- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]

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Drago Malefoy
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MessageSujet: « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]   Ven 3 Aoû 2012 - 12:03

27 février 1997

Assis dans mon fauteuil en cuir noir de la Salle Commune, je regardais le feu qui crépitait dans l’âtre d’un œil absent. Les bras posés sur l’accoudoir, je demeurais ainsi immobile depuis un certain moment, mon esprit ne cessant encore et toujours de me tourmenter. Mais pour une fois je ne pensais pas à ma mission, non, mais à un évènement qui devrait se passer et qui me préoccupait tout autant. J’entendais encore et toujours la voix de Blaise qui, ce jour-là alors qu’il avait découvert la Marque des Ténèbres qui reposait sur mon bras, avait prononcé ces paroles qui, depuis, tournaient sans cesse dans ma tête. Je savais tout autant que lui que ce jour devrait arriver, que je devrai tôt ou tard prendre la décision qui s’imposait à moi. Si j’aimais Daphné, je ne devais plus l’impliquer là-dedans. Elle l’était déjà bien trop, certes, mais autant arrêter les frais tant qu’il en était encore temps. Mais passer à l’acte s’avérait être encore plus difficile que je ne l’aurai songé. Toutefois avais-je seulement un autre choix ? Non, bien sûr que non. Ce serait un mauvais moment à passer pour l’un comme pour l’autre, mais au vu de certaines rumeurs qui tournaient comme quoi elle demeurait encore très proche – voire trop – d’Urquhart, elle n’aurait sans aucun doute pas le moindre mal à passer à autre chose... C’était simplement cette idée-là qui me permettait de faire face à la situation avec un peu plus de sang-froid, même si au fond de moi une étrange sensation me torturait. C’était comme si des centaines d’épées s’enfonçaient dans mon cœur qui battait plus fort que jamais comme s’il essayait en vain de se débattre.

Mais il fallait être réaliste. J’étais préparé à cela depuis le début, de même que Daphné l’était. Je me souvenais parfaitement de ce jour de la rentrée en janvier où nous nous étions retrouvés le soir au bord du lac. Je me souvenais également de toutes ces lettres que nous avions échangés où je lui disais refuser qu’une histoire ne naisse entre nous pour la simple et bonne raison qu’elle se terminerait de toute manière beaucoup trop vite. Elle le savait, elle en avait elle-même conscience même si elle tentait sans le moindre doute de l’ignorer. Mais y parvenait-elle seulement ? C’est pourquoi je réfléchissais encore et encore. Nous devions rompre, c’était une évidence. Et quitte à ce que cela fasse mal, autant que cela se termine le plus tôt possible. J’avais déjà beau avoir pris réellement conscience de mes sentiments pour elle, continuer un peu plus à être ensemble ne ferait que retarder l’échéance, la rendant plus douloureuse que jamais. Et malheureusement niveau douleur j’avais déjà atteint le paroxysme depuis des lustres. Alors autant que cela se finisse. Mais comment ? Simplement comme je l’avais toujours fait avec les autres. Simplement le lui dire dans le blanc des yeux et sans détour. Mais là où c’était différent, c’est que pour Daphné je ressentais plus de choses qu’une simple attraction. C’était bien plus profond. Alors parviendrai-je à lui dire que tout était enfin terminé sans broncher à aucun moment ? Je n’en étais franchement pas si sûr. Ou alors une nouvelle fois cela ne serait qu’une façade, un masque derrière lequel je me dissimulerai jusqu’au moment où je me retrouverai seul pour enfin pouvoir m’écrouler. Tout ce qu’il fallait faire, c’est y aller sans passer par quatre chemins. Chose que j’avais toujours su faire, mais étrangement toutes mes habitudes me semblaient soudain coûteuses, difficiles à réaliser.

Lâchant un soupir, je fermais un instant les yeux, passant ma main sur mon visage tiraillé entre la fatigue, l’embarras et la résignation. Daphné n’était toujours pas revenue, mais la soirée venant à peine de débuter elle pouvait être n’importe où dans le château à cette heure. Le mieux était encore que je l’attende ici, quitte à lui parler dans un endroit qui serait moins fréquenté que l’était la Salle Commune, pourtant totalement vide à cette heure-ci. Me mordillant la lèvre inférieure, je relevai à nouveau le regard vers l’âtre de la cheminée, vision qui d’ordinaire m’apaisait, mais qui aujourd’hui n’avait pas le moindre effet sur moi. Les flammes qui crépitaient semblaient danser, m’emportant dans une sorte d’état hypnotique alors que des souvenirs remontaient à la surface.

Son regard croisa le mien, elle franchi le dernier pas qui nous séparait. Le silence était de plomb tandis que la neige continuait à tomber au-dehors, quelques flocons terminant leur chute sur le rebord de l’immense fenêtre de la volière qui offrait une vue sur le parc tout entier recouvert d’un épais manteau blanc. Son regard plongé dans le mien, nous nous fixâmes quelques instants avant qu’elle ne ferme les yeux, n’attendant plus que ce à quoi j’aspirais également. Alors lentement je levai la main vers elle. Mes doigts glissèrent sur sa joue rosée tandis que je me sentais irrémédiablement attiré par elle. Puis, avec douceur, mes lèvres se rapprochèrent lentement des siennes, s’y déposant pour la première fois en faisant alors naître en moi des sentiments que je n’avais encore jamais à ce point suspectés.

Je secouai légèrement la tête, tentant de me sortir des méandres de mes souvenirs. Je savais que celui-ci parmi d’autres finirait par me hanter. Non, en réalité c’était même déjà le cas. Toutefois, le bruit de la porte qui pivotait suivi de pas qui s’avançaient dans la salle, je me retournai, le cœur battant bien plus vite qu’à l’accoutumée. C’était elle... Je déglutis avec peine puis me levai de mon siège tandis qu’elle se dirigeait vers moi.

« Ça tombe bien que tu sois là, Daphné. Je... » Commençais-je, avant de lâcher un soupir, baissant un bref instant la tête avant de croiser une nouvelle fois son regard.

« Il faut que l’on parle. » Lui dis-je.

A présent, je ne pourrais plus faire demi-tour...






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MessageSujet: Re: « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]   Ven 3 Aoû 2012 - 19:48

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Il arrivait parfois à Daphné d'être prise d'une soudaine certitude, d'un pressentiment, que quelque chose allait arriver aujourd'hui. Elle ne savait pas toujours quoi, elle savait rarement quand exactement mais elle se levait parfois un matin avec cette certitude inébranlable que la journée serait mauvaise, que sa vie serait changée à jamais après cette journée. Cela n'était pas arrivé aujourd'hui. Elle se sentait bien, apaisée. La pluie tombait à grosses gouttes contre les fenêtre de la tour d'Astronomie, se fracassant sur le verre dans une douce mélodie, répétitive, qu'elle adorait particulièrement. Et l'odeur de l'herbe mouillée se mélangeait à celle de la fumée acre de la cigarette qu'elle était en train de fumer. La nuit était déjà tombée depuis un moment, une heure ou deux à priori, pourtant la soirée n'était pas aussi avancé que cela. Les nuits d'hiver tombaient toujours trop tôt.

Mais Daphné se sentait vraiment bien. Le son de la pluie la berçait, elle allait même jusqu'à se laisser aller à fermer les yeux pour se contenter d'entendre et de sentir sans voir l'eau glisser sur le verre ou passer par la fenêtre laissée entrouverte pour se poser à ses pieds. Il faisait froid, oui, mais cela ne durerait que quelques minutes après quoi elle serait de retour dans sa salle commune et elle pourrait s'asseoir près de la cheminée pour se réchauffer un peu. Elle n'avait pourtant pas hâte d'y retourner. Cet instant était parfait, tellement calme, apaisant. Le calme avant la tempête aurait dit sa mère, mais la Serpentard était loin de croire à toutes les superstitions qu'affectionnaient tant Enora.

Après deux minutes supplémentaires dans cette atmosphère apaisante, Daphné écrasa la mégot de sa cigarette sur le rebord de la fenêtre et le réduisit en cendre à l'aide d'un informulé, effaçant toutes traces de son crime. Au vue de l'heure, la plupart des élèves devaient soit être déjà couché soit être en train de traînasser quelque part en prenant garde d'éviter Rusard, à moins que quelques retardataires soient encore dans la salle commune en train de finir un devoir ou de s'endormir sur son fauteuil. Daphné comptait bien mettre en oeuvre cette dernière solution sur l'un des fauteuils les plus proches de la cheminée, à l'abri du froid mordant de l'hiver finissant.

Prenant toutefois garde à ne pas être trop bruyante ou trop visible, la Serpentard quitta donc la salle d'Astronomie où elle passait de plus en plus de temps et descendit les sept étages pour regagner sa salle commune. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas eu autant de chance en traînant dans les couloirs aussi tard et qu'elle n'était tombée sur personne pour venir contrarier ses plans. Tout allait tellement bien en cet instant présent qu'elle ne voyait pas comment cela pourrait mal tourner. Aucun signe ne venait troubler la tranquillité dans laquelle Daphné évoluait depuis le début de la journée. Une petite nage n'aurait pas été de refus pour parfaire la soirée mais le lac était absolument inaccessible et elle ne connaissait pas le mot de passe de la Salle de Bain des Préfets. Avec un peu de chance, Drago serait toujours dans la salle commune et elle pourrait lui demander de le lui donner.

Le coeur léger, elle prononça le mot de passe de la salle commune en arrivant devant le pan de mur camouflant l'entrée et attendit patiemment que celui-ci ne pivote pour pouvoir entrer à l'intérieur. Elle fut quelque peu surprise de constater qu'il n'y avait personne à l'intérieur, à croire que tous les Serpentards avaient disparu. Enfin, tous à l'exception de Drago qui était installé dans son fauteuil habituel. Un sourire s'imprima sur les lèvres de Daphné lorsqu'elle l’aperçut et elle alla à sa rencontre, toujours aussi insouciante.

Comme à son habitude, Drago n'était pas spécialement souriant, loin de là même. Mais la jeune fille ne s'en formalisait plus tellement, à force. Elle était tellement habituée à le voir ainsi qu'elle avait fini par passer outre et tout le monde s'en trouvait bien plus heureux. De toute façon, elle n'aimait pas vraiment les conflits et se disputer avec lui faisait partie des choses qu'elle voulait absolument éviter. Pourtant cette fois, quelque chose de différent avait lieu. Elle mit un moment avant de voir le changement mais quand elle croisa son regard, elle vit tout de suite qu'il n'était pas comme d'habitude. Elle fronça les sourcils et franchit les quelques pas qui les séparaient encore mais n'osa pas pour autant aller jusqu'à un contact physique, se contentant de l'écouter en penchant la tête sur le côté.

« Est-ce que tout va bien, Drago ? »

La réponse semblait plutôt évidente, il n'avait pas l'air d'aller bien du tout mais elle l'avait posé avant d'y penser. Pour ce que ça changerait... Car au lieu de lui répondre, comme elle s'y était attendue, il se contenta d'ajouter d'autres mots.

« Il faut qu'on parle... »

Il arrivait parfois à Daphné d'être prise par un pressentiment trop fort pour être ignoré, une certitude inébranlable que quelque chose allait se passer. Cela n'était pas arrivé ce matin-là quand elle avait ouvert les yeux. Toute la journée, elle était restée dans une sorte de bulle hors du monde, un calme plat et reposant, confiante quant au fait que rien ne bougerait, que sa journée serait aussi longue et ennuyeuse que les autres l'avaient été. Il n'y avait, après tout, aucune raison que cela soit différent.

Le calme avant la tempête. Elle aurait du écouter sa mère un peu plus souvent, Enora ne se trompait que très rarement. Cependant, comment aurait-elle pu deviner que la tempête serait de cette ampleur ? Peut-être parce que le calme l'avait été tout autant. Tout à coup, devant l'air triste de Drago et face à ces mots prononcés, elle regrettait de ne pas avoir eu l'instinct que quelque chose arriverait. Avant même qu'il n'ait ajouté quoique ce soit, elle savait ce qu'il dirait. Car ces mots-là ne laissaient aucun doute. On ne les disait jamais pour annoncer une bonne nouvelle, et ils étaient toujours le prélude à la même chose, n'est-ce pas ? Elle se sentait stupide. Il l'avait prévenu depuis le début et elle avait prétendu n'en avoir rien à faire mais pendant ce court laps de temps où ils avaient été ensemble, elle avait vraiment cru qu'il finirait par changer d'avis. Mais de toute évidence, ça n'était pas le cas. Car que pourrait-il avoir à lui dire d'autre après avoir utilisé ces mots-là ?

Daphné recula d'un pas. Elle ne prononça pas un mot, avala difficilement sa salive et garda des yeux grand ouverts fixés sur Drago. Déjà, ses pupilles vertes commençaient à s'assombrir doucement, glissant vers un gris sombre qui s’éclaircirait à mesure que les mots de Drago lui transperceraient le coeur, faisant couler ses larmes. Le reste de son visage demeurait impassible, ses yeux seuls laissaient deviner l'immense tristesse qui prenait doucement possession d'elle. Elle attendit patiemment, constatant avec douleur qu'une mince lueur d'espoir subsistait toujours. Peut-être qu'il voulait lui parler d'autre chose ? Sa raison lui criait que cette solution serait impensable, mais elle s'y accrochait coûte que coûte comme un naufragé à sa bouée.









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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]   Sam 4 Aoû 2012 - 10:25

Je l’attendais depuis de longues minutes, cette fatalité inévitable qui devrait marquer la fin de cette histoire qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Mais j‘avais beau le prétendre, je ne la regrettais pas non plus. Vivre cette histoire, aussi courte fut-elle, avait été un véritable bol d’air. Mais cela ne devait plus continuer. Le regard perdu dans les flammes de la cheminée, je patientai encore et encore, guettant le moment où Daphné franchirait enfin cette porte. L’angoisse et la résignation me rongeait de l’intérieur tandis que ma gorge se serrait, mon regard devenant également plus sombre que jamais. Mais je ne devais pas flancher, à aucun moment, et aussi dur que cela le serait, je savais que j’allais tenir bon. C’était dans ma nature, et dire des choses blessantes était également une habitude que j’avais depuis des lustres. Cependant cette fois, et à la différence des autres, j’y étais émotionnellement impliqué de même que je m’apprêtai à blesser une personne qui m’était devenue réellement chère. Mais entre le fait de devoir continuer à la mettre constamment en péril en demeurant avec, ou bien de rompre pour l’en protéger, le choix était vite fait. Et en ce qui me concernait, il était irrévocable depuis longtemps.

Soudain, un bruit derrière moi attira mon attention. La porte qui menait à notre Salle Commune s’ouvrit avec douceur, avant que des pas ne résonnent légèrement dans la pièce. J’aurai reconnu cette démarche entre toutes... D’ailleurs, elle ne tardait plus à se diriger dans ma direction. Je me mordis brièvement la lèvre inférieure, me faisant violence alors que ce moment tant attendu et redouté arrivait enfin. Un soupir quittant mes lèvres, je me redressai, croisant le regard et le sourire de Daphné qui se figèrent aussitôt lorsqu’elle remarquait que je n’étais plus comme d’habitude. Pourtant bien des situations dont elle avait pris connaissance quant à ma mission m’avaient plus d’une fois bouleversées, mais là les choses étaient différentes. Ce n’était plus cet habituel désespoir et cette résignation qui m’habitaient, mais une volonté aveugle. Ça n’était plus cette éternelle angoisse de perdre mes proches qui me rongeait, mais la conscience qu’aujourd’hui, et par ce que j’allai faire, j’allais sauver l’un d’entre eux. Qu’importe si cela lui ferait mal, la douleur serait toujours moins cuisante que celle que lui infligerait le Seigneur des Ténèbres par vengeance si jamais je venais à échouer.

Les sourcils froncés et d’un air interrogateur, Daphné s’approcha un peu plus de moi sans pour autant franchir cette limite qui nous distançait encore, sentant que les choses n’étaient pas normales. Inclinant légèrement la tête sur le côté, celle-ci me demanda si tout allait bien. Mais elle voyait pourtant pertinemment que c’était loin d’être le cas, et il était à mon sens inutile de lui répondre. Pas la peine de perdre son temps en formalités. Plus vite ce moment sera passé, plus vite je pourrai reprendre ma route sans craindre à tout moment de la mettre en danger. Et plus vite ce que je redoutais tant de lui annoncer serait terminé.

C’est alors qu’avec calme mais franchise, je lui dis sans détour que nous devions parler. Aussitôt, le visage de Daphné se crispa. Reculant d’un pas, elle demeurait résolument silencieuse, ses yeux abritant une tempête sur le point de se déchaîner avec violence continuant de me fixer. Son visage, en revanche, demeurait paradoxalement parfaitement impassible. Tout comme le mien l’était en ce moment-même.
Préférant ignorer avec soin sa tristesse que son regard rendait presque palpable, je déglutis légèrement tout en baissant un instant le regard, cherchant soigneusement mes mots. Il y avait tant de choses que j’aurai voulu lui dire... Mais par où commencer ? Et en avais-je seulement le droit ?
Relevant à nouveau la tête vers elle afin de croiser son regard ternis par l’inquiétude et l’attente de cette annonce qui devait déjà lui être évidente, je sus que je devais tout lui dire. Absolument tout. Même ce que je n’avais encore jamais osé prononcer autrefois, lorsque nous étions encore ensemble.

« Je pense que tu sais déjà ce que je m’apprête à te dire, mais je vais le faire quand même. Ça s’arrête là Daphné, nous n’avons plus le choix. Tu sais ce qu’il se trame, et je ne peux pas te cacher que les choses arrivent plus rapidement que jamais. Seulement... même si le moment n’est pas encore venu je préfère que l’on s’arrête ici. Plus les choses avancent et moins je parviendrai à prendre cette décision qui, pourtant, s’impose. »

Je m’interrompus, guettant la moindre de ses réactions à travers son regard. Mais je n’avais pas terminé. Je voulais qu’elle sache absolument tout...
Je fis un pas vers elle, et pris alors doucement ses mains dans les miennes dont je caressais doucement le dos avec mon pouce. Prenant une légère inspiration, je repris alors, après quelques instants d’un bref silence :

« Je n’ai jamais été avec toi comme je l’aurai dû, j’en ai conscience depuis le début et pour tout te dire je m’étais toujours efforcé de mettre une réelle distance entre nous. Je n’ai vraiment pas été la personne idéale, mais aujourd’hui j’ai besoin que tu comprennes pourquoi. Je veux que tu saches pourquoi je me suis toujours montré aussi distant et aussi peu expressif envers toi. »

Je fis une nouvelle pause, me mordant à nouveau la lèvre inférieure tandis que je m’apprêtai enfin à lui révéler ce que je n’avais encore jamais osé lui dire. Mais elle devait le savoir, et le moment n’était pas si mal choisi pour ce faire. Il fallait qu’elle comprenne ma décision, car je savais qu’elle avait toujours refusé de l’accepter.

« Si je mets un terme aujourd’hui à tout cela, ce n’est pas par volonté, mais parce que je n’ai pas le choix. Si j’ai toujours été aussi distant avec toi et que je n’ai jamais osé franchir réellement un pas, t’embrasser ou te prendre dans mes bras aussi souvent que je l’aurai voulu ce n’est pas parce que je manquais de sentiments à ton égard. J’ai conscience que c’est ce que tu as dû penser, et à vrai dire c’était un peu le but que je poursuivais. Mais je veux que tu comprennes que si j’ai fait tout cela et qu’aujourd’hui je veux que cela s’arrête, c’est parce qu’en réalité je t’aime. »

Je m’arrêtais une nouvelle fois, ayant l’impression que l’on ôtait un immense poids de mes épaules. Le cœur battant à tout rompre, je venais enfin de lui dire ce que je savais depuis des semaines à présent mais que je n’avais jamais pu lui témoigner.

« Si tu savais combien je regrette de ne pas avoir été moi-même envers toi. Et je regrette aussi que tu saches aussi cela à présent, mais je pense que c’était le meilleur moment pour le faire car même si à présent tout s’arrête, je veux vraiment que tu saches que tu n’y es pour rien et que cela n’a rien à voir avec les sentiments que j’ai pour toi. J’aurai préféré te les témoigner plus souvent, mais je ne l’ai pas pu. Et c’est également justement parce que je suis malheureusement tombé amoureux que je préfère te protéger avant qu’Il ne le sache Lui-même. Je ne peux pas prendre le risque de te perdre toi aussi. »






Drago Malefoy ~ Serpentard ~ 6ème année


Dernière édition par Drago Malefoy le Sam 4 Aoû 2012 - 22:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]   Sam 4 Aoû 2012 - 15:39

Love Of My Life by Queen on Grooveshark


Goutte à goutte, le temps filait, s'étirant en longueur. Les quelque secondes de flottement, d'hésitation, par un malheureux coup du sort, étaient devenues des heures. L'appréhension semblait encore pire que les mots en eux-même. L'incertitude. Non, elle était bel et bien sûre de ce qu'il dirait mais pourtant... Rester là à attendre qu'il le fasse, imaginer les raisons, les mots qu'il dirait. Des images lui revenaient à l'esprit, sans suite logique, des mots prononcés, des moments passés, des lettres échangées... Elle avait l'impression qu'ils étaient ensemble depuis si longtemps, comme si des mois étaient passés depuis leur premier baiser mais au final, ça n'était rien de plus que quelques jours. Vingt-cinq jours. Pas un de plus, pas un de moins. Même pas un mois complet.

Love of my life don't leave me,
You've taken my love, you now desert me,
Love of my life can't you see,
Bring it back, bring it back,
Don't take it away from me
Because you don't know,
What it means to me.

Trop fort, les battements de son coeur résonnaient contre sa poitrine. Il n'était pas encore tout à fait briser, mais elle le sentait déjà se fissurer. Elle voulait empêcher ça, le faire taire, le serrer contre elle tellement fort qu'il ne pourrait plus rien dire, qu'aucun mot ne s'échapperait de ses lèvres, plus même un souffle. Qu'il ne dise rien. Mais elle resta à sa place, les pieds bien ancrés au sol, paralysée. Et enfin, il parla. Le temps avait ralentit peu à peu pour cesser simplement de filer quand elle avait compris ce qu'il se passait. Désormais, la course se faisait à l'envers. Le temps perdu se rattrapait, filant deux fois plus vite.

Les mots du jeune homme, un à un, s'enfonçaient dans son coeur, la saignant, la blessant toujours plus profondément. De véritables lames acérées, . Et Drago, imperturbable, continuait son discours. Peut-être l'avait-il préparé à l'avance, car il ne buttait sur aucun mot, n'hésitait jamais. Son ton restait égal, son visage impassible. Daphné elle-même ne montrait pas grand chose. Cette petite voix qui lui hurlait qu'elle l'avait toujours su se faisait plus forte. Et les images, les souvenirs prenaient une autre couleur face à cet évènement. Il n'avait jamais été très physique avec elle, jamais très expressif. Un vide immense semblait toujours se dresser entre eux. Toutes les craintes de ces derniers jours lui revenaient. La sensation qu'il ne voulait pas être avec elle, les mots durs de Blaise sur leur couple faux. N'avait-elle donc été qu'une idiote casse-pied avec qui il avait fini par accepter de sortir pour être un peu plus tranquille ? Cela semblait assez logique, tout à coup.

Il ne tenait pas ce discours, pourtant, loin de là. Il ne lui disait rien d'autre que ce qu'elle savait : en finir aujourd'hui à cause de la mission, des évènements qui s’enchaînaient trop vite. Elle l'avait toujours su. Mais la logique l'avait définitivement abandonné, ne laissant que les suspicions, les interprétations d'un coeur blessé. Les larmes lui montaient déjà aux yeux, mais elle fit tout son possible pour les retenir encore. Elle ne voulait pas s'effondrer devant lui, pas lui montrer encore un peu plus qu'elle n'était qu'une pauvre fille pathétique. Qu'il ait pitié d'elle ne changerait rien, de toutes façons.

Love of my life you've hurt me,
You've broken my heart and now you leave me.
Love of my life can't you see,
Bring it back, bring it back,
Don't take it away from me,
Because you don't know,
What it means to me.

Daphné restait muette. Sa bouche était trop sèche de toute manière pour qu'elle parvienne à prononcer le moindre mot. Et rien de ce qui lui venait à l'esprit n'aurait été la bonne chose à dire. Tout ce qu'elle se sentait capable d'exprimer était une supplication. Ne me quitte pas, ne me laisse pas, par pitié. Elle aurait pu le faire, lui dire combien elle l'aimait, lui jurer qu'elle n'avait pas peur de Lord Voldemort, pas quand elle pouvait être avec lui. Elle aurait pu lui assurer qu'elle avait plus d'un tour dans son sac, qu'elle aussi elle avait des projets, qu'elle n'était pas la frêle et innocente personne qu'il imaginait. Lui parler de son secret, de ses projets. Mais l'aurait-il seulement écouté ? Et puis, si elle lâchait un seul petit mot, tout le reste viendrait avec, les larmes se mêleraient aux prières. Elle ne voulait pas voir cela arriver.

Il approcha à son tour et pris ses deux mains dans les siennes. Daphné baissa les yeux, observant cette image incompréhensible. Leurs corps encore liés par ce geste. C'était le premier contact physique de cet échange. Le dernier pet-être auquel elle aurait droit. Elle pouvait sentir la caresse de ses doigts sur le dos de sa main, mais ce que son corps éprouvait le plus c'était la douleur dans la poitrine. De simples mots lui faisaient à ce point du mal, cela semblait fou. Et Drago reprit de plus belle, continuant sur sa lancée. C'était improbable. Il reprenait toutes ses craintes des derniers jours et les démentait, comme s'il avait pu lire dans son esprit que c'était de cela précisément dont elle avait peur. Il semblait sincère. Et c'était pire.

Le pire fut de l'entendre le dire, enfin. Pour la première fois. Pourquoi maintenant, pourquoi comme ça ? De tout ce qu'il venait de lui dire, ce sont ces mots qui lui firent le plus de mal. Il remuait le couteau qu'il venait de lui enfoncer dans le coeur, se délectant visiblement de voir le sang couler de la plaie béante. Pourquoi maintenant ? Depuis si longtemps, elle espérait l'entendre lui dire. Trois petits mots, sept lettres. Un immense cadeau, une profonde souffrance. Trois mots qui changeaient absolument tout.

Parfois elle avait imaginé le moment où il finirait par rompre avec elle, car c'était une évidence, à certains moments, que cela finirait par arriver. Parce qu'il ne l'aimait pas. Elle le voyait lui dire mille et unes choses plus affreuses les unes que les autres, lui faire du mal, l'achever réellement. Tout faire pour qu'elle le haïsse et qu'elle puisse passer à autre chose. C'était son genre, ne pas prendre de pincettes, se délecter de faire souffrir les autres. C'était la scène qu'elle imaginait.

Mais il lui disait enfin, pour la première fois, qu'il l'aimait au moment même où il voulait l'éloigner de lui. Il était désormais clair qu'elle ne pourrait jamais passer à autre chose. Il faisait tout cela pour elle, pour son bien. Elle n'était pas d'accord sur le principe, elle se jugeait assez grande pour se défendre toute seule et se donnait un mal fou depuis des mois à lui faire comprendre qu'il avait droit à une vie normale, lui aussi, malgré la situation. Il ne comprendrait sans doute jamais cela. Et rien ne parviendrait à le convaincre. Pas tant que cette menace pèserait sur lui en tout cas.

Elle lui en voulait d'autant plus mais il ne semblait pas vouloir s'arrêter. Il venait de faire pire que tout ce qu'il aurait pu lui faire. Il lui brisait le coeur mais au lieu de le faire complètement, il laissait l'espoir renaître des cendres de son coeur détruit. Elle allait passer les prochains mois à espérer contre toute logique qu'il revienne vers elle, sachant pourtant qu'il ne le ferait jamais. Elle allait attendre, son espoir se nourrissant du moindre signe, et être déçue chaque fois que rien n'arriverait. Et cela pourrait durer tellement longtemps... Elle lui en voulait sincèrement.

You will remember
When this is blown over
And everything's all by the way
When I get older
I will be there by your side
To remind you how
I still love you, still love you

Il cessa finalement de parler, emportant avec lui toutes les convictions de Daphné. Une partie d'elle-même voulait essayer de se battre, malgré tout. De le retenir, de le convaincre, elle l'y était déjà parvenue une fois après tout. Mais tout ce qu'il venait de lui dire rendait ce combat inutile. Comment pouvait-elle lui en vouloir de vouloir la protéger, lui sauver la vie, de renoncer à être heureux pour qu'elle puisse continuer de vivre ? Qu'elle soit ou non du même avis que lui importait peu, après tout. Ce qui comptait réellement c'est qu'elle n'avait aucun argument valable à lui présenter pour prouver qu'il ne devait pas lui faire ça. Et qu'elle avait bien trop mal pour tenter de n'en trouver ne serait-ce qu'un seul.

Alors finalement, c'était terminé.

Il ne lui laissait rien de plus que ce «Je t'aime», unique, déchirant, pour s'accrocher à un espoir de retrouvailles. Mais pour un moment qui serait bien trop long, c'était terminé. Lâchant finalement prise, les larmes qu'elle retenait depuis le début glissèrent enfin silencieusement sur ses joues.

Back, hurry back,
Please bring it back home to me,
Because you don't know
What it means to me,
Love of my life








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


StormNox159
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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: « Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]   Mar 7 Aoû 2012 - 20:49

« Tout amour fait toujours une mauvaise fin, d'autant plus mauvaise qu'il était plus divin. »
Charles Baudelaire


Enfin ces mots avaient été prononcés. Enfin elle avait pu l’entendre, cette si courte phrase à la fois tellement simple mais également résolument difficile à déclarer. Jamais de toute ma vie je n’avais encore eu à faire part de mes sentiments, plus exactement lorsqu’ils étaient de cet ordre. En tout point de vue dire que l’on aimait quelqu’un était considéré comme une marque de faiblesse pour les personnes de notre rang qui doivent se targuer de demeurer éternellement fières, assurées et surtout en quelques sortes insensibles. Partager ce que l’on pouvait ressentir pouvait à tout moment se retourner contre nous, étant dès lors une faiblesse, une faille à exploiter pour autrui. Mais dans ma situation j’étais plus que jamais j’étais en danger, tout comme l’était Daphné à son tour. Cependant j’étais suffisamment au bord du gouffre pour que l’expression de ce détail devienne insignifiante tant que les choses étaient de toute manière arrêtées à temps, que notre histoire prenait définitivement fin. Mais plus que tout je devais le lui dire, qu’elle comprenne enfin ce que je ressentais sincèrement pour elle. Cela n’y changerait certainement rien, et peut-être qu’au fond il aurait mieux valu que je continu à lui mentir pour qu’au moins elle cesse de souffrir en me pensant aussi froid et détaché d’elle. Mais quelque chose en moi m’avait poussé à commettre l’acte inverse, à cracher enfin le morceau. Pourquoi, je n’en savais rien. Peut-être parce que je savais qu’au fond cela ne changerait plus la donne et que de toute manière un autre viendrait bien assez rapidement se jeter à ses pieds et faire en sorte qu’elle m’oublie. De toute manière une fois mort je ne serai plus un problème si les choses venaient à mal tourner pour moi. Et même sans cela la bonne réussite de ma mission m’écarterait également définitivement d’elle. Alors qu’elle le sache enfin ne serait rien de plus qu’un voile tiré pour laisser enfin apparaître ce qui n’était rien d’autre que la réalité, chose que je lui devais depuis tout ce temps passé à la lui dissimuler.

Je tenais toujours ses mains dans les miennes, caressant le dos de celle-ci avec lenteur et douceur tandis que mon regard demeurait rivé dans le sien qui semblait s’éteindre peu à peu avant que des larmes ne s’écoulent. Précipitant leur chute le long de ses joues devenue bien plus blanches qu’à l’accoutumée, elles furent la seule expression de cette tristesse que je décelais pourtant en elle, quand bien même son visage demeurait figé. Mais on a beau maudire cette parure faite de faux-semblants pour ne montrer qu’une pâle partie de soi, je bénissais en ce moment-même ce masque qu’elle ne quittait pas, et qui m’empêchait de flancher à mon tour. Pourtant rien en moi ne pourrait témoigner de cet abattement que je ressentais, de cette douleur partageait qui ne transparaissait qu’à travers ce comportement que j’adoptais. Plus doux, plus calme, une voix bien plus basse telle un murmure tandis que mon regard luisait d’une expression indéterminable, alors que je tentais de ne pas me laisser aller à mon tour. A quoi bon de toute manière, puisque mon geste était tout ce qu’il y avait de plus inévitable ? Jamais je ne l’aurai quitté par pur plaisir, mais seulement parce que je n’avais nul autre choix. C’était ce qui m’aidait précisément à lui faire face sans broncher, à ne pas détourner un instant mon regard du sien tandis que je n’avais de cesse de me répéter que je n’avais pas le choix et que le seul but que je poursuivais était de l’écarter de cet enfer dans lequel je vivais. Certes ça n’était pas une décision des plus simples à prendre, mais elle était la seule et l’unique qui s’était imposée d’elle-même. Blaise avait eu raison depuis le début, je le savais pertinemment.

Un silence aussi lourd que l’étaient nos cœurs s’installa dans la salle demeurée vide et silencieuse. La lueur rougeâtre des flammes se mêlait aux couleurs bleutées du lac qui dansaient contre les murs, donnant à l’atmosphère une teneur agréable et presque apaisante, contrastant avec cet instant que nous vivions. Je lâchai un bref soupir quasiment inaudible, baissant l’espace de quelques secondes le regard. Tout était dit, il ne me restait plus rien à ajouter si ce n’est qu’une chose. Déposant un baiser sur sa joue, je lui dis alors à voix basse :

« Je suis désolé. »

Lâchant ses mains, je m’apprêtai à quitter la pièce. Pourquoi étais-je désolé ? Pour tout. Pour lui avoir menti depuis le début sur mes sentiments, pour avoir laissé une chance à notre histoire tout en sachant pertinemment quel en serait le dénouement, pour n’avoir jamais été avec elle comme je l’aurai malgré tout souhaité, et enfin pour lui faire encore endurer tant de souffrances alors que j’aurai tant voulu lui apporter bien d’autres choses que je ne possédais pas.

M’écartant d’elle, je m’en allais, prenant la direction des dortoirs. Dans un dernier regard, je refermai la porte derrière moi, m’adossant contre celle-ci avant de fermer les paupières, déglutissant avec difficulté ce nœud de sentiments qui tentaient de m’étouffer. Des souvenirs virent à nouveau m’assaillir, avant que sa voix ne m’apparaisse dans un lointain écho, lorsqu’elle me disait ce soir que je n’oublierai jamais : « Je ne peux rien faire pour toi autre qu'être là, qu'être responsable du peu de bonheur que tu peux encore trouver dans cette vie atroce. Alors même si ça ne doit durer qu'un mois, un jour, une heure, je le ferais ». Elle l’avait fait, et elle y était parvenue. Seulement aujourd’hui, tout était définitivement révolu.






Drago Malefoy ~ Serpentard ~ 6ème année
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« Du commencement on peut augurer la fin. » [Daphné]

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