- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 [Intrigue] Annonce morbide

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MessageSujet: [Intrigue] Annonce morbide   Mar 7 Aoû 2012 - 15:37

    23 Février 1997 - 21h30

    Chers élèves,

    Vos préfets demandent une réunion d'urgence dans votre Salle Commune, à 21h30. Une fois tout le monde réunis, ils vous informent de la mort tragique et mystérieuse du Poufsouffle de sixième année : Gowan O'Neil.

    Les préfets ont aussi reçu des indications à suivre de la part de leur directeur de maison :

    Vous devrez maintenant vous balader par groupe de minimum deux personnes.
    Si vous trouvez un objet étrange, surtout ne le touchez pas, et prévenez directement un Professeur.
    Le couvre-feu est plus que jamais de vigueur... à partir de 22h, tout le monde doit être dans sa Salle Commune, sauf les préfets et préfets-en-Chef.

    C'est tout ce qu'ils vous disent. C'est à vous de vous exprimer maintenant... chaque réponse à ce sujet rapportera un point à votre maison.

    Game Master.
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Luna J. Lodwick
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Jeu 9 Aoû 2012 - 15:39

    En ce dimanche vingt-trois février, j'étais simplement dans notre Salle Commune à travailler. J'avais passé la veille avec Gowan, et il m'avait dit qu'il allait enfin avouer à Dumbledore le fait qu'il était un animagus. J'étais contente de lui : ça faisait pas mal de temps que je lui avais demandé de le faire, histoire d'être dans la légalité. Car c'était toujours mieux, surtout que certains élèves étaient maintenant au courant. Nous avions donc passé la journée dans les bras l'un de l'autre, à discuter de tout et de rien. Je devais bien l'avouer : j'en étais devenue cruellement amoureuse. Parfois, nous mangions même ensemble. Soit il venait à la table des Serdaigle, soit je venais à celle des Poufsouffle. Bref, nous vivions un amour parfait. Et rien ni personne ne pouvait nous empêcher de nous aimer. Pour une fois, j'étais réellement en symbiose avec quelqu'un.

    Enfin soit, j'étais donc dans ma Salle Commune à travailler. Un léger bruit de fond, dû aux conversations de mes collègues de maison s'élevait dans la salle circulaire. Cependant, cela n'était pas vraiment dérangeant. Étrangement, lors des repas de la journée, je n'avais pas vu ma moitié. Étrange. Enfin, sûrement était-il occupé à autre chose. C'était ça qui était bien aussi, à être ensemble : nous ne passions pas notre vie collés l'un à l'autre. Après le dîner, je retournai directement dans la tour des Serdaigle. J'avais bien avancé dans mon devoir de Runes, et je préférais le terminer dans la soirée. Je me remis donc au travail, feuilletant vivement mon livre pour chercher des informations. Bref, rien de bien passionnant, comme d'habitude.

    Soudain, Anthony Goldstein, notre préfet apparut, rentrant par la porte de la Salle. Il affichait une mine grave. Je haussai un sourcil me demandant ce qui n'allait pas. Enfin, là, ce n'était pas vraiment le moment de lui demander. Je repris donc mon devoir, tranquille. Soudain, son ténor s'éleva par dessus le bruit de fond du blabla des élèves. Il avait quelque chose d'important à nous annoncer et nous demandait de nous approcher. Croyant tous qu'il allait encore nous bombarder de ses informations sur ses trucs de réunions ou autres, nous nous avançâmes à pas lents vers luit. Je n'étais pas au premier rang, mais bien derrière. J'étais toujours à la traîne avec ce genre de « rassemblements ». Il nous dit alors qu'il avait une nouvelle tragique à nous annoncer. Certains affichèrent un sourire narquois. Il avait pourtant l'air sérieux. J'eus l'impression qu'il attendit dix minutes pour nous dire de quoi il s'agissait. Soudain, il se lança : il nous apprenait la mort d'un élève. Gowan. Quoi ? C'était impossible. Pourquoi nous faire une blague pareille ? Je me sentis pâlir, et ma tête fut clairement vide de tout. Je savais parfaitement qu'il ne mentait pas : ça se voyait sur son visage. Toujours pâle, les yeux exorbités, je manquais de tomber à la renverse. Heureusement, un fauteuil était près de moi. Je tâtonnai de la main, cherchant l'accoudoir. Une fois trouvé, je tombai littéralement sur les coussins moelleux. Rien. Il n'y avait plus rien. Je n'avais plus rien. Je supposai que des regards s'étaient posés sur moi. Mais je m'en fichais. Je ne pouvais pas y croire. C'était littéralement impossible. Mon menton se mit à trembler frénétiquement : un froid mortel s'emparait de moi. Et mes yeux furent embrumés par des larmes qui coulèrent rapidement le long de mes joues. Je n'entendais même pas ce que disait Anthony. J'étais complètement... ailleurs.





Serdaigle - Sixième Année

I've never betrayed your trust
I've never betrayed your faith
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Anthony Goldstein
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Jeu 9 Aoû 2012 - 18:10

Le professeur Flitwick m’avait convoqué ainsi que le autres préfets de la maison. Le petit sorcier semblait bouleversé. Il n’affichait plus du tout le petit air coquin qu’on lui connaissait bien. Nous nous sommes assis dans sa salle de classe face à lui. Il nous regarda et prit la parole.

« J’ai une tragique nouvelle à vous apprendre mes enfants. Un de nos élève vient d’être retrouvé mort. »

A cette nouvelle nous sommes resté tous comme tétanisé. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Le professeur, debout sur son estrade nous fit signe de nous calmer. Il faut dire que sa petite voix fluette était facilement couverte par la mienne.

« Il s’agit Gowan O’Neil, élève de la maison Poufsouffle. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment malheureusement. Le mystère reste entier pour nous tous. Mais selon le professeur Dumbledore vous devrez veillez à faire respecter certaines règles pour la sécurité de vos camarades. »

Flitwick nous énonça les consignes de sécurité et nous demanda de veillez à ce que les élèves de la maison Serdaigle soient exemplaires. J’étais désemparé. Ce n’était certes pas la première nouvelle tragique au sein de l’école, mais on ne s’attendait jamais à entendre ce genre de chose. De plus, je savais que Gowan sortait avec la petite Luna.

« Je charge Goldstein d’annoncer cela à vos camarades, je sais qu’il saura le faire avec calme et tact. Veuillez faire cette annonce dès ce soir je vous prie. »

Je fus pris d’un frisson. Je devais annoncer la mort d’un être cher à une de mes camarades. J’ai du avaler ma salive trois ou quatre fois avant de lancer un « Oui professeur ». Flitwick nous donna congé. A peine la porte franchie une annonce était audible dans les couloirs.

« TOUS LES ELEVES SONT CONVOQUES DANS LEUR SALLE COMMUNE »

Tandis que mes collègues prenaient d’autres chemins pour rassembler les élèves qui traineraient encore dans les couloirs voisins, je pris tout de suite le chemin de notre salle commune réfléchissant à la manière dont je pourrais annoncer cela. J’ai franchis notre porte la mine basse. J’avais l’impression de prendre 10 ans chaque fois que je me rapprochais de l’instant fatidique.
Voyant que tous étaient présent, chacun dans leur insouciance et leur joie de vivre, je décidais de me lancer à haute voix.

« S’il vous plait ! J’ai une annonce importante à faire ! »

Les élèves se rassemblèrent lentement et bruyamment autour de moi. Nombre d’entre eux devaient se moquer sous cap de moi. Mais je n’avais qu’une idée en tête : où était Luna. Enfin je la vis. Presque au fond. Je la vis mais n’osais pas la regarder vraiment. Je fis signe à tous de se taire.

« Un élève a été retrouvé mort dans les murs de l’école. Il s’agit de Gowan O’Neil de la maison Poufsouffle. Nous ne connaissons pas les circonstances de son décès, mais par mesure de précaution les professeurs vous demande d’observer de nouvelles règles de sécurité.
Il est désormais interdit de se trouver seul dans les couloirs de l’école. Ce qui veut également dire que le couvre-feu sera renforcé à partir de 22h. Ce sera l’heure à laquelle vous devrez tous vous trouver tous dans notre salle commune. Je prierai les élèves de première année de faire les aller retour vers la grande salle en compagnie d’un préfet. Et surtout, si vous trouvez un objet quel qu’il soit abandonné dans les couloirs, n’y touchez pas et avertissez immédiatement un professeur.
Il est je pense inutile de vous dire que notre maison se doit d’être exemplaire. Si vous connaissez des élèves ayant été proche de Gowan, je vous demande de les soutenir dans cette épreuve difficile. Ces mesures sont effectives dès ce soir. Merci. »


Je ne sais pas si les consignes avaient été bien entendue et comprises par tous. Chacun était touché par la nouvelle et malgré le léger brouhaha qui s’était élevé des mes premiers mots je n’avais pas eu le courage de m’arrêter dans mon discours.

Les élèves se dispersèrent lentement en discutant chacun bruyamment. Je n’avais qu’une envie, trouver Luna que j’avais perdu des yeux. Tandis que je me frayais un chemin entre les élèves. Certains m’arrêtaient pour me demander des précisions. Mais à tous je leur répondais que je n’en savais pas plus. Puis je vis Luna, assise, l’air abattue, perdue, fixant le mur loin en face d’elle.

« Luna ? Je… Je suis désolé… »

Je lui glissais cela doucement lui mettant une main sur l’épaule. Je ne savais pas s’il elle m’avait entendu. Je m’assis sur la première chaise et me mis la tête dans les mains. J’avais aussi besoin de me remettre de ces émotions.


Dernière édition par Anthony Goldstein le Ven 10 Aoû 2012 - 20:18, édité 1 fois
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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Jeu 9 Aoû 2012 - 22:45

    Le début de soirée était déjà arrivé et Olivia était assise sur son lit, près de celui de son amie Mandy qui elle aussi était présente. Elle avait finit tous ses devoirs et elle n’avait qu’une envie, celle de s’endormir pour ensuite se réveiller et affronter une nouvelle semaine. Toutefois, son amie en avait décidé autrement et elle semblait super excitée d’ouvrir des paquets qu’elle avait reçus plus tôt dans la matinée. Quelques jours auparavant, elle avait commandé toutes sortes de friandises ainsi que des objets magiques en provenance de boutiques inventrices. Malgré le sommeil qui l’a submergeait, Olivia tachait de rester éveillée ne serait-ce que pour assouvir sa curiosité quant aux achats de sa camarade. Entre les doigts, elle tenait un mouchoir magique en tissu qui essuyait toutes les saletés avant de se laver par magie. Pratique quand on n’avait pas envie d’utiliser la baguette.

    Alors qu’elle dégustait une deuxième sucette à la cerise, la sixième année entendit des bruits de pas précipités et elle relâcha le mouchoir avant de se tourner vers la porte d’entrée. Ordinairement, les élèves étaient plutôt calmes et ne provoquaient pas de tapages comme celui-là. Il devait donc se passer quelque chose d’assez inhabituel. Cependant, Olivia préféra ne pas laisser Mandy toute seule juste pour un petit brouhaha qui était sans doute sans importance. Elle haussa les épaules et déplia un vêtement qui changeait de couleurs en fonction de la température. Franchement, elle se demandait pourquoi sa camarade achetait ce genre de choses seulement utile pour les enfants aimant les fantaisies. Elle était par ailleurs certaine qu’elle ne le porterait jamais.

    Soudain, la porte du dortoir s’ouvrit brusquement et les deux amies se retournèrent vivement, espérant connaître l’identité de ces élèves qui ne pouvaient pas faire les choses dans le calme. L’air pressé, deux autres filles vinrent prévenir Mandy et Olivia qu’elles devaient impérativement descendre à une assemblée pour une annonce vraiment urgente. Un peu triste de ne pas pouvoir en finir avec ces discussions de produits de sorciers et ensuite pouvoir s’endormir, notre héroïne quitta tout de même son lit et s’approcha de la sortie, suivie de ses autres camarades. Quand les deux filles parvinrent jusqu’au centre de la salle commune, elles se demandèrent ce qu’il s’y tramait pour qu’Anthony Goldstein, le préfet, ne ramène sa fraise ici-même. En tout cas, il n’avait pas l’air dans son assiette et peut-être que l’information qu’il ferait passer n’était pas joyeuse.

    Enfin, il ne tarda pas à tout avouer : Gowan O’Neil avait été retrouvé mort à Poudlard. A ces paroles, des murmures se firent entendre et la plupart des élèves prirent une expression assez grave. Olivia et Mandy connaissaient Gowan car il appartenait à la même année qu’elles et même si elles ne lui parlaient jamais, cela leur faisait vraiment bizarre de savoir qu’il avait perdu la vie. C’en était même choquant… il était pourtant sympathique en classe et assez drôle. Mais le détail qui semblait le plus attristant, c’était sans doute le fait qu’il était en couple avec Luna Lodwick. Des regards s’étaient d’ailleurs rivés vers elle, tenue au fond de la foule. La stupéfaction, voire pire, s’était dessinée sur son visage. Compréhensible, après tout. Olivia retourna une nouvelle fois son attention sur le préfet, en songeant à sa propre réaction si jamais par malheur, c’était Terry qui avait été à la place de Gowan. La réponse : elle se serait certainement enfermée quelque part le temps de se sentir un peu mieux et aurait refusé la compagnie de gens. Pourtant, Luna était restée.

    « - La pauvre, j’ose pas imaginer ce qu’elle doit ressentir. » murmura Mandy à Olivia.

    « - … C'est sûr. »

    Alors que Goldstein récitait les nouvelles règles entrées en vigueur comme un nouveau couvre feu et quelques obligations comme celles de rester en binôme et de ne pas toucher à d’éventuels objets étranges aperçus. Certaines conversations avaient repris et tous avaient le même sujet. D'autres se taisaient et se contentaient d'observer le préfet. Est-ce que Dumbledore leur en toucherait tous un mot le lendemain, afin d'expliquer les faits plus en détails ? Ce serait tellement logique pour une annonce aussi effrayante… Un mort dans les murs de l’école... Est-ce qu’il s’était suicidé ? Un accident ? Ou pire encore, un meurtre ? Olivia avait du mal à penser qu’il pouvait s’agir d’un meurtre alors que ce lieu était un des plus protégés du pays grâce à la présence du directeur et celles de professeurs qualifiés. Elle n’avait pas envie de croire que des personnes machiavéliques avaient pu pénétrer dans Poudlard et qu’ils auraient tué un élève. Enfin, cela pouvait tout aussi être l’œuvre d’un étudiant mais dans ce cas, savoir que des adolescents pouvaient commettre un acte aussi horrible susciterait de se méfier de tout le monde. Bref, un vrai bazar.

    Toujours surprises de ce qu’elles venaient d’apprendre, les deux amies se dirigèrent vers une des fauteuils de la salle commune. Au passage, elles croisèrent Luna dont Goldstein venait d’aborder certainement pour lui faire part de ses condoléances. Hésitante, Olivia ne savait pas si elle devait aller voir Luna maintenant et lui dire qu’elle était désolée. Et puis, elle n’osait pas trop s’approcher alors que le préfet de Serdaigle était entrain de lui parler. Au final, elle ne put que lui adresser un regard compatissant… elle irait lui parler un peu plus tard, le temps que la petite Lodwick ne se remette de ses émotions. Oui, elle n’avait sans doute pas envie d’être un phénomène de foire juste après avoir appris cette tragédie. Accompagnée de Mandy, elle se cala sur le fauteuil qu’elle avait visé et elle observait les élèves qui arrivaient et repartaient. En attendant, si elle pouvait apercevoir Terry dans son champ de vision, cela la rassurerait. Il était sûrement caché derrière toute cette foule.


Dernière édition par Olivia E. Taylor le Sam 11 Aoû 2012 - 0:15, édité 1 fois
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Sean Scott
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Ven 10 Aoû 2012 - 23:21

J’étais là…j’étais là ce jour-là, jour où pour l’une d’entre nous, tout bouleversa. La journée n’avait pas trop mal démarré, à vrais dire, c’était une bonne journée. Certes, j’avais dut réviser une fois encore ma botanique pour ensuite réviser ma matière far... La défense contre les forces du mal. Tout le monde critiqué Mr Rogue, c’est vrais que c’était un mec très sadique avec les élèves, hormis les serpentards, dont il avait la charge. Ce n’était pas avec lui que j’avais pu prendre des points pour ma maison et c’était peut-être ce qui m’ennuyait ! Mise à part ça les sujets qu’il choisissait de traiter étaient toujours difficiles et intéressants. Ce n’était pas lui qui rendait la chose intéressante dans le fond… À mon avis il était là parce qu’on l’avait forcé, car il n’était pas pédagogue du tout. Ce jour-là nous avions traité du sortilège d’impedimenta, puissant sortilège d’entrave qui permettait d’arrêter ou au moins de ralentir la cible, pratique pour se défendre ! Ou pour arrêter une personne sans forcement la blesser, c’était un peu comme le pétrificus mais ce sortilège était nettement plus compliqué à lancer puisque si le lanceur n’était pas concentré à cent pour cent le sort pouvait n’avoir aucun n’effet ou juste de ralentir la cible…

J’avais bien aimé à vrai dire. Après quoi rien de spécial, potion, arithmancie, déjeuner en compagnie de Jen. C’était le soir que le vent avait commencé à tourner…Il y avait eut des accidents auparavant. Mais cette fois-ci, c’était très grave… Ce soir-là j’étais déjà à la salle commune, pourquoi ? Parce que ce soir-là je n’avais pas trouvé le courage suffisant pour m’attaquer à une énième séance de révision. Je m’étais donc juste installé là, dans un fauteuil, près de la fenêtre, à regarder dehors. La nuit était tombée depuis longtemps maintenant, il faisait un froid mordant, normal pour un mois de février non ? J’adore cette période-ci de l’année… En étant dans le château… C’était ma dernière année et je ne pouvais pas trop profiter du château au vu de ce qu’il allait m’arriver dans quelque mois. Ça me stressait, oui. Jen ‘avias que ça en tête hormis mes quelques, fugace, pensées à l’intention de Jen. Je ne la voyais pas beaucoup, je n’arrivais pas non plus à faire tout ce que je faisais l’année dernière…soit aller avec elle en cour pour rire ou juste pour l’accompagner à vrais dire. Ces moments me manquaient déjà et je savais que ça n’irait pas en s’arrangeant… D’ici juillet je serais loin de Poudlard, en train de chercher un boulot, chercher un appartement, devoir faire ma vie enfaîte. Ça me faisait peur, énormément peur à vrais dire…

Ce n’était pas le fait de devoir faire mes courses, trouver un boulot qui me faisait peur…non…j’avais peur de me retrouver seul, seul dans un appartement six fois trop grand pour ma petite personne et définitivement seul avec mes bouquins et mes piètres pensées. Voilà à quoi je pensais ce soir-là. Des réflexions peut profondes me direz vous. Et puis… L’annonce du rassemblement retentit dans l’enceinte de l’établissement, tous les élèves étaient convoqués dans leurs salles communes propres. J’étais intrigué au début, je me demandais bien ce qu’il pouvait se passer pour qu’on nous demande d’être là.

Quelques minutes plus tard, tous les serdaigles étaient là, réunis autour de notre préfet, Anthony Goldstein. Un mec bien, je ne le connaissais pas personnellement, loin de là, mais il faisait son job correctement et c’était tout ! Et ce fut là, après une introduction hasardeuse que le préfet annonça la nouvelle. Quelqu’un était mort, un inconnu pour moi, j’avais déjà du mal à me souvenir du prénom de ma meilleure amie alors ceux des autres… Pourtant j’avais ce pincement au cœur en pensant à la famille de la victime… Venue là pour étudier la magie dans l’une des meilleures écoles de sorcelleries et il finit assassiné ? Je m’égare, on ne savait pas si c’était un meurtre ou pas à ce moment-là, on l’avait juste retrouvé mort et on avait ordonné aux préfets de faire le sale boulot. C’était triste… apparemment dans la salle il y avait une personne qui avait l’air réellement touché par cette disparition, une élève de sixième année que j’avais vus dans la classe de Jen. Elle fondait littéralement en larme, j’avais remarqué ça, car les autres élèves s’étaient retournés pour la regarder… Pitoyable comme réaction… J’étais réellement atteins par ça, j’essayais de m’imaginer dans la même position même si c’était impossible d’imaginer cette douleur qui vous prend aux tripes… Non pas possible, je ne l’avais pas fixée, j’avais juste jetais un coup d’œil et je ne comprenais pas pourquoi certaine personne s’était retournée. Était-elle une bête de foire ? Certain allait lui dire qu’il était désolé pour elle, d’autre qu’ils étaient prêts à l’aider. Mais désolé de quoi ? De sa mort ? Étaient-ils responsables ? Non. Une formule polie totalement dénuée de sens. Et l’aider à quoi ? à surmonter ça ? N’étant pas dans sa situation ça n’aiderait rien du tout… Elle avait besoin de solitude, de ses parents, de ses amis proches sans aucun doute. Mais pas des désolés collectifs ! J’adore ma maison, les gens qui y sont font des choses bien. On était soudé, on devait l’être… Mais pas dans cette épreuve ! Et si on voulait vraiment « l’aider » ou la « soutenir » on devait juste s’effaçait et attendre qu’elle aille vers nous.

Comment réagirais-je ? Si j’apprenais, là, maintenant que Jen était morte ? Qu’il n’y est aucune précision sur la mort ? Rien ? Je ne savais même pas se que je ressentais pour Jen, un attachement c’était certain, mais à quel point ? La douleur de la perdre me rendrait-elle hagard ? Vide ? Peut-être bien… je ne savais pas quoi pensait de toute cette histoire. J’avais quand même une pensée pour cette fille, Luna, je crois, ça devait l’avoir détruite, j’eus une pensée aussi pour la famille de ce Gowan. Une véritable tragédie.



Dernière édition par Sean Scott le Sam 11 Aoû 2012 - 19:47, édité 1 fois
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Terry Boot
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Sam 11 Aoû 2012 - 9:45

C'était un début de soirée tout à fait normal, banal pour les nombreux élèves exténués par l'éprouvante journée de cours. Alors que de petits électrons libres s'affairaient encore sur leurs devoirs, qu'ils perfectionnaient avec minutie, Terry, qui y faisait partie, évidemment, leva les yeux sur la troupe de préfets qui entra en trombe dans la Salle Commune des Serdaigles. Anthony Goldstein, Liberty Bell et Padma Patil entrèrent tous les trois, affichant une mine sombre et sévère. C'était pas très rassurant, pour commencer. Ils avaient presque une mine ... d'enterrement, à vrai dire. Terry se focalisa à nouveau sur son devoir de Runes, traduisant peu à peu la version qu'il devait rendre dans cinq jours. Griffonnant vigoureusement avec sa plume d'oie, alignant avec son écriture fine et régulière la traduction française, le Serdaigle entendit des bruits de pas, nombreux, étouffés par les tapis bleu et bronze qui recouvraient le parquet clair de la Salle. S'autorisant une nouvelle fois une pause dans son travail long et laborieux, Terry vit tous ses camarades de classe entrer. Encore plus bizarre ...

Une effervescence impatiente fulminait dans la pièce ronde, décorée par les armoiries de Rowena Serdaigle. Des groupes d'élèves communiquaient, formant un brouhaha pénible dans la Salle habituellement calme. Nuisance qu'Anthony Goldstein réussit facilement à calmer, d'ailleurs. Tous les élèves, ayant entendus le préfet invoquer un silence, s'étaient retournés, dévisageant tous le visage blême et pâle du Serdaigle. Le préfet chercha manifestement quelqu'un du regard, vainement, puis prit la parole, autour d'une marée de têtes, perchées plus ou moins haut. Enfin, il commença son annonce macabre.

"Un élève a été retrouvé mort dans les murs de l’école. Il s’agit de Gowan O’Neil de la maison Poufsouffle. Nous ne connaissons pas les circonstances de son décès, mais par mesure de précaution les professeurs vous demande ...


Après l'annonce de l'information, des chuchotements envahirent la salle, tous chargés d'incompréhension et de peur. Terry s'était relevé de sa chaise, surpris par l'annonce du préfet. C'était une blague, assurément. Ou bien une simulation ...

" ... Seul dans les couloirs de l’école. Ce qui veut également dire que le couvre-feu sera renforcé à partir de 22h. Ce sera l’heure à laquelle vous devrez tous vous trouver tous dans notre salle commune. Je prierai les élèves de première année de faire les aller retour vers la grande salle en compagnie ... "


Des exclamations ahuries s'élevaient dans la Salle Commune, traduisant le choc que les élèves enduraient. Gowan était mort ... Terry ne l'avait jamais réellement parlé, mais avait fait partie de sa classe, durant toutes ses années. Un adolescent respectable, un élève comme les autres. Et puis, il était mort dans des circonstances mystérieuses ! Que voulait-il dire, par là ? Un suicide ? Un attentat ? Un accident ? Tandis que Terry réfléchissait à vive allure, il tilta soudainement. Il chercha anxieusement du regard dans la marée d'élèves, à la recherche d'Olivia. Comment aurait-il réagi, si Olivia avait disparu ? Très bonne question. Il se serait sans aucun doute effondré, au milieu de la foule, perdant le goût de la vie. Il aurait eu besoin d'être seul, assurément. Enfin, il aurait sombré, n'étudiant plus du tout, et aurait ruiné sa vie future, qu'il bâtissait déjà si vivement. Il aurait tout perdu, simplement.

" ... Épreuve difficile. Ces mesures sont effectives dès ce soir. Merci."

Terry n'avait prêté aucune attention au long discours d'Anthony -de toute façon, tous les mesures seront répétées et placardées sur tous les murs de l'école-, sans doute à cause de l'atmosphère échauffée et glacée à la fois. C'était étrange, comme sensation, car une farouche incompréhension s'élevait dans la pièce commune, tandis que la nouvelle glaciale achevait d'autres personnes, abattues par le décès d'un proche. Aussi, cherchant toujours son amoureuse, Terry décida de migrer dans une autre direction, pour obtenir une meilleure vue globale sur la Salle bondée. Roulant fébrilement le parchemine, rangeant sa plume et son encrier, ainsi que son syllabaire, Terry se força un passage dans la foule compacte, liée par la disparition de Gowan O'Neil. Croisant Liberty au passage, qui affichait un visage extrêmement pâle, Terry lui lança un regard déplorant, comme s'il eût voulu que son amie lui avouât tout, autrement dit qu'il s'agissait d'un rêve, ou d'un cauchemar. Malheureusement, elle baissa son regard, visiblement anéantie. Parcourant encore l'immense océan humain, Terry trouva enfin, après cinq minutes d'efforts, Olivia, assise dans un fauteuil, aux côtés de Mandy. Bien que le soulagement n'était pas partagé, Terry fut tout de même plus léger, en s'asseyant sur l'accoudoir du fauteuil d'Olivia, prenant sa main dans la sienne. Elle était là.

C'est d'ailleurs à ce moment là que Terry pensa à Luna Lodwick, une autre amie. D'ailleurs, ce n'était pas pour rien : Luna avait une relation amoureuse avec le feu Poufsouffle. Leur amour avait été rendu publique, et tous les proches de Luna pouvaient ainsi deviner son état presque végétatif, choqué, après la découverte de la mort de son petit ami. Terry avait une pleine vue sur la malheureuse Serdaigle, vautrée dans son sofa, qui semblait ne pas écouter les mots réconfortants d'Anthony. C'était horrible, comme image. Passant sa main autour de l'épaule de sa partenaire, Terry approcha un peu plus Olivia de son propre corps, voulant sentir sa présence chaude, douce et réconfortante sur son torse, qui se soulevait rapidement. Au fond de lui-même, Terry aurait bien voulu aider Luna à se relever, à revivre, bien que ce soit atrocement difficile, mais le Serdaigle ignorait comment s'y prendre. Il n'avait jamais eu affaire avec le deuil. Il lâcha un regard appuyé, compatissant et solidaire à son amie, comme le faisait un bon nombre des élèves autour d'elle. Posant son menton sur la tête d'Olivia, Terry expira longuement ... C'était éprouvant, un deuil.


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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Sam 11 Aoû 2012 - 12:16

Le professeur Flitwick nous avait annoncé la nouvelle ce matin. La nouvelle de la mort de Gowan O' Neil, élève de 6ème année à Poufsouffle. Même si Gowan et moi ne nous connaissions pas plus que ça, il était... mort. Il ne reviendrait jamais, et je ne pouvais tout simplement pas ne rien ressentir suite à cette nouvelle. Je m'efforçais de ne pas fondre en larme devant les autres. Il fallait que je garde mon calme. Le professeur avait chargé Anthony de faire le discours, ce qui m'arrangeait. Je ne me voyais vraiment pas annoncer à une assemblée la mort de quelqu'un, c'était tout bonnement impossible.

Arrivés dans la salle commune, Anthony imposa le silence pour pouvoir parler. Je me tenais derrière lui, je ne voulais pas être directement devant les autres. Je devais être encore plus pâle que les autres jours. Lorsqu'il fit son annonce, je n'écoutais pas. De toute façon je savais déjà tout ce qu'il allait dire, à propos des nouvelles mesure de sécurité et du reste. Je ne pouvais pas l'écouter parler, j'étais totalement ailleurs. Je pensais à beaucoup de choses. Je pensais à la famille de Gowan, ce qu'ils allaient ressentir quand on allait leur annoncer, je pensais à ses proches, à... Luna. J'avais entendu parler ce que Gowan et Luna ressentait l'un pour l'autre, comment devait elle se sentir la pauvre ? Je la cherchais du regard dans la salle, pour aller lui parler et la réconforter, ou du moins, essayer...

Anthony venait de finir son discours et des murmures s’élevèrent dans la salle. Tout les élèves avaient l'air choqué. Les murmures firent place à des conversations bruyantes. Je voulais m'avancer pour parler à Luna, mais je vit Anthony avec elle. C'était probablement mieux qu'il soit avec elle.

Je croisait Terry dans la foule. Je crois qu'il m'a lancé un regard mais je ne l'ai pas regardé. J'ai baissé la tête et j'ai continué à marcher. J'allais rassurer un élève de première année qui pleurait sans s’arrêter. Je supposais que c'était la meilleure chose à faire, en tant que préfète. Je restait avec cet élève pendant quinze minutes. Quand il fut calmé, je ne savais plus quoi faire. Je ne savais pas si les élèves devait regagner leur dortoirs ou au contraire rester ici. Je restais alors plantée là, tentant de me remettre de mes émotions.

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Sam 11 Aoû 2012 - 21:49

Terry profita longuement de l'étreinte qu'il partagea avec Olivia, qu'il trouvait réconfortante et fort appréciable. C'était particulièrement reboostant, après une annonce macabre et triste. Plongé dans une bulle protectrice, Terry ne prêtait attention qu'à son amoureuse, qui s'était collée à sa peau. Il parcourait, des ses longs doigts fins, les cheveux longs et sombres d'Olivia, s'imaginant qu'il n'aurait, sans doute, plus jamais pu le faire, si Olivia avait été la victime, à la place de Gowan. C'était atroce, ce qui arrivait à l'école entière. Terry n'avait jamais cru qu'il aurait pu être aussi bouleversé, par la perte d'un ami qu'il n'avait réellement appris à connaître. C'était sans doute dommage, comme le répèteront de nombreux proches du feu Poufsouffle. Terry, quant à lui, savait désespérément que n'importe qui aurait pu mourir à sa place. Tout le monde, même lui-même. Alors qu'il caressait toujours l'immensité capillaire de la Serdaigle, qu'il aimait éperdument, et encore davantage en ce moment, Terry se demandait comme se déroulerait l'évènement funéraire, si le Professeur Dumbledore attendait une participation globale de tous les élèves. Au moins, pour une fois, la plupart des élèves seront soudés, dans le deuil douloureux d'un confrère.

Seulement, comme avec toute bulle, il y a toujours un moment où la paroi savonneuse éclate, laissant son intérieur antérieur libre à toutes infections ou dangers. Terry vivait cette sensation démoralisante, naïve et âpre au moment même où il releva les yeux. L'espace de quelques instants, Terry avait oublié toutes les influences extérieures, au douillet dans son cocon protecteur. Il avait oublié le raffut horrible et persistant, autour de lui, ainsi que les sanglots longs et intarissables des élèves sensibles et choqués, bouleversés par la nouvelle. Des hoquets humides prodiguaient un brouhaha continuel, et particulièrement agaçant, accompagnés par des toussotements rauques et fréquents. Sans réellement comprendre comment ni pourquoi, Terry voulait se rendre utile, devant tous ces visages larmoyants, inondés de perles salées tristes et déferlantes. Aussi, il avança sa bouche de l'oreille de son amoureuse, lui expliquant :

"Olivia, désolé. Il faut que j'aille les aider. C'est trop fort, pour moi ..."

Il l'embrassa sur le haut de la tête, puis il se releva, traversant la foule unie et compacte, qui déversait des flots continus de larmes. Il se fraya un chemin sinueux, entre les câlins de compassion et les tapes réconfortantes. Arrivé devant l'escalier en colis-maçon, qui menait directement aux dortoirs. Entrant dans celle des Sixième Année, il ouvrit sa malle, où des trésors sucrés et moldus étaient enfouis au fond du sac, dissimulés par un drap propre plié et d'une paire de chaussettes vertes. Il extirpa un sachet encore fermé, qui contenait une poudre brune, et un sac immense qui contenait des emballages en forme pentatonique. Il emmena le tout dans la Salle Commune des Serdaigle, avec trois immenses bouilloires pleines d'eau. Posant le tout sur une table abandonnée, son plan "Chocogrenouille" était lancé.

Il sortit sa baguette en bois de cerisier, et tapota sur le meuble poli et traité. Utilisant ses notions de Métamorphose, Terry fit apparaître une soixantaine de gobelets en verre, alignés dans de longues rangées. Puis, vint le tour su sachet de poudre. Déchirant le plastique qui s'étira et se rompit, il tapota aussi le sachet, qui se vida à intervalles réguliers. Des portions régulières de poudre lévitèrent , puis tombèrent dans le fond des gobelets. Ensuite, le Serdaigle ensorcela les trois bouilloires, qui se vidèrent au fur et à mesure que les gobelets se remplissaient d'une chocolat chaud brûlant. Cacao lyophilisé, spécialité moldue. Puis, sur une partie inoccupée de la table, Terry vida son deuxième sachet, laissant les paquets de chocogrenouilles former une montagne de chocolat. Quoi de plus réconfortant que la friandise fondante ?

Il prit un des verres encore fumant, et un paquet de chocogrenouille. Il s'arrêta devant une Deuxième Année, qui pleurait à chaudes larmes le Gowan O'Neil. S'arrêtant devant les yeux rougis et bouffis, Terry lui laissa le gobelet de chocolat chaud, espérant qu'elle le boirait. Ça ne pouvait pas que lui faire du bien, après tout, bien qu'un simple chocolat ne pût résoudre et cacher l'entière douleur qui meurtrissait l'esprit des élèves. Terry répéta l'opération l'opération une dizaine de fois, servant deux Cinquième Année très silencieux, trois Première Année choqués, une Troisième Année qui n'arriva même pas à remercier le Serdaigle généreux et attentif, et enfin cinq Quatrième Année blêmes et blafards. Vint enfin le moment où, les mains chargées, il s'approcha d'Anthony Goldstein. L'interpelant, Terry lui expliqua son intervention, pour laquelle il avait terriblement besoin d'aide :

"Anthony ... Tiens, donne ça à Luna. Un peu de chocolat, ça peut toujours aider. J'en ai plein d'autres, à apporter encore. Si tu pouvais m'apporter encore un peu d'aide, je ne refuserais pas. Ah oui, c'est du chocolat en poudre, une innovation moldue. C'est pas exactement pareil, mais ça y ressemble, du moins."


Il adopta un ton sévère, à voix basse :

"Nous sommes en période de crise. Il faut qu'on soit forts, et soudés. Je pense qu'on va veiller tard, ce soir ..."


Terry lança encore une dernier regard compatissant à Luna, qui ne semblait pas visée. La pauvre, elle n'était même plus apte à comprendre les regards appuyés qu'ont lui infligeait. Pauvre Luna. Tandis qu'il retournait vers le buffet de substitution, il vit Liberty commencer elle aussi sa contribution.

C'était parti pour une longue soirée ...


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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Dim 12 Aoû 2012 - 13:19

Assis, la tête entre les mains, me passant les doigts entre les cheveux, je réfléchissais. Il me fallait reprendre mes esprits. Je voyais tous mes camarades assez bouleversés par mon annonce. Les couples s’enlaçaient comme pour se rassurer d’être encore ensemble, les groupes d’amis se consolant les uns les autres. S’il n’y en avait qu’un pour être solide, il aurait fallu que ce soit moi, moi qui étais seul, moi qui avais réussi à transmettre l’horrible message. Je pris mon carnet dans ma poche et un stylo. Je commençais à griffonner des notes pour publier des affiches de consignes pour demain, et pondre un article dans le journal. J’aurai tué pour avoir une cigarette puis un bon bain, mais il fallait que les autres aillent se coucher d’abord, et surtout qu’ils se remettent eux aussi de leurs émotions.
Tandis que je pensais à tout cela, quelqu’un m’interpella. C’était Terry Boot, le copain de la petite Olivia. Il avait les bras chargé de chocolat chaud. Il me demanda d’en donner un à Luna puis de l’aider à réconforter les autres. Il n’avait pas tord, et il me fit même ricaner lorsqu’il me parla « d’innovation moldue ». Enfin, il me décida à reprendre définitivement sur moi et après avoir respiré à pleins poumons, je me décidais à reprendre le dessus sur moi-même en arborant mon visage de tous les jours.

« Merci Terry. Tu as raison rien de mieux que du chocolat pour se remettre. Que ceux qui ont terminé leur chocolat aillent se coucher après. Les cours de demain ne sont pas reportés et il est déjà tard. Une bonne nuit de sommeil ne leur fera pas de mal. La période de crise ne doit pas tout bouleverser. »

Je pris le chocolat et en pris une gorgée qui me réchauffa tout le corps. Il n’était pas de première qualité, mais ça restait du chocolat.

« Par contre, comme tu as l’air décider à donner un coup de main, après que les autres soient partis, j’aurai quelque chose à te proposer. Je trouve qu’il y a trop de flou autour de ce décès, de ces nouvelles consignes. Et il se trouve que je n’aime pas trop rester dans le flou. »

Je lui fis un clin d’œil d’instinct. Si mon envie de clin d’œil à tout un chacun était revenue c’est que j’allais bien. Je lui pris un verre de chocolat en me levant et lui fis signe de continuer sa tournée.
Une fois qu’il fut éloigné, je m’approchais de Luna avec le chocolat en main.

« Tiens, tu devrais boire ça. »

Je posai le verre sur la table près d’elle puis m’assis en face d’elle. Ça n’allait pas être évident de la faire revenir à son état habituel. Je ne savais même pas si elle écoutait ce que je lui disais.

« Je peux pas te laisser dans cet état. Déjà parce que c’est moi qui t’ai annoncé… cela, et puis j’ose croire que tu es mon amie. Je ne laisse jamais mes amis souffrir comme ça. »

Mes paroles étaient maladroites. Je cherchais mes mots. Que dire après tout ? La mort, c’est la mort, il n’y avait rien à faire après tout. Juste tenter de reprendre le dessus, une vie normale. Je ne connaissais pas Gowan, je ne savais pas où en était leur relation. Visiblement elle était sérieuse, et cela appuyait sur le côté tragique de la chose.

« Je te laisse pour le moment. Je vais aider Terry et faire en sorte que les petits aillent se coucher. Je te retrouve après. »

Me levant, je lui souris timidement. Je m’approchais ensuite de la table où étaient disposés les chocolats pour en faire la distribution. Déjà quelques groupes, parmi les moins touché par la nouvelle avaient fortement entamé la montagne de chocogrenouilles que Terry avait disposé là. Je leur demandais d’aller se coucher au plus vite après leur chocolat. Je rendis visite à plusieurs personnes. Des jeunes en pleurs, qui voulaient leurs parents, des plus âgés défaits par la nouvelle ne sachant quoi faire, des couples trouvant le bonheur d’être ensemble dans une étreinte. A tous je leur demandais d’aller se coucher, leur assurant veiller sur tout le reste. Je me sentais d’un coup l’âme chevaleresque. Je me serai battu pour tous ces élèves, ces camarades. Il nous fallait revenir à notre train de vie normal. Bien sûr, dans les esprits rien ne serait pareil. Un mort dans l’école. Sans aucune explication. Suicide ? Peu probable pour de nombreuses raisons. Accident ? Non, dans ce cas Flitwick nous auraient expliqué. Un meurtre donc ? Mais alors pourquoi Gowan ? Un homicide involontaire donc. Voilà qui était plus probable. Puisque les consignes demandaient de ne toucher à aucun objet, Gowan avait du toucher à quelque chose dangereux. Pourquoi ne pas se promener seul ? L’objet pouvait donc être disposé n’importe où ?
Pendant que je réfléchissais, je surveillais la salle qui se vidait petit à petit. Liberty et Padma accompagnaient les derniers jeunes vers les dortoirs, Terry rangeait un peu, Luna toujours assise, je me mis à rassembler un cercle de fauteuil près du feu.
Puis je m’assis dans un fauteuil près d’une table basse, mon carnet de notes en main. Je les attendais afin de leur faire part de mes intentions d’enquête. Si nous n’arrivions pas à faire éclater la vérité, au moins serions nous en mesure d’en apprendre un peu plus sur les circonstances de la mort de Gowan. Instinctivement je pris mon étui à cigarette et en allumais une avec mon Zippo. Au diable le règlement pour ce soir.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Mer 15 Aoû 2012 - 20:48

"Merci Terry. Tu as raison rien de mieux que du chocolat pour se remettre. Que ceux qui ont terminé leur chocolat aillent se coucher après. Les cours de demain ne sont pas reportés et il est déjà tard. Une bonne nuit de sommeil ne leur fera pas de mal. La période de crise ne doit pas tout bouleverser."

Les remerciements chaleureux -si on pouvait les appeler comme ça, vu la situation dans laquelle tout le monde se trouvait- allèrent droit au cœur de Terry, qui fut sincèrement touché par Anthony Goldstein. C'était un bon camarade de classe, qu'il appréciait, sans plus. Pas de quoi entamer une amitié extraordinaire, ni même une amitié forte. C'était une connaissance, qui variait parfois à une amitié respectueuse et réciproque. Terry ne put que sourire, en échange.

Alors qu'il allait à nouveau se retourner, pour poursuivre la distribution de chocolat, indéniable remède devant l'épidémie tragique de pleurs, qui envahissait toujours la Salle Commune des Serdaigles, toujours plongée dans le brouhaha des mouchoirs, des toussotements, des hoquets impérieux et fréquents, il fut une nouvelle fois interpelé par le Préfet, qui lui proposa :

"Par contre, comme tu as l’air décider à donner un coup de main, après que les autres soient partis, j’aurai quelque chose à te proposer. Je trouve qu’il y a trop de flou autour de ce décès, de ces nouvelles consignes. Et il se trouve que je n’aime pas trop rester dans le flou."

Terry ne put cacher un léger sourire, discret, plein de satisfaction. Il avait beau être un simple élève, autrement dit pas préfet, il se sentait utile, ainsi. C'était presque plus fort que lui, et souvent intense, au point de se plier, sans aucun remord, dans des projets de bénévolat et d'aide sociale. Au moins, il pouvait apaiser cette soif-là, et c'était avec un immense plaisir qu'il entreprenait chacune de ses manifestations. Devant la proposition de Goldstein, Terry fit un signe d'approbation, apparemment enchanté. On avait besoin de son aide, c'est ce qu'il comptait, non ?

Il revint enfin vers la table, et continua le service, apportant le chocolat aux mines encore fermées, et attristées par la nouvelle tragique qui s'était répandue en quelques millièmes de secondes dans la Salle Commune bondée. Il servit encore une dizaine d'élèves, jusqu'à l'épuisement total des stocks. Plus de chocolat à servir, malheureusement ... Alors que certains élèves, plus âgés, se consolaient encore, les plus jeunes, exténués par l'émotion énorme dans laquelle ils furent jetés, somnolaient dans les sofas, les fauteuils ou encore debout, adossé à un meuble ou une bibliothèque. Devant les mines endormies et encore puériles, Terry fut contraint de les réveiller, d'un sommeil paisible, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. D'une voix douce, comme le prendrait un père modèle et parfait, Terry murmurait, à leurs oreilles :

"Allez, viens ... Tu es fatigué, va te coucher ..."

Alors que certains, encore assez réveillés et réceptifs, montaient les marches péniblement, tenant la main que leur tendait Terry, d'autres se rendormaient, trop épuisés par l'effort sentimental. S'assurant que les premiers élèves envoyés dans les dortoirs ne manquent de rien, Terry redescendit, et s'occupa de la vague plus coriace et difficile. Retentant vainement de les réveiller, Terry fut contraint de les porter, dans ses bras, et de les allonger dans leurs lits. Les pauvres, ils n'avaient même plus la force ni le courage de se coucher, tout seul. C'était tellement ... pitoyable.

La Salle Commune s'était considérablement vidée. Seuls quelques élèves, plus âgés, restaient éveillés, encore enlacés dans des câlins réconfortants. Il s'agissait en majeur partie de Quatrième et Cinquième Année, à qui Terry pria d'aller se coucher. Grognant de mécontentement, ils cédèrent tout de même, devant le regard presque implorant que leur lançait Terry. Les voyant monter les escaliers qui menaient aux dortoirs, Terry s'affaira à présent à remettre la Salle Commune en état. Parcourant entre les poufs et les fauteuils, vides pour la plupart, tenant sa baguette en bois de cerisier dans sa main droite, il tapotait les verres, posés ça et là, lançant des "Evanesco" informulés. Une fois qu'il se fût occupé des gobelets, il s'attaqua à la table, qui était recouverte d'une patte de chocolat collante. La magie, même elle, provoquait de petites bavures, quelque fois ... Lançant un "Tergeo", Terry vit avec satisfaction que la table retrouva sa couleur initiale, libérée de la couche brunâtre et collante.

Enfin, ils avaient fini la veillée, âpre, longue et riche en émotion. Exténué, Terry allait monter dans son propre dortoir, s'allonger dans son lit et espérer qu'il allait passer une nuit calme et sans rêves liés à Gowan lorsqu'il se rendit compte qu'Anthony était assis sur un sofa, juste devant le foyer encore chargé de deux grosses bûches, qui craquaient tout en se consumant. S'approchant silencieusement, Terry prit place sur le siège juste à côté, profitant du feu pour se blottir contre ses genoux. Positionné dans sa posture confortable, il avoua :

"Par pitié, je ne veux plus jamais vivre une soirée comme celle-là. Plus jamais ..."


Il lança un regard appuyé sur Anthony, qui inscrivait toujours des mots dans son calepin. Comme l'aurait fait un petit gamin naïf, qui craignait affronter les durs moments d'une vie, Terry osa demander, brisant le silence :

"Anthony, ne me dis pas qu'il faudra encore acheter du chocolat ... S'il te plaît ..."

Il bailla bruyamment, dissimulant le reniflement discret. Il épongea finalement quelques larmes qui coulaient sur ses joues, chauffées par le feu. Perdre tragiquement un camarade, ce n'était pas rien ...


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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Jeu 16 Aoû 2012 - 15:31

Assis dans mon fauteuil près du feu, je fumais ma cigarette. Terry avait fini de nettoyer les quelques dégâts chocolatés laissés par les élèves, il me rejoignit et s’assit dans le gros fauteuil à côté de moi. Je lui jetais un rapide coup d’œil. Il avait l’air fatigué. Le pauvre avait fait beaucoup d’efforts ce soir. Je n’allais pas le faire veiller trop longtemps. Je lui donnais tout au plus une heure avant de céder à la fatigue et de s’assoupir sans prévenir sur place. Terry brisa le silence crépitant du feu de bois tandis que j’écrivais mes réflexions intuitives.

« Par pitié, je ne veux plus jamais vivre une soirée comme celle-là. Plus jamais… Anthony, ne me dis pas qu’il faudra encore acheter du chocolat… S’il te plaît… »

Je posai mon carnet sur mon genou et tournai la tête vers lui en souriant. Ce qu’il avait dit était assez drôle après tout. Et puis si ici ça n’avait pas été drôle, que donnait l’ambiance au même moment dans la salle des Poufsouffles ? Je fis un mouvement d’épaule.

« Je ne peux rien de promettre à ce propos Terry… A mon avis, ce n’est ni la première soirée ni la dernière soirée comme celle-là que nous vivons. Et si mes inquiétudes sont fondées… »

Je marquai une pause en soupirant. La disparition du trio fantastique marquait sans aucun doute le début de quelque chose. De quelques chose de sombre. Et la mort de Gowan n’était qu’un petit épisode de l’époque sombre dans laquelle nous ne faisions que mettre un pied. Peut-être devenais-je paranoïaque ? Mais je devais parler de mes intuitions funestes à quelqu’un. Et Terry me semblait être la bonne personne en ce moment. J’écrasai méthodiquement ma cigarette dans un petit bol que j’avais changé en cendrier.

« Si mes inquiétudes sont fondées… il faudra bien plus que du chocolat les prochaines fois. Mais si ça peut aider voici déjà de quoi faire une bonne réserve de remontant pour les jours à venir. »

Je sortis de ma poche une grosse bourse de cuir pleine de pièces. Ma mère me ferait parvenir sans mal l’argent dont j’aurai besoin pour ma prochaine sortie à Prés-au-Lard. De plus cet argent ne me servait pas à grand chose. J’avais plus que ce dont j’avais besoin, comme toujours.
Sans attendre une quelconque réaction de la part de Terry, je repris la parole. D’abord parce qu’il était manifestement fatigué, et ensuite parce que je m’étais promis de faire une petite ronde d’inspection dans la tour des Serdaigles avant d’aller prendre un bon bain et d’aller me coucher. Je pris donc mon carnet et lui fis part de mes soupçons.

« Ce décès de Gowan me paraît plus que suspect. Je n’ai eu aucune information de la part du professeur Flitwick à part les consignes de sécurité. Et il n’y a dedans que cette histoire d’objet à ne pas toucher comme indice. Ça m’embête. Mais si on réfléchit un peu, cette mort est tout de même bizarre. Pourquoi Gowan est-il mort et comment ? Je ne crois pas au suicide. Je ne connais pas de cas de suicide au sein de Poudlard, et puis Gowan bénéficiait de l’amour manifeste de Luna. La dernière fois que je l’ai croisé il n’avait pas l’air malheureux du tout, ni même inquiet d’ailleurs. Ça ne peut pas être non plus une attaque de quelque créature magique, nous en aurions été informé. Et ça ne peut pas être le Basilic, il est mort… Si c’était un accident, nous aurions également été averti. J’arrive donc à la théorie la plus… horrible. Celle du meurtre. Mais elle me dérange aussi. »

Je fis une pause. Terry m’écoutait toujours. Son visage avait prit un air manifeste d’étonnement et d’effroi. Une carafe d’eau trainait sur la table ainsi qu’un verre. Je m’en servis un verre, bus, puis allumais une autre cigarette. Le feu commençait à faiblir mais diffusait encore une bonne chaleur. Il ne m’en fallait pas plus pour terminer.

« S’il y a eu meurtre, pourquoi est-ce Gowan qui a été touché ? Quel serait le motif ? J’ai beau me creuser la tête je ne vois pas de mobile. De même, je ne vois pas un élève de Poufsouffle avoir un ennemi… Donc je déduis, après avoir écarté toutes ces hypothèses farfelues, que nous avons affaire à un homicide involontaire perpétré grâce à un objet. »

J’avais fini mon exposé. Enfin presque, il ne restait que la conclusion. Terry avait suivi c’était l’essentiel pour moi. Je bu une autre gorgée d’eau et écrasait ma cigarette.

« Il reste donc des questions sans réponses. Ce ne sont pourtant pas les moins importantes. D’abord on ne sait pas où ni quand Gowan est mort. On ne sait pas non plus qui a retrouvé le corps. Et si l’on obtient cette réponse on pourra sans doute connaître le lieu du crime. Nous ne savons pas de quel objet il s’agit. Vraisemblablement un objet avec une faculté magique assez forte pour tuer quelqu’un. Et s’il y a lieu d’être, nous ne connaissons pas non plus ni le meurtrier, ni son mobile. Mais là il est possible qu’il n’y ait en fait personne et que seul l’objet soit responsable… Bref, je veux enquêter, je veux des réponses, je veux lever le voile qui couvre cet événement odieux. »

J’avais enfin fini. Je n’arrivais pas à prédire la réaction qu’aurait Terry à propos de tout ce que j’avais dit. Ça n’avait aucune importance. J’étais décidé à mener mon enquête. Je reposai mon calepin sur la petite table et me rassis confortablement dans le fauteuil.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Ven 17 Aoû 2012 - 15:38

    Il se passait quoi, au juste ? Et j'étais où ? Un brouhaha lointain bourdonnait dans mes oreilles. C'était assez dérangeant. Cela me rappelait que j'étais en vie. En vie, alors que Gowan était mort. C'était juste... juste... j'ouvris les yeux et ne vis que des formes colorées floues. Mes pupilles étaient toujours inondées de larmes. Je les séchai maladroitement. Depuis combien de temps avais-je sombré dans mes pensées ? Peut-être avais-je simplement rêvé ? Je lançai un coup d’œil lent autour de moi. Sur une petite table, posée juste à côté du fauteuil sur lequel j'étais assise, il y avait un gobelet contenant du chocolat chaud. Au loin, je vis quelques élèves pleurer. Près de la cheminée, il y avait Boot et Goldstein en train de parler, l'air grave.

    Oui. Bon. Donc, je n'avais pas rêvé. Les larmes m’assaillirent à nouveau, plus puissantes que jamais. Qu'allais-je faire de ma vie, dorénavant ? J'avais perdu la seule et dernière raison de vivre : Gowan. Ma grand-mère était morte et mon père était parti loin. Du coup, il ne me restait plus que lui. La première et seule personne que j'avais jamais aimé d'un amour autre que familial. C'était juste ignoble. Qu'avais-je bien pu faire pour mériter ça ? Je tentai de sécher à nouveau les gouttes salées. Rien à faire, elles revenaient en surnombre. J'aperçus au loin quelques regards se poser sur moi, l'air choqué. Tout le monde savait que je sortais avec mon petit Poufsouffle. J'avais maintenant tant que je voulais de la pitié. Or, je détestais cela. Si il y avait bien quelque chose qui m'horripilait, c'était la pitié qu'on pouvait me porter...

    Je voulus vomir. Je me mis alors debout, chancelant dangereusement. Mais je n'y fis pas attention. J'étais à nouveau coincée dans mes pensées sombres. Qu'allais-je bien faire ?? Vivre seule ? Alors que j'avais pleins de rêves ? Non... c'était impossible. C'était une sale blague. Gowan allait entrer dans la Salle Commune en me tendant les bras et en me disant quelque chose genre « Désolé pour cette mauvaise blague ma petite Luna ! ». Je lançai un regard à l'entrée. Elle était aussi sinistre que celle du bureau de Snape. Lentement, je me retournai, et mes pas me conduisirent vers mon dortoir. Je manquai de trébucher plus d'une fois, sur le chemin. Finalement, je m'écroulai sur mon lit, en pleurs. Et là, ce fut le noir : je sombrai dans un sommeil profond et sans rêves.





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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Lun 20 Aoû 2012 - 16:33

La soirée avait commencé comme bien d'autres, une soirée calme dans la salle commune de Serdaigle, les élèves lisaient, travaillaient, discutaient en petit groupes, jouaient à des jeux divers pour passer le temps. Rigel lisait un de ses livres acheté pendant les vacances, le deuxième tome de la série Dune, comme Miss Hassan le lui avait dit, l'histoire et l'univers la captivaient. Ce qu'elle appréciait ici, à Serdaigle, c'était qu'une Black pouvait lire des livres moldu sans pour autant que qui que ce soit ne lui fasse une remarque. Ici, peu importait de quelle origine on était, le fait qu'elle était une Sang-Pur, de la grande famille des Blacks, on le savait mais elle échappait aux classifications habituelles. Ici, elle pouvait sans crainte montrer qu'elle n'avait fondamentalement rien contre le monde moldu.

Mais la soirée allait s’avérer être très spéciale et surtout des plus dramatiques. Sans doute la pire soirée que les élèves connaîtraient dans cette salle commune. Cela s’annonça avec l'entrée de Goldstein, le préfet, accompagné d'une voix indiquant que les élèves devaient se réunir. La dernière fois que c'était arrivé, c'était pour annoncer que trois élèves avaient été retrouvés au ministère, dans le coma, et que trois autres étaient également hospitalisés pour blessures plus légères. Ces élèves étaient Potter, Granger, Weasley, sa sœur, Londubat et surtout Luna Lovegood. Le silence était tombé quand il était entré, Rigel releva la tête, sentant que quelqu'un chose venait de se passer. Comme les autres, elle se leva quand les élèves se réunirent, il avait une annonce à passer.

Dès la première phrase, la jeune fille sentit sa gorge se serrer. Un élève, mort, à Poudlard ? Comment c'était possible ? À la deuxième phrase, elle ouvrit la bouche, sous le choc. Ce devait être une plaisanterie, une mauvaise blague, un coup monté. Pas Gowan... personne d'autre en fait. C'était impossible, personne ne pouvait mourir dans ces murs, pas alors que Dumbledore veillait ! Le reste des annonces, les mesures de sécurité, le couvre feu, elle ne les entendit plus que de très loin.

Gowan, le copain de sa meilleure amie, le petit ami de Luna... Rigel tourna son regard vers la jeune fille qui était devenue blême. Le choc de Rigel n'était rien, absolument rien comparé à ce que Luna devait être en train de vivre. Rigel s'approcha d'elle, ne sachant pas quoi dire mais sure d'une chose, il ne fallait pas que son amie soit seule pour un moment pareil. Goldstein ajouta d'ailleurs à son adresse qu'il était désolé. Contagieuse, Rigel sentit ses larmes couler en voyant celles de sa meilleure amie. Doucement, elle l'attira contre elle, ne sachant pas quoi faire de plus, juste lui montrer qu'elle était là. Puis Anthony vint vers Luna et Rigel s’éloigna un peu, il s'occupait d'elle aussi, c'était très gentil de sa part et le chocolat était une très bonne idée. La pauvre Luna semblait de toute façon complètement ailleurs, Rigel finit par laisser les autres s'occuper d'elle, que pouvait-elle faire de toute façon ?

Abattue, elle alla s'installer dans un fauteuil et laissa encore couler quelques larmes. Gowan, elle ne l'avait que peu connu, mais c'était un garçon si gentil, un Poufsouffle comme elle les appréciait, qui acceptait les gens comme ils étaient. Elle se rappela la seule fois ou ils s'étaient retrouvés qu'a deux, à la bibliothèque, et qu'il avait renversé son encre sur le devoir de Rigel en voulant attraper un insecte. Elle eut un sourire triste au travers de ces larmes, il l'avait fait rire en croyant qu'elle allait se mettre en colère, avant d'enfouir son visage dans ses mains. Les autres fois, il était avec Luna, ils étaient si bien tout les deux. Une fille adorable et un garçon si doux, c'était injuste pour lui, c'était injuste pour Luna.

Puis son instinct repris le dessus et elle réfléchit. Comment une chose pareille avait pu se produire ici, dans cette école. Personne ne pouvait rentrer comme ça, c'était un coup interne, le contraire était impossible. Elle releva la tête, soudain parcourue d'un frisson glacé. Elle revit dans son esprit le visage tourmenté de son cousin, elle revit Voldemort la congédier alors qu'il avait une mission très spéciale à confier à Drago. Elle avait toujours su que c'était quelque chose de très important et que Drago avait beaucoup de mal à affronter. Quelque chose de très difficile, qui le mettait en conflit avec lui-même.

Blême, elle se releva. Elle refusait d'accepter cette idée, mais il n'y avait que deux mangemorts parmi les élèves et un parmi les professeurs. Jamais Voldemort n'aurait ordonné à Snape de tuer un élève, c'était trop gros pour qu'il ne soit pas soupçonné. Et ce n'était pas elle qui avait fait ça. Drago... Et elle l'avait soutenu, elle l'avait encouragé, lui avait dit qu'il était assez fort pour affronter ce qu'il devait faire. Si seulement elle avait eu ne serait-ce qu'une vague idée ! Mais pourquoi tuer Gowan ? Il n'était même pas d'origines moldue, il n'était même pas dangereux, le seul prétexte était d'être un membre de l'AD. Si c'était le cas, alors d'autres élèves étaient en danger. Mais que pouvait-elle faire ? Dénoncer son propre cousin ? Le condamner à Azkaban ? Il n'avait pas eu le choix, il lui avait révélé bien malgré lui que sa propre vie était menacée. Confuse et se sentant au plus mal, Rigel se précipita vers la salle de bain liée à son dortoir, passant devant le lit où Luna était mi-endormie, mi-inconsciente, referma la porte et s'assit contre un mur, pleurant comme jamais elle n'avait pleuré, jamais elle n'avait été si indécise sur ce qu'elle devait faire. Trahir son cousin ou mettre peut-être d'autres personnes en danger ? Et si la prochaine victime était Luna ?



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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Jeu 23 Aoû 2012 - 14:41

En toute objectivité, on aurait pu croire, au coin du feu, allongés dans deux fauteuils de la Salle Commune des Serdaigles, deux enquêteurs, sortis tout droit d'une fiction moldue. Tandis que l'un fumait sa cigarette, et grattait dans son calepin toutes ses réflexions et hypothèses, l'autre à côté, plus émotif et sensible, cherchait à peine à réfléchir, pensant tout simplement qu'il était bien trop fatigué pour pouvoir se lancer dans une réflexion, aussi courte soit elle. Cette soirée là avait été l'une des plus éprouvante, encore plus qu'une longue nuit de révisions laborieuses et intenses. Et pourtant, une simple nouvelle, certes dévastatrice et âpre, avait fait balayer toute l'énergie de Terry. Comme une vague déferlante, ou une rafale d'un vent puissant et et cyclonique, Terry avait presque perdu la gaieté. La mort. C'était sans aucun doute le plus douloureux de toutes les annonces, et pourtant. Ils étaient là, et devraient vivre avec, sans rechigner, sans daigner oublier Gowan, et sa disparition tragique et mystérieuse.

Anthony avait endossé une carapace insensible, comme si la disparition d'un des élèves de l'école ne l'avait aucunement affecté. Au contraire, lorsqu'il tourna sa tête en direction du Terry affalé dans son fauteuil, et qu'il lâcha presque une sourire, Terry se demanda bien pour quelles raisons il pouvait ainsi afficher un air aussi réjoui et amusé. Nous étions pourtant en pleine période de deuil, douloureuse et lourde. Aussi, il répondit :

"Je ne peux rien de promettre à ce propos Terry… A mon avis, ce n’est ni la première soirée ni la dernière soirée comme celle-là que nous vivons. Et si mes inquiétudes sont fondées… "

Anthony savait parfaitement rester lucide, même quand les sentiments ont tendance à prendre le dessus. C'était d'ailleurs l'impression qu'il avait fournie à Terry, qui fut presque étonné par sa continence et sa maitrise de soi. A croire qu'il était occlumen, vraiment. Il était assez impressionnant, ce Goldstein, en y réfléchissant. Toujours là, présent, avec cette aura presque apaisante. Terry comprenait en fait pour quelles raisons le Professeur Dumbledore l'avait ainsi sélectionné, pour devenir préfet. Il ne suffisait pas simplement d'être un élève remarquable, érudit et plongé dans ses bouquins, mais tout simplement veilleur et prévoyant. Maintenant, Terry comprenait un peu mieux le choix du Directeur de Poudlard, et atténuait considérablement sa déception, qu'il n'avait su étouffer. En effet, Terry avait toujours voulu devenir Préfet ...

"Si mes inquiétudes sont fondées… il faudra bien plus que du chocolat les prochaines fois. Mais si ça peut aider voici déjà de quoi faire une bonne réserve de remontant pour les jours à venir."

A ces mots, il jeta une bourse remplie de pièces, sur la table basse, qui séparait les deux fauteuils. En un fracas sourd et cliquetant, signe qu'elle était bien chargée, la bourse rebondit sur le bois, pour enfin arrêter son petit vole plané à quelques centimètres du bord poncé. A vue d'oeil, il y avait de quoi avoir bien une dizaine de Gallions, dans cette bourse. C'était éminemment généreux de sa part, de plus qu'il s'agissait d'une somme considérable. Voulant tout d'abord refuser le geste aimable de son camarade, Terry crut qu'il vaudrait mieux garder le silence. En effet, il pensait, en son for intérieur, qu'Anthony se sentait sûrement coupable, dans le mesure où il n'aurait rien détecter d'anormal, dans ses rondes qu'il devait mener, dans l'enceinte du château. Alors, si le simple fait de payer du chocolat, pour une éventuelle soirée qui ressemblerait à celle-ci, pouvait atténuer, ne serait-ce qu'infiniment, ce sentiment de culpabilité corrosif et impartial, alors il fallait tout simplement accepter l'argent sans rechigner. C'était la meilleure chose à faire, assurément.

Après avoir marqué une pause en soupirant, il reprit :

"Ce décès de Gowan me paraît plus que suspect. Je n’ai eu aucune information de la part du professeur Flitwick à part les consignes de sécurité. Et il n’y a dedans que cette histoire d’objet à ne pas toucher comme indice. Ça m’embête. Mais si on réfléchit un peu, cette mort est tout de même bizarre. Pourquoi Gowan est-il mort et comment ? Je ne crois pas au suicide. Je ne connais pas de cas de suicide au sein de Poudlard, et puis Gowan bénéficiait de l’amour manifeste de Luna. La dernière fois que je l’ai croisé il n’avait pas l’air malheureux du tout, ni même inquiet d’ailleurs. Ça ne peut pas être non plus une attaque de quelque créature magique, nous en aurions été informé. Et ça ne peut pas être le Basilic, il est mort… Si c’était un accident, nous aurions également été averti. J’arrive donc à la théorie la plus… horrible. Celle du meurtre. Mais elle me dérange aussi."

Vu la profondeur de ses réflexions, Goldstein avait dû réfléchir à plein régime, pendant la soirée. Et, on ne pouvait pas le nier, ses arguments étaient solides, et presque irréfutables. Seulement, et Terry s'indignait devant cet acte barbare et incorrigible, qui aurait pu avoir le courage et la froideur nécessaire pour commettre un crime, qui brisera une vie, et tâchera pleins d'autres encore. Qui pouvait avoir un esprit aussi mutilé et déterminé pour entraîner la mort d'un élève, à qui un avenir comblé était promis ?

"S’il y a eu meurtre, pourquoi est-ce Gowan qui a été touché ? Quel serait le motif ? J’ai beau me creuser la tête je ne vois pas de mobile. De même, je ne vois pas un élève de Poufsouffle avoir un ennemi… Donc je déduis, après avoir écarté toutes ces hypothèses farfelues, que nous avons affaire à un homicide involontaire perpétré grâce à un objet."


Il but finalement une gorgée d'eau, et écrasa sa cigarette, puis reprit :

"Il reste donc des questions sans réponses. Ce ne sont pourtant pas les moins importantes. D’abord on ne sait pas où ni quand Gowan est mort. On ne sait pas non plus qui a retrouvé le corps. Et si l’on obtient cette réponse on pourra sans doute connaître le lieu du crime. Nous ne savons pas de quel objet il s’agit. Vraisemblablement un objet avec une faculté magique assez forte pour tuer quelqu’un. Et s’il y a lieu d’être, nous ne connaissons pas non plus ni le meurtrier, ni son mobile. Mais là il est possible qu’il n’y ait en fait personne et que seul l’objet soit responsable… Bref, je veux enquêter, je veux des réponses, je veux lever le voile qui couvre cet événement odieux."

La réflexion de son camarade de maison avait été parfaitement orchestrée, maintenant, restait plus qu'à l'approfondir, pour découvrir enfin le mystère. Aussi, baillant bruyamment, Terry prit enfin la parole, expliquant :

"Tu as pensé à tout, Anthony. Je dois dire que tu m'as presque épaté. En ce qui concerne le malheureux assassin, soit il sera rongé par le remord, et il se fera rapidement grillé par un comportement nerveux et paranoïaque, soit il sera heureux un premier temps, puis indifférent au drame. Personnellement, j'espère qu'il s'agira du premier cas. Déjà parce qu'il sera plus facilement décelable, et il sera alors plus ... humain. Du moins, il faut désormais ouvrir les yeux, et veiller à rester prudent. L'assassin se cache parmi nous, c'est certain ..."

Il se retourna sur ses mots, posa sa main sur l'épaule d'Anthony, signe qu'il le saluait, et monta ensuite deux à deux les marches qui menaient aux dortoirs des garçons. Il crut même entendre quelques sanglots étouffés dans un oreiller, voulus silencieux et discrets. Poussant le panneau de bois, il se jeta dans son lit. Enfilant son pyjama, il se couvrit avec le drap. Maintenant ses deux mains derrière sa nuque, regardant fixement les baldaquins, qu'il avait préféré laissé ouverts.

Il ne trouvait plus le sommeil.


"Il n'existe aucun homme cultivé ; il n'existe que des hommes qui se cultivent."
Terry Boot
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