- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]

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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Dim 17 Juin 2012 - 13:58

Le 27 Novembre 1996 - 19h30

    En temps normal, Olivia aurait été choquée de se faire reprendre d'une telle manière par le professeur Flitwick avec qui elle n'avait jamais eut de problèmes. Mais il faut croire que tout a une fin et qu'il faut savoir accepter le changement. Elle aurait très bien pu faire comme Lisa, vouloir s'enfoncer sous terre et promettre de ne plus jamais refaire de bêtises. Cela lui rappelait tant de souvenirs, comme celui des vacances d'été où elle était sortie au Chemin de Traverse pour aller chercher ses nouveaux manuels de cours. Elle y avait croisé Luna Lodwick et à Fleury et Botts, elles avaient eu le malheur de croiser la route de Matt Owen, un de ces Serpentard qui aiment vous cracher leur venin. Les demoiselles n'avaient pas apprécié la situation ; Luna s'était presque retrouvée toute nue à cause d'un sort jeté par cet impitoyable garçon et Olivia avait presque dut se battre en duel contre lui. Au final, la vendeuse les avait grondé et la Serdaigle avait beaucoup culpabilisé sur son acte, pensant qu'elle aurait mieux faire de l'ignorer. Pourtant, ce n'était rien face à ce qu'elle avait réalisé aujourd'hui et les conséquences sur son moral ne furent pas bien grandes. Quelque chose compensait toutes ces engueulades et c'était bien sa nouvelle relation avec Terry qui en était la cause.

    Assise sur un canapé de la salle commune des Serdaigle, elle semblait attendre quelque chose puisque toutes les cinq minutes, elle levait la tête en direction de la fenêtre afin d'apercevoir l'horloge de Poudlard. Puis, elle se replongeait dans son livre qu'elle avait empruntée à la bibliothèque, racontant l'Histoire de la Banque de Gringotts. Tranquillement installée depuis quelques heures, elle guettait l'arrivée de celui qu'elle aimait et le temps lui paraissait si long. Pourtant, elle sut qu'elle n'était pas la plus à plaindre parce qu'elle pouvait se mouvoir sans problèmes alors que lui, était bloqué dans une infirmerie à supporter la présence de Madame Pomfresh. D'ailleurs, Olivia n'avait jamais ressenti autant de mépris pour cette bonne femme. D'habitude, elle était plus gentille quoi qu'un peu autoritaire mais aujourd'hui, elle s'était montrée exécrable et vraiment pessimiste. Comment pouvait-on penser que les ténèbres prenaient le dessus et qu'on devait donc s'abstenir de tout signe d'amour ? C'était comme se soumettre à un parti. M'enfin, de toute façon, Olivia était toujours restée neutre, ni pour le Mage Noir et ni pour Dumbledore même si elle avait des convictions ressemblants plus à ceux du directeur.

    Tournant la page du troisième chapitre qu'elle venait d'entamer, elle tomba sur une image de Gobelin entrain de cacher un trésor dans un des coffres de la banque de Gringotts. On lui avait déjà dit que ces créatures n'acceptaient pas de croire que certaines reliques appartenaient aux sorciers et sur ce sujet, il était très dur d'en discuter convenablement avec ces créatures intelligentes. D'ailleurs, quand elle se rendait dans cette banque pour retirer un peu d'argent, elle se sentait toujours un peu mal à l'aise en leur présence ; c'était comme s'ils ne lui faisaient pas confiance et qu'elle était une hors la loi. Ils avaient une manière assez désagréable de toiser les sorciers et on aurait dit qu'ils n'aimaient pas faire partis de la même société qu'eux. Le but d'Olivia, dans sa vie, était de rétablir une sorte de paix entre bien des camps opposés. C'était assez utopique à vue d'oeil et pourtant, elle était convaincue qu'il y avait bien un moyen de rapprocher les gobelins et les sorciers tout comme de cesser les guerres entre le parti du Mage Noir et celui de l'Ordre du Phénix.

    Un jour, Mandy lui avait dit que c'était impossible, et que pour arrêter les hostilités, il fallait vaincre au moins un camp pour que l'autre gagne ou, si on allait dans les extrémités, éliminer les deux camps. La brune y avait longuement réfléchi ; éliminer les deux camps était une idée presque idéale pour stopper les conflits puisque le monde appartiendrait seulement à ceux qui sont neutres. Et les neutres n'avaient que peu de raisons de se lancer dans une guerre. Pourtant, elle savait qu'elle n'avait pas le droit de vie ou de mort sur les humains et qu'il était horrible de penser que l'on pouvait tous les tuer rien que pour ramener la paix. Parce qu'au fond, il n'y aurait peut-être pas de paix si l'on tuait ceux qui prennent un parti distinct. Il y avait des facteurs sociologiques à prendre en compte ; si la famille d'une personne neutre se faisait tuer pour ses penchants Mangemoresque, alors la personne neutre nourrirait une haine contre la société et pourrait se faire contrôler par ses sentiments, brisant alors cette paix. Finalement, Olivia n'avait pas tellement de solutions pour son idéal mais c'était justement parce qu'elle n'en avait pas trouvé des masses que cela lui donnait l'envie de continuer à se battre pour.

    Levant la tête, elle quitta son regard du livre pour observer de nouveau l'horloge ; il était dix neuf trente... Terry ne devrait normalement plus être à l'infirmerie, peut-être qu'il était parti manger à la Grande Salle. Pourtant, elle ne put s'empêcher de tourner la tête en direction de l'entrée de la salle commune ; il lui avait semblé avoir entendu un bruit. Après, il était possible que ce ne soit l'arrivée d'un autre étudiant mais à l'intérieur d'elle, la jeune fille espérait que ce soit lui. Elle en avait eu assez d'attendre, surtout après avoir été exclue de l'infirmerie avec une telle brusquerie. Au final, on lui avait rendue quand même rendue sa baguette et si elle ne l'avait pas eu avec elle durant son séjour sur son lit de malade, c'était parce que les enseignants s'en étaient emparés afin de vérifier le type de sortilèges qu'elle avait pu utiliser lors de son excursion à la forêt. Visiblement, ils avaient vraiment tenu à savoir si oui ou non, elle y était allée pour sauver les deux duellistes et non pour aller s'amuser. Quelle confiance.
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Terry Boot
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Lun 18 Juin 2012 - 9:21

Terry était enfin sorti de l'Infirmerie. En toute franchise, il croyait que jamais il ne sortirait de ce lit métallique et froid. L'atmosphère, qui s'était enlaidie avec le départ de Olivia, devenait plus lourde et pesante. Les heures étaient devenues interminables, mutilant le pauvre Terry qui n'attendait que le moment de sa sortie, pour aller retrouver celle qu'il aimait. Terry ne s'en était jamais rendu compte, mais lorsque vous attendez impatiemment un moment, le Temps semble s'amuser. Oui, les minutes se rallongent, le Temps devient plus lent, comme s'il voulait vous voir souffrir devant ses yeux. C'était, évidemment, une sensation peu agréableet frustrante, étant donné que vous vous trouvez impuissant devant le sort du Temps. Terry faisait partie, contre son gré, à la population qui désirait tout contrôler. Du moins, Terry voulait toujours que tout soit parfait, afin de se satisfaire pleinement.

Comme dit, Terry avait bien cru ne jamais sortir. Déjà, le Temps faisait des siennes. Ensuite, avec un Infirmière cruelle -et Terry ne pesait pas ses mots-, il aurait cru que pour un simple éternuement, elle aurait décrété repos et soins dans l'Infirmerie. Il était clair que Mme Pomfresh avait une dent de lait contre le jeune Serdaigle, qu'elle gardait le plus possible. En effet, l'infirmière savait que Terry rejoindrait directement Olivia, qu'elle avait littéralement jeté hors de l'Infirmerie. Devant une telle brutalité, Terry fut avant tout outré par la réaction de Mme Pomfresh. A présent, il nourrissait, pour elle, une répulsion violente et justifiée. Quand même, éjecter une élève ! En plus, c'était Olivia. Après tout, elle n'avait rien fait de mal. Elle soutenait amoureusement un élève qu'elle aimait, rien de plus ... Pas la peine de s'emporter ainsi !

Allongé sur son lit, Terry n'avait plus eu le droit de bouger. Autour de lui, autour du lit, une Pomfresh éminemment révoltée et bouillonnante s'affairait. Brutale, elle soulageait ses nerfs dans ses actes. En effet, elle claquait les portes, posait violemment les verres pleins de potions et manipulait le bras blessé de Terry avec moins de douceur. Terry, lui, s'efforçait de ne rien remarquer, croyant toujours qu'elle faisait toujours son métier avec le même sérieux et ambition, même si c'était loin d'être vrai.

A 19h15, Terry perdait patience. Il devait partir, il le savait, mais Mme Pomfresh l'entendait autrement. En plus, Terry avait entendu la conversation qu'avait tenu l'infirmière avec le Professeur Flitwick. Elle avait assuré qu'il serait à nouveau dans les couloirs du château à partir de 19h00. Autrement dit, elle avait déjà pourri un quart d'heure de la merveilleuse soirée que Terry attendait depuis le début de la journée. Exaspéré, il ne remarqua même pas que Mme Pomfresh prenait, pour la cinquième fois en dix minutes, sa température et sa pression artérielle. Elle faisait tout pour gagner du temps, assurément ... Cependant, Terry n'avait pas de temps à perdre et, se forçant à adopter un ton doux et respectueux, mais évidemment un peu hypocrite, il demanda :

"Mme Pomfresh, quand pourrais-je sortir ? J'ai une retenue, ce soir, et je ne voudrais pas être en retard ..."


Elle regarda la Serdaigle avec un regard un peu méprisant, et répondit :

"Mr Boot, vous pouvez sortir. Seulement, je vais vous faire une écharpe, pour votre bras. Je vous défends de vous surmener, entendez-vous ?".


Elle sortir sa baguette, tapota doucement le bras encore enflé de Terry, et une écharpe apparut. Puis, sa baguette fendit à nouveau l'air, et une armoire, au fond de l'Infirmerie, s'ouvrit. Elle expliqua :

"Dans ce casier se trouvent vos affaires personnelles. Prenez-les, et vous pourrez sortir. Et, comme je l'ai déjà dit, soyez raisonnable, Mr Boot. Dans tous les sens du terme ..."

19h00.

Terry ne se fit pas prier plusieurs fois. Il sortit à 19h25. Commença alors une petite course, pour se rendre le plus rapidement possible dans la Salle Commune des Serdaigles. Olivia devait sûrement l'attendre, depuis le début de l'Infirmerie. Terry se hâtait dans les couloirs pierreux et froids de Poudlard, éclairés, par endroits, par des torches suspendues aux murs.

Une fois arrivé dans la Tour des Serdaigle, Terry donna rapidement la réponse, et entra en trombe dans la Salle Commune des Serdaigles. Sans grande surprise, il vit Olivia, allongée sur un canapé bleu azur. Aussi, la salle était entièrement déserte. Ils pourraient alors profiter d'intimité bien méritée.

19h35.

Sans rien dire, il s'assit sur le canapé, et prit, avec son unique main valide, les deux pieds d'Olivia, qu'il reposa ses genoux. C'était agréable, vraiment ... Une chaleur unissait de nouveau les deux corps et âmes complices et amoureux. Terry effleura les lèvres de la jeune Serdaigle, et profita d'une étreinte douce qui lui avait beaucoup manqué.

Enfin, il prononça :

"J'ai cru que Mme Pomfresh allait me garder encore cette nuit. Elle nous en vaut, vraiment. Mais bon, plus rien ne compte, à présent. Je suis avec toi, et j'en suis comblé. Tu peux pas savoir comment tu m'as manqué."

Une pendule sonna dans la Salle. Terry leva les yeux sur l'horloge en argent, décoré, avec bon goût, de petits aiglons en bronze. Il était 19h45.


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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Mar 19 Juin 2012 - 0:34

    Presque extenuée par cette longue attente, Olivia se contentait à présent d'observer les images qu'elle voyait dans son livre. Elle ne se sentait plus capable de se lancer dans la lecture puisqu'elle savait pertinemment qu'une fois plongée dans les récits d'un quelconque auteur, elle ne s'en détâchait plus. Et pour y rester plonger sans être dégoûtée d'avoir été interrompue, elle avait besoin d'avoir la forme. Or, bien qu'elle ait récupéré de ses petites blessures et de son énergie follement dépensée à la forêt, elle avait l'impression que cette journée fut été bien plus longue et passionnante que les autres. C'était justement cette longueur qui offrait l'illusion à son corps qu'il était tant d'aller se coucher mais elle ne pouvait se le permettre. Du moins, pas avant de l'avoir revu ne serait-ce qu'un instant pour lui exprimer ce qu'elle ressentait pour lui. Pourquoi le souhaitait-elle à tout prix ? D'un côté, elle trouvait cela assez pathétique de se plier aux règles de l'amour et d'en devenir dépendante mais d'un autre côté, c'était tellement agréable et cela s'apparentait à une partie de notre vie qui apportait une forme de bonheur. Et même si certains pensaient que ce bonheur n'était qu'une chimère qui aveuglait les couples, la Serdaigle pensait qu'au moins, cette prétendue « chimère » pouvait vous faire connaître la joie durant au moins un bel instant de l'existence humaine. Toutefois, cet instant, Olivia n'en était pas entièrement satisfaite, elle voulait que tout se prolonge, qu'il n'y ait aucune fin pour qu'ainsi, elle puisse se lier le plus longtemps possible à Terry.

    Désormais, elle était bien consciente de ses envies et sa raison avait beau jugé cela de trop précoce ou de trop émotif, elle sut qu'elle devait parfois se fier un peu plus à son cœur. Car même les décisions raisonnables pouvaient relever des sentiments, elle l'avait déjà compris en voyant des gens capables de tout pour sauver les êtres qu'ils aimaient. Dans ces moments-là, ils entraient dans une incroyable puissance qui les rendaient redoutables. Elle en conclut qu'elle serait alors bien plus forte en tombant amoureuse de Terry même si ce n'était pas cette force qu'elle convoitait. Oh non, seuls les gens imbus d'eux-même se proclamaient capables de manier la puissance. Olivia, elle se contentait de ses propres atouts et elle irait le plus loin possible sans pousser ses limites dans le danger. Les limites, il fallait savoir les connaître et éviter de les dépasser de trop.

    Maintenant couchée sur le canapé bleu qui se situait près de la fenêtre, elle reposa son livre sur la table d'à côté et contempla les petites étoiles qui ornaient déjà le firmament. L'hiver était là et elle aimait observer la nuit arriver si vite, après dix sept heures. Puis, son attention se détourna lorsque la porte d'entrée de la salle commune s'ouvrit. Elle ne pouvait voir qui arrivait mais son cœur se mit à s'accélérer en entendant les bruits de pas ; il était certain que la belle espérait que ce soit Terry et non pas un autre élève. Faites que Madame Pomfresh se soit montrée un peu plus docile après avoir exclu la jeune fille et qu'elle ait décidée de le relâcher avant vingt heures. Elle releva doucement la tête et se soutint par les coudes, appuyés sur la surface moelleuse du canapé. Ses lèvres dessinèrent un mince sourire à la vue de son bien aimé. Ce dernier allait beaucoup mieux vraiment. On voyait à quel point la médecine magique portait ses fruits même dans des situations désespérées telle qu'une morsure d'Acromentule. Le jeune garçon venait de s'installer près d'elle et il la salua par un baiser qui offrit une immense chaleur aux joues de la brunette qui se rapprocha d'avantage de lui en lui tenant la nuque par sa main droite. Heureusement qu'il n'y avait personne ; pas de Lisa Turpin pour s'exclamer en les voyant ni d'infirmière pour les rejetter. C'était impeccable. Bien sur, des élèves viendraient sûrement mais ils avaient sans doute du temps devant eux avant que cela n'arrive. Terry brisa le baiser et il entama sa première parole, lui disant que Pomfresh leur en voulait mais que cela lui était égal et qu'elle lui avait manqué. C'était la même chose pour Olivia.

    « - Tu m'as manqué aussi, je peux te dire que l'attente a vraiment été agaçante. »

    Son sourire ne s'estompa pas et elle retrouva une position assise sur le canapé avant d'enlacer Terry. Le menton sur son épaule, elle lui murmura :

    « - Je t'aime.. fort. »
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Mer 20 Juin 2012 - 15:49

"Tu m'as manqué aussi, je peux te dire que l'attente a vraiment été agaçante".

Terry ne prit pas la peine de répondre. Les actes qui suivraient répondraient pleinement à son affirmation, réciproquement.

"Je t'aime ... fort".

Terry n'aurait, pour rien au monde, échanger sa place. Encore une fois, son attirance pour Olivia se justifiait : jamais il n'avait été aussi radieux. Et le meilleur dans tout ça, c'est qu'ils pouvaient enfin goûter à une intimité, de courte durée, certes, mais plus confortable que dans L'Infirmerie. Bah oui, se faire surprendre par Mme Pomfresh en personne, lors d'un échange amoureux et qui se veut partagé uniquement par les deux adolescents enlacés était peu agréable. Et c'était, d'ailleurs, encore pire lorsque ladite infirmière craquait complètement, figeait un adolescent dans son lit, jetait l'autre hors de la salle empestant le désinfectant et hurlait à s'en rompre les cordes vocales. Bien que le tout eût un petit goût comique, le reste n'est pas très convaincant : les deux amoureux n'ont toujours pas pu profiter entièrement de leur nouvelle relation amoureuse.

Les jambes d'Olivia étaient posées sur les genoux de Terry. Le jeune Serdaigle, en son for intérieur, avait toujours rêvé de se trouver dans cette position. Pour lui, c'était l'image idéale d'un couple. Deux êtres, allongés sur le même sofa, pelotonné l'un contre l'autre, sous un plaid, dans une atmosphère douce, tiède et agréable. Un image, où deux êtres ne font plus qu'un, liés par des sentiments qu'on ne peut créer, synthétiser ou tromper. Ces sentiments là sont tellement fort qu'il vous est impossible de les oublier.

Terry se pencha à nouveau vers Olivia, pour effleurer tendrement ses lèvres encore humides de leur dernier baiser. Il infiltra ses doigts dans les cheveux noirs, sombres et doux d'Olivia. Perdus dans l'immensité noir ébène de la chevelure, les doigts longs et fins se déplaçaient dans l'ombre capillaire, immense et nébuleuse. Continuant son périple sur le corps de la Serdaigle, il passa à la nuque, fine, presque parfaite, qu'il rapporta vers lui pour embrasser à nouveau la Serdaigle. Il posa ses yeux sur le visage fin, clair et contrastant de la jeune fille. Une front discret, des yeux bleus, clairs et transperçant, vous passant aux rayons X. Un nez aquilin, surplombe le visage par sa finesse et sa pureté, une bouche aux lèvres humides et pulpeuses et un teint pâle, voire angélique. Sa main, après avoir effleuré les joues devenues rouges, il caressa le cou, s'arrêta sur l'épaule, sauta la partie thoracique -Terry ne voulait pas brusquer Olivia-, et retomba sur le ventre plat. Posant sa main sur ses abdominaux discrets, il s'abaissa à nouveau vers le visage de la jeune fille, pour embrasser encore une fois, mais cette fois-ci en introduisant sa langue dans l'orifice buccal. Une caresse salivaire, bruyante, mêlait aux deux amoureux des salives différentes et jusqu'ici inconnues l'une pour l'autre. Il continua son périple tactile sur les hanches, posant ses deux mains sur sa taille fine mais ferme, et l'acheva sur les cuisses maigres.

Il avait apprécié la tendresse des baiser échangés.

Avec une petite touche d'amusement, il demanda :

"J'espère qu'après ça, même sans t'avoir rien dit, tu comprendras que je t'aime aussi très fort ..."


Il étira un large sourire, béat. Il posa sa tête sur la poitrine d'Olivia. Soulevé par la respiration régulière et calme de la jeune Serdaigle, Terry se demandait, moralement, pourquoi il n'avait pas parlée à Olivia plus tôt. Dans tous les cas, il ne regrettait absolument rien ...


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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Sam 23 Juin 2012 - 0:16

    Olivia n'avait jamais poussé bien loin les contacts physiques durant ses anciennes petites relations. C'était une première pour elle et elle se demandait si c'était la même chose pour Terry. Après tout, elle ne connaissait pas tellement son quotidien à Poudlard puisqu'ils ne se fréquentaient habituellement pas. Pourtant, il avait semblé si entreprenant que cela laissait supposer qu'il avait déjà vécu ce genre de choses. Il aurait donc des choses à apporter que l'adolescente ignorait et qu'elle patientait de recevoir. En tout cas, elle aimait se laisser bercer par son instinct submergé d'un désir qui grandissait au fil des minutes qu'elle passait avec lui. C'était plutôt étrange de savoir que son corps, si habituellement fidèle à sa raison, avait pu se détendre et se lâcher sous le joug des sentiments. Cela ouvrait une nouvelle perspective, un nouvel univers qu'elle devrait chercher à connaître. Toutefois, elle connaissait ses limites et vu que la chose lui paraissait toute nouvelle, elle doutait du fait qu'elle soit prête à aller vraiment loin dans ce qui allait s'ensuivre. Les rapports sexuels n'étaient pas un sujet tabou loin de là mais cela lui paraissait nouveau alors il fallait qu'elle prenne un peu plus de temps. Et puis, ils venaient tout juste d'être ensemble, il était donc inutile de se précipiter.

    Néanmoins, elle ne pouvait cacher qu'elle appréciait vraiment ces instants de proximité où elle avait très chaud. Elle qui était habituée au froid était, à ce moment-là, dans une sorte d'extase en étant entourée par cette chaleur. Olivia n'avait aucune envie de la lâcher, se sentant dans un confort extrême contre son corps et appréciant la douceur avec laquelle il lui prenait ses lèvres et la plongeait dans un flot d'émotions d'allégresse et de satisfaction. Alors qu'elle l'embrassait, elle lui caressa le visage du bout de ses doigts avant de les balader sur le bord de l'ouverture de sa chemise. Elle ignorait s'il était correct de lui déboutonner ne serait-ce une partie du vêtement aussi rapidement mais après tout, à quoi bon s'attarder sur une quelconque gêne ? Dans un moment pareil, même en tentant de ne pas dépasser les limites, on pouvait quand même se permettre d'avancer. Toujours en l'embrassant tendrement, elle ne pouvait se détacher de cette envie qui grandissait encore et encore, ce qui lui donna l'illusion de ne pas être elle-même... d'être une autre personne que celle qu'elle était d'habitude... une personne moins farouche et plus entreprenante. En tout cas, c'était à la fois étrange et agréable. Traversant le long de son torse de ses fines mains, elle les remonta doucement jusqu'au niveau de son dos.

    Et lorsqu'elle sentit une légère pression se faire au niveau de ses cuisses, elle le serra d'avantage contre elle tout en poursuivant le premier baiser langoureux que Terry avait entamé. C'était encore plus chaud et plus sensationnel d'être liés par la langue. La main gauche remontant vers sa nuque, elle approcha de nouveau son visage près du sien mais cette fois-ci pour déposer ses lèvres contre son cou et lui déposer quelques baisers furtifs contre sa peau. Puis, lorsque les caresses s'estompèrent, le jeune garçon finit par se poser contre elle et Olivia retrouva un rythme cardiaque moins rapide. Cette dernière ne pouvait s'empêcher de pouvoir le toucher car elle se sentait comme connectée à lui et plus elle s'en éloignait et moins elle était satisfaite. On aurait pas non plus dit une dépendance, quoi que, cela commençait à se développer. Toutefois, la demoiselle savait qu'ils seraient forcés d'être séparés durant les nuits puisque les dortoirs ne permettaient pas une mixité et qu'ils ne se retrouveraient que durant les périodes sans cours. C'était plutôt bien, et parfois un peu de liberté ne faisait pas de mal dans le couple. Rester trop collés pourraient les priver de leur capital social que constituent leurs amis. Oui, il fallait savoir faire preuve de modération. Ils auraient tout le temps d'en discuter bien entendu et pour le moment, Olivia se contenta de profiter de la situation. La tête redressée par le dossier arrondi du canapé bleu, elle percevait parfaitement la vue de l'extérieur. C'était vraiment magnifique ce voile nocturne avec ses étoiles constellées. D'une main, elle caressa les cheveux du garçon et l'autre, pénétrant sous la chemise, se baladait le long de ses côtes.

    Il était évident qu'elle avait compris que cet amour était mutuel et qu'il n'allait pas que dans un seul sens. Et puis, les actes en disaient assez sur la pensée de ceux qui les faisaient. Une citation disait qu'il valait mieux se fier aux actes plutôt qu'aux mots. Bon, elle ne doutait vraiment pas de ses avoeux car il lui avait paru tout à fait sincère mais tout ce qu'il pensait, elle l'avait surtout ressentie à travers toutes ces caresses et le fait qu'il ne lui dise qu'il l'aime n'était qu'un complément destiné à la rendre encore plus heureuse.

    « - Je l'ai compris. Et... c'est peut-être égoïste de ma part et aussi, la réplique est peu originale mais j'aimerais rester avec toi le plus longtemps possible. »

    Elle ne rougissait plus maintenant. Débiter ce genre de choses lui paraissaient un peu moins durs qu'auparavant et c'était sans doute parce qu'elle avait été mise à l'aise.

    « - Je n'aurais pas cru que toute cette aventure ferait aussi bien les choses »

    Pour Olivia, elle aurait très bien pu faire en sorte que Terry ne soit pas blessé par l'Acromentule et qu'il rentre au château pour éviter les soucis. De ce fait, il ne serait pas passé à la case infirmerie et ils n'auraient pas pu tomber amoureux. Cela paraissait futile mais à ses yeux, il était incroyable que ces enchainements d'évènements aient pu aboutir à une liaison entre les deux Serdaigle.
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Dim 24 Juin 2012 - 19:54

Terry s'était plongé dans le monde enivrant des douceurs sensuelles, amoureuses et agréables. Il ne s'y était jamais rendu, n'ayant pas trouvé celle avec qui il aurait pu y aller. Mais aujourd'hui, tout avait changé. En l'espace d'une journée, intense mais chanceuse, Terry s'était rapproché d'Olivia, sans réellement comprendre pourquoi. En fait, c'était presque contre leur gré. Aucun n'avait voulu personnellement une telle relation. Ça s'était fait tout seul, comme si le Destin s'en était mêlé. Et Terry y croyait dur comme fer ! Et puis, ce n'était pas si illogique. Comment avait-il croisé Olivia, ce matin, alors qu'elle se rendait dans la Forêt Interdite ? Rien, excepté le Hasard. Pourquoi l'Acromentule s'était elle jetée sur Terry, le blessant profondément ? Le Hasard. Pourquoi avaient-ils finis, enlacés dans un même et unique lit, bercés dans une étreinte douce et confortable ? L'Amour. Mais, le Hasard et l'Amour sont des corps impalpables. Ils ne sont que vapeurs et fumées, passant entre les doigts, légers comme l'air, inodore, incolore et indétectable. Et, pour leur rencontre, Olivia et Terry ne pouvaient remercier que le Hasard. Et, pour une fois, le Hasard avait laissé tomber ses plans bancals et fébriles, pour s'adonner à un projet plus serein et sûr, autrement dit la liaison naissante entre Terry et Olivia. Il avait tissé, entre les deux élèves de Serdaigle, une complicité récente, mais robuste ; une allégresse méconnue et agréable ou encore des rapports tendres et doux. Pour une fois, le Hasard s'était bien occupé des destins de deux êtres. Encore fallait-il qu'il garde, longtemps encore, les deux Serdaigles sous son aile.

Terry s'en était rendu compte : il avait été ambitieux, et même trop, peut-être. Embrasser avec la langue -il en parlait avec la manière la plus crue possible- était une ouverture, un accueil ultime avant les rapports sexuels. Cet acte était le début d'une intimité partagée jusqu'aux plus lourds secrets. C'était bizarre, d'interpréter un simple baiser avec une telle ampleur, mais symboliquement, l'alchimie entre les deux amoureux devait, par ce cap franchi, devenir plus concrète et intense. Mais, à la grande surprise de Terry Boot, Olivia avait répondu à cette demande. Oui, elle avait accepté l'élan amoureux, qui pouvait devenir facilement maladroit. Après tout, elle n'était pas obligée d'accepter. Accorder sa confiance à une personne qu'elle a appris à connaître dans la journée n'était pas si facile à faire. Ce n'était pas évident, surtout qu'elle pourrait prendre peur, pensant au début de relations sexuelles et d'incestes. Mais, elle pouvait se rassurer d'avance : Terry ne souhaitait aucunement brûler les étapes. Pour une communion amoureuse optimale, dans un acte amoureux torride et sensuel, il fallait encore attendre. Et puis, rien ne servait de se presser. Une patience sans failles pourrait aussi éveiller une envie, et donc le plaisir amoureux.

Olivia avait glissé sa main dans la chemise de Terry, après l'avoir déboutonnée. Elle parcourait son torse, surmonté de pectoraux discrets mis présents, descendant jusqu'aux abdominaux éteints. En toute sincérité, Terry aimait le massage sensuel qu'Olivia effectuait. Les caresses, se déployant sur son épiderme sensible, répandaient, derrière elles, des frissons plus constants et doux. L'émoi de Terry, présent depuis le début de l'étreinte, grossissait à mesure qu'Olivia effleurait la peau claire du jeune Serdaigle. Il formait à présent une bosse plus visible, sous le jean gris clair. Terry n'en avait pas honte : c'était simplement un signe naturel d'un amour et d'une envie fort et puissant. Il ne devait pas en avoir honte.

"Je l'ai compris. Et... c'est peut-être égoïste de ma part et aussi, la réplique est peu originale mais j'aimerais rester avec toi le plus longtemps possible."

Ce n'était absolument pas égoïste. Sa réponse était amoureuse, voilà tout. Terry en était complimenté, et n'attendit pas très longtemps pour répondre à Olivia :

"Si seulement je pouvais te garder, rien que pour moi. Je mourrais d'épanouissement, j'en suis certain".


Il embrassa à nouveau Olivia, introduisant son organe gustatif dans la bouche de la Serdaigle, mêlant leurs salives. Mettant fin au baiser, il écouta Olivia.

"Je n'aurais pas cru que toute cette aventure ferait aussi bien les choses."

Elle n'avait pas tort. Et, ils ne pouvaient remercier que le Destin, ou le Hasard. Comme pour donner une réponse, Terry s'avança vers le cou de la jeune fille, embrassant, par endroit la paroi cutanée de la jeune fille, parfumée. Quelques petits suçons pourraient faire l'affaire, non ?


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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Mar 26 Juin 2012 - 15:08

    Olivia était rassurée ; elle n'était pas la seule à désirer le garder avec elle. Lui aussi le voulait et c'était ce qu'elle avait espéré au fond d'elle. Savoir que toutes ses envies étaient partagées ne pouvaient que la rendre plus heureuse. Fermant les yeux, elle se laissa avoir par des petits frissons tandis qu'il s'attaquait à son cou, pour lui laisser quelques marques de suçons. Ce n'était pas trop douloureux et elle y trouvait un certain plaisir. Sur le coup, quelques images un peu Trash vinrent détruire les songes innocents qui berçaient depuis toute à l'heure son esprit et elle ne chercha pas à les fuir. Après tout, on avait droit à ses propres fantasmes secrets. Et puis, ce n'était pas comme si elle comptait les réaliser maintenant. Vraiment, elle n'aurait pas cru ça d'elle-même et cela l'a surprenait d'en apprendre d'avantage sur ce qu'elle était.

    Jouant avec ses mains gourmandes d'aventure, elle les fit découvrir en douceur les tracés des muscles du long de ses bras pour venir ensuite lui frôler le contour de ses abdominaux tracés. Puis, elle reprit les lèvres du garçon, en les suçotant et en les mordillant au passage celle inférieure avant d'y introduire sa langue. Du côté de ses mains, elles avaient finit par se caler sur sa nuque avant de glisser malicieusement jusqu'à son dos où ses ongles vernis de rose le chatouillaient de bas en haut et de haut en bas. Parfois, elle appuyait un peu plus à chaque sensation plus forte sous ces baisers d'amour. En rouvrant les yeux, elle finit par le basculer sur le côté et elle retrouva une certaine froideur qui n'avait, depuis le début, pas su se prendre d'elle quand Terry était sur elle. Toutefois, bien qu'il fut un classique que les garçons préféraient être dominants, il fallait bien parfois changer certaines coutûmes.

    Dégageant encore plus le bout de tissu bleu et bronze qui faisait guise de chemise, elle entama une série de baisers, faisant glisser ses lèvres de son cou jusqu'à son torse, tout en satisfaisant les envies joueuses de ses doigts à travers son corps. Ce n'est que lorsqu'elle tomba sur la ceinture qui retenait le pantalon du jeune homme qu'elle eut une certaine hésitation. La demoiselle en avait sûrement l'envie mais elle ne pouvait pourtant pas concevoir l'idée d'aller un peu plus loin. Si elle franchissait la dernière ligne de ce rapport, elle ne pourrait plus reculer et elle n'était pas prête. Non, vraiment, elle ne pouvait pas. Et puis, elle aurait voulu que sa première fois ne se passe pas dans un lieu aussi commun que celui-là. Elle aurait désiré un lieu moins ordinaire et plus original.. quelque chose de très recherché qui serait le fruit de sentiments très forts et d'imagination. Le faire ici à la légère ne lui paraissait pas exceptionnel. Peut être se prenait-elle trop la tête avec ce genres de choses mais cela lui tenait vraiment à cœur d'attendre. Des idées, elle en avait une tonne même si elles pouvaient paraître farfelues.

    Puis, calmant son jeu par un baiser, elle rechangea encore une fois les positions afin de se trouver à niveau égal, juste à côté de lui. Collant sa tête contre lui, elle ferma ses paupières derechef et se laissa aller par une nouvelle chaleur douce tandis qu'elle sentait ses bras se refermer autour de sa taille. Elle aurait voulu rester comme cela durant des heures, en s'endormant à ses côtés et en se réveillant en sa présence. Ce ne serait pas possible à l'heure actuelle car après tout, la salle commune de Serdaigle restait un lieu publique.
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Mer 27 Juin 2012 - 7:53

Olivia ne se laisserait pas faire, assurément, et ne voulait absolument pas paraître passive dans sa relation amoureuse. Persuadée, elle aussi, qu'elle pourrait apporter un plus à leur liaison, Terry n'était pas contre qu'elle apporte un peu de piment. Et puis, parité oblige, une femme a aussi le droit de gouverner dans un couple ! C'était sûrement étrange, qu'un homme, viril à souhait, puisse ainsi se laisser aller sous les exigences de sa soupirante. Seulement, Terry n'était pas si commun que ça ... Enfin bon. Même si certains élèves de Poudlard ne comprendraient pas son choix et ses résolutions, Terry ignorera les critiques machistes et masculines. Le Serdaigle désirait seulement qu'Olivia soit épanouie dans le couple, quitte à mettre un peu son égo en veille. Et puis, par amour, on pouvait tout faire, non ?

Olivia avait pris le dessus, s'étant assise au dessus de Terry. Confortablement positionnée, elle laissa parcourir ses mains sur une immensité épidermique, qui s'offrait à elle. Un corps entièrement à sa disposition, prêt à subir toutes les caresses que lui imposerait la Serdaigle. Aussi, Terry sentit des mains féminines, des doigts fins et longs, se perdre sur son torse, où quelques poils apparaissaient ça et là. Poursuivant la visite dans sa chemise, elle s'occupa des abdominaux, tracés et sculptés dans une chaire blanche, pâle. Le massage, long et amoureux, berçait Terry dans une langueur amoureuse, ravivant encore une fois un émoi qui s'était un peu éteint. Béat, il soupirait de bonheur et de bien être. Jamais une compagnie féminine ne lui avait procuré autant de plaisir ...

Seulement, Olivia s'interrompit rapidement. Elle était arrivée au niveau de la ceinture, près d'une bosse dissimulée par un jeans plus large que d'habitude. Heureusement ... Terry n'en avait pas honte, mais une gêne est toujours occasionnée par ces petits incidents, bien qu'il soit un signe flagrant d'une attirance forte et amoureuse pour Olivia. Mais bon, une érection était souvent source d'un petit blanc, dans une conversation entre amoureux, ou au milieu de câlins complice et doux. Elle n'était pas prête à s'adonner à d'autres plaisirs, plus intimes et intenses.

C'était compréhensible, après tout ! De un, les deux amoureux ne se connaissaient que depuis moins de 24 heures ... Après tout, malgré une complicité solide installée, les deux adolescents ne se connaissaient pas plus que ça. Évidemment, l'hypothèse d'un amour faux et hypocrite était écarté depuis longtemps, vu la réciprocité de leurs sentiments, tous sincères et vrais. Enfin, un lien commun, comme la Salle Commune des Serdaigle, n'était pas très adéquat à une relation sexuelle ... Bah oui, à tout moment, des élèves pouvaient arriver, et découvrir l'inceste ... En toute franchise, ce ne serait pas un super accueil, donc ils devraient mieux se retenir.

Olivia se blottit à nouveau dans les bras de Terry, revenant à niveau égal. C'était fou comme on pouvait se sentir bien, dans une étreinte. Vraiment. Cette sensation douce, tiède et partagée, pourrait remonter le moral aux plus déprimés ... Terry ne put résister, et embrassa nouveau les lèvres d'Olivia, mordant, d'envie et de désir, la lèvre inférieure. A ce moment là, deux élèves de Première Année entrèrent dans la Salle Commune. Deux élèves surpris, d'après les yeux qu'ils faisaient, et la bouche qu'ils ouvraient sottement. Comme si c'était choquant de voir deux êtres amoureux, enlacés, amoureux. Figés sur place, les deux arrivants observaient Olivia et Terry, comme s'ils voyaient, pour la toute première fois, une créature magique, comme une licorne. Ils restèrent ainsi, brisant un peu l'intimité des deux adolescents.

Un peu gêné, Terry leur demanda :

"Je n'ai rien contre vous, mais je peux savoir pourquoi vous restez plantez comme ça ?"

L'un des deux Serdaigles déglutit avec peine, impressionné et anxieux, et répondit :

"Terry et Olivia. Le professeur Flitwick nous a chargés de vous informer que votre retenue a été différée. Elle aura lieu en Janvier, le 23, à 19h00."


Bizarre, pour Terry, que le Professeur Flitwick retarde tant la punition. Intrigué, il demanda :

"Liza a été informée ? Si jamais, on s'en chargera !"

Le deuxième Serdaigle fit un signe de désapprobation. Il continua :

"Seuls vous deux êtes concernés. Terry et Olivia."

Terry tourna sa tête, et regarda Olivia d'un air surpris, un peu anxieux. Devant l'air ahuri d'Olivia, ils comprenaient que quelque chose de bizarre flottait au dessus d'eux ... Trop bizarre, même.


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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Mer 27 Juin 2012 - 9:31

    Une dernière fois, elle put se régaler des lèvres de Terry, chaudes et agréables contre les siennes. Entre les suçotements et les mordillements qu'il lui fit, elle ne pouvait qu'y trouver un bonheur mêlé d'amour et d'un côté ardent. Accompagnant ceci d'une caresse sur le bas de la joue du garçon, Olivia avait un pressentiment mais elle le refoula. Depuis près de deux minutes, elle l'avait ressenti mais elle n'avait pas éprouvé le désir de l'écouter ou de le laisser dominer son instant de joie. Des pressentiments, elle en avait assez souvent et ils se révélaient exacts. En fait, sa grand-mère était une voyante et le don sautait de trois générations donc la Serdaigle ne l'avait pas hérité en intégralité mais elle avait une bonne intuition. C'était d'ailleurs cela qui l'aidait beaucoup, notamment quand elle était partie chercher Lisa dans cette foutue forêt. Cela avait été du ressort de la chance, c'était vrai mais également de son instinct qui lui avait un peu dicté ses mouvements. Et là, son pressentiment se révéla exact une fois encore.

    En effet, quand elle rouvrit de nouveau les yeux suite à un léger bruit suspect, elle aperçut deux jeunes enfants de Première Année qui venaient d'entrer dans la salle commune. Les lèvres et les corps des adolescents toujours liés dans une ambiance amoureuse, la gêne vint rapidement grimper chez Olivia qui commença à rougir. Elle se sentit contrainte de briser ce qu'elle venait d'entreprendre afin de s'expliquer. Ou du moins, Terry pris cette initiative ce qui permit à la belle de ne pas balbutier ou hésiter sur ses mots. Elle n'osait même pas penser au spectacle qu'elle venait de montrer à deux âmes pleine de candeur. Certes, il n'y avait pas de mal mais il s'agissait quand même d'une scène d'intimité. Bien évidemment, elle ne pouvait que se le reprocher à elle-même sachant que ce canapé n'était pas là pour servir de support pendant qu'ils échangeaient réciproquement leur don de soi. Cependant, heureusement qu'ils n'avaient pas cédé à des tentations plus intenses. Les petits semblaient presque ébahis de ce qu'ils avaient vu. Bon, il était vrai que voir Olivia s'attarder à d'autres activités que lire, manger des bonbons et faire ses devoirs pouvait choquer. Toutefois, elle estimait qu'à seize ans, ce n'était pas un drame. C'était l'âge où l'on désirait encore plus découvrir le sexe opposé. Bref, des choses qu'ils ne comprendraient pas avant quelques années.

    Pour l'heure, ils restèrent dans l'immobilité jusqu'à ce que Terry les rappela à l'aide sa question un peu cassante. Nageant en pleine anxiété, l'un d'eux pris tout de même son courage à deux mains et répondit que le professeur Flitwick venait de décaler. Quant à la question du jeune homme, les première année répondirent que seuls eux deux étaient concernés par la punition, pas Lisa. S'enchaîna ensuite un regard sceptique mutuel.. Oui c'était vraiment étrange, après tout, c'était Lisa et la Poufsouffle qui étaient la source de tout ce bouleversement. Les deux garçonnets ayant terminé leur rôle, ils s'empressèrent de remonter dans leur dortoir, toujours aussi gênés de ce qu'ils avaient aperçu. Mais ce n'était que le cadet des interrogations d'Olivia ; elle ferait face aux rumeurs lancées un peu plus tard. Tout en réajustant le haut qu'elle portait, elle exprima ses doutes.

    « - C'est étrange de décaler une simple punition à deux mois. C'est même beaucoup trop pour une simple punition...»

    Cela voulait donc dire que la corvée à effectuer ne serait pas une mince affaire.
    Ordinairement, Flitwick n'était pourtant pas si sévère et avait toujours fait preuve d'égalité. Il n'y avait donc aucune raison pour que les deux autres soient épargnées surtout si c'était elles qui avaient été l'élément perturbateur de l'histoire. Bien au contraire, on aurait du accorder une fleur à Olivia et Terry pour les avoir sauver et non les châtier. Celle-ci aimait beaucoup ce petit enseignant mais là, elle avouait qu'il descendait un peu dans son estime. Toutefois, il fallait essayer de rester optimistes.


    « - Mais bon, voyons les choses positivement : les deux filles nous devront une faveur. Et puis... ce ne sera pas si mal vu qu'on sera sûrement que tous les deux. »

    Tout en tentant de cacher le petit stress qui venait la perturber, elle cala sa tête contre l'épaule de son bien aimé.
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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Ven 29 Juin 2012 - 8:27

"C'est étrange de décaler une simple punition à deux mois. C'est même beaucoup trop pour une simple punition..."

Olivia avait brisé le silence pesant qui s'était installé, après que les deux Serdaigles eussent informé les deux amoureux. Terry, presque déconfit, ne savait à quoi penser. Pourquoi autant de marge, entre les deux dates ? Quelle punition auront-ils ? Et, s'ils étaient renvoyés de l'école Poudlard ? Non, c'était idiot, après tout ... Pour un baiser, vraiment ! Pleins d'autres élèves se sont déjà bécotés, dans les couloirs, devant des professeurs ou des préfets ! Vraiment, ça n'avait aucun sens ! Tourmenté par des hypothèses absurdes, folles et infondées, Terry tremblait. Il ne savait pas ce qu'il allait lui arriver, après tout. Normal qu'il ait un peu peur, non ? Et puis, pourquoi seulement Olivia et Terry ont été conviés à cette punition ? Ils avaient pourtant été héroïques, ayant démontré leur témérité et leur bravoure ! Les punir, pour avoir sauvé la vie de Liza Turpin était vraiment déplacé, et contraire aux propos du Professeur Flitwick. Devant toutes ses pensées qui se bousculaient dans le cerveau de Terry, le Serdaigle en avait presque la migraine. Sans s'en rendre compte, il était devenu plus rouge, ayant beaucoup plus chaud. Un coup de stress, presque naturel, chez Terry. Il réagissait toujours de la même manière, devant une situation pour laquelle il n'était pas le maître : la frustration. Pour quelqu'un qui se veut parfait, c'est presque compréhensible. Du moins chez Terry Boot ...

Olivia, imperturbable, continua :

"Mais bon, voyons les choses positivement : les deux filles nous devront une faveur. Et puis... ce ne sera pas si mal vu qu'on sera sûrement que tous les deux."

En toute franchise et sans vulgarité, Terry en avait que faire de la faveur des filles, en ce moment. L'idée d'un renvoi programmé ne le quittait pas. Il ferma les yeux, tentant de reprendre son calme, de retrouver ses nerfs ...

[...]

Un Terry sale, mal rasé, habillé dans des habits miteux, était assis sur le bout d'un trottoir, au milieu de passants. C'était une rue bondée de monde, à l'activité intense. On y poussait des cris, des exclamations surprises ou des gros rires. Dans cet univers presque utopique, l'ancien Serdaigle faisait la manche, espérant récolter un peu d'argent ... Olivia ? Il ne l'avait plus revue. De son gré, le Serdaigle avait espéré que leur relation soit assez forte contre la misère et l'austérité, mais ses beaux mots n'avaient pas suffi : ils étaient séparés depuis deux mois. Dans l'allée commerçante, des sorcières, parfaitement habillés, hautaines et arrogantes à souhait, regardait d'un air haut le Serdaigle allongé, faible et vulnérable. Quel avenir surprenant pour un élève studieux, qui réussissait tout ce qu'il avait entrepris ...

Une alarme retentit. Une alarme perçante, brisant les tympans. Une horde d'agents de sécurité, formés par le Ministère de la Magie, baguette en main. Ils déchaînaient, dans l'allée qui s'était soudainement vidée, sortilèges et maléfices, sur les mendiants. Au milieu des sans-abris, Terry courait, fuyant. La fuite. Quel horrible mot.

[...]

Il était revenu à la réalité. Plus jamais il ne voudrait revoir ce rêve horrible, douloureux et pessimiste. Se secourant un peu la tête, il répondit à Olivia, la tenant toujours entre ses bras :

"Je n'en sais rien, mais je crains qu'il s'agisse d'une punition lourde. Et si on était renvoyés ?"

Terry avait, sans le vouloir, fini sa réplique avec fébrilité, trahissant une peur qu'il n'arrivait pas à refouler. Il baissa les yeux, honteux. Il regarda finalement l'horloge, qui affichait minuit. Il était tard. Exténué, Terry avait vraiment envie d'aller se coucher.

Aussi, il s'approcha de la Serdaigle, et dit :

"Olivia. Je suis désolé, mais je me sens très fatigué. Crois-moi qu'avec une Pomfresh en colère, tu n'oses pas trop dormir. Je vais aller me coucher."

Il l'embrassa, longuement. Puis, il murmura :

"Je t'aime."

Il tenait encore sa main lorsqu'il se leva du sofa bleu azur. En toute franchise, il ne voulait pas la lâcher. Contre son gré, il abandonna la main d'Olivia. Un déchirement.

Il monta les marches qui menaient au dortoir. Il ne pouvait s'empêcher de penser à sa vie après le renvoi ...

Dans tous les cas, il connaîtrait le même déchirement qu'avec Olivia, s'il devait vraiment quitter Poudlard.


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MessageSujet: Re: Les heures défilent, la nuit est là. [Pv Terry]   Ven 29 Juin 2012 - 18:09

    Dans le fond, Olivia était-elle vraiment optimiste ou bien elle essayait de se persuader que tout irait bien ? Elle ne désirait pas montrer à Terry qu'elle apréhendait la suite, c'était vrai donc il y avait bien des chances qu'elle ait dit ça pour détendre un peu l'atmosphère... sans trop de succès. Elle n'était pas comme Fred et Georges capables de mettre un joie dans une situation désespérée. Toutefois, elle aurait essayé et puis cela avait permit de cacher un peu son stress. En revanche, elle percevait que ce n'était pas le cas de son partenaire qui dégageait une certaine frustration. D'un côté, cela se comprenait parfaitement et n'importe quel élève, doué en classe et respectant habituellement l'intégralité du règlement, ressentirait la peur et l'appréhension. Il n'y avait aucune honte à avoir car même Olivia en était victime. Néanmoins, elle refusa de laisser son côté paranoïaque la fondre dans des questions manifestant son pessimisme. Elle ne pensait pas que la punition puisse laisser des séquelles terribles.. après tout, Harry Potter et ses amis avaient déjà affronté toutes sortes de danger en passant outre les règles et ils avaient été épargné d'éventuels renvois. Bon d'accord, c'était bien parce qu'ils se débarrassaient de Celui dont on ne doit pas prononcer le nom ou d'autres choses aussi importantes que cela, mais tout de même... le principe restait le même. Donc, techniquement, il ne devrait y avoir aucune raison de leur en vouloir autant. Dumbledore ne se permettrait sûrement pas d'exclure deux excellents élèves qui exploitaient leur potentiel à l'école. Le contraire était impensable, pour Olivia.

    Pendant un bref instant, son amoureux parut perdu dans des pensées mais qui ne paraissaient pas être bien joyeuses. Notre héroïne le laissa méditer là-dessus alors qu'elle songeait plutôt à réfléchir à la raison de ce décalage de sanction plutôt que de laisser la panique la gagner. Ce n'était pas facile, certes, mais plus elle paniquait et plus elle se ferait du mal mentalement. Cela, elle le savait que trop bien. Parfois, même les situations un peu complexes mais pas impossible la laissait dans un gros doute qui lui faisait perdre un peu ses moyens. Toutefois, ce qui la rendait un peu plus forte ce soir-là, c'était le fait qu'elle était liée à quelqu'un et qu'elle était ennivrée par l'amour qui lui faisait ressentir une force. Ainsi, elle avait de quoi battre la frustration.

    En tout cas, la punition qu'il recevrait ne devrait pas être très dangereuse puisqu'il devait y avoir des lois empêchant de mettre la vie des élèves en péril. Sûrement une corvée pénible, plus que d'habitude, mais il n'y avait rien à craindre. C'était du moins ce que la jeune fille espérait. Ordinairement, elle détestait les corvées et chez elle, c'était l'elfe de maison qui s'occupait de tout mais si elle pouvait être en compagnie de Terry pour le faire, alors cela changeait bien les choses. Enfin revenu à la réalité, ce dernier finit par répondre aux interrogations de la brunette mais lui aussi ignorait ce qui les attendrait. Il semblait toujours focalisé sur cette idée de renvoi qui tourmentait depuis peu l'atmosphère de cette salle commune. Alors qu'il observait l'heure affichée par l'horloge, elle prit sa main et répondit :

    « - N'y pense pas, nous ne serons pas renvoyés pour ça. Il y a sûrement eu beaucoup d'élèves qui se sont fait prendre pour ce même genre d'infractions et je doute qu'ils aient tous été exclus. »

    Elle disait cela à la fois pour le détendre un peu et également pour se rassurer elle-même encore plus. Toutefois, cela ne sembla pas suffisant et elle s'en voulut de ne pas pouvoir lui chasser ses idées noires. Après tout, elle était là pour lui mais sur le coup, elle se sentit vraiment inefficace. Et quand il lui annonça qu'il était très fatigué et qu'il allait partir se coucher, elle tenta de cacher sa mine un peu déçue. Elle ne lui en voulait pas puisqu'elle comprenait ce qui le troublait. Non, en réalité, elle en voulait à ces adultes qui semblaient omettre beaucoup de choses. Dans un ultime baiser, Olivia y mit tout son amour et sa passion puis put décrocher un petit sourire à l'entente du mot murmuré qui mettait tant de lumière dans sa tristesse.

    « - Je t'aime » répondit-elle avec douceur.

    Puis, elle le regarda s'en aller pour remonter les escaliers le menant au dortoir des garçons. Quand bien même seraient-ils vraiment renvoyés de l'école, elle ne comptait pas laisser ceci les séparer. Ensemble, ils finiraient bien par trouver quelque chose pour s'en sortir. Olivia pouvaient compter sur sa famille demi-française pour l'inscrire à l'académie mixte de BeauxBâtons située à Marseille. Et elle pourrait convaincre ses parents d'emmener Terry avec elle. Oui, elle avait une issue toute prête au cas où l'exclusion de Poudlard sortirait son nez.
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