- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]

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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Ven 27 Juil 2012 - 12:56

13 Février 1997, début d'après-midi


Les choses semblaient enfin vouloir s'arranger, depuis cinq minutes il n'était rien arrivé de désagréable à Daphné. La jeune fille ne baissa pas sa garde pour autant, c'est ce qu'elle avait osé faire pendant le cours de Sortilèges et elle s'était vite retrouvée au milieu d'une dispute avec deux Poufsouffles, accusée à tort d'avoir lancé un sort sur la première alors que c'était l'autre qui l'avait fait. Bref, restée concentrer et ne pas se croire tirée d'affaire.

La Serpentard tourna au coin du couloir après avoir vérifié que personne n'arrivait en sens inverse et descendit les marches. Elle voulait se rendre dans un endroit sécurisé où elle ne risquait pas grand chose et la bibliothèque lui semblait être un très bon plan : pas le droit de parler, pas trop de monde et la surveillance de Madame Pince. Elle ne risquait pas grand chose comme ça. Il y avait aussi la solution de retourner à l'infirmerie mais elle aurait du mal à se faire prendre au sérieux par Madame Pomfresh si elle lui disait qu'elle venait se cacher là pour ne pas prendre de nouveaux risques. Déjà ce matin l'infirmière avait réglé son cas en moins de deux minutes, ne lui laissant qu'une petite cicatrice sous l'œil gauche. Pas très joli mais ça lui donnait un air dangereux, non ? Foutue plante qui l'a défiguré !

Le couloir menant jusqu'à la bibliothèque était vide et visiblement il y avait peu de chance que quelqu'un surgisse tout à coup pour lui sauter dessus avec une arme dans les mains, c'est donc un peu plus sereine que Daphné traversa le-dit couloir et pénétra dans la pièce silencieuse. D'emblée, la bibliothécaire lui lança un regard noir, alors qu'elle avait pris toutes les précautions du monde pour fermer la porte sans un bruit. Sans doute une sale habitude qu'elle ne parvenait plus à perdre, la pauvre femme. La Serpentard baissa les yeux et passa devant le bureau à la recherche d'une table vide pour s'y installer et passer un moment tranquille à finir ses devoirs pour la semaine prochaine.

Elle ne trouva pas de table totalement vide mais seulement une place à côté d'un garçon qui semblait passionné par ce qu'il était en train de faire, quoi que ce soit. Daphné observa un instant le jeune homme et le reconnut comme étant un Serdaigle de son année, quelque chose comme... Goldstein. Un gars un peu bizarre qui lui avait plus d'une fois donné un tract sur un sujet quelconque. Elle ne les lisait pas souvent, préférant éviter de s'attirer les foudres du reste de sa bande « d'amis ». Elle haussa les épaules et s'approcha de la chaise vide.

« Salut, je peux m'asseoir ? »

Sans même attendre la réponse, Daphné posa son sac sur la table et tira la chaise avant de s'y installer. Il ne lui était encore rien arrivé depuis sa sortie du cours de Sortilèges, c'était assez suspect. De fait, elle toucha le rebord de la table en bois, un truc de sa mère pour éloigner le mauvais sort. Une fois fait, la jeune fille sortit quelques parchemins, une plume, un encrier et son livre de potions et disposa le tout devant elle avant de se plonger dans la rédaction de son devoir sur le Philtre de Confusion.

Daphné gratta du papier pendant vingt bonnes minutes sans qu'il ne lui arrive rien, réussissant même plutôt bien à terminer son devoir. Le silence et la quiétude de l'endroit étaient réconfortant pour la jeune fille qui s'attendait vraiment à passer la pire journée de sa vie, vu la direction qu'elle avait prise depuis son réveil. Mais les choses semblaient vraiment s'être arrangées, et sa bonne étoile revenue à son poste. Détendue, la jeune fille se permit même de lâcher sa plume un moment pour s'étirer et pour profiter de la légère brise qui passait par la fenêtre ouverte à sa droite. Il faisait encore assez froid dehors mais la bibliothèque, elle, était carrément surchauffée du coup elle était pile entre les deux.

Elle eut tout juste le temps de rouvrir les yeux pour voir passer un gros oiseau qui se posa en catastrophe sur la table, emportant dans sa glissade quelques parchemins et surtout l'encrier qui se renversa. L'encre noire se déversa rapidement sur la table et les parchemins aux alentours, sans oublier d'asperger ceux de son voisin. Daphné retint un cri furieux et attrapa le hibou au plumage blanc sous un bras tandis qu'elle essayait de limiter les dégâts de l'autre main. Elle attrapa l'encrier déjà vide et le remit en place.

« Je suis désolée, vraiment, vraiment désolée ! Le hibou de ma mère est un vieux sénile qui ne voit pas où il met les pattes... »

En effet, le hibou blanc qui venait de faire son entrée fracassante appartenait à Enora Greengrass, la mère de Daphné. Ce serait sans doute sa seule bonne nouvelle de la journée, sa mère lui envoyait toujours des lettres qui étaient d'un grand réconfort pour la jeune fille. Même si elle ne comprenait pas pourquoi Enora s'entêtait à garder cette sale bestiole sans doute plus vielle que Dumbledore ! Enfin pour l'heure, il fallait surtout qu'elle s'occupe de son camarade.

Elle posa le hibou sur sa chaise et lui ordonna de rester en place avant de se retourner vers Goldstein et vers son étalage de parchemins recouverts à présent de belles taches d'encore noire. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il était en train de faire mais il lui faudrait en tout cas tout recommencer... Daphné, très clairement navrée, s'empara de sa baguette et se retourna vers le jeune homme.

« Je suis vraiment navrée... Je ne crois pas qu'on puisse faire grand chose pour les parchemins... Est-ce que c'était un devoir ou quelque chose comme ça ? Je peux t'aider à arranger ça... »








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Anthony Goldstein
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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Lun 30 Juil 2012 - 10:12

Anthony avait décidé de passer son jeudi après-midi à la bibliothèque afin de rédiger son courrier et les articles qu’il destinait à la prochaine édition de son journal, le Poudlard Herald Tribune. Ce n’était pas un lieu qu’il affectionnait tout particulièrement mais au moins on y était au calme et l’exposition favorable de ce lieu studieux permettait de profiter un peu du beau temps sans pâtir du froid encore quelque peu persistant de ce mois de février.
Une lettre pour ces parents à Londres, une pour son oncle à New-York, une pour ses grands-parents à Nice, et quelques autres à faire suivre par la poste moldu par les bons soins de sa mère, dont une adressée à sa nounou. Environ cinq lettres à écrire. Un bon moyen de faire passer le temps lorsque les devoirs sont terminés et que la réserve de lecture du jour est épuisée.
Anthony prit le chemin de la bibliothèque en faisant un détour par l’extérieur, et ce pour deux raisons. D’abord il avait envie de sentir le vent froid de l’hiver, ensuite il voulait fumer en étant certain que personne ne l’enquiquinerait avec ça.
Une fois à l’extérieur, il sortit de sa poche l’étui à cigarette offert par son oncle, vestige de la vie de ses ancêtres orfèvres à Varsovie, puis alluma sa cigarette avec le vieux Zippo de son grand-père, du temps où ce dernier c’était engagé dans la RAF. Ces deux objets moldus aidaient Anthony à se sentir bien. C’étaient des objets familiaux et surtout sans aucune propriété magique. Il avait envie de retourner voir son oncle américain, le membre de la famille avec lequel il était le plus complice.
La cigarette terminée, il rentra et le changement de température le fit frissonner. Il faisait chaud dans les vieux bâtiments, presque trop chaud par endroit.

La bibliothèque n’était pas vide, mais Anthony se dirigea rapidement et sans porter attention à Mrs Pince vers une table libre. Il commença par ouvrir la fenêtre à sa gauche puis disposa en petits tas ses feuilles, enveloppes et documents divers sur la moitié de la table et de sa plus belle plume commença par la lettre destinée à son oncle Benjamin de Manhattan. Cet été, il irait le voir pour profiter de l’ambiance nocturne des boites de jazz de la grosse pomme. Le soleil cognait contre les vitres et la robe noire de sorciers n’était décidément pas le vêtement le plus pratique à porter se disait Anthony en ouvrant la fenêtre.
Il continua ainsi son courrier en rangeant progressivement les lettres terminées dans son sac posé à terre.

Alors qu’il commençait à peine à griffonner quelques notes pour ses articles de journal, l’ainée des sœurs Greengrass vint à sa table.

« Salut, je peux m'asseoir ? »

Anthony n’eut pas le temps de lui faire signe de la main vers la place libre, qu’elle l’occupait déjà. Il l’a regarda discrètement toucher le bord de la table en bois et esquissa un sourire amusé tout en la regardant sortir ses affaires de manière qu’il jugea un peu gauche. Puis voyant qu’elle se mettait à travailler ce qui semblait être un devoir de potion, Anthony se replongea dans son propre exercice. Il tentait de faire le plan d’organisation de la prochaine édition. Editorial, article de une avec illustration et un sommaire pour la première page. La quatrième de couverture serait vendue à bas prix à un commerçant de Pré-au-Lard comme toujours pour la publicité. Deux pages d’articles concernant les nouvelles du monde moldu et deux autres concernant le monde des sorciers, puis une page culturelle avec quatre articles et enfin l’horoscope du professeur Trelawney et les jeux habituels. Voilà la maquette de base. Pas de pages en plus prévues pour le moment. Simplement de l’information standard. Il suffisait de rédiger les articles à présent. Anthony commença par l’éditorial qui n’occupait qu’une manchette de la première page. Il prit sa plume et un parchemin vierge de la pile et commença à écrire.

Anthony ne compris pas tout de suite ce qui c’était passé. Il ne vit que son pot d’encre se renverser sur ses parchemins et un amas de plume gesticuler sur la table. Puis dans les bras de la Serpentard. Spectacle surprenant. Une Serpentard malhabile qui se confondait en excuses, c’était tout simplement surprenant. Et amusant aussi. Anthony, qui avait reculé sa chaise pour ne pas se faire asperger d’encre, observait d’un œil amusé la pauvre jeune fille complètement perdue. De toute évidence, ce n’était pas la première catastrophe dans sa journée… Elle se retourna avec sa baguette en main. Une serpentard paniquée baguette en main ? Houlaaaa… Anthony mit la main doucement à sa ceinture où il gardait toujours sa baguette. Mais c’était un geste inutile

« Je suis vraiment navrée… Je ne crois pas qu’on puisse faire grand chose pour les parchemins… »

En effet… vu l’état dans lequel ils étaient, c’étaient plutôt des buvards…

« Est-ce que c’était un devoir ou quelque chose comme ça ? Je peux t’aider à arranger ça… »

Anthony souleva le parchemin le plus attaqué avec un sourire goguenard.

« Je ne crois pas… et puis je crois que tu devrais ranger ta baguette. Tu as déjà vécu assez de catastrophe pour aujourd’hui, non ? »

Le hibou titubait sur la chaise, Greengrass tentait de nettoyer les dégâts mais ce qui importait à Anthony c’était de calmer la situation.

« Tout va bien, ne t’inquiète pas ça n’était pas très très important et puis je n’en étais qu’au brouillon. »

Dit-il en jetant toute la pile de parchemin tâchée dans la poubelle au bout de la table. Ce qui lui importait c’est que Mrs Pince ne rapplique pas de son air antipathique de bibliothécaire avec un grand « Chhhhhhhhhuuuuuuut !! ». Il fit signe à la jeune fille encore visiblement trémmulante de panique de se rasseoir tandis qu’il finissait le nettoyage radical en jetant tout sans discernement. Parchemin, pot d’encre à présent vide même sa plume y passa… Ce n’était que du dégât matériel sans gravité et il pourrait de toute manière se procurer du matériel neuf à Pré-au-Lard dès le week-end suivant sans difficultés. Anthony ramassa la lettre que le hibou avait laissé tomber dans son atterrissage désordonné.

« Tiens. J’espère qu’au moins les nouvelles sont bonnes »

Il se frotta les main puis donna la lettre à Greengrass.

« Pour le reste ne t’en occupe plus, c’est bon, c’est oublié. Par contre… ton devoir ne va pas oublier de sitôt cet incident… »

Du côté de la Serpentard l’encre avait aussi coulée. De son devoir on ne pouvait plus deviner que le sujet et le nom de l’élève. Daphné Greengrass. Joli nom, joli minois. Anthony décidément se dit qu’il n’y avait rien de plus délicieux comme spectacle qu’une jolie fille embarrassée. Mais ça n’était pas le moment. Il repris son sérieux.

« Si je puis me permettre un conseil, il va falloir faire quelque chose pour ce… hum… hibou, tu ne crois pas ? Il n’a pas l’air très en forme. Surtout plus tout jeune. Ça m’étonne un peu que la fille ainée d’une grande famille de sorciers se contente d’un vieil animal comme celui là pour porter son courrier. Raison sentimentale peut être ? Il faut pourtant savoir être raisonnable, il est évident que l’heure de la retraite a sonné depuis un moment pour lui. »
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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Ven 3 Aoû 2012 - 16:30


Par un heureux miracle, le Serdaigle ne semblait pas vraiment en colère de l'accident. Au contraire, il arborait même un sourire -bon plutôt moqueur, certes, mais sourire quand même. A croire qu'elle finirait par avoir un peu de chance dans son malheur ! En fait ce jeune homme se révélait plutôt sympathique malgré la catastrophe pas possible que venait de créer Daphné. Il lui conseilla de ranger sa baguette après un rapide regard vers elle, avisant sans doute de combien elle avait l'air d'avoir subit tous les malheurs du monde en une seule journée. C'était un conseil plutôt avisé et Daphné sembla même déceler une part de compassion dans cette proposition, c'est pourquoi elle écouta le Serdaigle et abaissa sa baguette, la posant délicatement sur la table devant eux. Pas la peine de prendre plus de risques inutiles, Merlin seul savait de quoi elle aurait encore été capable avec une arme d'une telle puissance entre les mains. Il valait mieux prévenir que guérir !

« Oui, tu as raison... »

Coupant court aux lamentations de la Serpentard, Goldstein s'empara de la pile de parchemin et les envoya directement dans la poubelle sans passer par la case départ. Au moins ça, c'était réglé, on en parlait plus ! Daphné trouvait cela légèrement catégorique comme solution mais après tout vu l'état dans lequel elle avait mis ses affaires, il n'y avait pas grand chose d'autre à faire... Cependant, cela n'aida pas à calmer sa culpabilité, pas plus que les quelques mots qu'il lui lâchait pour lui assurer que ce n'était rien de grave. Sur un signe de la main du jeune homme, Daphné s'affala sur sa chaise, portant une main à son visage dépité. Il était malheureusement beaucoup trop tôt pour qu'elle abandonne et retourne se coucher, malheureusement, il lui faudrait tenir le coup encore quelques heures. Mais si elle voulait finir la journée sans faire une crise de nerf, il faudrait qu'elle trouve deux minutes pour s'éclipser et aller fumer une clope, voire même quelque chose d'un peu plus fort, parce que là... Plus rien d'autre ne semblait être susceptible de la détendre un tant soit peu. Et cette fois, elle irait taper dans sa réserve d'herbe magique car les moldus ne parviendraient pas non pus à venir à bout de son stress et de sa fatigue.

La jeune fille soupira profondément et releva les yeux vers Anthony qui finissait de tout jeter avant de se pencher vers le hibou et d'attraper la lettre toujours accrochée à sa patte. Daphné avait presque oublié que tout ce grabuge était du à l'arrivée en fanfare du vieux hibou de sa mère. Une lettre d'Enora serait un véritable soulagement et un petit rayon de soleil dans cette journée affreuse. La Serpentard s'empara de l'enveloppe et brisa le sceau aux armoiries de sa famille qui la tenait fermée pour découvrir le morceau de parchemin recouvert de la fine écriture de sa mère.

« Ma chère Daphné, je voulais être la première a t'annoncer la bonne nouvelle... »

Elle eut à peine le temps de lire la première phrase que Goldstein reprenait déjà la parole, lui assurant une nouvelle fois qu'elle n'avait pas à s'en faire pour les parchemins, ce qui n'était cependant pas le cas pour le devoir qu'elle était en train de faire avant l'arrivé du messager. Et effectivement, le devoir sur lequel elle bossait depuis plusieurs jours était recouvert d'encre noire, ne laissant apercevoir que quelques mots abandonnés à des endroits ainsi que son nom tout en haut. Génial ! Elle n'avait plus qu'à recommencer ! Heureusement qu'elle s'y prenait toujours assez tôt pour faire ses devoirs sinon, elle aurait été dans une belle pagaille, encore une fois.

« Oui... Je n'ai plus qu'à recommencer, heureusement ce n'est que pour lundi, ça me laisse le temps de recommencer... »

Le jeune homme, bien décidé à ne pas se laisser abattre par la situation pourtant catastrophique, enchaîna sur le hibou d'Enora, lui conseillant de le changer. S'il n'y avait qu'elle, cela aurait fait très longtemps que ce cher Hermès serait parti à l'hospice pour hiboux mais convaincre sa mère c'était une autre paire de manche et elle n'y était encore jamais parvenue. C'est vrai que ce hibou appartenait aux Gamp depuis des années, c'était le premier animal de compagnie qu'Enora avait possédé, cadeau pour son sixième anniversaire. Il avait eu une bien belle et longue vie pour un oiseau mais il ne semblait pas vouloir rendre l'âme ni même partir à la retraite...

« C'est le hibou de ma mère, elle l'a depuis qu'elle est enfant et elle refuse de le remplacer... Enfin, espérons qu'il m'apporte au moins une bonne nouvelle, ça semblait bien parti en tout cas. Enfin bref, sur quoi tu travaillais avant qu'Hermès ne vienne tout gâcher ? »

Après tout, ce gars-là l'avait toujours un peu intrigué et puisqu'elle venait de lui faire perdre son temps et de détruire tout son travail, elle pouvait bien se renseigner un peu sur l'étendue des dégâts...










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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Sam 4 Aoû 2012 - 15:17

La jeune fille ayant l’air de s’être calmée, je pu regarder s’il n’y avait pas d’autres dégâts qui m’auraient échappé. Manifestement non et c’était tant mieux. La Serpentard avait encore l’air gênée mais elle répondit tout de même à ma question concernant le pauvre volatile et en profita pour me demander ce que j’étais en train de faire avant… l’incident.

« Ho ! J’étais en train de préparer le prochain journal. Tu sais ? Le Poudlard Herald Tribune. C’est moi qui le rédige. Avec quelques autres élèves et professeurs quand ils veulent bien… Je travaillais l’édito. Mais le sujet que j’ai choisit me plaisait pas. Et puis ça n’a rien d’urgent non plus. La prochaine édition ne devrait sortir que dans une quinzaine de jour. »

Ce que je racontais avait l’air de lui passer par dessus la tête. Ou peut être était-elle encore un peu sous le choc de l’accident malheureux. Elle devait être étonnée de ma réaction calme et même moqueuse. Allez savoir. En tout cas je ne savais pas du tout si elle comprenais ce dont je lui parlais ou si c’était pour elle aussi clair que du runique ancien à une première année. En la regardant une seconde fois je pris la décision d’abréger mon discours.

« Enfin tout ça, c’est pour m’occuper. J’aime bien informer les gens de ce qui se passe autour d’eux. Tenter de leur ouvrir les yeux, de les faire réfléchir sur des trucs qu’ils ne voient pas, auxquels ils ne pensent pas, de les éclairer sur certains trucs. Mais bon je crois que je suis maudit avec ça aujourd’hui… »

Je vis qu’elle me comprenait lorsque je prononçais le mot « maudit ». Cela me fit sourire de nouveau. Mon impression première semblait se confirmer. Elle n’en était pas à sa première catastrophe de la journée… Je me mis à ramasser mes affaires dans mon sac de toile.

« Mais tout ça ne fait rien, je vais aller travailler ça dans ma salle commune. Et puis à cette heure faut que je surveille un peu les premières années. Il y en a toujours qui font des bêtises. »

Je disais cela en tapotant mon insigne de préfet. Je pris mon sac et sortis mon étui à cigarettes ainsi que mon Zippo. Ce faisant, je fis un clin d’œil à la jeune fille.
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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Jeu 9 Aoû 2012 - 15:50


Daphné tâcha de faire de son mieux pour se concentrer sur les paroles du Serdaigle. Non pas que ce qu'il disait manquait d'intérêt mais elle avait tellement peur de déclancher une nouvelle catastrophe naturelle qu'elle passait son temps à regarder autour d'elle à la recherche du moindre signe annonciateur. Elle n'en trouva aucun et se détendit donc un peu, écoutant avec plus d'attention ce que lui disait Anthony au sujet du journal qu'il publiait. La jeune fille en avait déjà entendu parler, effectivement, et elle était même aller jusqu'à le lire quelque fois, bien que ce ne soit pas le genre de chose dont on se vantait dans la salle commune des Serpentards.

« Oui, je connais ton journal, j'ai même déjà lu quelques numéros... »

Sa voix paraissait toujours un peu ailleurs et régulièrement ses yeux verts papillonnaient d'un endroit à un autre, toujours méfiante. Anthony sembla remarquer qu'elle n'était plus tellement avec lui car il termina un peu rapidement, ne lui expliquant pas plus en détail ce qu'il faisait dans son journal. En même temps, il devait penser que cela ne l'intéressait pas plus que ça, après tout elle était à la fois une Serpentard, une Sang-Pur et la petite amie de Drago Malefoy, un journal mi-sorcier, mi-moldu n'était pas le genre de lecture qu'on devait lui prêter au premier coup d'oeil. En fait, bon nombre des élèves de cette école devaient penser qu'elle lisait des ouvrages de Magie Noire pendant son temps libre, vu les préjugés que tous semblaient avoir contre la maison des vert et argent.

A la dernière réplique du jeune homme, Daphné releva les yeux. S'il se considérait maudit avec ce qu'il venait de lui arriver, c'est qu'il n'avait pas encore passé une journée dans la peau de Daphné Greengrass. Il ne manquait pas grand chose pour que cette journée soit officiellement la pire de sa vie, mais elle évitait souvent de dire des choses aussi catégoriques car elle apprenait ensuite à ses dépends qu'il y a toujours pire. Cependant, elle n'avait pas pensé une seule seconde que son interlocuteur avait pu lui aussi passé une mauvaise journée et se croire maudit ou même simplement ne pas en être à son premier malheur du jour.

« Je suis désolée d'avoir empiré les choses... »

Elle s'était déjà excusée une bonne centaine de fois mais ça ne serait jamais trop, vu la gravité de ce qu'elle venait de faire. Pourtant, bien qu'il soit maudit avec ce journal, le Serdaigle prenait vraiment bien la chose et ne semblait pas du tout stresser. Enfin qu'importe après tout... Le jeune homme se décida finalement à rassembler ses affaires qu'il rangea dans son sac tandis qu'il fit savoir à Daphné qu'il allait retourner à sa salle commune pour continuer son travail puisqu'il avait des choses à faire de toute façon, comme surveiller les premiers années par exemple. Elle n'avait pas remarqué l'insigne de Préfet sur sa robe, comme il venait de la lui montrer, mais elle savait qu'il occupait cette fonction puisqu'il lui arrivait souvent d'aller se balader dehors après le couvre-feu. De fait, elle avait plutôt intérêt à bien connaitre ses ennemis, si elle ne voulait pas se faire prendre chaque soirs. En fait, elle trouvait ça affreusement cliché que ce soit ce garçon là qui soit nommé Préfet alors qu'il était le parfait exemple de ce que ce devait d'être un Serdaigle. Au moins, il représentait bien les valeurs de sa maison, on ne pouvait pas en dire autant des Préfets de Serpentard. Car même si elle aimait infiniment Drago et que Pansy était sa meilleure amie, ces deux-là étaient l'exemple typique de ce que les Serpentards semblaient être aux yeux de tous mais hélas pas les meilleurs exemples de la maison. Enfin bon...

Du moins, à croire qu'il lisait dans ses pensées, le Serdaigle farfouilla dans son sac et en sortit un étui en argent et ce qu'elle avait appris à reconnaître comme étant un briquet -merci Astoria- du genre assez vieux et précieux, le genre de truc que presque plus personne n'utilisait à l'heure d'aujourd'hui. Cela surprit grandement Daphné qui observa un instant le jeune homme qui lui faisait un clin d'oeil avec des yeux ronds. Elle ne s'était pas vraiment attendue à ce qu'un garçon qui semblait aussi... Sage et bien comme il faut, soit en réalité un fumeur. Enfin bon, elle-même était plutôt du genre sage et gentille, toujours bien présentable et tout ça aussi, avant. Simplement les choses avaient fait qu'elle était devenue différente, qu'elle avait grandit et évolué. C'était peut-être aussi le cas pour Anthony. Elle était bien placée pour savoir que les apparences étaient bien trop souvent trompeuses, elle en était même l'exemple vivant, pourtant cela la frappait souvent quand elle voyait quelqu'un d'autre être tout l'inverse de ce qu'il semblait être. Elle croyait stupidement que seuls les gens de sa condition étaient condamnés à jouer la comédie toute leur vie, mais après tout que savait-elle du Préfet ?

En tout cas, il allait sans doute sortir fumer une clope avant de regagner la tour des Serdaigles et à vrai dire, Daphné aurait tué pour une clope dans le cas présent. Et puis il était sympa et elle n'avait jamais eu l'occasion de vraiment lui parler alors...

« Tu sors fumer ? Je peux t'accompagner ? »








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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Sam 11 Aoû 2012 - 20:03

La jeune fille semblait curieuse de mon briquet, et lorsqu’elle compris que j’allais d’abord fumer, elle sembla sauter sur l’occasion et me demanda si elle pouvait m’accompagner.

« Oui, oui tu peux venir. Mais promets moi de ne rien brûler. »

J’avais ajouté cela en ricanant. Je pris mes affaires et attendis Greengrass. Je pris ensuite le chemin de la terrasse sur laquelle j’avais l’habitude d’aller fumer. Une petite terrasse abritée du vent mais longtemps ensoleillée. Sur le chemin, je ne me sentais pas un immense besoin de faire la conversation, mais étant quelqu’un de poli et cordial je pris la parole d’un ton un brin sarcastique.

« Alors comme ça, il t’es arrivé de lire mon journal. C’est assez étonnant de la part d’une Vert-Argent, qui plus est une noble. Enfin… une sang-pur pardon. Tu as du faire jaser parmi les Serpentards. C’est pas vraiment leur tasse de thé. Ceci dit, ça me flatte. J’espère que ce que tu as lu t’as plu à défaut de vraiment t’informer. »

Nous arrivions vers la terrasse, je relevais donc mon col avant d’affronter le froid qui régnait encore. Tout en écoutant Daphné, je sortis mon étui à cigarette. Avant même qu’elle ne me dise quoi que ce soit je lui en proposais une. J’en pris une après elle, et je l’allumais avec mon Zippo que je remis instinctivement dans ma poche.
Je me laissais envoûté par la danse de la fumée dans l’air froid. Je ne savais pas vraiment quoi dire à ma camarade Serpentard. D’habitude, j’évitais les longues discussions avec les élèves de cette maison. Il me regardaient d’un œil supérieur, se moquait de ma souche Moldu, de mes engagements, certains jalousaient même le fait que je sois plus riche qu’eux. Un sang mêlé, plus riche qu’un sang-pur, et qui réussissait ses études. Pourtant ça n’avait pas l’air d’être le cas de Daphné Greengrass, et c’est pour cela que je m’étais laissé tenter par une conversation avec elle. De plus, elle m’amusait et commençait à m’intriguer aussi. Ceci dit, je n'avais vraiment rien à lui raconter de précis...
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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Mar 21 Aoû 2012 - 1:52


« Merci. »

Ce fut sa seule réponse, accompagnée d'un sourire suite à sa demande de ne rien brûler. Il avait raison de préciser, au fond, car avec la chance qu'elle avait aujourd'hui, ça pouvait parfaitement arriver. Et elle n'osait même pas imaginer par quel concours de circonstances une chose aussi affreuse arriverait. Tout était possible, après tout. Elle rassembla ses affaires et fourra le tout dans son sac avant de rejoindre Anthony qui l'attendait. A vrai dire, puisqu'il avait jeté la plupart de leurs affaires, le rangement ne pris pas énormément de temps. Ensuite, Daphné se contenta de suivre le Préfet au travers de la bibliothèque puis des couloirs dans un silence un peu gênant.

Daphné était une fille de bonne famille et elle savait qu'il était de son devoir d'avoir de la conversation à tout moment afin de ne pas passer pour une cruche sans cervelle mais avec ses camarades de Poudlard, elle avait souvent du mal, et d'autant plus quand elle passait une mauvaise journée comme celle-ci. Elle se sentait toujours un peu hésitante avant d'entamer une conversation, ayant peur que l'idée qu'on se fasse d'elle soit de toute façon trop mauvaise pour avoir envie de lui adresser la parole ou bien en ne sachant tout simplement pas quoi dire pour intéresser son interlocuteur. Ils n'étaient pas à un bal mondain, du coup tous les sujets ne pouvaient pas être abordés. D'après sa mère, le plus important était de s'intéresser à son interlocuteur, à ses passions ou ses occupations principales afin qu'il parle et passe un bon moment, qu'il se sente important et ainsi qu'il soit dans de meilleures dispositions. Elle regarda la nuque du Serdaigle, se demandant si ce n'était pas la bonne chose à faire pour faire disparaitre ce blanc. En plus de ça, elle connaissait vraiment son travail et ça l'intéressait suffisament pour avoir envie d'en parler. Alors pourquoi pas... Cependant, avant qu'elle n'ait pu prononcer un mot et alors qu'ils arrivaient sur la terrasse qui devait être leur destination, ce fut Anthony qui entama la discussion.

Il était surpris de savoir qu'elle avait déjà lu son journal et ce plus d'une fois. C'est vrai que c'était étrange, d'ailleurs comme il le souligna, pour une Serpentard de Sang-Pur. C'était précisément le genre de choses que Daphné ne supportait pas dans le contexte actuel. Ce jeune homme pourtant charmant qui semblait très bien élevé, intelligent et cultivé était immédiatement surpris de voir que l'héritière Sang-Pure de Serpentard pouvait s'intéresser à autre chose qu'à son petit monde bien rangé et qu'elle ne voulait pas forcément éradiquer tous les moldus et les Sang-Impurs de la Planète. Ce n'était pas spécialement après le Préfet qu'elle en avait mais après tous les gens qui avaient passé ces clichés à tel point que c'était plus devenu une règle de conduite qu'un cas isolé. Le ton ironique du garçon n'aidait pas vraiment à apaiser Daphné. Pourtant il n'avait pas l'air vraiment méchant mais elle comptait bien lui faire savoir sa façon de penser.

Elle s'emmitoufla un peu mieux dans sa cape quand ils arrivèrent enfin sur la terrasse qui ne les protégeait plus tellement du vent de Février et elle accepta sans broncher la cigarette du Serdaigle lorsqu'il lui offrit. Elle alluma la clope d'un geste de sa baguette qui, étrangement, n'occasionna aucun accident et avala lentement la première bouffée de fumée. C'était déjà mieux, elle se sentirait vite beaucoup plus calme, sauf si la discussion avec Anthony venait à s'envenimer. Profitant d'un silence beaucoup moins tendu maintenant que la dose de nicotine était injectée, la jeune fille se tourna vers son comparse et lui répondit enfin.

« Je suis surprise d'entendre un discours aussi intransigeant dans la bouche d'un garçon qui parait cultivé et ouvert d'esprit ! Je dois te confesser ma déception. Bref, pour te répondre oui, j'ai lu ton journal et je l'ai même trouvé intéressant même si je ne fréquente jamais le monde moldu, j'ai parfois constaté que des évènements importants chez nous se retrouvaient souvent sous la forme d'une catastrophe naturelle quelconque chez eux. Très amusant de voir le travail des Oubliators de cette façon. Et pourtant je suis bel et bien une Sang-Pur, venant de l'une des rares qui peut encore se targuer de n'avoir aucun moldu dans son arbre et en plus de ça je suis à Serpentard et je sors avec leur plus célèbre représentant ! Ça en bouche un coin, hein ? L'image de ma maison est véhiculé par quelques idiots ou quelques pauvres enfants qui n'ont jamais connu que les règles strictes édictées par leurs parents sans cervelle mais aussi et surtout par les élèves des autres maisons qui croient dur comme fer à tous ces clichés et cataloguent les gens sans chercher à les comprendre. Il y a aussi des Mangemorts, des Sang-Pur et des idiots dans les autres maisons, mais personne n'en parle, bien entendu ! Je suis peut-être une Serpentard mais je ne souhaite aucunement supprimer tous les moldus qui passent devant moi et au contraire, j'aimerais bien voir disparaître ceux que tu estimes si peu et qui ont fait la honte de ma prestigieuse maison ! »

La jeune fille se tut enfin, tirant une nouvelle fois sur sa cigarette après avoir repris son souffle. Elle n'avait pas cette discussion pour la première fois et elle connaissait bien son discours. Elle espérait simplement qu'il comprendrait qu'elle n'était pas en colère que le ton de sa voix avait bien porté sa profonde conviction et son sérieux mais sans être dur et désagréable; Comme dit, il semblait intelligent et ouvert d'esprit, sans doute que cela passerait bien. A voir. Elle ne pouvait rien faire de plus qu'attendre une réaction.








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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Mar 21 Aoû 2012 - 17:02

La réponse de la vert-argent fut un véritable exposé. Tout de ce qu’elle avait conté sur les Serpentards, Anthony le savait déjà. Les élèves de sa maison n’étaient pas tous des crétins. Il sourit avec malice lorsqu’elle dit « Il y aussi des Mangemorts, des Sang-Pur et des idiots dans les autres maisons ». Après tout, on pouvait sans problème être les trois à la fois et appartenir à n’importe quelle maison. Le fait que Daphné sorte avec son collègue préfet Serpentard ne lui était pas inconnu non plus. Il fallait même plutôt être aveugle pour ne pas le voir. Mais afin de ne pas tombé dans une bagarre de convaincus du même bord Anthony répondit en soufflant la fumée du tabac.

« Ho mais je suis convaincu de tout cela. Je n’ai pas pour habitude de mettre les gens dans des grandes cases généralisantes. Si cela avait été le cas je ne serais même pas en train de te parler je pense. Mais je n’ai pas voulu être agressif tu sais ? Si je t’ai vexé excuse moi. Quelques uns de tes collègues sang-purs et Serpentards ont tendance à prendre plaisir à se payer ma tête. Mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. Je suis simplement flatté qu’on me lise même dans la salle commune des Serpentards. Très flatté même puisque cette révélation vient de la copine même de Drago. Qui, excuse moi encore, est tout de même parfois l’archétype du Serpentard tel qu’il est perçu par les autres maisons. »

Je repris une bouffée sur ma cigarette. Le vent venait par petites bourrasques sur cette terrasse. Il devait être cinq heure de l’après-midi environ et à part cette conversation, Anthony n’avait pas grand chose à faire finalement. Mais il n’avait vraiment rien à dire à sa camarade Serpentard. Il n’allait tout de même pas la planter là, alors qu’il lui avait proposé de venir avec lui. Il fallait donc meubler la conversation de manière agréable. Mais comme une andouille, il ne lui vint qu’un seul sujet de conversation en tête.

« A propos du hiboux de tout à l’heure. Si tu veux répondre à ta mère sans provoquer de nouvelles catastrophes, tu peux utiliser l’un des miens. J’en ai deux ici en ce moment. Euros et Notos. J’en ai quatre en temps normal mais ils sont en vadrouille. J’écris beaucoup de lettres à beaucoup de monde c’est pour ça que j’ai autant de hiboux. Ma famille, mes amis, pour le journal surtout. Je dois sans arrêt envoyer des lettres partout. »

C’était un peu faire du déballage de richesse que de faire cette proposition mais Anthony n’avait vraiment pas de sujet de conversation. Et puis… cette jeune fille n’était pas désagréable et la cigarette faisait du bien. Il tira quelques bouffées et recracha la fumée qui dessina des arabesques rapides dans un coup de vent froid. Anthony redressa son col et tenta de plonger ses yeux dans les yeux de sa camarade. C’était un exercice difficile pour lui qui détestait fixer droit dans les yeux les gens qu’il ne connaissait pas bien. Il n’y arriva pas et reprit son habitude de regarder dans le lointain tout en prêtant l’oreille à la réponse de la Serpentard.
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MessageSujet: Re: Y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester au lit [PV Anthony Goldstein]   Jeu 23 Aoû 2012 - 15:54


Après son petit speech, Daphné était presque essouflée mais plutôt contente d'elle. C'était sa fierté, d'être aussi bien intégrée chez les Serpentards mais de ne pas tomber dans le totalitarisme des idées des mieux placés. Trop rare, elle se demandait même si elle n'était pas la seule à vrai dire. Et cela n'aurait pas été étonnant. Mais elle voyait ça comme une chance, un avantage et une excellent occasion qu'elle comptait bien saisir. C'était pour elle la chance d'instaurer un nouvel ordre dans l'école et au sein de sa maison, de changer l'histoire. Elle y allait peut-être un peu fort sur ce point mais enfin, cela même ne restait pas impossible car après tout, si elle parvenait à son but, l'histoire de l'école en serait réellement modifiée. Elle voulait changer la réputation des Serpentards, rappeler qu'à la base ils étaient célèbres pour des qualités non encore perdues et pas simplement pour la pureté du sang et les convictions personnelles. Elle avait acquéri une assez grande importance au sein de sa maison pour réussir simplement il lui manquait encore un petit quelque chose qu'elle ne parvenait à trouver qu'en présence d'élèves des autres maisons : une chance de s'exprimer librement. Car dans la salle commune des Serpents, elle n'osait rien dire, restait discrète et indifférent comme on le lui avait toujours appris, sentant que ses camarades n'étaient pas encore prêt à entendre ce qu'elle avait à dire. De toute façon, sa campagne fonctionnait mieux auprès des autres élèves, en se montrant avec eux telle qu'elle était, elle abattait un à un les stéréotypes, comme elle venait de le faire avec Anthony.

Celui-ci affirma tout de suite être d'accord avec elle et s'excusa plus ou moins s'il avait été vexant ou blessant. Ce n'était pas tellement le cas, il s'était simplement aventuré sur un terrain glissant pour la jeune fille qui avait tendance à toujours réagir au quart de tour quand on lui parlait de cela. Elle avait bien saisi qu'il n'était ni agressif ni rien en lui disant cela, plutôt sarcastique en fait, mais sa réponse qu'elle avait d'abord voulu sur le même ton était vite devenue celle dont elle avait l'habitude. Tant pis, au moins elle avait expulsé un peu de sa colère du jour sur le jeune homme, sans trop s'en prendre à lui en plus mais plutôt aux préjugés en général et elle se sentait maintenant beaucoup mieux. Elle tira plusieurs bouffées sur sa cigarette tandis que le Serdaigle lui répondait, évoquant le cas délicat de Drago. Daphné recracha doucement la fumée de ses poumons tandis qu'il terminait sa phrase, réfléchissant déjà à ce qu'elle allait lui répondre. Il avait raison bien entendu, elle était parfaitement d'accord avec lui sur le cas Drago mais bon.. Elle haussa les épaules.

« Tu ne m'as pas vexé, j'ai juste tendance à m'emballer un peu quand on aborde ce sujet, c'est l'une des choses que j'aimerais vraiment changer dans cette école et j'espère y parvenir. Mais tu as raison, c'est surprenant d'entendre ça de la part du commandant en chef des clichés Serpentardiens ! Justement, c'est ça qui me gêne, de passer pour une extra-terrestre car je ne suis pas une pro-Sang-Pur. J'aimerais généraliser mon cas dans les cachots... Enfin bref. »

Pas la peine de s'éterniser sur le sujet, cela ne mènerait pas à grand chose... Tout naturellement, ils cessèrent d'en parler, laissant un blanc s'installer entre eux. Daphné trouvait ce silence gênant, il n'était pas naturel. Au fond, elle savait que le Serdaigle aurait pu être très intéressant et qu'ils auraient pu partager de longues conversations mais une gêne persistait et elle avait la désagréable impression qu'elle aurait du faire la conversation toute seule et elle n'était pas comme ça. Elle continua donc de fumer sa cigarette en silence, incertaine sur ce qu'il arriverait mais pas spécialement à l'aise avec l'idée de le planter là. Après un moment, le Serdaigle prit lui-même la parole, repartant sur le sujet des hiboux, ce qui commença par surprendre un peu Daphné. Intérieurement, elle se demanda pourquoi il avait autant de hiboux pour lui seul, car même le fait d'échanger énormément de courrier ne semblait pas justifier de cela mais enfin... C'était son problème et elle s'en fichait pas mal surtout qu'il était très sympa de sa part de proposer de lui prêter l'un de ses oiseaux.

« Eh bien, je te remercie infiniment mais ne t'en fais pas, j'utilise généralement les hiboux de l'école, pas celui de ma mère et tout se passe très bien avec eux. »

Après un charmant sourire pour le remercier, la jeune fille écrasa son mégot et se racla la gorge, un peu gênée. Elle n'avait pas vraiment mieux à faire mais elle ne se sentait pas à l'aise de rester ici sans rien dire bien qu'elle aurait apprécié de parler un peu plus avec Anthony. Mais puisque cela ne semblait pas tellement réciproque, autant que chacun retourne à ses occupations.

« Bon, je crois que je vais te laisser, j'ai encore une lettre à lire et cela semblait important. C'était sympa de discuter avec toi, j'espère sincèrement que l'occasion se représentera, merci pour tout. »

Elle était honnête, c'était une rencontre fort intéressante et qui pourrait sans doute devenir un peu plus qu'une discussion au hasard un jour mais pour le moment, le mieux à faire était d'y mettre fin et après un dernier sourire, la brune quitta la terrasse et s'engouffra dans les couloirs pour rejoindre sa salle commune et lire la lettre que venait de lui envoyer sa mère.









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