- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]

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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Sam 5 Mai 2012 - 12:01

Dimanche 15 Décembre 1996 – 18h52 – Salle Commune des Serpentards


Californication by Red Hot Chili Peppers on Grooveshark


La salle commune était plongée dans un brouhaha s'adoucissant à mesure que le temps passait, preuve que l'heure filait à toute vitesse vers la fin de la journée et plus précisément vers l'heure du diner. En effet, les fauteuils se vidaient peu à peu et le silence s'installait lentement, seulement brouillé bientôt par des murmures ou le grattement d'une plume sur un parchemin. C'était toujours amusant de voir que plus une pièce se vidait, moins les gens osaient parler à voix haute. La peur sans doute que quelqu'un écoute ce qu'on dit ? Daphné Greengrass n'en avait pas grand chose à faire, elle. Elle n'écoutait pas les conversations, ne regardait même pas les autres élèves. Assise seule sur l'un des fauteuils les plus proches de la cheminée, places attribuées au cercle proche du prince de Serpentard, elle fixait les flammes sans ciller, clignant à peine des yeux de temps en temps. De toute évidence, la jeune fille était plongée dans une profonde reflexion et très peu de gens pouvaient se targuer d'avoir la moindre idée de ce qui inquiétait autant l'ainée des Greengrass.

Depuis quelques semaines, elle s'était énormément rapprochée de Drago Malefoy, alors sans doute la plupart de ceux qui auraient posé les yeux sur elle à cette seconde et l'auraient surprise ainsi auraient imaginé que toutes ses pensées allaient vers le beau blond, comme la rumeur le laissait entendre. Ils n'étaient pas loin de la vérité mais pas vraiment de la manière dont ils l'imaginaient. Dans moins d'une semaine, les élèves le souhaitant pourraient quitter Poudlard pour rentrer chez leurs parents le temps que dureraient les vacances de Noël. Depuis un moment déjà, la liste de ceux qui rentraient et ceux qui restaient avait été faite. Comme tous les ans, les soeurs Greengrass rentreraient à Sibsey, dans le comté du Lincolnshire pour fêter Noël avec leurs parents. Il en était de même pour la plupart des Serpentards, d'ailleurs. Et c'est bien ce qui inquiétait Daphné. Personne n'en parlait vraiment dans les cachots, sachant parfaitement qu'ici, tout ce que vous diriez pourrait être retenu contre vous au moment opportun, mais les choses allaient assez mal au dehors. Celui dont on refusait de plus en plus de prononcer le nom gagnait en puissance. Les élèves de Poudlard, et en particulier la plupart des Serpentards, se croyaient bien souvent hors de danger, et ils avaient raison dans une certaine mesure, après tout le grand Albus Dumbledore veillaient sur eux ici. Mais au dehors, il en était autrement pour quelques uns d'entre eux. Alors oui, Daphné avait peur de ces vacances, peur pour Pansy qui montrait de plus en plus l'ambition de devenir Mangemort dès sa sortie de Poudlard vu qu'on le lui refusait toujours tant qu'elle serait élève, peur pour Théo dont le père n'avait toujours pas montré signe de vie depuis le retour du Lord et qui aurait sans doute a en payer les frais un jour ou l'autre, peur pour sa famille depuis que leur père était devenu un Mangemort. Et surtout peur pour Drago.

De tous, c'était lui qui avait le plus a craindre. Même si son père n'était plus en prison depuis quelques jours et qu'il était donc de retour pour payer le prix de ses erreurs, la pression pesait toujours grandement sur les épaules du jeune Malefoy. Lui avait été marqué au début de l'année, que cela lui plaise ou non et Daphné savait que c'était loin de lui plaire. Elle savait aussi que quelque chose clochait dans cette histoire. Drago ne lui disait jamais rien directement mais elle le connaissait beaucoup trop pour ignorer qu'il se passait quelque chose, que le Seigneur des Ténèbres avait du lui confier une mission ou le menacer chaque jour. Et elle avait affreusement peur de ce qui arriverait si le jeune homme ne s'en sortait pas. Et elle savait parfaitement qu'il ne s'en sortait pas bien du tout, elle l'avait compris la fois où elle l'avait trouvé pleurant dans les toilettes. Elle craignait que ce retour à la maison pour les fêtes soit affreusement douloureux pour le blond. Mais très vite, sa préoccupation initiale avait laissé la place à d'autres, toutes liées. Que se passerait-il maintenant ? Le Seigneur des Ténèbres avait déjà remporté deux victoires : Harry Potter était hors-service et Azkaban plus qu'un vieux souvenir poussiéreux depuis qu'il l'avait fait vider et mettre en pièce par ses serviteurs. L'avenir s'annonçait sombre et la jeune fille mourrait de peur à cette idée. Toute sa vie changerait quand les choses deviendraient claires dehors. Que ce soit un camp ou l'autre qui gagne, toute sa vie serait transformée. Pour sa part, elle savait ce qu'elle ferait, elle et Théo s'étaient jurés de fuir ensemble dès que la guerre commencerait. Mais pour les autres ? Pansy, Drago, Astoria, ses parents ? Elle se sentait un peu honteuse de partir, de les laisser tomber dans ces conditions difficiles mais un serment inviolable la liait à cette promesse, c'était ça ou la mort, et honnêtement, elle n'était pas encore prête a mourir.

Les pensées de la jeune fille étaient donc loin d'être drôles et belles, loin de ce que les autres pouvaient imaginer. Mais de toute évidence, ils n'en avaient pas grand chose a faire, car si Daphné y avait fait plus attention, elle aurait remarqué qu'elle était à présent totalement seule dans la salle commune. Au moins, savoir que le monde courrait à sa perte ne coupait pas l'appétit de ses camarades de maison. Tant mieux pour eux, il leur faudrait prendre des forces avant de se battre, un régime drastique n'était pas conseillé en ce moment. Détachant ses yeux grisonnant de la lueur des flammes, Daphné baissa la tête et sera entre ses doigts le journal qui reposait sur ses genoux. Sur la première de couverture, le visage émacié de plusieurs Mangemorts la regardait avec des yeux souvent rageur. Une seule photo au milieu montrait un homme cherchant encore a garder un peu de dignité même dans une situation semblable, malgré ses yeux cernés et ses longs cheveux blonds emmêlés. Tous portaient le même uniforme rayé semblable à un pyjama crasseux. A côté, une autre photo montrait les ruines d'une immense battisse perdue au milieu de l'océan. L'article titrait : « Azkaban détruite, les prisonniers libérés. » Daphné gardait les yeux fixés sur la photo de Lucius Malefoy. L'attaque avait eu lieu près de deux semaines plus tôt et personne ne comprenait encore comment les Mangemorts avaient réussi un tel exploit. On murmurait pourtant que les Détraqueurs les avaient aider, une très mauvaise nouvelle s'il en est.

Perdue dans sa contemplation, Daphné ne remarqua pas que quelqu'un s'était approché d'elle et elle sursauta violemment, lâchant le journal qui tomba au sol lorsque la voix du nouvel arrivant s'éleva.








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Norihiko Yokoya
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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Dim 6 Mai 2012 - 9:23

    Une fois de plus, j'avais passé la journée à la bibliothèque. Les ASPICs étaient de plus en plus proches : dans six mois, j'allais devoir passer mes examens. Six mois, c'était long et en même temps très court. Bientôt, je ne serais plus sur les bancs de cette école. Et bientôt, j'aurais un travail et je pourrais me concentrer pleinement sur mon « plan ». Et ça, ça valait tout l'or du monde. Plongé dans mon étude de la Défense Contre les Forces du Mal, une demi-douzaine de bouquins ouvert face à moi, je me mis à bailler. Puis, je lançai un regard furtif autour de moi : personne. Il n'y avait plus un chat dans la bibliothèque. Je regardai alors l'heure sur la montre en argent que mon père m'avait envoyé pour mon dix-septième anniversaire : 18h40. Tout le monde devait être dans la grande salle, en train de se restaurer. Pour ma part, je n'avais absolument pas faim. Mais il était temps que j'arrête d'étudier. J'avais déjà passé plus de cinq heures à écrire et à mémoriser toutes ces choses, c'était bien plus que suffisant.

    Je rangeai les bouquins empruntés là où je les avais trouvés et remis les miens dans mon sac, que je portai sur mon épaule droite. Vu que cette journée avait été consacrée à l'étude, je n'avais pas arboré un aspect physique extravagant : j'étais on ne peut plus normal, avec mes cheveux et mes yeux ébène. J'étais par ailleurs vêtu d'une robe de sorcier noire. Enfin, ça n'avait pas empêché certaines personnes de me dévisager. La rançon de la gloire...

    Je sortis de la bibliothèque, m'aventurant dans les couloirs déserts. Je descendis les escaliers menant vers le hall d'entrée. Une fois sur place, je réfléchis un instant à si oui ou non j'allais grignoter un bout avec mes camarades Serpentard. Je soupirai : non seulement je n'avais pas faim, mais en plus je n'avais pas envie de me retrouver une fois de plus dans des discussions se moquant des élèves des autres maisons. Je pris donc la direction des sous-sols, traversant les cachots, m'enfuyant dans les profondeurs du château. Je finis par arriver devant le mur cachant la porte de la salle commune des verts et argents. Je lançai le mot de passe d'un ton morne. Stupidité ! Qu'allais-je bien pouvoir faire en attendant que mes abrutis « d'amis » reviennent ? Pas grand chose, j'en avais bien peur.

    Au fur et à mesure que je descendais, les murs devenaient de plus en plus humides. En fait, s'en était même désagréable. Je n'aimais guère ce chemin. Malheureusement, j'étais obligé de le prendre quotidiennement. Puis enfin, ce fut la délivrance : j'entrai dans la salle commune des Serpentard. Vide, évidemment. Je me dirigeai à pas rapides vers mon dortoir. Soudain, je m'arrêtai vivement et me tournai vers la seule et unique personne -que je n'avais pas remarqué en entrant- présente. Cette si jolie jeune fille à la chevelure châtain tenant entre ses mains la « Gazette du Sorcier ». A la une, de terribles Mangemorts. Je souris et m'avançai vers cette sixième année qui ne m'était pas totalement inconnue. Je m'assis alors sur le bras de son fauteuil et lui fis un sourire on ne pouvait plus charmeur.

    « Eh bien Daphné ? Que fais-tu ici alors que c'est l'heure du repas ? »

    Je fis une légère pause, la détaillant. D'après les rumeurs, elle sortait depuis peu avec ce petit crétin de Malefoy. Enfin, je n'étais pas là pour la juger, mais plutôt pour l'aider, vu le regard déprimé qu'elle arborait. Elle avait pourtant l'air d'aller bien, la dernière fois que je l'avais croisée. Elle avait cruellement changé, depuis notre première et réelle rencontre. Dorénavant, elle était une femme. Cependant, une femme reste fragile... Je repris la parole, la caressant de mes mots doux, et posant une main protectrice sur ses épaules. Quant aux miennes, elles étaient prête à l'accueillir pour qu'elle puisse pleurer.

    « Tu n'as pas l'air d'aller bien, ma petite Daphné. Voudrais-tu me parler de ce qui ne va pas ? Tu te rappelles de ce que je t'ai dit l'année dernière, non ? Je serai toujours là pour t'aider et te faire devenir quelqu'un. La preuve, tu as pris confiance en toi. Alors vas-y, explique-moi. »



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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Dim 6 Mai 2012 - 13:04

Daphné lança un regard quelque peu irrité au nouveau venu avant de se pencher pour ramasser son journal qu'elle abandonna sur la table basse devant elle. Puis elle se retourna légèrement pour faire face à Norihiko et tenter de répondre à sa question, même si franchement, elle se voyait mal lui dire toute la vérité à ce sujet... Ils se connaissaient plus ou moins depuis l'an dernier, s'étant rencontré lors du voyage dans le Poudlard Express où, pour une raison ou pour une autre, aucun des deux n'avaient fait le voyage avec leurs amis habituels. Ce devait être la première fois qu'ils se retrouvaient tout à fait seuls parce que le jeune homme n'était pas vraiment du genre a trainer avec les mêmes personnes que Malefoy. Il avait été d'assez bon conseils au cours de l'année passée et était sans doute celui qui était parvenu a convaincre Daphné de se déclarer auprès du blond mais cette fois-ci, il ne s'agissait pas seulement d'histoires de cœur.

« Salut, Nori... Je n'avais pas vraiment faim. Et toi, pourquoi tu n'es pas à table ? »

Il enchaina directement en demandant à la jeune fille ce qui n'allait pas. De toute évidence, elle n'y couperait pas. Elle avait toujours la possibilité de mentir, bien sûr, mais elle n'était pas vraiment bonne menteuse et avec lui, elle finissait toujours par cracher le morceau, au moins quand ce n'était pas trop grave. Car même si elle mentait rarement, il n'était pas question pour elle d'aller tout raconter au jeune homme, certaines choses -comme par exemple la nouvelle condition de Drago- restaient un secret qu'elle comptait bien emporter dans la tombe.
Prenant une profonde inspiration, Daphné se décida tout de même a répondre.

« Rien de spécial, je suis seulement un peu inquiète... Avec les Mangemorts qui ont été libéré la semaine passé , je sens que tout va bientôt partir en vrille. Je sais qu'à Poudlard on ne risque pas grand chose avec Dumbledore mais je pense à ceux qui sont là dehors. A mes parents... »

Il ne manquait plus qu'une petite larme et une musique instrumentale pour qu'on se croit dans un film dramatique.

« Et puis... J'ai l'impression que les choses vont devenir compliqués pour nous autres Serpentards, les rumeurs recommencent tu sais, tous le monde nous regarde comme si nous étions tous des Mangemorts en puissance. Je me sens comme une pestiférée dans ce château, simplement parce que le Choixpeau m'a envoyé dans cette maison et pas ailleurs... »

Quand on voyait le comportement de certains élèves avec les Serpentards, et bien sûr celui de certains Serpentards avec les autres élèves, il n'était pas étonnant de voir qu'au dehors une guerre se préparait. Les gens étaient tellement plein de préjugés et tellement intolérant... Et contrairement a ce que tout le monde avait l'air de penser, les « méchants » n'étaient pas les seuls fautifs dans cette histoire.








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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Lun 7 Mai 2012 - 7:52

    Ah... Daphné était une si charmante personne. Si elle ne s'était pas entichée de ce petit fils à papa de Malefoy, j'aurais pu entrevoir une relation parfaite avec elle. Elle aurait fait une épouse exemplaire. Mais malheureusement, son petit cœur battait déjà pour l'autre et tenter d'embobiner une fille déjà prise ne m'intéressait absolument pas. De toute manière, ce n'était pas dans les mœurs de la maison Yokoya. Ma charmante amie m'avoua qu'elle n'avait pas faim et me demanda pourquoi moi-même, je n'étais pas en train de dîner à la Grande Salle. Je lui répondis d'un ton détaché :

    « Je n'ai pas vraiment faim non plus. De plus, je n'ai pas envie de me retrouver avec mes petits copains sans cervelle. Je suppose que tu comprends. »

    La plupart des Serpentard étaient des écervelés. Et les compagnons que je m'étais fait n'avaient pas échappés à la règle. Ils ne faisaient que suivre et critiquer, bien que je leur ai dit plus d'une fois que je ne supportais pas les critiques sans raisons. Après un instant de réflexion, Daphné finit par me répondre à propos de ce qui n'allait pas. Elle avait peur. Pas pour elle car elle était en sécurité ici, à Poudlard, mais plutôt pour sa famille, à l'extérieur. C'était vrai qu'il y avait la montée en puissance de Voldemort. Mais je trouvais qu'il n'y avait pas de quoi en faire tout un drame. Cependant, son inquiétude était légitime, vu qu'elle tenait grandement à son père et à sa mère. Je l'avais appris en la fréquentant. Elle continua à propos de nous, Serpentard. Elle disait que notre réputation en prenait un sacré coup, avec toutes ces rumeurs qui allaient bon train. Elle n'avait pas tout à fait tord, mais d'après moi, il fallait passer outre.

    « D'après ce que tu m'as dit, tes parents sont des gens respectables. Je ne pense pas que Voldemort irait les enquiquiner. Et quand bien même ce serait le cas, tes parents ne sont pas stupides : ils obéiraient gentiment en attendant que cela se tasse. Et je pense que c'est la meilleure des solutions à prendre. »

    Je marquai une légère pause, pour reprendre de plus belle, à propos de notre maison. Je souris doucement à ma cadette et lui tapotai lentement l'épaule.

    « Pour ce qui est des élèves de notre maison... ils n'y mettent pas du leur pour prouver le contraire. C'est vrai que les autres élèves pensent que nous sommes des mini-Mangemorts... ce qui est stupide, en soit. Beaucoup d'entre nous ont des parents alliés à Voldemort. Et comme je viens de te le dire, ceux-là ne se gênent pas pour mettre de l'huile sur le feu. »

    Une fois de plus, je fis une légère pause. Puis, mon soupir rompit le silence, et je lançai un regard presque accusateur à Daphné, tout en prenant son menton pour relever sa tête vers moi.

    « Mais... il y a quelque chose qui me chiffonne. Ne t'ai-je pas déjà dit de ne pas faire attention à ce qu'on disait ? Tu dois être fière d'être la personne que tu es, et d'appartenir à la maison de Salazar Serpentard. Les autres ne peuvent pas comprendre que c'est un honneur de faire partie de cette maison. »

    Enfin, ce n'était là que mon humble avis. Mais pour ma part, quoi qu'on en dise, j'étais fière comme un paon d'avoir été envoyé chez les verts et argent. Je marquai un nouvelle pause. Après tout, c'était ce qu'il y avait de mieux pour faire comprendre quelque chose à quelqu'un.

    « Vois-tu Daphné, je pense que toi et moi sommes le parfait exemple du Serpentard exemplaire. Les autres ne tirent qu'une fierté mal placée, d'avoir été envoyés dans notre noble maison, et ne sont que de simples caricatures. »

    Et ça, je le pensais vraiment.



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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Mar 8 Mai 2012 - 0:35



Daphné écoutait Norihiko d'une oreille particulièrement attentive. Elle savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de trop en dire, pas qu'elle n'ait pas confiance en lui mais simplement pour ne pas briser la confiance que les autres avaient en elle.

Pourtant, écouter le jeune homme parler était à la fois apaisant et un peu gênant. Elle lança des regards aux alentours, s'assurant qu'aucune oreille indiscrète ne trainait dans les parrages. Ils étaient parfaitement seuls, loin de tout risque de se faire entendre. Se mordant les lèvres quelques secondes, elle se décida finalement a lâcher le morceau.

« Je crois que qu'ils doivent être de ton avis...Je ne suis sûre de rien mais j'aurais de bonnes raisons de croire que Tu-sais-qui a menacé mes parents... »

Ce n'était qu'à moitié vrai, elle avait eu la confirmation de cela par son propre père dans une lettre qu'il lui avait adressé le 3 Décembre dernier mais il était hors de question qu'elle dise les choses plus clairement que cela. Nori était suffisamment intelligent pour saisir le sous-entendu et Daphné avait été élevée pour devenir une femme du monde, c'est-à-dire qui ne se permettrait jamais de parler de ce genre de chose à haute voix dans un lieu public. Même si le-dit lieu était actuellement parfaitement vide. Le jeune homme n'était pas l'un de ses intimes à qui elle pouvait se permettre ce genre de discussion dégagée. On lui avait appris toute sa vie a peser chaque mot avant de les prononcer et « mon père est un Mangemort » était le genre de phrase qui ne passait pas bien en société.

Elle écarta cependant ces pensées pour se concentrer sur le reste de la conversation, a savoir les rumeurs circulant dans l'école au sujet des Serpentards. Effectivement, ces rumeurs étaient souvent fondées même si tous les élèves de cette maison, à l'image de Norihiko par exemple -plus d'elle, hélas- n'étaient pas des enfants de Mangemorts. Et beaucoup même -et là, elle pouvait se compter dans le nombre- n'aspirait pas a le devenir.

« Ce ne sont pas tant les rumeurs qui me dérangent, plutôt de voir que dans les deux camps, l'hypocrisie est totale. On nous fait passer pour les méchants et même si c'est vrai dans 50% des cas, ceux qui se disent être les gentils ne valent pas mieux... »

Après tout, ils attisaient la haine tout autant que les mauvais, si ce n'est plus. Cela était encore supportable pour l'instant mais pour beaucoup d'élèves, l'appartenance au mauvais camp n'était plus un secret depuis les arrestations au début de l'été. Drago faisait parti de ceux-là, même si pour lui les rumeurs dataient de bien avant.

« Quant à être fière de qui je suis et de ma maison, il n'y a pas de problème avec ça. Je sais que je suis quelqu'un de bien et que seule mon ambition et ma détermination m'ont mené ici. Et ce ne sont pas des défauts mais de véritables qualités qui me mèneront loin, tout comme toi. Pour les rumeurs, elles ne m'affectent pas personnellement, du moins pas de manière négatives, ce sont mes amis qui en sont touchés. Tout ce qu'on murmure sur moi, c'est que je sors avec Drago, ce qui n'est malheureusement pas le cas mais je n'irais pas m'en plaindre. »

Elle se permit un petit rire. Ce qu'elle avait espéré pendant des années était devenu tout à coup source de ragot au sein de toute l'école, tout simplement parce que Daphné était finalement devenue l'une des rares personnes avec qui le blond s'affichait encore. Hélas, elle n'était toujours pas parvenue à son but et cette relation qu'on leur prêtait n'existait pas le moins du monde. En tout cas, il n'en avait plus été question entre eux depuis le soir de Septembre où Daphné s'était décidée a avouer ses sentiments au jeune homme. Elle régnait maintenant plus ou moins sur la cour qu'il délaissait mais tous les Serpentards savaient que cette nouvelle place n'était pas légitime. Elle remplaçait seulement Pansy, trop occupée a flirter avec sa Gryffondor.

« Et je suis bien d'accord avec toi pour dire que nous honorons sans doute bien plus notre maison que les autres Serpentard. Nos valeurs se perdent en ces temps troublés, je m'en rends parfaitement compte. On prétend se lancer dans une course au pouvoir mais ceux-là même qui se disent supérieurs n'ont aucune honte a se trainer au pied d'un monstre, leur fierté et leur honneur bafoués. »

Pour le coup, elle s'était peut-être un peu trop laisser emporter, et cela contrastait complètement avec le discours tellement retenu qu'elle avait eu tout à l'heure à propos de sa famille. Mais chaque situation était différente et quand il s'agissait de sa famille, Daphné ne pouvait rester parfaitement neutre et objective, ce qui était en soit tout à fait normal. D'autant plus que son père n'agissait que pour protéger les siens et conserver les avantages que tout une vie de travail honnête lui avait apporté.


Spoiler:
 









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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Mar 5 Juin 2012 - 15:19

    Après de longues secondes de silence, Daphné m'avoua qu'elle avait effectivement des raisons de penser que Voldemort avait bel et bien menacé ses parents. Je fronçai les sourcils. S'il commençait à s'attaquer aux Greengrass, il allait certainement faire pareil avec beaucoup de familles de sang-pur. Y compris la mienne. Enfin, tout comme les parents de mon amie, il était certain que les miens allaient faire pareil, et attendre gentiment que les choses se tassent. Enfin, c'était du moins ce que j'espérais. Quand on mettait mon père hors de lui, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il obéisse comme un gentil petit mouton. Et dans ce cas, ce n'était pas vraiment la meilleure des choses à faire. Je finis par reprendre la parole, peut-être d'un ton plus sombre que je ne l'aurais voulu.

    « Je suis certain que nos parents feront ce qu'il faudra. »

    J'avais dit « nos ». Donc, je comptais les miens avec. Finalement, je n'étais pas aussi rassuré que je le prétendais. Certes, je savais qu'en sortant de l'école, j'allais moi-même faire mon propre groupe. Et j'allais un jour ou l'autre abattre celui du Mage Noir avec sa petite clique de stupides Mangemorts. Mais ce n'était pas pour tout de suite. Il fallait faire les choses dans l'ordre. Et pendant ce temps, mes parents ne seraient pas en sécurité. L'idée de leur demander de retourner au Japon me traversa l'esprit. Malheureusement, mon père ne pouvait pas quitter son poste au Ministère de la Magie en un claquement de doigts. Et quant bien même, je savais pertinemment bien qu'il ne voulait pas le faire. Ah, le pouvoir. En y réfléchissant bien, peut-être même que mon père aurait été ravi de rejoindre les rangs de Voldemort. Il était tout aussi attiré par la puissance que son fils unique, mais contrairement à moi, il l'était au point de d'être sous les ordres de quelqu'un. Jusqu'à détrôner ce-dit quelqu'un.

    Daphné reprit, se confiant à moi sur ce qu'elle pensait des « on-dit ». Elle n'avait pas tout à fait tord. Il était vrai que la plupart des « gentils » ne l'étaient pas spécialement, ou bien étaient seulement neutres. Quant à nous, serpentard, nous n'étions pas tous de futurs Mangemorts. Alors que j'allais lui répondre, elle reprit, toujours sur le même ton. Je continuai de l'écouter d'une oreille attentive, ravi d'entendre ce qu'elle pouvait bien me dire. J'affichai un large sourire et repris.

    « Il est vrai qu'une partie d'entre nous n'est pas mauvaise. Au contraire. Toi par exemple, tu n'es pas quelqu'un de mauvais, tu es quelqu'un de bien. Pour ce qui est des personnes des autres maisons, je pense que tu as raison. Mais je pense aussi que les poufsouffle sont tellement naïfs qu'il n'y a pas beaucoup de chance pour que l'un d'eux soit foncièrement mauvais. En tout cas, je suis content de t'entendre dire que tu as des qualités, et qu'elles te mèneront loin. À l'époque où on s'est connu, tu ne pensais pas de la même façon. Maintenant si. Et cela me fait très plaisir. Une fois de plus, tu as raison. Quant à Malefoy, c'est ce que tu voulais. Mais il faudrait que tu sortes réellement avec lui, pour assouvir ton rêve. »

    Je lui lançai un regard complice, tandis que je m'asseyais enfin sur le fauteuil face à elle. Certes, je voulais qu'elle réalise son rêve de sortir avec Malefouine. Mais en même temps, j'appréhendais grandement cette situation. Je ne voulais pas qu'elle finisse malheureuse à cause d'une amourette. Qui plus est avec ce petit crétin de blondinet. De toute manière, elle ne le savait peut-être pas, mais moi, je serais toujours là pour la protéger. Et ce, qu'elle le veuille ou non.

    Elle finit par reprendre la parole. Et ce qu'elle me dit m'étonna une fois de plus. Cette fois, elle dénigrait clairement les personnes qui se croyaient supérieures et qui finalement, se traînaient aux pieds de « Lord Voldemort ». Je ne pus m'empêcher de rire doucement, affichant un air narquois. Non pas pour elle, mais pour le « Lord » et ses petits bouffons.

    « C'est vrai. Mais que veux-tu ? Ils nous font honte, et on ne peut rien dire. Car même s'ils sont des mauviettes face à leur maître, dés que ce dernier a tourné le dos, ils redeviennent imbus de leur personne. »

    Et j'en connaissais bien plus d'un dans ce cas... dont le père du blondinet, à tout hasard.

    Spoiler:
     



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MessageSujet: Re: Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]   Sam 9 Juin 2012 - 18:57


Bien qu'elle n'osa pas ajouter quoi que ce soit à ce sujet, Daphné nota parfaitement l'emploi du « nos parents » et non pas de ses seuls parents à elle, puisque c'était d'eux dont il était initialement question. Elle n'avait pas parlé du choix que Lennox avait fait concernant les menaces des Mangemorts, acceptant de se joindre à eux pour protéger sa femme et ses filles mais elle considérait que c'était la bonne solution. Elle avait déjà était bien assez surprise d'apprendre que les Mangemorts, qui se prétendaient si puissant, aient besoin de menacer les sorciers de Sang-Purs n'ayant pas encore rejoint leur camp pour gagner de nouveaux partisans. Ce que venait de dire Norihiko sous-entendait que ses propres parents avaient été soumis au même traitement, ou bien qu'ils hésitaient eux-même à franchir le pas, chose à laquelle Daphné n'avait jamais pensé. Après tout, elle savait parfaitement que le jeune homme n'était pas du tout favorable à Lord Voldemort, qu'il partage ou non ses idées. Elle avait juste sauté à la conclusion que c'était la même chose pour ses parents. Quant au fait qu'ils aient pu eux aussi être menacé... Eh bien, aussi prétentieux que cela pourrait parraitre, elle s'était imaginé que cela n'avait été le cas que de son père. Non pas par prétention, simplement parce qu'elle n'avait jamais pensé aux autres, cette situation lui apportait bien trop de mauvais sang. Cela dit, le père de Norihiko avait une place aussi préstigieuse que celle de Lennox au Ministère et il était de sang aussi Pur, c'était parfaitement probable.

Cependant, elle ne releva pas, se contentant d'un regard plein de sous-entendu avant de reprendre sur un sujet un peu moins sérieux et un peu moins gênant, à savoir les ragots qui circulaient à propos des élèves de Serpentard et d'elle en particulier. Tout ceci avait beau lui taper sur le système, du moins en ce qui concernait les rumeurs sur tel ou tel enfant de Mangemort, elle ne pouvait pas en parler avec quelqu'un d'autre que Norihiko. Car ce qui était le plus déplorable c'est que personne ne voyait le mal de la situation. Si l'on osait aller dire à un Gryffondor -car c'était souvent eux qui lançaient les accusations- ou un Poufsouffle ou Serdaigle, que c'était mal venu d'accuser les Serpentards de n'être rien d'autre que des futurs Mangemorts, il répondrait sans doute par une question toute bête : « Et c'est faux ? ». Hélas, dans 70% des cas, la réponse à cette question serait sans doute non. Partant de là, comment garder un minimum de crédibilité ? Et si l'on s'intéressait plutôt aux Serpentards, leur disant qu'ils feraient mieux de ne pas continuer à agir de manière à répandre ces rumeurs, ils ne répondraient que par du mépris, puisque la plupart étaient hélas fier d'être dans cette situation. Seuls les élèves comme Daphné, n'étant ni dans un cas ni dans l'autre et appartenant à la maison incriminée, ressentaient des difficultés avec ces rumeurs. Et encore... C'était juste terriblement frustrant et rien d'autre. Comme elle l'expliqua d'ailleurs à Nori. Elle-même n'était pas touchée personnellement par ces racontars, elle n'en souffrait pas spécialement bien que cela la révoltait.

La seule rumeur qui courait à son sujet concernait une possible relation amoureuse avec Drago. Ce qui hélas était totalement faux même si elle n'irait pas le dire, ça. Tout simplement parce qu'elle était la seule personne, ou l'une des rares en tout cas, qu'il parvenait à supporter vraiment en ce moment, et avec qui il passait plus de temps souvent en tête à tête. Il en fallait bien peu pour faire courir une rumeur... C'est vrai qu'ils étaient devenus très proche et qu'ils se promenaient dangereusement sur la ligne entre une simple amitié et une histoire d'amour, qui hélas n'aurait pas grand chose d'un conte de fée. Elle accorda un rire à la remarque de Nori. C'est vrai qu'elle avait énormément changé depuis leur première « vraie » rencontre, un an plus tôt. Par un quelconque miracle, le japonnais était parvenu à lui faire prendre confiance en elle, lui montrer quelles étaient ses qualités et comment s'en servir, ainsi que comment tourner ses défauts à son avantage. Tout ceci, c'était à lui qu'elle le devait, ainsi qu'à la petite part d'elle qui était longtemps restée cachée mais qui ne rêvait que d'une chose : la voir sur le devant de la scène. Elle n'était pas à Serpentard par héritage, elle avait fini par le comprendre après de longues discussions avec le jeune homme assis à présent face à elle. Si elle était là, c'était parce qu'elle brûlait de faire ses preuves et de réaliser quelque chose, de gagner la reconnaissance. Cela commençait par le simple fait de se donner les moyens de parvenir à ses buts, quels qu'ils soient. Ce qu'elle comptait faire en devenant effectivement la petite amie de Drago. Elle était amoureuse de lui et rien au monde ne lui ferait plus plaisir que d'être sa petite-amie, elle allait donc le devenir. Après quoi, plus rien ne l'arrêterait sur le chemin qu'elle choisirait de suivre, bien qu'elle ignorait encore ce qu'il serait.

Adressant un grand sourire empli de fierté et de détermination à Nori, elle lui répondit :

« Oh, ne t'en fais pas, je sortirais avec lui avant la fin de cette année scolaire. Je me sentirais mal de te laisser quitter Poudlard sans constater la réussite de ta plus belle œuvre. »

Elle affirma ses propos d'un clin d'œil et d'un sourire malicieux. Elle se doutait qu'il aimerait entendre ce ton plein d'assurance et cette réponse alliant à la perfection la flatterie et la prétention. Tout ce qu'elle était au fond, mis en scène dans une seule petite phrase. Il avait vraiment fait du bon boulot avec Daphné, aucun doute là-dessus. Même si être en couple avec Drago ne serait pas de tout repos tous les jours et que cela lui ferait sans doute énormément de mal parfois, elle était devenue assez forte pour ça. Et en parvenant à ce but, elle devenait officiellement la nouvelle Princesse des Serpentards, puisque la plupart reconnaissaient Drago comme leur Prince. Elle gagnerait plus de crédit et de respect de la part de la majorité des Serpentards. Cela lui ferait aussi sans doute gagner un peu de méfiance auprès des autres élèves mais elle aurait vite fait de leur montrer qu'elle n'était pas comme le blond. Toutes ses années passées dans l'ombre ne lui seraient pas inutiles, au final. Qu'importe la voie qu'elle choisirait, elle aurait déjà les alliés.

Ils continuèrent leur discussion, bifurquant à présent sur combien il était honteux pour des sorciers de leur rang de s'incliner sans soucis face aux désirs d'un monstre mégalo alors qu'ils affichaient un visage fier et méprisant une fois dans la société. Et cela dégoutait affreusement Daphné bien que le garçon dont elle était amoureuse était en quelque sorte l'un des leurs. Malgré ça, elle considérait que les choses étaient différentes pour Drago. Elle se permit donc sans scrupule de faire savoir à quel point ce comportement la faisait vomir. Devant Nori, elle pouvait se le permettre et puisqu'ils étaient pour l'instant seuls, pas de quoi se gêner. Si l'on dit que les murs ont des oreilles, elle n'en avait cure pour le moment. Elle fut d'ailleurs soulagée de constater que le Serpentard partageait totalement son avis, bien que cela ne soit pas une énorme surprise en soi. Daphné en venait de plus en plus a espérer que le « bien » remporte ce combat, histoire de remettre ces sorciers à leur place et pouvoir espérer une vie normale à nouveau. Malheureusement, elle avait aussi peur de cette victoire car deux hommes lui étant très cher seraient trainés dans la boue si cela arrivait et rien ne lui assurait qu'on croirait son père quand il dirait qu'il n'avait cédé que sous la menace, tout comme rien ne lui assurait qu'on pardonnerait à Drago car il y avait été trainé par ses parents alors même qu'il ne s'en rendait sans doute pas compte lui-même.

Finalement la boucle était bouclée, elle repartait sur les pensées qui avaient tout d'abord occupées tristement son esprit : la guerre. Elle poussa un soupir, ne permettant pas à ses traits de s'assombrir une nouvelle fois pour crier à son interlocuteur l'état dans lequel elle se trouvait. Elle voulait seulement changer de sujet, parler de choses plus légère. Et comme si Merlin avait entendu sa prière, la porte d'entrée de la salle commune s'ouvrit, apportant le son de discussions animés tandis qu'un groupe de quatre jeunes Serpentards entraient et s'installaient dans un coin de la salle commune en discutant à voix basse dès qu'ils remarquèrent la présence des deux ainés, et pas n'importe lesquels. De cette manière, aucune possibilité de parler de choses compromettantes. Daphné détourna donc la conversation en demandant à Norihiko comment s'annonçaient les ASPICs pour lui, les 7eme années ayant bientôt des examens blancs.








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


StormNox159
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Réflexion perturbée [PV Norihiko Yokoya]

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