerta m'assassinait du regard. Si elle avait eu une baguette à la place des yeux, elle aurait lancé un Avada bien placé, et je serais déjà morte. Je sortis alors ma bourse de mon sac, fouillai dedans et lui tendis un Gallion.

    « Ca vous ira, j'espère ? Je peux vous en donner deux si vous voulez, mais je doute qu'une chope neuve coûte autant. D'ailleurs, nous prendrons encore deux bièraubeurre, s'il vous plait ! »

    Elle prit alors sèchement ma pièce dorée et s'en alla en ronchonnant contre « les adolescents inconscients et stupides ». Avec ça, elle avait de quoi se payer au moins une cinquantaine de nouvelles chopes. Je lançai un regard Gowan, les yeux toujours riant, et le sourire ne se gommant pas de mon visage. L'argent n'était vraiment pas un problème pour moi. Mon père m'avait donné tout ce qu'il avait hérité de ma grand-mère, me disant que ça me servirait plus qu'à moi. Tu parles, il m'offrait toujours autant de choses qu'avant. Enfin... Je pris alors le rongeur des mains de mon ami. Elles touchèrent les miennes, et un long frisson parcourut mon corps. Je fis semblant de rien. Le contre-coup. C'était encore et toujours le contre-coup. Normal quoi. Mais il me semblait tout de même durer un peu trop longtemps, ce-dit contre-coup. Entre mes mains, le petit écureuil tremblait comme une feuille. Un peu comme moi, quelques minutes avant. Ses poils étaient doux et soyeux, et sa queue touffue se balançait dans tous les sens, telle celle d'un chat mécontent. Du bout de l'index, je lui grattouillai la tête. Le petit animal sembla se calmer petit à petit, me fixant de ses gros yeux noirs. J'étais toujours impressionnée par ce que Gowan venait de faire. Ce niveau n'était pas donné à tout le monde. Surtout en métamorphose. Tout en continuant à cajoler la création de mon ami, je repris la parole.

    « Tu es très doué, pour arriver à maîtriser un sort aussi complexe. C'est du niveau des ASPIC ! Certes, nous sommes en sixième, mais il faut s'entraîner longtemps ! »

    Mais comme il l'avait dit, c'était mieux d'utiliser la magie pour ce genre de choses. Mon oncle par exemple, n'avait finalement pas étudié pour aider les gens, ou pour faire de si jolis sortilèges. Mais au contraire, il s'était entraîner pour tuer des gens, et servir Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Gowan, lui, faisait sourire les gens. Mais je ne voulais pas parler de la magie utilisée à mauvais escient. Car cela me rappelait le mensonge de mon oncle, et ma pauvre grand-mère morte sans connaître -l'horrible- vérité.





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Gowan O'Neil
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Lun 7 Mai 2012 - 11:56

Le petit écureuil palpitait follement au creux de ses mains. Gowan n'avait jamais cru qu'il puisse autant terroriser un animal sans même chercher à faire autre chose que de le rassurer. Relevant brièvement la tête, il croisa les yeux rieurs de la Serdaigle. La boule rousse profita de ce moment d’inattention quasi rêveuse pour tenter une fuite par la gauche, mais le jaune et noir parvint une fois de plus à le garder avec lui. Quel sortilège permettrait de le tranquilliser ? Il n'en connaissait pas. Il ne réalisa la présence d'une certaine Madame Rosemerta très contrariée qu'en relevant à nouveau les yeux pour demander un conseil à Luna, qui en saurait probablement plus que lui. Pris au dépourvu, il se retourna vers la dame en colère et marmonna des excuses qu'un enfant de 3 ans n'aurait pas jugé crédibles. Luna sembla rire, suite à quoi Gowan l'entendit répondre à Rosemerta qu'un Gallion suffisait bien à remplacer une chope, et que, de fait, elle voudrait deux Bièraubeures. La tenancière s'éloigna en bougonnant, suivie par le regard incrédule du jeune homme et visiblement agacé de la Serdaigle. Réalisant lentement ce qu'il venait de se passer, il revint à son amie et voulu la remercier, mais tout se passa très vite. Il la vit se lever légèrement et se pencher vers lui, tendre lentement les mains vers le petit écureuil. A ce moment précis, quelque chose d'étrange se passa. Il eut l'impression que son coeur affolé battait à la même vitesse que celui de son ami rongeur, que leurs consciences pulsaient ensemble, dans l'attente d'un futur proche, mais incertain. Les mains de la Serdaigle prirent délicatement le petit écureuil, effleurant au passage les siennes. Le temps sembla se figer, ou se dérégler, il ne savait plus trop. Luna se retira cependant, aussi vite qu'elle était venue, emportant avec elle la chope étrange, particulièrement enviée à ce moment là par le jeune homme. Si seulement lui aussi pouvait se faire passer pour un écureuil ! Il ne la connaissait qu'à peine, et voilà qu'il était déjà envieux, presque jaloux, de l'attention qu'elle portait à cet animal, qui, il fallait bien le reconnaître, était très mignon, lui.

« Tu es très doué, pour arriver à maîtriser un sort aussi complexe. C'est du niveau des ASPIC ! Certes, nous sommes en sixième, mais il faut s'entraîner longtemps ! »

Gowan revint lentement à lui. Il but une longue gorgée de Bièraubeure (Madame Rosemerta en ayant visiblement apporté entre temps) se demandant jusqu'où il pouvait répondre. Se contentant finalement d'une vérité incomplète, il répondit :

- J'ai redoublé. Ça peut expliquer que je sois en avance dans certains cours, je pense. Mais pourquoi toujours tout rabaisser à un niveau académique ou cartésien ? C'est triste comme vision du monde. Et puis, ce sort est juste un sort de métamorphose qui s'est retrouvé dans le programme des ASPIC, rien de plus.

Il savait très bien que le niveau de métamorphose pour arriver à un tel résultat était assez important, et il n'avait pas vraiment à se plaindre de son niveau. Il ne voulait juste pas se vanter ou s’attarder sur le sujet. Dans les bras de Luna, l'écureuil semblait s'être calmé, et il regardait autour de lui avec ses grands yeux noirs. Cette vision le fit sourire.

- Tu vas l'appeler comment ?

La question lui avait semblé logique sur le moment, en fait. Il n'avait pas réfléchit plu loin. L'animal était bien avec Luna, et il pensait qu'à priori, à moins d’annuler le sortilège, il ne redeviendrait pas une chope de Bièraubeure. A priori, cela devait être un animal normal, juste apparu à la place du verre. A priori donc, la remarque était pertinente. Sauf qu'à la réflexion, Luna ne s'était absolument pas prononcée à ce sujet. Gowan se reprit donc, rougissant, ajoutant avec maladresse :

- 'Fin, je sais pas si t'as envie d'avoir un écureuil... c'est pas forcément évident comme animal. Juste qu'il a l'air content d'être là, c'que je peux comprendre.

Gowan ferma les yeux. Qu'est ce qu'il venait de dire, là ? Là, sur la fin ? Quel abruti fini ! La bourde était si énorme qu'il ne savait pas comment rattraper le coup, cette fois ci. Ajouter autre chose le plomberait encore plus, mais il pouvait toujours changer de sujet. Euh... un sujet... un bon sujet... le Quidditch ? Pas forcément une bonne idée. Honeyduckes ? Harry Potter ? Euh...

- Tu as entendu, au fait ? Il paraît qu'Hagrid élève des Gnomes de Pensylvanie ! Une espère très rare !

Outch. Non, en fait, il fallait mieux se taire.
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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mar 8 Mai 2012 - 7:57

    C'était vraiment étrange, ce qu'il venait de se passer. J'avais l'impression d'avoir été projetée dans un monde parallèle ou quelque chose du genre. Mon coeur avait fait un bond immense dans ma poitrine, quand mes mains avaient touchés les siennes. Je m'étais vite rassie, caressant le petit écureuil du bout des doigts. Il sembla se calmer petit à petit, en même temps que mon coeur affolé. Je relevai alors les yeux et vit Gowan me fixer. Ou alors, fixait-il l'animal dans le creux de mes mains ? Je ne savais pas trop. Histoire de dire quelque chose, je lui parlai de mes impressions sur le sort qu'il venait d'utiliser, et qui était tout de même assez difficile à maîtriser. Tandis qu'il m'expliquait que le fait qu'il aie redoublé pouvait expliquer pas mal à de choses à ce niveau, je concentrai à nouveau mon regard sur la petite boule de poils rousse. Il m'avoua aussi qu'il trouvait bien triste de toujours tout rabaisser au point de vue académique ou cartésien. L'air de rien, je fus légèrement irritée : je le prenais directement pour moi. Je repris la parole, un peu plus sèche que je ne l'aurais voulu.

    « Tu as doublé ? Ça n'a pas dû être facile tous les jours, pour t'intégrer dans une nouvelle année. Quant au fait que j'abaisse tout à un niveau académique, tu me vois désolée d'être quoi qu'il arrive, une Serdaigle. »

    A peine mes paroles furent-elles sorties de ma bouche que je les regrettais déjà -surtout les dernières, évidemment. Je me mordis la lèvres inférieure et bafouillai des excuses.

    « Pardon. Je n'avais pas à dire ça. C'est... c'est ton point de vue. »

    Il n'était en effet pas temps que nous nous disputions. Je ne voulais décidément pas le perdre. En fait, je ne voulais même pas être séparée de lui. Je lui lançai un regard timide, tandis que lui, avait le sourire aux lèvres. Ouf, il ne semblait pas être fâché. Soudain, il me demanda comment j'allais l'appeler. Je relevai vivement la tête, le fixant droit dans les yeux. Parlait-il bien du petit écureuil regardant curieusement autour de lui ? Il continua maladroitement et rougissant, en disant qu'il ne savait pas trop si je voulais m'occuper de lui mais qu'en tous cas, il semblait heureux d'être là. Ce qu'il pouvait comprendre. Je regardai alors mon ami avec plus qu'étonnement, tandis que l'écureuil s'agrippa à mes vêtements et se lova sur mon épaule. Mon compagnon quant à lui, ferma les yeux, faisant mine de réfléchir. Non mais attends ?! Il fallait que je réponde quelque chose là ! Et tout de suite ! J'ouvris la bouche prête à répliquer quelque chose, quand tout d'un coup il me coupa dans mon élan, me disant que Hagrid élevait des gnomes de Pennsylvanie. Alors là ! Il tentait peut-être de dévier de sujet ? Non, il ne le tentait pas : il le faisait clairement. Je ne pus m'empêcher de rire. Puis, je pris ma chope de bièraubeurre et en bus de longues gorgées. Je déposai alors délicatement ma chope -maintenant à moitié pleine- face à moi et lui répondis.

    « Eh bien... je pensais à... Swich. C'est pas très original mais... je n'ai pas d'autres idées. Tu en penses quoi, toi qui le comprends ? »

    Je ne pus m'empêcher de lui lancer un regard amusé. Je continuai alors sur ma lancée, à propos des gnomes de Hagrid.

    « Il a vraiment des gnomes de Pennsylvanie chez lui ? Il faudra que j'aille voir ça de plus près, ça peut être intéressant. »

    Soudain, je me rendis compte que le bar commençait à se vider. Je jetai alors un coup d’œil à ma montre : il était déjà 17h30, ma parole ! L'air de rien, je me sentis triste. Je ne voulais pas que notre rencontre prenne fin maintenant. Mais c'était plus sage : avec les journée qui raccourcissaient, il était plus prudent de rentrer avant 18h. Je finis alors ma chope, d'une traite. L'air de rien, j'avais une bonne descente, en fait. Je repris, cette fois d'un ton déçu.

    « Il est 17h30. Il vaudrait mieux que nous rentrions maintenant. Tu as des amis à retrouver en plus, non ? Enfin... si ça te dit, on peut toujours se retrouver une nouvelle fois. Genre dans le parc, ou quelque chose dans le genre. »

    En gros, je lui proposais presque un rancard. Suite à cette idée me traversant l'esprit, je me mis à rougir puis à me gratter la tempe. C'était gênant... j'espérais qu'il ne pense pas la même chose que moi. Sinon, ça aurait été une catastrophe.





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MessageSujet: Re: Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]   Mer 9 Mai 2012 - 9:09

« Tu as doublé ? Ça n'a pas dû être facile tous les jours, pour t'intégrer dans une nouvelle année. Quant au fait que j'abaisse tout à un niveau académique, tu me vois désolée d'être quoi qu'il arrive, une Serdaigle. »

Le ton que venait de prendre Luna était étonnamment sec, comme si sa dernière remarque l'avait vraiment énervée, ou blessée. Il ne souhaitait ni l'un ni l'autre, mais il était plutôt étonnant de prendre autant à coeur une remarque aussi anodine. Il ne la critiquait pas mais donnait juste son avis sur l’étroitesse de cette logique, si elle était employée partout. Tout ne s'expliquait pas par la logique ou par les sciences. Luna sembla regretter ses propos, ou tout du moins son ton, et bredouilla, gênée :

« Pardon. Je n'avais pas à dire ça. C'est... c'est ton point de vue. »

Gowan sourit et finit sa Bièraubeure en silence. Il n'avait pas envie plus que ça de s'attarder sur le sujet, qui n'en valait pas forcément la peine, d'autant moins si il engendrait des disputes, ou plutôt des froids. Ses yeux se posèrent à nouveau sur le petit animal aux cotés de Luna, qui semblait tout à fait calmé et serein, mais très curieux, à en juger par son regard perçant. C'est à ce moment là que le sort sembla s'acharner sur Gowan, qui se mit à enchaîner les maladresses avec un certain niveau dans la matière. Il commença à demander le nom qu'elle voulait donner au petit écureuil, avant de se souvenir qu'elle n'avait pas dit si elle en voulait, et tenta de rectifier de le tir, en évoquant le bien être de l'animal, qu'il pouvait comprendre, et, pour tenter de rectifier le tir, en parlant de gnomes de Pensylvanie dont s'occupait soit disant Hagrid, le garde chasse. Et ce, en moins d'une minute. Le jeune homme garda les yeux rivés sur son verre, le rouge lui brûlant les joues, aussi fut il surpris d'entendre son amie rire.

« Eh bien... je pensais à... Swich. C'est pas très original mais... je n'ai pas d'autres idées. Tu en penses quoi, toi qui le comprends ? »

Relevant lentement les yeux, embarrassé et pris au dépourvu, il croisa le regard rieur de Luna. Cela dut lui donner la force de répondre quelque chose dans un second degré plus léger que ce qu'il avait employé jusque là.

- Oh, bah pour un écureuil, je pensais plutôt à Noisette ou Gland. Ou Steak sur Pattes, mais c'est peut être moins facile à porter.

L'écureuil, perché sur l'épaule de Luna, lui lança ce qui sembla être un regard plein de mépris et de dédain.

- Ou alors Swich, c'est pas mal, hein. Un peu moins classique peut être. Un peu plus... joli.

Luna le nargua sur les gnomes de Pensylvanie, disant que ce semblait follement intéressant et qu'elle avait hâte d'aller voir ça. Gowan, embêté, se demanda s'il s'agissait réellement de gnomes. Pensylvanie, ça, il était sûr, mais les gnomes... Il avait quelques doutes. Enfin, connaissant Hagrid, il y avait des chances qu'il ait des trucs de ce genre, Gowan pouvait lui faire confiance pour ça. Le jaune et noir fut tiré de ses rêveries par Luna, qui lui annonça qu'il était déjà 17h30, soit l'heure de rentrer au château, et elle lui proposa de se revoir une prochaine fois. Gowan voulu répondre que oui, bien sûr qu'il en avait envie, mais la Serdaigle avait déjà baissée la tête, gênée. La gorge du Poufsouffle se noua et ses mots moururent, étouffés. Il sortit de quoi payer, posa son argent sur la table, et regarda à nouveau Luna, dont la teinte avait prit quelques couleurs.

- Bien sûr que je serai content de te revoir, si cela ne t'embarrasse pas. Tu n'auras qu'à m'envoyer... Swich, avec un message par exemple ! A moins qu'on ne se croise dans les couloirs, bien sûr. Enfin, ça me ferait...

Gowan ne finit pas sa phrase. Dehors, la pluie avait cessée, et le soleil, timide ce jour là, déclinait très nettement dans le ciel orangé, signe qu'il était plus que temps de rentrer au château. Les deux élèves se séparèrent, chacun retournant à ses occupations avant de reprendre l'allée du château. Les dents serrées, Gowan repensait à ce qu'il n'avait pas dit avant de la quitter. "Enfin, ça me ferait vraiment plaisir de te revoir". Il la connaissait à peine. Il fallait, vraiment, réfléchir à tout ça.
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Entre plaisir alcoolisé et gueule de bois. [PV & copyright du titre Gowan]

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