- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]

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Drago Malefoy
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MessageSujet: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeJeu 17 Mai 2012 - 23:30

24 Décembre 1996


Les bûches enflammées craquaient dans la cheminée, rompant le silence qui régnait dans le vaste salon du Manoir. Je levai un instant les yeux du roman noir que je lisais depuis plusieurs heures à présent sans la moindre interruption, laissant mon regard se perdre sur les flammes qui crépitaient dans l’âtre. Le visage inexpressif, je fixai attentivement ce ballet enflammé qui consumait lentement les larges morceaux de ce bois incandescent desquels émanait cette lueur rougeâtre. Mais même cette vision chaleureuse et reposante ne parvenait pas à venir à bout de ce que je ressentais intérieurement. La colère, le dégoût, l’incompréhension ... la jalousie. Tous ces sentiments se mêlaient en moi, ne demandant qu’à s’extérioriser alors que je ne le pouvais pas. Qui étais-je pour contester les décisions du Maître ? Lui seul savait ce qu’il y avait de mieux pour nous et pour Sa cause, pourtant je n’arrivais pas à comprendre que ce choix se soit porté sur elle plutôt que sur moi.

Rigel...

Qu’avait-elle fait de plus que moi ? Pourquoi était-ce elle qui avait reçu cet honneur de diriger les autres Mangemorts durant la prochaine mission qui se déroulerait pendant le match de Quidditch ? Pourquoi est-ce à elle que revenait l’acte d’invoquer le sceau des Ténèbres ?
Mes lèvres se crispèrent instantanément sous le poids de toutes ces questions que je ne cessais de me poser depuis la réunion, tandis que mes doigts se resserraient autour de l’épaisse couverture du livre que je tenais entre mes mains tremblantes de rage. Les flammes de la cheminée montèrent alors dangereusement, comme si celles-ci étaient reliées à mon état intérieur, à mes pensées. C’était étrange cette sensation... Sentir la magie, cette puissance monter en moi tout comme ma colère... j’avais presque envie de la laisser éclater pour tout brûler autour de moi. Il y avait des moments comme celui-là où ma haine était si grande que les pires pensées étaient tentantes. J’avais envie de tout briser, de me défouler d’une manière ou d’une autre sur quelque chose... ou sur quelqu’un. Et dire que j’avais pu croire que rien ne pourrait m’irriter autant que le Potter et ces deux abrutis qui lui léchaient les bottes, il semblerait pour le coup que je me sois bien trompé.

Bien sûr que j’appréciais Rigel, elle était même une sorte de sœur à mes yeux, et en cela j’aurais dû être réellement fier pour elle... Mais pourtant non, bien au contraire. C’était tout l’effet inverse qui se produisait, et pour une raison qu’à vrai dire j’ignorais. Le Seigneur des Ténèbres m’avait également confié une mission de la plus haute importance, voire peut-être même bien plus que ne l’étais la sienne, toutefois je ne parvenais pas à mettre ma rancœur de côté. Il n’y avait rien à faire, et même le simple fait, pourtant d’habitude plus que bénéfique, de me plonger dans la lecture ne m’apportait rien. Et dire qu’elle arriverait dans quelques heures à peine avec sa mère pour l’habituel banquet du réveillon de Noël... Heureusement que d’autres personnes y seraient conviées, mais je n’allais certainement pas pouvoir l’éviter bien longtemps. Il fallait que je parvienne à me calmer, à profiter de cette soirée et de cette fête qui étaient censées célébrer un évènement heureux. Mais heureux je ne l’étais pas, et la magie de Noël n’y changerait absolument rien. La seule est unique raison pour laquelle je désirais essayer de faire un effort était mon père qui était revenu depuis peu d’Azkaban. Et faire un esclandre en bonne compagnie n’était également clairement pas quelque chose de recommandable, qui plus est alors que la majorité des invités faisaient partie du cercle du Lord Noir. Mes ressentiments ne devaient pas être remarqués, c’était un fait. J’espérais seulement pouvoir y parvenir, car garder mon self-control n’était pas quelque chose que je maîtrisais à la perfection. Bien loin de là même.

Un soupir de lassitude franchis la barrière de mes fines lèvres tandis que je refermai mon livre, quittant la cheminée du regard pour le diriger cette fois vers l’une des larges et imposantes fenêtres du salon qui donnaient toutes sur le parc. Le ciel se faisait de plus en plus sombre au fur et à mesure que les ténèbres de la nuit recouvraient les environs enneigés. Des flocons continuaient d’ailleurs de descendre des cieux avec légèreté, à tel point que s’en était presque écœurant. Pourquoi cela ? Pour la simple et bonne raison que tout ce décor et cette atmosphère me donnaient presque la nausée. Toutes ces petites choses qui semblaient inspirer la joie et la féerie des fêtes de fin d’année me donnaient l’impression de n’être que le pur produit d’un maléfice narquois qui me montrait ce bonheur que je ne connaitrais plus jamais. Mais l’avais-je déjà réellement connu au fond ? Toute ma vie ne se résumait qu’à du paraître, à une mascarade perpétuelle où chacun se cachait derrière un masque criant de mensonge. J’avais été le premier à le faire, mais qu’y avais-je gagné au fond ? Un entourage bien fourni où, en réalité, personne ne savait pourtant véritablement qui j’étais. Mais moi-même je ne le savais pas. Je ne le savais plus. Toutes ces remises en question que je n’avais encore jamais faîtes auparavant me tuaient à présent. Et les deux seules personnes qui semblaient être parvenue à ôter ce masque grossier qui dissimulait mon véritable visage n’étaient que Rigel et Daphné. Or je ne ressentais plus que de la colère pour cette première alors qu’au fond je savais pertinemment qu’elle n’avait rien fait pour cela, et, pour la seconde, l’histoire qui aurait pu naître en nous ne pourrait jamais exister. Alors finalement j’étais seul. Irrémédiablement seul, mais peut-être que bientôt tout cela serait fini. Oui, je luttais pour ma vie tant et plus, mais il y avait des moments comme celui-ci où je me demandais si le combat était justifié. Et la seule et unique chose qui me poussé à ne pas baisser les bras était que la vie de mes parents était également en jeu, tout comme cette cause que nous défendions était la bonne. Du moins était-ce ce que j’avais cru, quoiqu’au fond cette perspective aussi commençait à être remise par moment en question. Des instants bien rares, fort heureusement, mais tout de même bien présents. Car je n’agissais plus par conviction, mais sous l’effet de la menace. Je ne faisais plus rien pour mon Maître parce que je croyais en Sa cause, mais parce que j’étais de plus en plus poussé à croire, sachant qu’au moindre instant de doute celui-ci pourrait me tuer.

Je me mordis la lèvre inférieure, sentant ma colère être peu à peu dissipée sous l’effet de la tristesse que ce sentiment de perdition qui m’animait faisait naître en moi.
La porte du salon s’ouvrit alors, laissant apparaître ma mère sur son seuil qui me demandait d’aller me préparer, étant donné que nos invités ne tarderaient plus à arriver. J’acquiesçai alors silencieusement d’un simple hochement de tête et me levai, sortant du salon avant de monter l’imposant escalier central, montant au second étage pour rejoindre ma chambre.
Je lançai alors le roman sur mon lit d’un geste nonchalant, et me dirigeai vers ma penderie afin de prendre un costume pour ce soir. Je saisis alors une chemise blanche ainsi qu’un smoking noir, qui contrasterait sans mal avec la pâleur de plus en plus extrême de ma peau. Puis je me dirigeai vers ma salle de bain personnelle et pris une douche avant de me changer. Bientôt, je pus entendre une certaine agitation régner en bas, nos hôtes arrivant enfin. Et dire qu’en ce moment-même j’aurais pu donner cher pour pouvoir y échapper... Bref. De toute façon je n’avais pas le choix, alors autant faire avec.

Je pris tout de même bien mon temps pour me préparer, avant de regarder l’heure et de lâcher un énième soupir. Quand il faut y aller...



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Rigel A.Black
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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeSam 19 Mai 2012 - 19:41

-Aïeuh !

-Oh pardon Maîtresse !

-Il n'y pas de mal, ne t'en fais pas, continue.

Rigel essaya de calmer l'elfe de maison paniqué qui venait de lui tirer malencontreusement une mèche de cheveux, lui faisant protester par réflexe. La petite elfe était nouvelle à son service et était visiblement très nerveuse. D'après ce qu'elle savait, la famille ou elle était auparavant était bien plus dure avec ses elfes que Rigel pouvait l’être. Il allait sans doute lui falloir quelque temps avant de s'habituer à sa nouvelle maîtresse qui d'ailleurs avait essayé plus d'une fois de la faire cesser de l’appeler « Maîtresse ».

Elle était assise dans sa chambre en face d'un miroir pendant que Betsy, l'elfe donc, s'affairait sur ses longs cheveux sombres pour en faire une sorte de chignon complexe. C'était le réveillon ce soir et comme touts les ans, Rigel et sa mère étaient invités au manoir Malefoy pour la fête. Comme touts les ans aussi, Evelyne mettait un point d'honneur pour que sa fille soit aussi présentable que possible. Cette longue préparation que seules les femmes avaient à subir était bien la partie des réceptions mondaine que Rigel détestait le plus, il lui avait déjà fallu un temps fou pour réussir à attacher la robe qui lui avait été prévue pour l'occasion, magnifique mais néanmoins atroce à enfiler. À présent Betsy était chargée de la coiffer, vu la longueur des cheveux de la jeune fille et surtout leur manie à boucler de manière désordonnée, cela commençait à prendre un certain temps aussi.

Pour la dixième fois en un quart d'heure, Rigel soupira, elle allait finir par avoir mal partout à se tenir aussi immobile, elle avait l'impression de devoir poser pour un tableau. Enfin, après une attente qu'elle trouva interminable, elle fut enfin prête, coiffée et habillée pour la réception.

-Mais pourquoi je ne suis pas un garçon... Maugréa-elle en enfilant ses chaussures.

Bien entendu, pour l'occasion elle n'avait pas eu le choix, c'était talons ou rien. Non pas qu'elle ne sache pas marcher avec, loin de là, mais elle préférait infiniment le confort de chaussures plate comme elle avait l'habitude de porter. Quoi qu'il en soit, elle était prête. Elle alla rejoindre sa mère dans l'entrée et elles transplanèrent à deux.

La dernière fois qu'elle s'était trouvée face à la grille du manoir Malefoy, c'était le jour ou elle était devenue mangemort, quelques mois avant. La seconde réunion s'était déroulée pas plus tard que la veille mais à Londres. Une vive fierté l'envahi à ce souvenir, elle avait hâte d'en parler avec Drago, il devait être si heureux pour elle lui aussi. Elle avait enfin elle aussi une opportunité, tout deux avaient une chance de faire leurs preuves. L'idée qu'ils soient toujours en simultanée dans cette aventure était à ses yeux la meilleure chose qui pouvait leurs arriver.

Ils entrèrent au manoir et furent conduit au salon. Elles étaient les premières apparemment. Ce fut Narcissa qui les accueillit, Rigel fut surprise que Drago n'était pas déjà présent. Cela ne dura pas, il ne tarda pas à faire son entrée. Visiblement il ne profitait pas beaucoup des vacances pour se reposer, il était réellement pâle. La jeune fille s’avança vers lui.

-Bonjour Drago. Joyeux Noël ! Dit elle avec un sourire heureux de circonstance.


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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeDim 20 Mai 2012 - 12:17

Je finissais de jeter un dernier coup d’œil vers le miroir, puis lâchais un soupir. Il fallait bien que je songe à descendre, même si je n’en avais absolument pas l’envie. Pour la première fois, je détestais particulièrement Noël. Même si j’étais un grand habitué des mondanités, aujourd’hui j’avais besoin d’être seul. Je n’avais pas envie de toute cette agitation, de toutes ces festivités alors que mon cœur et ma tête, eux, n’étaient pas du tout au beau fixe. Et c’était sans compter sur ces Mangemorts qui ne tarderaient pas à débarquer, leur « petite chef » au milieu. Est-ce que j’aurais dû me réjouir pour elle ? Certainement, mais c’était tout sauf le cas. Pourquoi elle aussi avait-elle le droit à une mission de cette importance, alors qu’elle n’était rien d'autre qu'une vulgaire sorcière sans importance ? Certes son sang était pur, mais elle n'avait, entre autre, même pas reçu l'honneur d'être acceptée au sein de la noble maison de Salazar Serpentard. Alors pourquoi le Maître lui faisait-il autant confiance ? Cela me mettait dans une colère noire, à tel point que je ne parvenais plus à contrôler ce flot de pensées réellement mauvaises qui me venaient à l’esprit à son encontre. Pourtant j’aimais beaucoup Rigel, mais je n’arrivais plus à maitriser ma frustration et mon dégoût. Et Merlin sait combien je peux rapidement me laisser déborder par mes émotions, cela n’était un secret pour personne. J’essaierai au moins de jouer le jeu ce soir, nous méritions bien un moment de répit... Quoique. Je ferai de mon possible, si je l’évitais ce serait simplement parfait. Au moins cela m’éviterait de perdre le peu de calme que j’avais en moi.

Je me dirigeais alors vers la porte et sortis dans le couloir, prenant mon temps pour descendre, les mâchoires crispées alors que je tentais de me raisonner. Je descendis alors les marches de l’escalier monumental qui débouchait sur le hall d’entrée, dans lequel les voix enjouées de ma mère et de celle de Rigel retentissaient déjà. Et en plus il fallait que j’ai l’immense « chance » de me retrouver directement confronté à ma cousine... Je ne pouvais même pas prétendre saluer d’autres invités, cela devrait attendre. Je lâchai alors un nouveau soupir, comme à mon habitude, et traversai le hall pour me diriger dans le vaste et élégant salon décoré pour l’occasion. Un feu de cheminé crépitait dans l’âtre, un grand sapin scintillait de mille feux, décoré par des guirlandes et autres boules de Noël, tout cela dans des couleurs blanche et argentée. Tout était réellement élégant et sophistiqué, mais je m’en contrefichais. Ma contemplation du lieu ne tarda bien évidement pas, la voix de Rigel qui se dirigeait vers moi me tirant de mes pensées. Celle-ci me salua alors tout en me souhaitant un joyeux Noël, un grand sourire illuminant son visage.

Je tournais alors mon regard d’un gris aussi glacial que le temps l’était à l’extérieur, et lui répondit avec froideur et une certaine indifférence :

« A toi aussi. »

Bien sûr, Rigel était de ces rares personnes qui pouvaient se targuer de réellement me connaître, bien que nul ne sait réellement ce que je garde au fond de moi-même, mes plus profond ressentiments. Toutefois, ma manière de lui parler la surprendrais certainement, du moins je le supposais, bien que je n’en avais absolument rien à faire. Elle pouvait penser ce qu’elle voulait, le seul effort que je comptais faire était de garder mon calme en cette soirée de réveillon pour ne pas déclencher d’hostilités. Lui pardonner, c’était tout autre chose. Du moins, je savais bien entendu qu’elle n’était en rien pour cela, mais disons que je ne pouvais simplement pas cesser de lui en vouloir. C’était certainement stupide, mais la voir avec cet air réjouit m’agaçait profondément. Aussitôt, ces paroles qu’elle m’avait dîtes lorsque nous nous étions vu dans la salle des Trophées il y a quelques mois de cela me revinrent en mémoire :

« Qui sait, le Maître t'a confié une grande mission, si ça se trouve, j'en aurai une un peu plus conséquente par la suite. »

Mes mains se serraient aussitôt, mes ongles s’enfonçant dans leur paume. Mais pour qui se prenait-elle bon sang ? Jamais elle n’aurait de mission plus importante que celle qui m’avait été confiée, et ce match ne voulait rien dire. Certes elle allait diriger des troupes et aurait le privilège d’éveiller la Marque, mais ça n’était rien comparé à ce que je devais faire. Je devais débarrasser le monde des sorciers de son plus grand mage, et mettre Poudlard à feu et à sang en parvenant à faire pénétrer les Mangemorts dans son enceinte ! Il y avait-il une mission qui pourrait être plus importante que celle-ci ?
Sentant que je commençais sérieusement à perdre le peu de patience et de self-control que j’avais, je me dirigeais vers Evelyne et la saluais :

« Bonsoir ma tante. »

A quoi cela servait-il de souhaiter un joyeux Noël, il n’allait pas l’être. Du moins certainement pas pour moi, car rien ne pourrait m’aider à me sortir cette haine qui me rongeait de l’intérieur. Il fallait que je sorte d’ici, mais je ne le pouvais pas. J’étais obligé d’être confronté à elle, à subir cette soirée dont j’avais absolument tout sauf l’envie.
Toutefois, mieux valait peut-être s’absenter quelques minutes plutôt que de craquer en plein milieu du salon dans une colère noire. Je m’excusais alors :

« Pardonnez-moi, j’ai quelque chose à faire. Je vous rejoins dans quelques minutes. » Expliquais-je sur un ton aussi posé que froid, avant de tourner les talons sous le regard intrigué de ma mère.

Je sortais alors du salon et revins dans le hall, lâchant un profond soupir pour me débarrasser de toutes ces tensions qui me rongeaient. Au moins j’étais en paix quelques minutes, du moins suffisamment de temps pour que je parvienne à prendre un minimum de recul et à essayer de retrouver le contrôle de moi-même. Mais me connaissant parfaitement, je savais que c’était peine perdue, surtout lorsque des bruits de pas retentirent derrière moi...



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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeMer 23 Mai 2012 - 20:04

La froideur dont Drago fit preuve dans sa réponse fit perdre immédiatement son sourire festif à Rigel. Pourquoi lui répondait-il ainsi ? Pourquoi tant de dureté, de glace dans sa voix ? Pourquoi autant de ressentiment dans son regard ? La vérité frappa la jeune fille en plein cœur : Drago était jaloux d'elle. Jaloux parce que la veille, elle avait reçu sa première mission d'importance, jaloux parce qu'elle avait elle aussi une occasion de se démarquer. Jaloux parce que Lord Voldemort lui-même avait vu son potentiel. Drago avait-il pris conscience que lui n'avait été nommé mangemort que pour faire du mal à Lucius et Narcissa, alors que Rigel avait été volontaire, qu'elle avait été d'elle-même trouver le Seigneur des Ténèbres ?

Non, ça il ne le savait pas. La plupart des gens pensaient que Rigel avait été appelée tout comme Drago, à part elle, le Maître et Evelyne, personne ne savait avec quelle ténacité elle avait demandé à être mangemort. Et puis d'ailleurs, quelle était la mission de Drago ? Si ça se trouve, conduire les mangemorts et lancer la marque des ténèbres devant des milliers de sorciers la faisait passer au premier plan, devant lui et sa mission ? Ou peut-être que c'était seulement lui qui le ressentait ainsi. Quoi qu'il en soit, Rigel était restée figée, ne sachant plus comment réagir. Drago avait quitté la pièce et elle croisa le regard navré de sa tante.

-Je... devrais aller lui parler ?

-Je vais le chercher, ne t’inquiète pas. De toute façon il a ton cadeau à ouvrir il me semble.

Elle désigna le paquet que Rigel tenait encore à la main avec un air un peu complice mais la jeune fille ne s'y trompa pas, malgré son sourire et ses manières de bonne hôtesse. Elle aussi était inquiète pour son fils, elle avait vraisemblablement souffert de l’incarcération de son mari, cela se voyait sur ses traits tirés et son sourire un peu forcé. Ce constat acheva de serrer le cœur de l'adolescente. Néanmoins, elle patienta. Narcissa était sortie dans le couloir à la suite de Drago et le trouva quelques pas plus loin, dans le hall. Avec des gestes très doux, elle alla poser sa main sur l'épaule de son fils.

-Reviens avec nous Drago. Essaye de faire bonne figure, par ailleurs, ta cousine t'as apporté un cadeau. La moindre des politesses est d'honorer son présent.

Se cacher derrière les politesses, les bonnes manières pour cacher le véritable but, c'était une seconde nature sous ce toit. Narcissa voulais juste que Drago pardonne à sa cousine, qu'il l'accepte. Rigel pourrait lui être d'une si grande aide et surtout d'un grand réconfort quand il était à Poudlard, loin de sa présence maternelle. Fermement mais sans trop le brusquer, elle le raccompagna au salon, ou les attendait une Rigel toute penaude. N'osant pas en rajouter, elle tendit son cadeau à son cousin, un paquet rectangulaire, pas très grand.

Le paquet renfermait un livre intitulé « Les plus grands joueurs de Quidditch de Serpentard ». C'était un livre à la couverture verte et aux jointures d'argent, orné du blason de Serpentard, un livre qui annonçait clairement son camp d'entrée de jeu. La première partie du livre était consacré à une petite histoire de la maison de Serpentard, ensuite venaient les choses intéressantes : le récit de leurs plus beaux matchs. Enfin, se trouvaient ces centaines de pages constitués de fiches individuelles des joueurs qui s'étaient le mieux illustré. Tout à la fin, là ou avait été glissé un marque-page (fait main par Rigel à base d'une feuille d'argent qu'elle avait délicatement découpé et ouvragé pour représenter son cousin sur son balai), avait été écrit une petite fiche supplémentaire à la plume.

Drago Malefoy, attrapeur.

Entré dans l'équipe de la noble maison de Serpentard dès sa deuxième année, Drago compte dors et déjà parmi les joueurs remarqués le plus tôt, preuve de son grand talent précoce. D'une lignée tout aussi noble que sa maison, le jeune homme s'illustre aussi bien pour son talent d'attrapeur que pour son charisme dévastateur et sa dignité face aux persécutions de l'attrapeur de Gryffondor qui préférerai tricher plutôt que d'essuyer une défaite face à notre héros. Notre bien surnommé « prince de Serpentard » est admiré, aussi bien ouvertement par sa propre maison que par d'autres, plus cachés, du reste de l'école. Parmi ceux-là et parfaitement avoué, l'une de ses plus grande admiratrice n'est autre que sa cousine Rigel Black, elle-même attrapeuse de Serdaigle, qui avoue sans crainte devoir tout son entraînement et ses capacités à son admirable cousin. Elle profite d'ailleurs de ce livre pour lui souhaiter un très joyeux Noël et plein de victoires pour lui et son équipe (sauf contre Serdaigle, faut pas abuser hein).

Avec toute mon affection,

Rigel.


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Dernière édition par Rigel A.Black le Mer 19 Sep 2012 - 10:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeVen 25 Mai 2012 - 0:39

Ce sourire de gamine parfaite qu’affichait Rigel me répugnait au plus haut point. Comment pouvait-elle faire comme si tout allait bien ? Oh, bien sûr suis-je bête : elle était honorée de la plus simple et à la fois la plus importante des missions ! Non, la plus importante était la mienne, la sienne n’était rien d’autre qu’un moyen stupide pour se pavaner devant les autres Mangemorts sans avoir rien accompli de grand ni de décisif pour l’avenir de ce monde. Alors pourquoi ressentais-je cette amère jalousie me ronger de l’intérieur ? Tout simplement parce que je n’arrivais pas à accepter sa position de Mangemort, parce que j’aurais aimé en avoir l’exclusivité, parce qu’elle était la seule à avoir une mission d’envergure sans que pour cela elle n’ait à en payer le prix fort si elle venait à échouer, parce que... Parce que j’étais épuisé par tout cela et que je n’en pouvais plus de ne parvenir à rien, tout comme j’en avais assez de cette histoire. J’aurais dû m’en vouloir d’avoir un tel comportement face à elle, mais la colère m’aveuglait tellement que cela n’était même pas le cas. Je la maudissais intérieurement, elle et tous les autres, ce que le ton de ma voix devait laissait transparaître lorsque je lui répondais sans la moindre conviction. « Joyeux » Noël ? Mais comment pourrait-il l’être, était-elle inconsciente ou aveugle à ce point ? Non, il fallait que je me calme, coûte que coûte... Je me tournais alors vers ma tante, le visage toujours fermé, ne laissant pas transparaître la moindre émotion si ce n’est une certaine froideur qui en était certainement presque palpable au vu du regard inquiet que portait Evelyne et ma mère sur moi, et la stupéfaction qui se lisait sur le visage de ma cousine auquel je ne prêtais pas la moindre attention.

Je n’en pouvais franchement plus, et demeurer dans cette pièce plus longtemps ne ferait que faire monter en ébullition ma profonde haine intérieure qui chauffait déjà comme une potion dans une marmite. Je repris alors d’une voix presque sèche, leur expliquant que je m’excusais mais que je devais m’absenter quelques instants, ayant quelque chose à faire. Mais visiblement mon prétexte ne fut que peu recevable, du moins aucune ne semblaient me croire et au fond je n’en avais absolument rien à faire. Elles pouvaient se poser mille question et même comprendre que je n’avais aucune envie de rester dans cette pièce, tout ce qui m’importait c’était que l’on comprenne que je ne désirais qu’une et une seule chose : que l’on me laisse tranquille. Après tout, c’était aussi un service que je leur rendais si elles ne voulaient pas voir ma colère éclater, car je sentais bien que je ne pourrais pas la maîtriser longtemps. S’il mettait aisé de mentir sur mes sentiments et de ne jamais rien laisser paraître, cette émotion était de celles qu’il m’était absolument impossible de contrôler.

Je me sortis alors dans le hall, quittant de ce maudit salon avec ces visages exaspérant. Me dirigeant vers l’une des hautes fenêtres qui donnaient sur la vaste cour, la nuit bien installée m’empêchant de distinguer grand-chose sur les environs. Je levais alors mon regard vers les astres lumineux, vers ce ciel qui me donnait l’impression de n’être rien d’autre qu’un simple individu microscopique dans cet univers, chose que je ne pouvais supporter. Et pourtant, admirer ce dôme scintillant m’apaisait, me donnait l’impression de libérer brièvement mon cœur alors que le bruit de talons qui retentissaient doucement dans le hall en se dirigeant vers moi eut tôt fait de provoquer la réaction inverse. Toutefois je ne bougeai pas la tête, reportant néanmoins mon attention sur ma mère qui venait dans ma direction, posant alors sa main sur mon épaule de son habituelle grande et même étouffante douceur maternelle. Mais si j’avais toujours repoussé ce genre de comportement à mon égard, je ne pouvais qu’avouer en avoir besoin ces derniers temps, partagé entre ma fierté et ce cruel sentiment de perdition qui m’envahissait. Sa voix me demanda alors avec une certaine tendresse de revenir avec eux dans le salon et d’essayer de faire malgré tout un effort, ne serait-ce qu’en acceptant le cadeau que m’avait apporté ma cousine. Mais je n’avais pas la moindre envie de m’y rendre, tout comme je ne comptais pas l’accepter. Néanmoins je ne pouvais pas infliger cela à mon père qui venait tout juste de rentrer d’Azkaban... Je ne pouvais pas lui faire cela, à lui. Pour le reste cela m’était égal, les autres pouvaient bien penser ce qu’ils désiraient, quoiqu’au fond le protocole m’obligeait à me comporter selon une certaine ligne de conduite...

Je lâchais donc un profond soupir et acquiesçai d’un simple hochement de la tête, la suivant à nouveau dans cette satanée pièce et ses festivités auxquelles je ne pouvais pas déroger. L’air innocent de Rigel m’accueillit alors, tandis qu’elle me tendit un paquet que je pris, embarrassé même si je ne voulais pas le montrer. Je retirai l’emballage et découvris un ouvrage intitulé « Les plus grands joueurs de Quidditch de Serpentard ». Un marque page avait été glissé entre les pages qui traitaient aussi bien de l’historique de ma maison que celle de chaque grands joueurs qui s’étaient démarqués et avaient honoré son nom, travaillé avec soin pour me représenter sur un balai. Là, une fiche qu’elle avait elle-même écrite avait été ajoutée dans le livre, rédigée comme si je faisais également parti de ces personnages illustres, une note d’humour ajoutée à la fin lorsqu’elle précisa qu’elle me souhaitait beaucoup de réussite ainsi qu’à toute mon équipe hormis, bien sûr, contre celle de Serdaigle.

Je ne pus alors pas m’empêcher de lâcher un léger rire à ces mots, et relevai le regard vers elle, hochant la tête en signe de gratitude, un léger sourire en coin étirant mes fines lèvres.

« Merci... » Lui répondis-je.

Je me dirigeais alors vers le secrétaire installé à l’angle de la pièce et ouvris un tiroir pour prendre le cadeau que je lui avais préparé, soigneusement emballé dans un papier de couleur bleue et argent. Je me dirigeai alors vers elle et le lui tendis, la regardant ouvrir ce qui contenait un ouvrage extrêmement rare sur la nécromancie, l'un des rares manuscrits qui avaient été reproduits à partir de celui écrit par la sorcière d'Endor, mage la plus célèbre dans toute l'histoire de cette discipline magique. Je savais que Rigel avait des prédispositions pour cette forme de divination avec les morts, et lorsque j'avais vu ce livre dans une des plus grandes librairies magiques de Londres, je n'avais pas pu m'empêcher de me dire que c'était certainement le genre de présent qui lui ferait plaisir. Du moins je l'espérais, car ces derniers temps je me rendais réellement compte à quel point la perte des êtres qui nous étaient chers pouvaient affecter notre vie, possédant la vie des miens entre mes mains...
A cette pensée, ma colère s’atténua quelques peu, car au fond nous n’étions pas si différent l'un de l'autre...



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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeVen 8 Juin 2012 - 17:38

Drago était revenu, enfin relativement traîné par sa mère. Rigel se sentait réellement gênée, elle n'avait vraiment pas imaginer un tel déroulement pour cette journée qui était d'ordinaire si agréable. Surtout à cause d'un motif si stupide, comment pouvait-il lui en vouloir d'avoir elle aussi sa chance ? Que voulait-il ? Qu'elle reste à tout jamais dans l'ombre ? Il n'avait pas le droit de lui en vouloir ainsi.

Mais elle n'en montra rien et lui tendit le cadeau qu'elle lui avait préparé. Cela paraissait tellement bizarre à présent. Surtout quand elle repensait à la petite plaisanterie glissée tout à la fin. Elle avait pensé l'offrir à un Drago amical et surtout fier d'elle. Pas à un blondinet bouffé par la jalousie qui l'avait à peine salué. À présent, elle craignait qu'il ne prenne mal l'ajout qu'elle avait fait au cadeau de base. Dire qu'elle avait préparé tout ça avant même d'entendre parler de sa mission.

Pourtant, étrangement elle le vit déballer le cadeau sans rien dire, son regard intéressé quand il découvrit le titre et, avec un soulagement infini, elle l'entendit rire en lisant le passage qu'elle avait écrit le concernant. Ce fut comme si toute la froideur qu'il avait démontrée juste avant venait de s'évaporer avec ce rire. Elle sourit à son tour, plus que de lui plaire, ce cadeau l'avait également adoucit à son sujet visiblement. Son sourire était pour elle le plus beau cadeau qu'elle avait espéré à cet instant. Oh bien sur, ce n'était pas un énorme sourire enchanté, tout comme il avait ri et non pas éclater de rire comme n'importe qui, c'était une réaction à la Malefoy, toujours très mesurée. Ce qui faisait la réputation de froideur de cette famille, il fallait juste les connaître pour ne plus s'en formaliser.

-Mais de rien, je suis ravie que ça te plaise.

À sa grande, très grande surprise, il avait également un cadeau pour elle. Aux vues de sa réaction à son arrivée, elle s'était déjà visualisée un Drago revenant furieux de la réunion et aller jeter tout cadeau préparé pour elle au feu. Visiblement, s'il lui en avait voulu, ce n'était pas à ce point. Autre soulagement d'ailleurs. Plus que tout, elle craignait de se brouiller avec son cousin. Vue la forme et le poids du paquet, elle devina un livre. En ouvrant elle put voir que sa supposition était bonne et, par Merlin, quel livre ! Elle le cherchait depuis des années, un autre exemplaire existait dans les affaires de Feu son grand-père Orion, mais l'ouvrage était tellement vieux et dévoré par le temps qu'elle n'avait guère pu lire plus que la préface.

-Waoh... Drago... Mais comment tu as réussi à le trouver ? Murmura-elle, impressionnée.

Inutile de dire qu'elle avait déjà arpenter plus d'une librairie plus ou moins fréquentable. C'était un livre clef en matière de nécromancie, elle pouvait difficilement aller plus loin que ses connaissances actuelles sans cet ouvrage. Et aujourd'hui, elle l'avait enfin, grâce à son cousin. Sans compter que ce livre contenait peut-être l'information, le détail qui lui manquait pour enfin pouvoir contacter son père. Ce livre était sans doute la chose la plus précieuse qu'on ait pu lui offrir après le médaillon et la baguette que son père lui avait offert pour ses 11ans. Sa vision était devenue légèrement floue et sa gorge nouée, non, il était hors de question qu'elle se mette à pleurer ! Finalement elle décida d'outrepasser exceptionnellement les convenances et alla serrer brièvement son cousin contre elle.

-Merci beaucoup. Si tu savais à quel point j'en avais besoin de ce livre.


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Dernière édition par Rigel A.Black le Mer 19 Sep 2012 - 10:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeJeu 21 Juin 2012 - 12:52

Je ne culpabilisais pas de mettre emporté contre elle, encore que « emporter » était un bien grand mot, car si j’avais réellement désiré laisser ma colère éclater, cela ferait longtemps que ce serait fait. Et si mon attitude glaciale avait, sans mauvais jeu de mot, jeté un froid entre nous, j’étais parvenu à trouver à nouveau une certaine sérénité, du moins autant que la situation me permettait de l’être. Je n’étais pas heureux, non, ni ne me sentais bien, mais disons simplement plus calme qu’il y a quelques instants à peine. Ça n’était pas tant son présent en lui-même qui m’avait déstabilisé, mais la portée de son geste. Et aussitôt que j’avais lu ces quelques lignes qu’elle avait écrites dans l’ouvrage, je réalisais combien il était important que nous soyons ensemble et non pas l’un contre l’autre dans ces épreuves que nous traversions. Certes dans tous les cas nous l’étions dans le sens où nous avions tous deux nos propres tâches à effectuer et que nul ne pourrait nous aider à l’accomplir – et au fond je ne le désirais pas non plus – mais je savais qu’il fallait que nous nous soutenions mutuellement pour pouvoir tenir bon et ne pas flancher malgré les évènements. Même si cela m’était on ne peut plus difficile de l’admettre, j’avais besoin d’elle ne serait-ce que pour sentir que je n’étais pas, au fond, parfaitement seul. Elle seule pouvait réellement comprendre ce que je ressentais.

Après qu’un léger sourire ait fendu mes lèvres après avoir lu son mot glissé dans le livre, je m’étais éloigné quelques instants pour aller chercher dans l’un des tiroirs du secrétaire le cadeau que je lui avais à mon tour acheté. Je fis tourner la clé d’argent dans sa serrure, prenant le paquet entre mes mains avant de retourner auprès d’elle et de lui tendre l’objet empaqueté dans du papier aux couleurs bleu et argent. Son visage se mut alors dans une expression de surprise lorsque Rigel l’ouvrit, découvrant un livre fort rare qui avait trait à sa passion pour la nécromancie. Ne quittant pas l’ouvrage des yeux, celle-ci me demanda alors comment j’avais bien pu le trouver, car il était vrai qu’il n’existait qu’une dizaine d’exemplaires à travers le monde de ce volume. Mais l’argent n’était absolument pas un problème, bien au contraire, et je savais bien que celui-ci l’intéresserait alors j’avais, pour ainsi dire, sauté sur l’occasion.

« Voyons Rigel, je suis un Malefoy. Rien ne m’est impossible. » Plaisantais-je à moitié, relevant légèrement le menton avec fierté, un léger sourire quoique fatigué sur le visage.

Je m’étais attendu à ce que ce livre lui plaise, mais j’avoue que la réaction qu’elle avait à cet instant-même me surpris alors que ses yeux s’embuèrent quelques secondes, avant qu’elle ne se rapproche pour une brève étreinte, me remerciant pour l’ouvrage dont elle avait tant besoin selon ses mots. Mais besoin pour quoi, je l’ignorais. En même temps je n’allais pas le lui demander, pour la simple et bonne raison que cela ne me regardait absolument pas, même si j’avais bien mon hypothèse sur le sujet.

« Alors j’espère qu’il t’aidera à trouver les réponses que tu attends. » Lui répondis-je.

Je retins un bref soupir, balayant le salon du regard dans lequel les invités commençaient à se faire plus nombreux. Parmi eux, tous des Mangemorts, ou bien des partisans à la cause du Seigneur des Ténèbres sans avoir reçu pour autant l’honneur d’entrer dans ses rangs. En bref, quel que soit l’endroit où mon regard se posait, il n’y avait absolument pas le moindre élément qui me permettait de penser à autre chose qu’à ce qui m’attendait. J’avais presque l’impression que le Lord Lui-même ne tarderait plus à arriver tant l’atmosphère était le paradoxe incarné : aussi lourde que festive. Noël n’était qu’un vague prétexte, car de n’importe quel endroit où les conversations fusaient le nom de Potter revenait sans cesse, ou bien des bribes de discussions qui avaient trait à l’évacuation de mon père et des autres Mangemorts enfermés à Azkaban. Nul n’avait l’esprit à la fête, moi encore moins et je savais que chaque sourire ridicule qui pouvait s’afficher sur un visage n’était qu’une feinte pour l’angoisse qui nous rongeait tous. Pathétique...

« Où en es-tu avec la mission que t’a confié le Maître au sujet de l’AD ? » Lui demandais-je soudain à voix basse pour m’assurer que cette conversation resterait entre nous.

« L’Armée de Dumbledore »... Un nom aussi ridicule que leur prétention illusoire de pouvoir se défendre contre le Maître. J’espérais en tout cas que Rigel découvre rapidement quels élèves faisaient partie de cette organisation, bien qu’au fond ils ne représentaient pas la moindre menace. Car comment pourraient-ils rivaliser avec Ses forces ? Enfin, au moins cela promettait d’être distrayant si l’on venait à mettre la main sur eux...



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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeLun 25 Juin 2012 - 17:17

Certains disaient que Noël et les cadeaux n'étaient que pour les enfants, que les échanges de cadeau, passé un certain age, c'était stupide et puéril. Pas au goût de Rigel qui constatait à cet instant comme cela pouvait permettre de resserrer les liens entre deux personnes. Un cadeau, c'était prouver à la personne son affection, mais surtout qu'on le connaît bien, qu'on sait trouver la petite touche personnelle qui fait que ce cadeau est pour lui, personne d'autre. Elle avait été réellement émue du cadeau de Drago, il faisait partie des rares personnes à connaître ses passions. Elle n'avait d'ailleurs pas pu résister et l'avait serré contre elle, tant pis pour les autres invités.

En revanche le voisinage commençait à se faire trop présent et envahissant. C'était Noël que diable, elle voulait le passer avec ceux qu'elle appréciait, pas le dernier pécore à marque des ténèbres venu. Car oui, tous les mangemorts n'étaient pas la fine fleur du prestige sorcier. Il fallait être aveugle pour ne pas voir que certains n'étaient rien d'autre que des petits sorciers sans envergure qui cherchaient juste une protection par lâcheté ou simplement ambition futile d'approcher le pouvoir. Elle, Rigel Black, seize ans, avait de par ses simples capacités plus d'importance que ces idiots à peine fichu de lancer un sort d'attraction.

Quant aux conversations, ça ne l’intéressait même pas. Ajouter sa voix à cette vague de suppositions, ces propos qui n'avanceraient à rien, juste pour les besoins mondains, parler pour briser le silence, bavarder avec de parfaits inconnus, non. Rigel eu un soupire légèrement exaspéré. Les réunions de l'autre camp devaient être moins ennuyeuses et surtout plus naturelle. Touts ces masques que ces gens portaient même sous leurs masques de mangemorts, c'était ridicule. Elle reporta son attention sur Drago qui, vu son regard, devait avoir des pensées assez semblables.

D'une voix basse, il lui demanda sans introduction comment se passait sa mission auprès de l'AD. Parler bas, hélas, était la seule façon d'avoir une conversation privée sans attirer l'attention, s'ils s’éloignaient, nul doute qu'il y aurait un petit malin pour les suivre, s'imaginant sans doute capter des nouvelles fraîches. C'est donc également à voix basse qu'elle lui répondit.

-Ça se passe très bien. Dès Septembre j'ai réussit à entrer en contact avec la mini-Weasley. Suffit de jouer les bons sentiments, les « je veux montrer un autre visage de ma famille » pour les convaincre que je suis de leurs coté. J'ai assisté à une réunion, rien de bien palpitant pour le moment. Ils essayent de réunir leurs groupe mais sans Potter et Granger pour lier le tout, il n'y a pas grand-chose qui se fait. Par contre, ça m'a montré la salle sur demande, elle est formidable cette salle, tu en as déjà entendu parler ?

Une salle qui devient pile ce dont on a besoin, c'était sans doute l'un des endroits les plus extraordinaires de Poudlard. Une création de Rowena Serdaigle, au même titre que le plafond magique de la grande salle sans doute.

-Et... de ton côté, tout se passe bien ? Lui demanda-elle d'une voix encore plus basse.


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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeJeu 28 Juin 2012 - 14:22

Nous n’étions jamais à l’abri des regards ou des attentions portées sur nous au moindre de nos faits et gestes. C’était une réalité, depuis que nous étions devenus des Mangemorts il nous fallait sans cesse être vigilant. Aucun moment d’égarement n’était toléré, aucune parole mal placée, voire même nos propres pensées. Nous devions nous surveiller sans cesse, nous maîtriser tant et plus au point de nous perdre nous-mêmes dans ce mécanisme infernal auquel nous ne pouvions plus échapper. Si quelqu’un venait à nous entendre, que ce soit à Poudlard ou bien ici-même dans ma propre demeure et entouré de personnes censées être de notre côté, ma mission pouvait être compromise d’une manière ou d’une autre. Nul ne devait savoir ce que je devais faire, pas même ma propre cousine. Et le plus dur dans tout cela était qu’à n’importe quel moment je ne devais pas me permettre d’avoir le moindre instant de doute, la moindre remise en question ou bien Il le saurait. Et même sans cela je ne devais pas faiblir à aucun instant, mais puiser plutôt au plus profond de moi-même mes dernières forces et toute ma volonté pour accomplir ce qu’Il m’avait demandé. Mes doutes et mes peurs devaient être mis de côté, tout comme cette étrange crainte intérieure que j’avais à penser que je ne serai pas à la hauteur. Pourtant je refusais de me laisser entraîner par le flot de ces pensées infernales et destructrices, me forçant davantage à me focaliser sur mes derniers succès. Car oui, même si les choses étaient plus que complexes tout n’était plus sombre à présent que je savais exactement comment accomplir la première partie de ma mission qui concernait la pénétration des Mangemorts dans l’école. Je savais parfaitement comment les faire entrer en déjouant les protections que le soit disant plus grand sorcier au monde avait lui-même placées, et à vrai dire je n’en étais pas que fier. Et plus encore, j’étais parvenu à trouver comment supprimer tous les obstacles et les risques que représentait ma solution à ce problème, cette fichue Armoire à Disparaître qui, depuis des mois, s’était montrée plus que récalcitrante. Et envoyer nos meilleurs Mangemorts chargés de prendre l’assaut du château directement dans le néant était un risque que je ne devais absolument pas prendre ou j’allais le payer dans les plus atroces souffrances, à tel point que mon imaginaire lui-même ne pouvait pas même supposer, j’en étais profondément convaincu. Après tout, le Seigneur des Ténèbres nous avait déjà montré à maintes reprises quel était le prix à payer pour la moindre des erreurs. Mon père lui-même en avait déjà fait les frais...

Balayant la salle du regard, je ne pus retenir un soupir quoiqu’inaudible en détaillant chaque sourire et chaque expression qui trônait le visage de chacun. Et tout en eux ne reflétait qu’une seule et unique chose : l’illusion. Mais pouvais-je les blâmer alors que moi-même ne vivait qu’à travers ce masque étouffant, et tout cela pour quoi ? Sauver les apparences et se montrer à la hauteur des attentes de la société envers les personnes de haut rang. Rien de plus. Et si j’avais toujours eut une certaine fierté à l’orner, aujourd’hui il m’était bien plus étouffant qu’autre chose, alors que tellement de sentiments rugissaient en moi qu’il m’était de plus en plus difficile de les contenir un tant soit peu. Mais je n’avais pas le choix, il fallait tenir coûte que coûte, et ce même devant sa propre famille. Et quelle famille... Je posais un instant mon regard sur ma mère qui discutait toujours avec Evelyne et deux autres femmes, un sourire distingué ornant ses lèvres, son regard éternellement empli de fierté et de douceur alors qu’il y a quelques temps encore il avait pleuré toutes les larmes de son corps et que son être tout entier était rongé par la peur de voir notre famille détruite et ma mission échouer, au prix de ma vie. Et quant à mon père qui se tenait un peu plus loin, c’était toujours ce même élan d’orgueil et de prestige, cette même attitude froide et hautaine et cette posture droite et parfaitement impeccable qui le caractérisait qu’il montrait aux yeux de tous, lui qui n’était revenu parmi nous qu’il y a quelques semaines à peine. Devenu un paria aux yeux du monde des sorciers, cet homme de pouvoir et que le succès caractérisait n’était plus que l’ombre de lui-même alors que, pourtant, il semblait être face à tous exactement le même homme qu’auparavant. Même aux yeux de son propre fils...

Tournant alors mon regard vers Rigel, je lui demandais soudainement dans un murmure pour être sûr que personne ne nous entende tout en aillant l’air naturel si sa mission concernant l’Armée de Dumbledore se déroulait bien pour elle. Et heureusement pour elle, elle m’affirmait que c’était le cas, étant parvenu à intégrer plus ou moins leur groupe en mentant largement sur ses intentions, quitte à dire qu’elle désirait montrer un autre visage de sa famille, chose qui m’ôta alors un sourire tant la Weasley et les autres pouvaient être aussi stupidement crédibles. Mais Rigel avait aussi un certain talent pour jouer la comédie, c’était indéniable. Toutefois, une chose qu’elle ajouta me surprit : leurs réunions se tenaient dans la Salle sur Demande... Exactement celle où je préparais ma propre mission. Toutefois jouer la comédie était aussi parfaitement dans mes cordes pour l’avoir expérimenté un nombre plus que conséquent de fois, obtenant presque à chaque fois ce que je désirais par ce biais.
Alors ce fut tout en restant parfaitement naturel que je lui répondis :

« Je n'en ai que vaguement entendu parler. Mais je n’ai jamais su où elle se trouvait en revanche, ni même si son existence n’était qu’une légende ou non. »

Tu parles... Cela faisait bien plus d’un an que je m’y rendais, même lorsque j’étais encore en cinquième année. Toutefois, une chose que je savais aussi parfaitement à son sujet était que n’importe qui pouvait pénétrer dans la pièce du moment qu’il sait précisément ce que la personne qui était déjà à l’intérieur a en tête. Pourvu que cela ne m’arrive jamais, sinon c’est la fin...
La voix de ma cousine me parvint à nouveau, lorsqu’elle me demanda à mon tour si tout se passait bien pour moi. Je vérifiais d’un coup d’œil discret que personne ne nous écoute pour en avoir la certitude, mais tous semblaient être pris dans leur conversation. Et sur un ton assuré bien qu’au fond je ne l’étais pas tant, je lui répondis :

« Le Maître veut que je le rencontre dans deux jours pour que je lui parle de ce que je projette. Mais je suis confiant, je suis certain qu’il sera satisfait de moi. » Lui dis-je avec une sincère conviction, tant pour m’en persuader moi-même.

Toutefois, je baissai un instant le regard, ajoutant presque dans un murmure et sur un air soudainement plus sombre :

« Par contre pour ma seconde mission les choses sont beaucoup moins simples... Tout ce que j’ai pu essayer jusqu’à présent n’a pas fonctionné, mais je ne désespère pas. Et puis ce n’est pas comme si j’avais d’autre choix. » Lui dis-je en haussant un sourcil d’un air presque blasé que je ne lassais transparaître qu’une fraction de seconde pour que cela ne demeure qu’entre elle et moi. Après tout, elle était la seule à qui je faisais confiance ici.

Devais-je ajouter que je craignais très sincèrement de ne pas y arriver ? De ne pas être parvenu encore jusqu’à présent à tuer Dumbledore ? Non, ça elle ne devait pas le savoir...



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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeLun 9 Juil 2012 - 7:33

Ce n'était pas vraiment le lieu ni le jour de parler « boulot », mais bon, c'était l'ambiance générale qui le voulait. La fête du réveillon chez les Malefoys étaient avant tout peuplée de mangemorts ou sympathisant de Voldemort, en plus le lendemain d'une réunion qui avait mis en place une attaque de grande importance, inutile de dire quel était le sujet de conversation principal. Cependant, Rigel et Drago s'étaient mis un peu en retrait et parlaient assez bas, ne voulant pas être entendu. Ils parlaient de leurs missions respectives à Poudlard, cela ne concernait les autres en rien.

Elle ignorait que Drago avait reçu une double mission. De toute façon, que ce soit l'une ou l'autre, elle n'en connaissait pas la nature. Ça concernait Poudlard, c'est tout ce dont elle était sûre. La logique voulait que Voldemort cherche un moyen d'y entrer, Drago était probablement chargé de trouver un accès efficace. C'était là où ses réflexions l'avaient menée. Quant à cette deuxième ? Une hypothèse surgit dans son esprit aussi vite : que désirait le plus Voldemort à part son immortalité ? Tout simplement s'assurer d'écarter les principales menaces et surtout achever Harry Potter tant qu'il était affaibli. Des rumeurs disaient qu'il avait été déplacé avec les deux autres Gryffondors dans un lieu inconnu, le plus probable était Poudlard. Il y avait de grandes chances pour que le rôle de Drago soit chargé de trouver où ils étaient placés.

Quoi que, à la réflexion, c'était finalement assez peu probable. Découvrir une telle information relevait de l’espionnage, savoir passer inaperçu, s'infiltrer, gagner les confiances. Il fallait bien dire les choses telles qu'elles étaient, Drago était une quiche dans ce domaine. Il aimait trop avoir l'attention des gens sur lui. Rigel aurait plus eu le profil pour une telle mission, la Black discrète de Serdaigle donc la moitié de l'école ignore jusqu'à l’existence, n'entendant parler d'elle que lors des matchs de quidditch. L'étudiante discrète et brillante qu'on trouve souvent dans la bibliothèque mais qui avait intégré l'AD, la fille sans histoire et visiblement sans ennemi notable. Mais une gamine néanmoins, et pour une telle mission, Voldemort aurait sans doute préférer quelqu'un de bien plus expérimenté. D'ailleurs, elle n'allait pas se plaindre vu le rôle qu'elle allait avoir à jouer dans quelques jours. Il n'était pas banal de diriger un groupe de mangemort alors qu'on a que seize ans.

-Oh sans l'ombre d'un doute, tu es le Grand Drago Malefoy, prince des Serpentards après tout ! Dit-elle en riant.

Il avait mis un poil trop de conviction dans sa voix et Rigel savait bien que son cousin avait tendance à être en proie au doute, aussi une petite flatterie humoristique en passant ne pouvait que lui faire du bien. Elle croyait en lui. S'il ne ferait pas un bon espion, il n'était pas pour autant dépourvu de qualité. Lui était un vrai Serpentard avec la grandeur en lui, contrairement aux autres pantoufles qui l'entouraient. Elle ajouta plus bas, sur le même ton que lui.

-Tu trouveras, j'en suis certaine. C'est normal de piétiner au début. Si ça peut t'aider, j'ai une foule de bouquins chez moi, si tu as besoin de sorts, potions, enchantement de runes ou que sais-je. Je ne chercherai pas à t’interroger mais tu as libre-service.

Elle sous entendait évidement des livres traitants de sujets un peu moins autorisés que ce qu'ils pourraient trouver à Poudlard. Rigel possédait pas mal d'ouvrages de magie noire, une bonne partie provenant de ce qu'elle avait piqué il y a des années dans la réserve de son grand-père. En tout cas, des livres que même dans la réserve de la bibliothèque de Poudlard elle doutait qu'il y ait l'équivalent.

-Bon, sinon, quels sont tes plans pour nouvel-an ? Demanda-elle d'une voix plus naturelle.

À force de chuchoter ils allaient attirer l'attention, il était temps de badiner un peu. D'autant qu'elle mourrait d'envie d'annoncer son programme de la nouvelle année, sachant d'avance que cela le ferait bisquer. Il avait beau être son cousin et confident, elle adorait le faire enrager et cette nouvelle allait sans aucun doute provoquer la réaction voulue, elle en riait d'avance.


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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeJeu 6 Sep 2012 - 9:48

Spoiler:
 

Le prince des Serpentards... Elle n'avait pas tort, si l'on me surnommait ainsi depuis ma première année dans cette maudite école, ça n'était pas sans raison. Je ne devais plus douter de ma valeur, et cesser de raviver mes craintes passées qui, pourtant, laissaient en moi des cicatrices invisibles que je dissimulais à la vue de quiconque. Mon manque de confiance en moi ne datait en effet pas de ces derniers mois et n'avait pas qu'un rapport unique avec ma mission, non. Cette crainte était bien plus ancienne, alors que depuis mon plus jeune âge j'avais absolument tout fait pour ne pas décevoir mon père. Et quel meilleur moyen pour y parvenir que d'essayer de marcher sur ses traces, adopter ses attitudes pour essayer d'avoir autant de noblesse et de poids qu'il en avait dans ce monde ? Seulement au fond de moi-même, et si j'avais toujours désiré le cacher aux yeux de tous, je savais pertinamment que je ne lui arrivais pas à la cheville. Jamais je ne pourrais rivaliser avec sa perstance et son pouvoir, ni peut-être m'en montrer même digne. Tout ce que j'avais réussi à lui apporter depuis ma naissance étaient des déceptions continuelles. Avait-il honte de moi ? Je n'irai pas jusque là. Seulement je n'étais pas le fils qu'il aurait tant aimé avoir. Je n'étais pas l'héritier parfait sur lequel il pourrait se reposer et succéder son empire sans crainte. C'est pourquoi la mission que m'avait confié le Seigneur des Ténèbres était bien plus importante encore à mes yeux. Elle représentait non seulement le seul moyen que je pouvais avoir de les sauver, que de lui montrer une bonne fois pour toute que j'étais bien plus qu'il ne pouvait le penser. Qu'il pouvait pour la première fois être réellement fier de son fils qui était capable de bien plus de choses qu'il ne le pensait. D'excellents résultats ne suffisaient pas, ils n'avaient même qu'un poids encore bien trop léger face à tout ce que je devais lui prouver à côté. Et cette opportunité que je possédais à présent serait peut-être enfin le résultat d'une détermination sans faille qui avait enfin payée.

J'esquissais alors un bref sourire face à ses paroles, appréciant de voir qu'elle, au moins, croyait réellement en moi. Et Merlin sait combien j'en avais besoin ces derniers temps. Mais peut-être me prenais-je tout simplement trop la tête, peut-être me remettais-je trop en question alors que tous ces doutes n'étaient pas fondés. Une chose était simplement certaine : j'étais bien trop épuisé nerveusement ces derniers temps pour voir les choses avec objectivité.
Puis Rigel ajouta, cette fois dans un murmure, qu'elle était certaine que je trouverai une solution. Elle me proposa également de me prêter des livres ou tout autre objet qui pourraient bien me servir et que l'école ne possédait pas, bien entendu. Je ne comprendrais décidément jamais pourquoi ce vieux fou de Dumbledore avait interdit l'enseignement de la magie noire. Après, c'était une branche de la magie comme une autre et surtout qui offrait des possibilités hautement supérieures à tout le reste. Mon père avait eu raison depuis le début, j'aurai dû être envoyé à Durmstrang. Enfin bref, il était de toute manière trop tard pour que les choses changent, et je ne resterai après tout plus longtemps à présent pour pouvoir me plaindre encore de cette école d'incapables.

« Merci. J'y jeterai un oeil à l'occasion, ça me sera toujours plus utile que ces ouvrages aussi inutiles qu'inintéressant que l'on trouve à la bibliothèque. » Lui répondis-je.

Et surtout je ne risquais pas de trouver quoique ce soit là-bas qui me permettrait d'assassiner le directeur, bien entendu. La réserve dont l'accès était interdit aux élèves restait encore le seul endroit qui puisse m'apporter des informations peut-être utiles. Je me réservai l'accès pour la rentrée, où il faudrait que je me rende une nuit à l'intérieur pour voir ce que je pourrais trouver. En attendant, peut-être que la bibliothèque de Rigel serait une première solution intéressante. En ce qui concernait la mienne, j'avais déjà fait le tour des milliers d'ouvrages qu'elle recelait.

Puis, et sur un ton cette fois tout à fait naturel et audible, elle me demanda quels étaient mes projets pour le nouvel an. Enfin une conversation normale que des adolescents de notre âge auraient dû avoir, au lieu de se demander comment ils pourraient participer à la fin d'un monde. Et même si la réponse à cette question n'était que peu réjouissante en ce qui me concernait, cela faisait du bien de pouvoir encore avoir quelques conversations banales.

« A vrai dire je n'en ai aucun. Du moins aucun qui ne sorte de l'ordinaire, je suppose que nous aurons droit à une énième réception entourés des hauts placés et autres nobles de ce monde qui soient encore de notre côté. Autrement dit bien moins nombreux qu'auparavant depuis son arrestation... » Lui dis-je, en posant un bref instant mon regard sur mon père qui poursuivait ses discussions avec trois autres partisans du Seigneur des Ténèbres.

Les choses avaient vraiment changées, et si ces réceptions m'ennuyaient bien plus qu'autre chose c'était également l'univers que j'avais connu depuis ma naissance. Et ce changement me touchait sans aucun doute bien plus que je ne voulais le laisser paraître. Après tout, il n'était que le reflet de la déchéance latente de ma famille. De réputée, redoutée et respectée, nous étions devenus des parias pour ce monde qui ne désirait plus de nous et nous montrait du doigt en tant que traîtres. Alors vivement que le Lord Noir prenne possession de notre univers, et enfin nous retrouverons cette importance et cette place que nous n'aurions jamais due perdre.

« Et toi ? Tu as prévu quelue chose en particulier ? » Lui demandais-je à mon tour.

Après tout il était tant de changer de sujet, et enfin pour quelque chose de bien plus réjouissant que la discussion précédente. Du moins, je l'espérais...



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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeMer 19 Sep 2012 - 10:12

Spoiler:
 

Ils allaient finir par attirer l'attention avec leurs messes basses, deux personnes qui ne parlent que en retrait de la foule, en ne faisant que chuchoter, le tout dans une atmosphère si mondaine avait déjà commencer à attirer certains regards sur eux. Ils n'étaient pas censés être entourés d’ennemis, mais Rigel avait pris cette habitude de rester discrète et transparente en toute circonstance, de n'attirer que peu l'attention sur elle. Les convives de cette pièce ne savaient d'elle que le fait qu'elle était la fille de Regulus Black et Evelyne Alyse, certains savaient qu'elle était mangemort, ils l'étaient eux-même, mais ça s’arrêtait là. Elle était même certaine que la plupart ignorait même qu'elle n'était pas à Serpentard, ces gens ignoraient tout d'elle et ça lui allait très bien ainsi.

C'est pourquoi elle avait changé de sujet, passant à une discussion et une attitude bien plus naturelle pour une adolescente qui discute à Noël avec son cousin. Leurs projets pour nouvel-an et la chamaillerie qu'elle prévoyait par la suite serait une situation parfaite pour endormir les curiosités qui aurait pu se développer à leur égard. Elle savait que Drago lui retournerait la question, par politesse, et que sa réponse le ferait plus que probablement tiquer, elle en avait déjà parler avec Nori. Elle riait déjà intérieurement de sa réaction. Drago et Norihiko entretenaient une sorte de rivalité, au moins une animosité, à croire que tout les deux se disputaient le trône de Serpentard. La Serdaigle avait bien décider de ne pas entrer dans leur jeu en prenant parti pour l'un ou pour l'autre. Si Nori l'acceptait très bien, Drago ne semblait pas apprécier le fait que sa cousine traîne avec son rival.

Sans surprise, Drago lui répondit qu'il passerait sans doute nouvel an dans une de ces habituelles réceptions, comme celle ci. Avec moins de convives tout de même, c'est vrai que depuis que Lucius avait fait un petit tour à Azkaban, le nom de Malefoy attirait moins de foule. Il était maintenant clairement établit que Lucius Malefoy était un mangemort avéré, d'ailleurs ce soir Rigel constatait en suivant le regard de Drago vers son père, qu'il n'y avait en vérité que des sympathisants proches de Voldemort de présent. Son oncle était en train de discuter avec Avery, Crabbe et, elle se sentit se hérisser, Nott. Nott, le père de Théo avec qui elle était sortie un temps, et le responsable de leur rupture. Bien que ses sentiments pour Théo avait eu largement le temps de s’apaiser, elle continuait d'en vouloir à cet homme d'avoir agi ainsi. Enfin bref, elle détourna son regard de Lucius pour le ramener sur son cousin.

-J'imagine que cette situation changera une fois cette guerre finie. Puis ta famille est spécialiste pour retomber sur ses pieds.

Ce n'était pas dit d'un ton moqueur, elle était sérieuse. S'il y avait une famille qui savait se relever après n'importe quel affront et retrouver sa notoriété aussi sec, c'était bien les Malefoys. Ce n'était pas la première fois qu'une disgrâce arriverait et ce ne serait pas la dernière, surtout pour Lucius qui avait déjà bien faillit se faire attraper lors de la chute de Voldemort. Il avait bien su se rattraper et, jusqu'à son arrestation au ministère, il était l'un des sorciers le plus influent auprès du gouvernement. Drago lui retourna la question sur ses plans. Rigel fit son petit sourire espiègle qu'elle avait retenu jusque-là, son sourire de « je vais te dire un truc qui va t’énerver ».

-Oui, j'ai été invitée, tu le connais il me semble. Je vais passer nouvel-an avec Norihiko Yokoya.

Elle jouait à présent son petit air innocent, faisant comme si elle ignorait les relations entre les deux Serpentards.


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MessageSujet: Re: « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel]   « Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres. » [Rigel] Icon_minitimeLun 15 Oct 2012 - 9:05

Quels projets pour le Nouvel An... A vrai dire, il paraissait plus qu'évident qu'une quelconque envie de fêter quoique ce soit ait totalement disparue de nos préoccupations. Et fêter quoi au juste ? Cette nouvelle année ne serait en rien une bonne, bien au contraire même, et sans doute la dernière que je passerai dans ce bas monde. Alors si elle pensait que j'allais accueillir l'année 1997 avec joie et empressement, elle se fourrait le doigt dans l'oeil. Je n'avais la tête à rien, tout comme ma famille qui s'efforçait comme toujours de maintenir les apparences. Car la fierté était sans aucun doute la dernière chose qui nous restait, alors que tout espoir de rédemption ou que sais-je encore nous avait été ôté. Je lui confiais alors que nous allions sans le moindre doute organiser une nouvelle réception, comme chaque année, à ceci près qu'il n'y aurait sans doute plus grand monde. Car il fallait être honnête, j'avais bien plus l'impression ce soir d'être à une réunion de Mangemorts qu'à une fête du Réveillon de Noël. Et il ne manquait plus que le Seigneur des Ténèbres soit de la partie et franchisse les larges et hautes portes du manoir pour que l'illusion soit parfaite...

Suivant mon regard qui s'était brièvement posé sur mon père qui avait tant changé - chose que nul ne devait sans aucun doute remarquer hormis ma mère et moi - Rigel rompit le bref silence qui s'était installé entre nous. Elle avait raison sur ce point, la situation changerai très certainement une fois que toute cette histoire serait enfin terminée. Plus d'une fois nous avions dû retourner notre veste et donner une nouvelle image de ce que nous étions, et cela bien avant même que le Lord Noir ne fasse régner la terreur dans notre monde. Une famille ne devient pas aussi puissante sans effort, bien au contraire, mais jamais nous ne nous étions laissé abattre ni même détrônés d'une quelconque manière. Et si aujourd'hui la situation était sans doute plus grave que jamais, j'avais une confiance aveugle en mon père que jamais je ne cesserai d'estimer. Si seulement un jour je parvenais seulement à être à sa hauteur, à arborer ce visage d'une neutralité parfaite comme si jamais rien ne pouvait l'atteindre...

« Oui, si seulement nous sommes encore vivants jusque là... » Lâchais-je dans un murmure, sans même m'en rendre pratiquement compte.

Enfin bref. Il était temps de changer de sujet, et sérieusement. D'ailleurs, je ne pouvais que la remercier de l'avoir fait, même si au fond rien ne pouvait réellement m'aider à penser à autre chose. Mais faisons semblant, une fois de plus. Encore, et toujours. Je lui retournais ainsi la question, lui demandant quels étaient ses propres projets. Car j'étais d'ailleurs assez curieux sur le sujet, ayant brièvement entendu, à moins que je ne fasse erreur, que seule ma tante Evelyne ne serait présente à notre réception.
Aussitôt, un sourire étrange se dessina sur les lèvres de Rigel, me laissant curieusement pressentir que je n'allais pas particulièrement apprécier ce qu'elle allait me confier dans un instant.

C'est là qu'elle m'expliqua qu'elle avait été invitée par... Ah d'accord, je vois. Bien, si elle voulait faire de l'humour en tout cas, c'était réussi. A ses mots, je ne pus m'empêcher de rire, hochant la tête d'un air de dire qu'elle ne pouvait pas me faire si elle comptait se moquer ainsi de moi. Si seulement c'était le cas...

« Ben voyons. Et moi je vais emmener des fleurs à Sainte Magouste pour Potter ! » La raillais-je, un sourire moqueur en coin.

Mais voyant son air faussement innocent, mon sourire s'évanouit aussitôt pour laisser place à un air foncièrement plus suspicieux, et surtout bien plus mauvais tout à coup :

« Rigel... C'est une blague, n'est-ce pas ? Extrêmement mauvaise tu me l'accorderas, mais une blague tout de même ?! » Lui demandais-je, toute trace du peu de bonne humeur que je possédais déjà - ce qui était donc largement infîme - ayant totalement désertée mon visage.

Mon regard d'acier se fit soudainement bien plus dur, la regardant avec incrédulité. Comment pouvait-elle faire une chose pareille, sérieusement ?

« Bien. Moi qui trouvais que j'allais passer de sales fêtes avec tous ces partisans, je trouve tout à coup que ma compagnie va être bien meilleure que la tienne ! »

Non mais sérieusement, comment pouvait-elle aller voir un abruti aussi prétentieux que lui ? Comment pouvait-elle seulement le supporter ? Ce type me filait des boutons rien qu'à sa seule vue, avec cet air supérieur qu'il se donnait alors qu'il n'était absolument rien. Rien que le voir ou ne serait-ce même qu'entendre son nom me dégoûtait, m'insupportait et m'énervait. En un mot, je le haïssais, et penser ne serait-ce qu' à la dernière confrontation que nous avions eu aux tableaux d'affichage avec l'autre pimbêche de Griffondor pour le défendre - c'est pour dire s'il était minable - suffisait à voir tout à coup Rigel d'une autre manière. Sans aucun doute sous l'effet de la colère, car elle était à mes yeux plus une soeur qu'une cousine, mais sur le moment j'avais plus envie de la secouer pour qu'elle réalise ce qu'elle était en train de faire qu'autre chose. En tout cas une chose était certaine sur le moment, elle me décevait au plus haut point...



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